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 Un défi comme un autre || PV Fabriny O. Kyllian & Draven C. Reeve

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Guarnicionero J. Piero

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MessageSujet: Un défi comme un autre || PV Fabriny O. Kyllian & Draven C. Reeve   Sam 10 Oct - 0:19


Tu avais toujours été fin observateur, l'une de tes plus grandes qualités si l'on put dire. Malgré que, en définitive, cette capacité devenait l'outil de tes vices, de tes manipulations. [Voyons, voyons, je ne fais qu'apercevoir un peu de choses sur les autres, je le garde en mémoire et, parfois, le contexte se prête à ce que je rapporte ces constatations à la surface. Il n'y a rien de diabolique sur le sujet, tu me fais paraître si mesquin!] Parce que tu l'es. Je ne dirais rien si c'en était pour aider quelqu'un, mais lorsque c'est pour l'utiliser à tes fins, pour t'en amuser, il n'y a rien de réellement saint à ce jeu. C'est ce que tu fais. Tu apprends les faiblesses des autres, enfin, ce qui pourrait devenir une faiblesse entre tes mains. Ensuite, sans scrupule, tu l'uses, tu t'en sers à ton profit. Tu es insensible, tu passes outre les sentiments des autres pour obtenir ce qui te plaît, ce que tu désires. [J'ai l'impression que tu parles d'un avocat là, ces diables en veston.] À vrai dire, tu leur ressembles assez si on y réfléchit bien. La prochaine fois que tu auras un procès, que tu passeras sous le jugement de la justice, fais de toi-même ton avocat. J'ai l'étrange certitude que tu feras un meilleur travail que celle qu'on t'a donnée la dernière fois. En plus, à force de faire ces tours en prison, tu dois désormais être familier avec les lois, les connaissant sur le bout de la langue. [Mais non, mais non. Je ne connais que celles qui s'appliquaient à mon cas. D'ailleurs, je serais bien payé d'après toi? Gracieusement? Ça me ferait de l'argent de poche.] C'est sur que tu vas t'enrichir sur ton client qui, étrangement, sera toi. Idiot.

Appuyé contre le mur, le dos pressé contre la paroi, tu avais croisé les jambes et te faisais un malin plaisir de pianoter sur les briques. C'était un rythme lent, langoureux et pesé. Le pianotage se mêlait au son des pas, des talons claquant contre les planchers, et tu sondais chaque détenu qui passait sous ton regard. Ryan n'était pas en ta compagnie, lui qui avait encore trouvé le moyen de s'attirer les emmerdes avec les gardes. Il avait un don pour ce faire et ça t'amusait toujours autant de le contempler se démerder. [C'était un spectacle comme un autre tu vois? C'était toujours plus rigolo de le regarder râler, grogner, taper du pied, que de fixer un autre détenu se curer le nez ou les oreilles. Il savait mettre de l'ambiance, la verdure.] Et tu pouvais aussi aller l'aider au lieu de te contenter de le saluer de la main. Sauf que cette idée ne t'a probablement jamais traversé l'esprit. [Oh, mais si elle l'a traversé! Aussi vite que la lumière, je n'ai pas eu le temps de la comprendre, de bien la saisir, qu'il était déjà parti avec les gardiens.] Tu es impossible, je ne voudrais pas être ton bon ami en taule. C'en était presque comme avoir un ennemi à ses côtés.

Malgré tout, tu te sentais un peu seul sans ton bon pote, même en compagnie de Kylian, cet autre gars que tu avais rencontré par l'intermédiaire du vert. Tu ne l'aimais pas particulièrement, mais tu ne le détestais pas non plus. Il y avait une certaine animosité, certes, seulement, vous la passiez dans vos paris débiles. Et aujourd'hui ne ferait certainement pas exception à la règle, c'était ton tour de lui lancer un cap ou pas cap. [Tu crois que si je lui disais qu'il n'était pas cap de me ramener un extraterrestre dans un bocal, il irait en trouver un?] Je crois surtout que tu devrais te pencher sur tes trucs potentiellement réalisables et trouver un ovni dans la cours de Luriguancho n'en faisait malheureusement pas partie. Du coup, tu vas devoir faire fonctionner un peu plus tes méninges pour autre chose que des âneries. Je sais, c'est difficile dans ton cas, cependant, tu peux faire un petit effort ou tu ne réussiras jamais à le faire plier, à lui faire admettre la défaite et à lui imposer cette conséquence qu'il te tardait de lui donner. Ta tête avait fourmillé pour ces idées, c'en était exaspérant. [J'aime bien penser à vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, c'est réconfortant en un sens.] Réconfortant, mais bien futile, si tu veux mon avis.

Ça faisait peut-être un petit moment que vous étiez là, planté comme des piquets, jusqu'à ce que tu aperçoives cet autre prisonnier que tu avais déjà remarqué par le passé. Machinalement, tu jetas un regard discret à Kylian, un fin sourire sournois étirant tes lèvres. Il ne fallait pas être devin pour savoir que ton faux ami en pinçant pour ce gars, pour cet homme à la chevelure blanche et turquoise. Ça te faisait d'ailleurs penser à une boule de crème glacée et c'est ainsi que, silencieusement, tu l'avais surnommé. Son nom te revenait lentement, tu l'avais entendu dans un coin du couloir. Reeve, te semblait-il. [C'est un nom qui lui sied bien, quoique j'aurais plutôt eu tendance à l'appeler Ève.] Il est évident qu'il adorerait ce nouveau non, essaye donc de l'appeler comme ça, simplement pour voir sa réaction? En fait, non, n'essaye pas. J'oublie parfois à quel point tu peux être extravagant pour ton propre bien, contente-toi plutôt de lancer ton défi du jour à Kylian. Cessant de pianoter sur le mur, tu donnas un petit coup de coude au détenu, histoire d'attirer son attention le temps de parler, de lui énoncer ce que tu avais trouvé. Ce sourire trônait sur tes lèvres, celui qui disait vaguement qu'enfin tu avais mis le doigt sur une idée potable, une idée qui te plaisait.

- Alors, pour notre cap ou pas cap d'aujourd'hui, je dis que tu n'es pas cap de le choper et de le faire crier de plaisir.

À tes mots, tu indiquas bien entendu la crème glacée d'un mouvement de tête, le désignant de ton menton. Vous étiez à côté de la porte de la buanderie, cette même buanderie pas très fréquentée à cette heure-ci. Instinctivement, tu te redressais, prêt à donner un coup de main si besoin.

- Et je ne pense pas avoir besoin de te faire un dessein de comment le faire crier, à moins que je doive te donner un exemple? ♥

Que tu t'enquis mielleusement, moqueusement. En effet, il ne fallait pas être un génie pour saisir ce que tu insinuais, surtout dans une prison.

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Fabriny O. Kyllian


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MessageSujet: Re: Un défi comme un autre || PV Fabriny O. Kyllian & Draven C. Reeve   Jeu 15 Oct - 15:41

J'étais appuyé contre un mur, à côté de cet idiot, là ; Piero le clown. Je ne l'aimais pas vraiment, mais je ne le détestais pas. On pouvait se comprendre sur certains sujets, bien que nos avis divergent très, très, très, très souvent. Enfin bref, on s'entendait bien sur un point, au moins ; notre fameux jeu du « t'es cap ou pas cap de… ». C'était notre manière à nous d'apaiser l'animosité qui régnait dans notre… amitié. C'était même pas vraiment un bon terme puisque ce con n'était pas mon pote. C'était un pote de Ryan et, par extension, ce ne devait pas aussi être le mien. On était pas sur Facebook.

Trépignant d'impatience, j'attendais donc son pari en me balançant légèrement, n'aimant pas vraiment ne rien faire. On restait comme des piquets non loin de la buanderie, à l'écart des autres prisonniers, et il n'y avait vraiment rien d'intéressant à y faire. Peut-être Piero me lancerait le défi de me fourrer dans une machine à laver ? Oh… il préférerait sûrement m'y mettre lui-même, ce trou du cul. Avec de la bonne javel et de l'eau bien froide pour être certain de ma non-survie à cette petite baignade improvisée. Enfin bon, j'étais parti pour m'ennuyer durant de longues minutes encore, jusqu'à ce qu'il n'arrive. Reeve. Un nouveau de Luriguancho qui, je l'avouais, me plaisais pas mal. Sa coupe de cheveux était originale, il tranchait parmi les autres couillons de la prison… et son cul… Putain, son cul était tout bonnement bandant. J'étais sûr que Piero avait remarqué mon petit faible pour lui depuis un moment, mais il ne m'avait toujours pas raillé à ce sujet. Tant mieux, à moins qu'il veuille mon poing dans sa gueule.

Enfin, Piero trouva une action à me proposer. Evidemment, puisque j'étais un mec portant la poisse, ce fut au sujet de ce petit Reeve. Noooon, ça n'aurait pas été drôle sinon. Enfin bref, en gros, ce mec me demandait de le sauter dans les buanderies, sous son nez. De le faire hurler, même… Aha, je savais que Piero était un sacré voyeur. Un obsédé, même. Mais je ne pus retenir le sourire tendancieux qui étira mes lèvres. J'avais mon excuse pour m'approcher de ce type, ma conscience était apaisée. Enfin, le peu de conscience qu'il me restait, bien sûr.

« Ah, j'suis sûr que t'es pas capable de faire c'que tu viens de me demander. Toi, faire crier autrement que par l'horreur ? Laisse moi rire… »

Décidément, j'aimais taquiner ce con. J'ajoutai avec un rictus ;

« Enfin bref. J'suis cap, qu'est-ce que tu crois ? C'est pas aujourd'hui que j'risque de perdre ! »

Bon, maintenant que j'avais dit oui, je devais un minimum me triturer les méninges sur mes possibilités d'abordage. Bah oui, j'allais quand même pas l'attraper par le bras pour le violer, non ? Je voulais faire chier Piero en lui montrant que je n'avais pas besoin de forcer une personne à crier sous mes coups de reins, moi. Mais mine de rien, j'avais beau réfléchir à toutes les phrases d'approche bateau, rien ne me convenait. J'allais quand même pas y aller franc-jeu en proposant à ce mec de baiser sur une machine à laver ! C'était peut-être efficace, n'empêche…

Souriant, je donnai un léger coup d'épaule à Piero lorsque je me levai.

« J'ai pas besoin de toi pour me faire un dessin… Je préfère quand même la pratique. Allez, regarde le pro ! »

Je ris légèrement en m'approchant de Reeve, le dévorant des yeux de haut en bas. Décidément, ce mec me plaisait bien. Pas plus que Ryan, mais il était plutôt bien foutu. Enfin bon, je pouvais comparer n'importe quel type à Ryan, personne ne lui arriverait à la cheville… et heureusement qu'il était pas capable de lire dans mes pensées parce que j'avais aucun doute qu'il crânerait. J'allais quand même pas lui jeter des fleurs, son ego était déjà suffisamment évolué comme ça !

Eh, salut, ça t'dit de mettre le nez dans mon boxer ? C'est une buanderie alors autant s'amuser en rapport avec les vêtements…  C'est pour jouer, laisse toi faire, t'auras pas mal….

Je me désespérais tout seul. C'était définitivement la pire approche du monde et je n'allais clairement pas dire ça. Bref, arrivé devant Reeve, je posai ma dextre sur son épaule pour attirer son attention.

« Hey, salut. J't'avais jamais vu ici, t'es nouveau ? »

Bravo Kyllian, bravo. Je m'insultait mentalement. C'était pas avec ce genre de phrase que j'allais réussir mon pari. Allez… Rattrape-toi…

« J'pense avoir quelques problèmes avec ma … machine à laver. »

Je touchais le fond, sérieusement. Quel idiot… Retenant un soupir, je tirai Reeve dans la buanderie afin de le plaquer contre une de ces fameuses machines, pressant mes hanches aux siennes.
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Draven C. Reeve

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MessageSujet: Re: Un défi comme un autre || PV Fabriny O. Kyllian & Draven C. Reeve   Mer 4 Nov - 20:48



Il n'était là que depuis peu et c'était déjà la merde. Mais c'était toujours la même rengaine, peut importe la prison dans laquelle on lui fourrait le nez. Son allure anormale en attirait plus d'un qui, fréquemment, voulait s'essayer sur lui. Étrangement, jusqu'à maintenant, il avait tout de même réussit à garder ses fesses hors de portée. Mais ici, à Luriguancho, personne n'avait tenter de lever la main sur le jeune albinos. Pas qu'il se questionnait sur le ''pourquoi'', de toute façon. Avoir la paix, c'était probablement tout ce qui comptait à ses yeux. Et cette journée là, elle n'y faisait pas exception. Une journée morne, qui ne lui donnait pas envie d'offrir un sourire aux têtes de cons qu'il croisait. La pluie extérieure l'empêchait d'aller dans la cour pour se faire doré la poire, ou tout du moins, en profiter. Parsque c'est un peu dur de bronzer quand ta zéro pigmentation de la peau. C'était avec un soupire que le jeunot avait fini par aller se promener, ses écouteurs sur les oreilles. Ses doigts trituraient le petit MP3 qui logeait au fond de sa poche, qu'on avait finalement daigner lui laisser. Après tout, c'était principalement grâce à ce petit truc à deux balles qu'il restait calme. Ou tout du moins, pour aujourd'hui, il mettait plutôt son humeur de merde sur le compte de la pluie. Mère nature était, définitivement, une salope.

C'était avec un air grincheux qu'il avait déambuler comme un vulgaire zombie dans l'immense établissement, ne prêtant guère attention aux quelques regards qui suivaient ses pas. La majorité des prisonniers étaient déjà trop occupés avec leur propre merde pour prêter attention à leur alentours, de toute façon. Enfin, sauf eux. Ce n'était pas la première fois qu'il les voyaient. Il ne connaissait pas leur nom, ni qui ils étaient, mais le fait de se sentir fixer n'était pas agréable. C'était probablement l'équivalent d'un rongeur qui n'était qu'à quelques pieds d'une bande de matou qui n'attendaient que d'en prendre une bouchée. Sa langue cliqua contre son palais en signe d'agacement, détournant la tête. Aussi bien rapidement poursuivre son chemin, parsque ça sentait le roussi. Il ne pouvait point entendre ce qu'ils se racontaient, mais l'évidence était là. Il était probablement la victime de leur commérage. Ce n'était pas forcément ce qui le dérangeait. C'était plutôt le regard lubrique que l'un d'eux avait qui le rendait mal à l'aise. Mal à l'aise..? Pour aussi peu ? Il en avait vue des vertes et des pas mûrs pourtant, le Reeve. Mais le malheur lui collait aux baskets comme un vieux chewing-gum sur lequel on aurait marcher. Un tapotement sur son épaule avait attirer son attention, alors qu'il tournait la tête dans sa direction. La musique était trop forte, il n'entendait pas ses paroles. Mais il avait une étrange impression que... Ça devait être débile. Surtout vue la gueule qu'il tirait après avoir parler. Putain qu'il avait l'air con.

Finalement, il avait baisser le volume d'un iota, percevant vaguement ses paroles. Du mal avec... Sa machine à laver ? Bon. Sérieusement. Il aurait pu mieux choisir sa pick up line que ça. Même Reeve ne draguait pas de façon aussi pathétique. L'envie de rire était présente malgré son visage aussi stoïque qu'une statue de marbre. Et ses yeux, eux, étaient aussi digne que ceux d'un poisson mort. Y'avais pas de vie, quoi.

Finalement traîné dans la buanderie, il n'avait même pas chercher à rechigner. À quoi bon ? C'était probablement juste son envie de le voir se ridiculiser encore plus, comme il semblait avoir un don inné. Plaqué contre une des machines, avec le bassin de l'autre hurluberlu qui l'y maintenait coller, Reeve poussa un soupire. Retirant finalement ses écouteurs qu'il enfonça dans sa poche, en compagnie du MP3, il releva ses yeux sur le visage de l'autre homme. Pas moche du tout, faut dire. Mais ce n'était pas aujourd'hui qu'il se laisserait draguer comme une donzelle par un espèce de retarder mental qui ne savait pas comment s'y prendre. Inspirant profondément, le haut de son corps recula, s'appuyant un peu plus contre la machine. Mais plutôt que de lui envoyer un coup de tête comme il l'aurait fait normalement, sa main se leva. Non pour le gifler ou le frapper... Mais bien pour lui enfoncer deux doigts dans le nez. Et ce, le plus profondément possible.

« -What the hell ? Back off, nerd. »
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Guarnicionero J. Piero

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MessageSujet: Re: Un défi comme un autre || PV Fabriny O. Kyllian & Draven C. Reeve   Lun 21 Déc - 9:22


Cette idée, un peu comme un éclair de génie ou une lumière qu'on allumait soudainement, s'était insinuée dans tes pensées sournoisement. Tu n'avais pas réfléchi, tu l'avais dite aussitôt. Les premières idées ne sont-elles toujours pas les meilleures? Enfin, ça, c'était ce que tu pensais, ce n'était pas toujours le cas pour tous. Il valait souvent mieux repenser et repenser une idée, la peaufiner un peu plus et l'adapter. [Pourquoi se compliquer la tâche si la première est parfaite? À quoi bon se torturer les méninges quand il n'y a rien de mieux? Ce serait une perte de temps considérable. Et, voyons, si je prends le temps de réfléchir davantage - comme tu le désirerais -, Crème Glacée serait déjà partie et, hop, je devrais trouver un autre défi. Celui-ci convenait parfaitement et, en définitive, il ne semblait pas non plus déplaire à Kyllian. Si tu vois ce que je veux dire.] Y a-t-il autre chose que des pervers derrière les barreaux? Je commence sérieusement à me poser la question. En toute franchise, on ne le dirait pas. Ou est-ce tous tes amis qui sont de ton espèce? [Il faut bien s'occuper dans ce bas monde! C'est un passe-temps comme un autre, de jouer au pervers.] Tu ne fais pas qu'y jouer, tu l'es.

Son commentaire ne fait que t'arracher un sourire, un large et indéfinissable sourire. Il s'esquissa sur tes lèvres, creusant tes pommettes. Un brin moqueur, un brin amusé, tu te penchas quelque peu vers lui, te dandinant sur une jambe, puis sur l'autre. Tu lui soufflas mielleusement, voire suavement :

- Je peux te montrer et on verra si tu cries d'horreur ou de plaisir, darling

Cette option te plaisait même et, en réalité, tu aimerais bien la mettre en application, l'apercevoir panteler et gémir sous toi était une image alléchante. Tu en baverais presque, sale vicieux. [Allons! Regarde-moi ce minois, cette taille de rêve et ces yeux défiants aux lueurs rebelles, il va de soi que l'envie de l'apercevoir larmoyant et haletant me tourmente. Il serait si adorable, au point d'en être criminel.] Il est déjà criminel. Un crime de plus ou de moins, je ne crois pas que ça changerait quoi que ce soit. Quand il accepta, tu te redressas, lui laissant dès lors le champ libre, tout sourire. Tu manquas de lui indiquer le chemin d'un geste de la main, mais tu te retins, il valait en un sens mieux éviter d'interpeller un peu trop le troisième détenu. Un peu de discrétion serait certainement bienvenu et, malgré ton extravagance, tu savais en faire parfois preuve, lorsque tu en avais envie et lorsque cela t'arrangeait.  Un pro, qu'il disait. Saurait-il le baratiner autant que toi tu baratinais les gens jour après jour? Serait-il se montrer assez charmant pour qu'il tombe dans ses bras, dans ses filets? Il te tardait de le découvrir et tu te disais que le spectacle en vaudrait certainement la chandelle.

Tu ne fus pas déçu. Aux phrases accrocheuses que ton ami déballa, tu ne pus t'empêcher de pouffer, et ce pour de bon. Tu dus porter ta main à tes lèvres pour étouffer tes éclats. Tu n'avais probablement jamais entendu d'aussi atroces pick up line. [Oh, sérieusement! Qu'il est marrant le jeunot, il devrait se lancer dans la comédie, je suis certain qu'il ferait fureur. Si son but était de faire rire la galerie, hé bien, il savait comment s'y prendre. Je crois pourtant lui avoir demandé de le faire crier, pas rigoler.] Il y a tout de même des personnes qui ricanent si mal qu'on dirait qu'elles hurlent, voire même qu'on les égorge. Enfin, pour remédier à sa légère bévue, le brun opta pour la force brute. Tes yeux les accompagnèrent alors qu'ils passaient devant toi, Kyllian trainant la pauvre victime de votre jeu derrière lui dans la buanderie. Tu entras à leur suite, fermant derrière toi la porte, et tu pris la peine de la bloquer à l'aide d'une barre de métal. [Il ne fallait pas qu'un importun se présente et gâche le jeu tout comme le plaisir.] Tu prenais des précautions, ce qui était vaguement compréhensible. Même si ce n'était pas l'heure de pointe - ni même la journée dédiée aux corvées -, il était envisageable qu'on puisse vouloir faire sa lessive.

Ton dos plaqué contre la porte, tu les observas, haussant un instant les sourcils à la réaction de la Crème Glacée et tu pouffas à nouveau, rigolant jusqu'à en tousser. La quinte de toux t'étreignit un long moment, tapant ta poitrine pour l'aider à passer. Il faut dire que tu ne t'attendais pas à une telle réaction et tu te doutais que c'était aussi le cas de Kyllian. Entre deux rires et entre deux toussotements, tu parvins à t'enquérir :

- Au final, tu es certain de ne pas vouloir ce dessin, Kyllian?

Tu ne proposas pas de l'aider, si celui-ci voulait de l'aide, il n'aurait qu'à te le demander et là, seulement là, tu viendras à son secours. Toutefois, tu te postas un peu plus près de la porte, ton corps devenant un autre barrage que le prisonnier devra franchir pour quitter la pièce. Même si tu désirais avidement que ton cher ami perde le défi et que tu puisses lui lancer ce gage qui te tient tant à cœur, tu n'étais pas du type à lui mettre des bâtons dans les roues une fois qu'il acceptait un cap. Ce serait déloyal. Quoique, as-tu déjà réellement été loyal envers un autre, hm? [C'est ma meilleure qualité, la vertu qui me qualifie comme nulle autre!] Menteur. [Bon, d'accord, j'admets qu'il s'agit de l'orgueil.] C'est un vice, pas une qualité, imbécile.
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Fabriny O. Kyllian


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MessageSujet: Re: Un défi comme un autre || PV Fabriny O. Kyllian & Draven C. Reeve   Mer 6 Jan - 16:16

« Je peux te montrer et on verra si tu cries d'horreur ou de plaisir, darling.
- Nan ça ira, j'ai pas envie de me rendre compte que t'as rien dans le pantalon. »

Je déglutis à l'idée même d'être dominé par un mec comme Piero. Un frisson désagréable parcourut mon échine tandis que je m'éloignai de lui pour m'approcher de Reeve, me retournant une fois afin de lui jeter un coup d’œil perçant.

N'ayant pas réfléchi un minimum au baratin que je pouvais sortir, je me mis à dire de la merde. Visiblement, j'amusais beaucoup l'autre con qui gloussait dans mon dos. Je me dégonflais cependant pas et allais au fond de ma connerie en lui sortant les pires phrases d'accroche du monde. Devant la moue de Reeve, je ne pus m'empêcher de me sentir très con l'espace de quelques secondes, même si je ne perdis rien de ma verve. Même quand ses doigts s'enfoncèrent dans mon nez profondément - alors que je m'attendais à être frappé ou à recevoir un coup dans les couilles -, m'arrachant une grimace, je finis tout de même par sourire. Je m'amusais plus qu'autre chose, en fait. Pis, avant de faire plaisir à Piero en sautant sur ce mec, je voulais tout de même être le premier à rire. Que ce soit de ma stupidité ou de celle des autres ne changeait rien puisque, de toutes façons, j'étais capable de retourner ma veste. Je pouvais être intelligent lorsque je le voulais, lorsque je désirais montrer aux autres humains grouillant sur cette Terre gangrenée qui était vraiment Kyllian.

... Et si je ne pouvais pas avoir Reeve, et bien j'irai sauter sur Ryan, tiens. Ce serait un lot de consolation plus que jouissif.

« J'savais que les fétichistes des nez existaient. Merci mec, j'irai dormir moins con. »

Piero se mit à rire plus franchement jusqu'à tousser et j'entendis ses pas résonner, signe qu'il se déplaçais je ne sais où. Les doigts de Reeve toujours dans le nez, je me contentai de lui faire un magnifique fuck, les yeux luisant d'amusement plantés dans ceux de ce mec aux cheveux blancs.

« J'suis sûr que tu sais pas dessiner, enfoiré. »

Je posai ma main sur celle de Draven et retira gentiment ses doigts de mon pauvre nez, reprenant une mine un peu plus sérieuse, bien qu'un rictus ourlait mes lèvres. Fronçant les sourcils et ignorant totalement les conneries que j'avais bien pu dire, je gardai sa main dans la mienne et la plaqua contre la machine à laver. Je ne tardai pas à faire pareil avec l'autre et approchai mes lèvres de l'oreille de Reeve. Une idée pour le moins sadique avait illuminé mon esprit et, afin que Piero n'entende rien, je lui murmurai doucement l'objet de ma requête. Ainsi proche de lui, son odeur m'embaumait et j'eus presque l'impression d'être tout seul avec lui, même si je savais que, derrière, le clown veillait.

« Ce mec a [...] Marché conclu ? »

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MessageSujet: Re: Un défi comme un autre || PV Fabriny O. Kyllian & Draven C. Reeve   

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Un défi comme un autre || PV Fabriny O. Kyllian & Draven C. Reeve

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