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 Hey, comme on se retrouve. . . | ft. Niko

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Bovary B. Kennan


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MessageSujet: Hey, comme on se retrouve. . . | ft. Niko   Sam 5 Déc - 22:13

Lui. Il était arrivé depuis quelques minutes déjà, quelques minutes à s'observer dans le blanc des yeux. À sa venue, l'estomac de Kennan n'avait pu s'empêcher de se tordre sur lui-même, paraissant danser la salsa dans son abdomen. Pas que Nikolai lui fasse tant d'effet que cela, bien sûr que non qu'il répondrait, mais ses membres étaient parcourus d'une diabolique excitation ; celle de la vengeance. Celle-ci brûlait dans ses veines, faisait bouillir son sang, enflammant son corps de ses flammes. La vengeance était un plat qui se mangeait froid, mais il se sentait si impatient de mettre son facétieux plan en marche qu'il se devait de tempérer son enthousiasme.

« Bonjour, Nikolai. Je suis Mr. Bovary, votre psychologue. »

Oh, comme il avait savouré ces mots. Il les avait fait rouler sur sa langue, en avait dégusté chaque syllabe avec la gourmandise d'un fauve devant sa proie. Mais, au fond, il  savait très bien que Nikolai n'avait rien d'un chaton à qui on aurait coupé les griffes. Il l'avait appris à ses dépends, lorsque collé contre un mur marmoréen, il s'était fait prendre sans scrupules. Lors de ses nuits d'insomnie, le psychologue s'amusait à appeler ce jour-là son « baptême » à Luriguancho. Son cadeau de bienvenue. Vie de merde.

Mais, il ne pouvait pas cracher sur le fait que son patient était beau. Qu'il possédait un certain charisme, une aura presque bestiale. Que le voir, observer son air rétif, ses sourcils froncés, ses bras croisés, les muscles apparaissant sous le tissu de son chandail faisait courir de légers frissons le long de son échine. Décidément, Kennan aurait pu tomber sur bien pire.

« Alors... Nikolai. Qu'avez-vous de beau à me raconter, hm? [...] Vous vous amusez bien, avec vos petits copains de cellule ? »

Son sourire se fit quelque peu ironique tandis qu'il s'appuyait contre le dossier de sa chaise, l'observant d'un regard condescendant. Il avait encore un peu de mal à digérer le fait de s'être fait maîtriser aussi facilement, lui, l'ancien policier. Il avait perdu beaucoup d'endurance en s'enfermant dans un bureau, à écouter les déboires des Hommes, à écouter les pires atrocités dont ils étaient capables, dont ils étaient les victimes. Il allait devoir y remédier en ralentissant un peu sur les clopes et en reprenant plusieurs sports. Mais le pire, ce qui entachait certainement le plus son égo, c'était de s'être fait prendre. Il était bisexuel, ce n'était donc pas le problème. Non, le souci, c'était qu'en règle générale, c'était lui qui menait la danse. Il avait donc souffert de cette partie de jambes en l'air quelque peu forcée, son fessier lui ayant envoyé des piques de douleur à longueur de journée. « Quelque peu » forcée, car il avait tout de même fini par ressentir un minimum de plaisir, malgré la situation. N'allez toutefois pas croire que Kennan était celui qui criait pour plus. Loin de là.

Croisant les bras sur son torse, il observa les traits du bleu assis devant lui avant de tendre la main, attrapant son formulaire agrafé. Il embrassa la feuille du regard, lisant rapidement les informations de base ; nom, prénom, âge, le comportement décrit par les gardes... Il s'amusait d'ailleurs à lire les différentes remarques de ses collègues, lui disant qu'il avait-là un cas social. Et Kennan adorait les énigmes, les choses étranges et inexplicables.

« Je pense que cette heure se passerait beaucoup plus vite pour vous si vous commenciez à parler avec moi... »


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Chatalov Y. Nikolai


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MessageSujet: Re: Hey, comme on se retrouve. . . | ft. Niko   Mar 5 Jan - 4:01





« Oh men... Le Karma, putain ! »






Tu te rend compte de ce qu'on est obligé de faire ? Putain. J'en ai déjà marre. Je veux pas aller chez un psy, moi. Est-ce que j'en ai réellement besoin ? Non. Je t'ai toi, c'est le principal. C'est pas comme si je les faisais chier, si ? Apparemment, mon « cas » ne s'arrange pas et du coup, tu vas aussi devoir endurer cette torture qu'est de s'asseoir et de m'écouter raconter ma longue et pénible vie. Oh, cette existence. Est-ce qu'elle l'intéresse franchement, ce type ? Ou cette femme ? Qui sait. À voir, peut-être qu'il ou elle sera sous l'émerveillement en entendant mes mille et une conneries. Ah... J'en ai un peu marre de soupirer, à la longue. Bon. Je vais te ranger dans ma poche, au moins ils ne te verront pas. Dans les pire des cas, je garde toujours une boite d'allumette de l'autre côté, dans le tissu. Quitte à me faire prendre en train de te parler, je préfère encore leur offrir un leurre que de te livrer à ces sales pattes. Plutôt mourir que de me séparer de toi. Tu le sais, hein ? C'est pour ça que ma main gauche ne veut pas sortir de cette poche, qu'elle ne veut pas se séparer du métal qui recouvre ta coque. Je sais que tu aimes quand je te caresse du bout de mon pouce, hein ? Tu te réchauffe un peu, même si ce n'est qu'un court instant. Il faut que je m'habille, je suppose. Ouais, enfin... Je vais surtout revêtir un chandail et peut-être cette veste en jeans. Le pire dans tout ça, c'est que cette prison n'est pas très bien chauffée. Alors, certes, les cellules ne sont pas à plaindre, mais en ce qui est question de la chaleur, c'est pas encore le top.

Je frottais mes mains l'une contre l'autre en grelottant, avant de les replonger dans les poches de mon pantalon. Mes cheveux étaient coiffés à leur habitude, avec une tonne de gel dedans. J'me doute que t'aime pas ça, mais que veux-tu, on peut pas plaire à tout le monde, n'est-ce-pas, Darling ? Allons allons. J'sais déjà que t'es déjà tout rouge rien qu'en m'imaginant. Mais je ne peux pas te faire sortir de là, nous aurons largement le temps de nous admirer plus tard, quand la pénombre aura finit par envahir les lieux. Pour le moment, nous allons juste nous contenter de survivre pendant l'heure qui va suivre, tu en dis quoi ? Ahah, je savais que tu serais de mon avis !

Par où était-ce, déjà ? Peut-être ici ? Ou là ? Je devrais sans doute demander à un garde, tu ne crois pas ? Non, je vais éviter. Comment ça, j'ai trop de fierté ?! Et c'est toi qui dit ça ? Tsk ! On verra tout à l'heure lequel de nous deux sera épuisé après toute cette longue attente dans le cabinet de ce fou. … Ou de cette folle. Il n'y avait même pas d'escorte, non. On m'avait réveillé directement, sans broncher plus que ça. On m'avait foutu sur des grilles de feu et t'as rien foutu pour me défendre, sympas l'ami. Mais bon, tu te rattraperas certainement plus tard, non ?

Je pense que c'est par là. C'est un long couloir et il y a pas mal de porte... Alors je suppose ? Bon. Essayons ? Je passais ma main dans ma nuque afin de la masser quelques instants, sans te quitter du toucher. Non, mon autre main restait à tes côtés, gardant ce métal si froid encore chaud quelques instants. Par contre, je devrais te relâcher par après. J'espère que tu comprends, hein ? Je ne voudrais pas qu'il te démasque et que tu finisses loin de moi. J'en deviendrais fou, je deviendrais seul et je pense que je ne pourrais plus survivre une seule seconde sans ta présence. Tu es comme mon rayon de soleil, la seule chose pour laquelle je reste déterminé. Te sortant de ma poche, je te baisais la carapace, un mince sourire ourlant le bord de mes lèvres avant que je ne te range à nouveau dans cet endroit fermé par une fermeture éclaire.

Prenant une inspiration, j'ouvrais cette porte où il était marqué un prénom étrange. J'ai toujours eu du mal pour lire, je dois l'admettre, mais ça tu t'en contre fiche, je suppose. Frappant quelques fois, j'attrapais la poignée pour ainsi ouvrir la porte, franchissant le pas en la refermant. Tu me connais, j'ai jamais été délicat. C'est peut-être une erreur comme une qualité. J'sais pas trop.

Mais tout ce que je savais, là, c'est que j'étais dans une sacrée merde.

Tu le savais, toi ? J'suppose que non. Parce que là, le merdier, il était bien dégueulasse. J'pataugeais dedans et je plongeais mes yeux dans les siens qui étaient tout aussi glacés. Devait y avoir une erreur. Une grosse erreur. J'avais à peine eu le temps de rentrer dans la pièce qu'il se présentait d'un ton glacial, de cette voix que je reconnaîtrais entre mille. T'y crois toi ? Bordel de merde. Je m'étais dirigé vers le siège qui était pour le coup, assez confortable et m'y installait, joignant mes mains en y entremêlant mes doigts. De tous les gars qui étaient passés par là, il a fallut que je tombe sur cette belle gueule pour me dé-frustrer un peu. J'suis désolé, j'y réfléchirais à deux fois avant de te trahir. C'est toi qui m'a donné ce karma, non ? Dans tous les cas, je ne t'en veux pas. Je te comprends, tu sais, je n'aurais jamais dû ainsi, t'abandonner pour aller trouver de la chaleur ailleurs. Ça m'apprendra à faire le crétin.

« Salut. Enchanté m'sieur Bovary. »

J'avais presque envie de lui serrer la pince, mais je m'en abstiendrais. Tu n'as pas envie que j'ajoute de l'huile sur le feu, n'est-ce-pas ? Bonne initiative. Désormais, je prendrais tes conseils un peu plus au sérieux. Bon, qu'est-ce que je pouvais réellement lui dire ? J'avais jamais violé personne, mis à part lui. C'est vrai, avoue quand même qu'il a une belle gueule ! Rien qu'à le regarder, je repense à ses gémissements, à cette façon dont il grognait pour que je le lâche. Mrh. Bon, j'vais arrêter de fixer ses oreilles et sa jolie face. Note, ses fringues lui allaient bien. C'était plutôt drôle, qu'un psy soit aussi tatoué de la tête aux pieds. C'était pas dérangeant, ça m'étonne pas pourquoi j'l'avais confondu avec un prisonnier. T'as pas un conseil à m'donner, toi, hein ? J'fais quoi si il me dénonce ? Ah... Bon. Pour le moment, répondons à ses questions.

« Pas grand chose, tout se passe à merveille. Pourquoi donc, doc' ? Enfin, si ça vous gêne pas que je vous appelle ainsi. »

Je prenais mes aises, croisant les jambes alors que je replongeais mes mains dans mes poches. Je pouvais pas m'en empêcher, c'était plus fort que moi. Je me devais de te toucher, de sentir que tu étais là. Sinon je paniquais et là, j'avoue que c'était la dernière chose que je souhaitais. L'ambiance était morbide et malsaine. Plus j'le fixais et plus je sentais à quel point il avait l'envie de me trucider. Sérieux. J'suis sûre qu'il a bien kiffé, le crétin ! Attends. Que j'lui parle de moi ?

Je penchais la tête sur le côté en frottant mon ongle près de ton clapet, jouant délicatement avec. Ah, ouais. Je devais parler de moi, mais certainement pas de nous. Personne ne saura à notre sujet, je te le promet. Alors je retirais mes mains, fermant les fermetures avant de soupirer d'une grande lassitude, baissant les yeux, observant un instant la pièce.

« C'est ce qu'ils disent tous, hein ? Je suis sûre que vous avez un joli questionnaire et plein de choses à me demander. Mais pourquoi ne pas inverser la tendance pour plus de suspens ? Vous, comment allez-vous ? Pas trop épuisé ? »

Observant le bout de mes doigts, je grattais l'ongle de mon majeur à celui de mon pouce, les observant se passer l'un au dessus de l'autre pendant quelques instants avant de m'en lasser, reportant bien plus mon attention sur cette jeune personne qui m'intriguais. N'étais-je pas déjà dans la merde ? Je ne pouvais pas m'enfoncer plus bas, si ? Fais-moi confiance, mon ange.



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Bovary B. Kennan


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MessageSujet: Re: Hey, comme on se retrouve. . . | ft. Niko   Mer 6 Jan - 17:03

« Salut. Enchanté m'sieur Bovary. »

Sa voix lui rappelait automatiquement des souvenirs qu'il aurait préféré voir enterrés. Le son rauque de son intonation, son léger accent russe couplé à sa belle gueule le rassuraient sur le fait qu'il ne se trompait pas de cible. Nikolai allait goûter à sa vengeance, il allait l'humilier comme lui l'avait fait en lui extirpant des gémissements entre douleur et plaisir coupable. Il allait le traîner plus bas que terre pour l'avoir culbuté sans scrupules contre un mur. La vengeance s'annonçait glaciale, il en frémissait d'avance. Mais tout venait à point pour qui savait attendre, alors Kennan n'allait pas mettre les bouchées doubles et amener son plan tout en douceur. La surprise de Nikolai n'en serait que plus délectable.

Un sourire sardonique ourla ses lèvres à l'appellation « Doc' » qu'utilisa le bleuté. Il ne dit rien pour s'opposer à ce surnom, lui laissant cette fantaisie, et écouta son patient palabrer tout en prenant ses aises, comme s'il se trouvait chez lui.

« Il parait aussi que les psychologues dessinent pendant que leurs patients parlent. Les clichés restent ce qu'ils sont ; des on-dit. Je n'ai rien prévu pour vous.»

Menteur

Rien prévu dans le cadre du rendez-vous, certes, mais l'esprit analytique de Kennan avait réfléchi à une véritable punition, une toile d'araignée dans laquelle Nikolai ne pourrait que s'emmêler.

Il le laissa donc papoter un moment sans intervenir, l'observant jouer avec une chose qu'il ne pouvait pas apercevoir de là où il se trouvait. Il se contenta donc de planter son oeillade farouche dans la mer d'azur que possédait son patient, détaillant un instant les reflets de ses prunelles puis le tatouage soulignant son regard perçant.

« Je vais bien. Mais nous ne sommes pas là pour parler de moi. Qu'avez-vous dans la poche qui retienne autant votre attention, Nikolai ? Pouvez-vous me le montrer ou est-ce une chose trop gênante pour vous ? »

Le vouvoyer après l'avoir tant insulté pour ce qu'il faisait était une chose étrange, mais nécessaire. Il s'agissait d'une manière comme une autre de creuser de la distance entre eux. Kennan prouvait ainsi à Nikolai que malgré ses agissements, il restait solide et debout. Jamais il ne se mettrait à genoux pour les beaux yeux de quelqu'un et jamais Nikolai ne le verrait désespérer sur une situation. Quoi que, il avait tout de même laisser s'échapper de fines larmes lorsqu'il l'avait pris. Merde.


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Chatalov Y. Nikolai


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MessageSujet: Re: Hey, comme on se retrouve. . . | ft. Niko   Ven 12 Fév - 4:29





« Oh men... Le Karma, putain ! »






Tu le savais bien, que quand je faisais ça, j'étais sérieux. Redressant alors mon menton, j'observais le doc d'un air curieux, sourcils froncés. Je préférais désormais reposer mes avant bras sur les accoudoirs de ce siège bien inconfortable. Est-ce que ses patients étaient franchement bien installés là dessus ? Je me le demande. Heureusement, toi tu es bien au chaud. Tu resteras là, enfermé dans cette petite pochette. Certes, je suis possessif, mais tu sais que c'est pour ton bien, n'est-ce-pas ? Un fin sourire ourlait mes lèvres. J'ai toujours aimé qu'on soit sur la même longueur d'onde.

« C'est dommage, j'aurais adoré vous voir dessiner. J'suis sûr que j'peux avoir un joli profil, sur une toile. Qu'en dites-vous ? »

Ce combat ne faisait que commencer, mon cœur. Mais ne t'en fais pas, j'en sortirais vainqueur. Je ne le laisserais pas poser le moindre regard sur toi, jamais de la vie. Alors je soutenais ce qu'il m'envoyait, mes yeux rivés dans les siens. C'était amusant, à quel point l'adrénaline pouvait monter rapidement. Ou exaltant ? Je pouvais sentir mon sang s'accélérer dans mes veines, pendant que je tapotais du bout de mes doigts, l'extrémité de cet accoudoir. Un sourire en coin, mais que voulait-il signifier après tout ? Peut-être que cet homme m'avait fait découvrir une nouvelle chose. C'était un peu comme lorsque je te touchais, lorsque je m'amusais à m'insinuer en toi. Sauf que je parvenais à retrouver cette chaleur dans un corps humain. C'est fou, tu ne trouves pas ? Mais ne t'en fais pas, ne sois pas jaloux... Jamais rien ni personne ne pourra prendre ta place. Tu es le bien le seul qui puisse enflammer mon cœur de cette façon. Ces actes ne sont que barbares, violents, alors que toi, tu es si doux. Tu n'es pas comme ce contact physique, c'est bien plus encore. Je ne saurais jamais exprimer une telle sensation, cette extase qui me serre la poitrine lorsque je te regarde.

Pourtant, j'ai apprit à aimer ce qu'il m'a apprit, ce type. Je ne regrette pas du tout cette petite partie qu'on a eu tous les deux. Mais est-ce qu'il était à ce point rancunier ? Pourquoi rejeter le fait qu'il y ai prit du plaisir ? Je ne comprenais pas. Était-ce ça qu'on appelait « la gêne » ?

Je ne comprenais pas.

Me mordillant la lippe, je plissais les yeux. Que me voulait-il exactement ? En tout cas, cet homme semblait énervé, agacé. Peut-être qu'il avait finalement honte de ce qu'il s'était passé ? Mh. Rabaissant la tête, je semblais réfléchir. Sauf qu'il t'avait démasqué. Depuis quand ? Heureusement, ne t'en fais pas, j'ai une alternative. À tes côtés se trouve cette bague, cet anneau métallique qui faisait le même bruit que toi. Il était aussi lourd, plus ou moins de la même taille. Il ne te ressemblait certes, en aucun point, mais il était là pour couvrir tes arrières, pour empêcher ces individus de te juger et de t'éloigner de moi.

« Le doc' est jaloux d'un pauvre petit objet ? »

Peut-être qu'il voulait simplement que je lui fasse la même chose ? Au fond, je le savais. Ils sont jaloux de toi, de ce traitement de faveur que je t'offre. Passant mon doigt dans l'anneau, je le ressortais de ma poche, l'air ennuyé. Je le lui montrait un instant, reproduisant ce mouvement de frottement contre le métal. D'ailleurs, je me rendais compte à quel point ce petit objet pouvait être totalement in-intéressant à tes côtés. Non, rien de spécial. Une forme basique, qui ne dévoile rien d'autre comme charme. Pas de caché, si ce n'était quelques inscriptions à l'intérieur, prouvant juste sa valeur par un petit renfoncement s'il s'avérait être en argent. Sauf qu'ici, rien. Que dalle, nada. Il était vide, totalement inutile à tes côtés.

« J'ai juste le besoin d'avoir au minimum une main toujours occupée. À moins que ça ne vous agace ? »

Sincèrement, est-ce que tu trouves qu'il a le physique d'un psychologue ? Ceux que j'ai pu connaître étaient trop ennuyeux, stéréotypés et bien trop chiants. Mh. Replaçant la bague à tes côtés, je penchais la tête sur le côté. Ma main rejoignait sa compère, mes doigts se liant les uns contre les autres pendant que je passais une de mes jambes par dessus l'autre en me redressant un peu. Mon dos se courbait alors que je me penchais vers lui, mes canines se dévoilant au fur et à mesure de mon sourire, de mes paroles qui se faisaient sans gêne.

« D'ailleurs, que voulez-vous savoir de moi, exactement ? »

C'est vrai ça. C'était louche, tu ne trouves pas ? Je suis sûr qu'il a quelque chose derrière la tête. Était-ce un plan pour t'enlever ? Je cherchais à le comprendre, scrutant ce regard plus clair que le mien, avant de me souvenir de nos petits échanges. Il était bien en colère, oui. Je ressentais cette haine sans trop la comprendre, me demandant bien ce qui allait de travers. Voulait-il recommencer, mais en ayant trop peur de me le demander ? Ou bien j'avais mal fait ça ? Voir autre chose ? Mh.

La pièce était sombre, trop sombre. Que dirais-tu qu'on l'éclaire, tous les deux ? Je n'avais jamais aimé le noir et ce, depuis gamin. Te souviens-tu, lorsque tu es apparut devant moi ? Tu te trouvais dans la plus belle de tes tenues, séparant le ciel en deux. C'est à ce moment là que tout a commencé. Personne ne peut définitivement me comprendre. L'amour est une chose bien étrange, tu ne trouves pas ? Je préfère voir les personnes à nu, les connaitre en profondeur. C'est peut-être ça qui m'attire chez ce gars. C'est peut-être parce que la première chose que j'ai pu voir de lui, c'était sa chaleur, celle qui m'entourait et qui semblait s'insinuer autour de moi ? Quelle sensation bizarre, je n'avais finalement aucun mot pour la décrire. Peut-être que ce psychologue pourrait bien m'offrir une réponse, qui sait ? Dans le pire des cas, je pourrais toujours la rechercher autre part ou ... Tout simplement continuer sur la même longueur d'ondes. Ne t'en fais pas, mon cœur, jamais je ne changerais, certainement pas. N'aie crainte, mon âme t'appartiendra à jamais.



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