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 La rencontre entre un fou et une petite brebis

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Yukio Kei


► Theme song : Taneda Risa - Wareta Ringo (Shinsekai Yori Ending)
• Date d'inscription : 05/04/2016
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MessageSujet: La rencontre entre un fou et une petite brebis   Dim 27 Nov - 3:41

Sur le long chemin blanc, un homme marchait silencieusement. Triste semblait-t-il au loin, mais seul ni étais points. Il tenait la main à son ombre telle des inséparables. À chaque nouveau pas de franchis, la pureté devint de plus en plus colorée... D'un rouge écarlate, ils étaient destinés à devenir. Leur destin tracé, ils ne pouvaient plus à présent reculer.

Qui étaient-ils ? Tu aimerais le savoir ?

Ce rêve... Cette scène... Cette neige tachetée de sang ! Toujours le même...

À chaque fois qu'il fermait les yeux, il se retrouvait toujours à cet endroit, avec cette même personne. Il ne pourrait pas dire à quoi il ne ressemble ni depuis quand cette ombre ne l’accompagne, mais les faits font en sorte qu'il reste là. Il lui chuchote des mots doux remplis de poison qui avec le temps, prit plaisir à inhaler tels une drogue. Le pire dans tout cela, c'est que dès qu'il ouvre les yeux, même s'il n'est plus là, il l'entend toujours... Personne d'autre que lui ne pouvait l'entendre !

- Il ne te comprend pas... Mais moi, je te comprends... Tant que tu me nourriras, je serais toujours avec toi ! Je ne disparaîtrais pas... J'ai besoin de plus de rouge !

- Plus... De rouge... Plus... De sang !


Depuis quelques jours, Yukio se sentait irritée et instable ! Il n'avait pas eu la chance de voir une seule goûte de sang coulés, pas une petite bataille entre deux détenus, absolument rien ! À croire que le calme était installé... À moins qu'on l'empêchât d'y être exposé ? Les autres prisonniers évitaient de rentrer en contact avec lui ou n'en avaient rien à faire de ce pauvre Yukio Kei. Il était si habitué d'être entouré de gens autour de lui à lui lécher les bottes que de se retrouver isolée des autres aussi longtemps lui fit développer une crainte qu'il n'avait jamais pu avoir auparavant...

La facilité à avoir accès au sang !

Comparativement à l'extérieur, ici, il était très limité dans ses mouvements. Il s'en rendit assez rapidement, lorsque tranquillement, la sensation de la dépendance et du manque le rongeait de l'intérieur.

- Tout redevient blanc... Ce n'est pas joli... Tu dois me trouver plus de rouge et vite !

- Je sais... Il te faut plus de sang... Plus de sang... Je... Dois-en trouver!!

La nuit était tombée et Yukio errait dans les corridors. Il ne se souvient plus exactement comment il s’est pris pour sortir de sa cellule... Il avait tellement de trous de mémoire ces derniers temps... Et encore plus qu'à son habitude d’ailleurs... Tout était vague, il avait plus l'impression de se retrouver dans ce rêve au paysage enneigé plutôt que dans une prison. Mais cela n'importait peu... Il devait à tout prix trouver quelques choses pour combler les désirs de ce démon !

Le regard vide et trop concentrer dans sa quête d’élixir sanguinaire, il ne remarqua pas le balai et le seau d'eau qui se trouva devant lui et trébucha face première sur le plancher semi mouiller et rocailleux. Il se releva lâchement de sa pitoyable chute pour s'agenouiller à terre, un peu confus.


-Tiens... Ma main me brûle ! Pourquoi ?

- Tu... Tu en as trouvé ! Yukio regarde ta main !

Il se mit à regarder sa main et soudain, un sourire s’afficha sur son visage... Un sourire tordu...

- Ma main... Ma main est rouge ! Regarde ! Elle est rou-ou-ouge! Ha... hahaha... Comment... Comment elle a pu...

Il remarqua un objet non loin de lui qui brillait dans la noirceur. Vu sa forme irrégulière et tranchante, c’était sans aucun doute un restant d'un tout petit morceau de vitre, oublié par le concierge... Où peut être que celui-ci n'avait pas fini son ménage ? Peu importe ! Il avait enfin une possibilité de voir du sang de nouveau !

Mais vous devez vous en doutez, comme un drogué qui n'a pas eu sa dose depuis un long moment, on est prêt à faire tout et n'importe quoi pour y goûter ne serait-ce qu'un tout petit peu n'est-ce pas ?
Il prit le petit morceau vitreux et commença à transpercer un peu plus sa main tranquillement. Son sourire s'élargit lentement pour faire place à sa démence. Et comme ce n'était pas assez, il se mit à frapper sur son bras violemment. Son rire était devenu si fort et intense qu'il résonna dans tout le corridor ce qui ne prit pas de temps à alarmer les gardes les plus proches. Ça ne prit à peine quelque minute et Yukio était déjà encerclé. Mais il n'en avait rien à faire de ses gardes, il continua à massacrer son bras.

- IL DOIT CREVER!!! HAHAHAAHAHA!! MEURS... MEURT JOLIE PETITE CHOSE!!!

- Hey! Qu'est-ce qui fait là lui??

- C'est le petit nouveau qui a été transféré ?


- Il a une arme faite gaffe !

- Il essaye de se suicider ! Attrapez-le avant que ça n'arrive !

Les gardes ne prirent pas de temps à immobiliser ce pauvre Yukio. Toutefois, ils réussissent de peine et de misère à lui enlever son nouveau jouet.

- NON!!! IL DOIT MOURIR!!! VOUS NE COMPRENEZ PAS!! LAISSEZ-LE MOI!! NOOOONNN!!!

- Mais il est fou ou quoi?? Bon sang ! Quelqu'un assommez-le qu’on en finisse!!

Afin de mettre un terme à tout ce brouhaha, l'un des gardes frappa derrière la tête de Yukio ce qui l’assomma de plus belle. Il revit de nouveau l'ombre qui lui sourira. La neige était redevenue rouge écarlate.

- Bravo Yukio, je suis fier de toi !

Après ses paroles, il n'entendit plus rien. Son sommeil se déroula dans un silence et une noirceur absolue. Deux jours avaient passé depuis cet événement. Yukio finit par se réveiller dans une salle qu'il n'avait encore jamais vue auparavant. La pièce était remplie de quelques lits cachés par des rideaux blancs qui étaient un peu jaunis. Un peu plus loin se trouvait un petit bureau rempli de papier et de quelques instruments de médecine. D'autres meubles remplis d'instruments et de médicament de toute sorte s'y trouvaient aussi. Apparent, ce cher Yukio avait réussi à se retrouver dans l’infirmerie.
Il essaya de se relever de peine et de misère afin de s’asseoir plus confortablement sur le lit qui s'y trouvait. Il observa son bras rempli de bandage déçu.

- Moi qui croyais que c’était celui de quelqu'un d'autre...

Soudain, il sentit la présence d'une autre personne dans la pièce. Il se retourna pour voir qui ça pouvait bien être. Il put voir sur le lit à côté de lui, un jeune homme au cheveu blanc pur. Lui aussi semblait blesser. Le pauvre, il n'a pas l'air d'avoir eu la vie facile. Des pansements et quelques bandages recouvraient son corps frêle. Yukio était fasciné par ce petit être fragile qui se trouvait à s’ôter de lui. 

Cette personne semble si innocente...

Par manque de compagnie, Yukio décida t’aborder ce jeune homme avec un sourire calme et reposé.

- Ton regard semble rempli de tristesse profonde. Il est rare de voir une personne de ta carrure se retrouver dans un endroit si misérable. Tes blessures ne te font pas trop souffrir ?

•.......•

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Dawkins Adriel

Détenu

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MessageSujet: Re: La rencontre entre un fou et une petite brebis   Sam 31 Déc - 1:09

Dès la première journée de prison, il a pu goûter à l'enfer... Non ce n'est pas tout à fait exact... il s'agirait plutôt du contraire. C'est l'Enfer qui a pu goûter ce pauvre Adriel. Ce petit être si fragile et innocent sous chaque angle. Il s'y était plus ou moins attendu à cela, il avait vécu des douleurs et une frayeur bien plus terrifiant que le jour ou sa fiancé à été tuée. Déjà que ce jour funeste fut terrible, il ne pensait pas que sitôt on s'était empresser de battre ce record. Son premier contact avec ses nouveaux co-détenus fut loin d'être des plus agréable. Son seul échappatoire à ce calvaire déroutant fut de s'évanouir dans un comas de plusieurs jours et retourner à la case de départ; l'infirmerie. Varlaam a dû être assez déçu de le revoir de nouveau, en moins de 24h, inconscient et en sang en dépit de ses judicieux conseils. Un record sans nul doute! Ce n'est pas faute de ne pas avoir tenter d'appliquer ce qu'il a appris, il avait simplement échouer. Il n'était juste pas assez fort pour se défendre contre deux détenus plus forts et plus voraces que le jeune homme ne le sera jamais.

L'anglais était déjà bien assez brisé comme cela, ils n'avait pas besoin de le prendre en joujoux et de l'anéantir en poussière en plus. Pourtant ils l'ont fait. Adriel, lui qui voulait simplement se reposer en paix, eh bien, son repos il l'a obtenu; par le biais d'un comas. Ils l'ont si bien traumatisé qu'il ne se souviens plus de leurs noms et vaguement de leurs visages. Mais, il se souvient trop bien de ce qu'ils lui ont infligés. Son cerveau voulait le forcer à les oublier. D'autres parts, il était difficile de les oubliées complètement tant leurs actes étaient horribles. Peut-être même qu'il souhaitait ne jamais se réveiller. Pourtant il le fallait, c'est bien affaibli qu'il fini par ouvrir les yeux. Il repris conscience lentement et réalisa avec déception qu'il s'était réveiller. Deux petites larmes s'écoulaient encore, mais ce fut les dernière que son corps avait pu émettre. Il avait pleurer tout son lot lors de son agression, sous les notes de la terreur ainsi que la douleur indescriptible. Il n'y avait pas de mots suffisamment puissants pour l'exprimer, ni en anglais, ni du peu d'espagnol qu'il connaissait. Ou s'il y en avait des mots en espagnol qui aurait su le décrire, il ne les connaissait pas. Cependant peut-être saurait-il rendre justice à ce tourbillon d'émotions s'il pouvait caresser des touches noirs et blanches... Mais non...

Ce qu'il aurait souhaiter ne jamais se réveiller! Il aurait tant aimé rejoindre sa douce moitié maintenant, mais le destin avait bien d'autres projet pour lui. Sa destiné lui souriait de ce sourire rusé, tel son co-détenu au cheveux de feux. Il se secoua la tête de peur qu'il se souvienne de lui. De peur qu'il vient le hanter maintenant dans la cellule. Pour se rendre compte qu'il n'était pas en cellule... tout était blanc, la lumière le berçait de son blanc semi-aveuglant pour ses pauvres yeux endoloris, le lit était bien plus douillet qu'il ne se souvient. Un bruit constant lui rappelait qu'il était en vie, via une machine. Le jeune homme pouvait entendre les battements de son cœur doucereux chantant sur un ton de lamentation. Une odeur de désinfectant, de plastique venait flotter dans l'air, mais également l'odeur de l'alcool mêler à celui du sang ferreux. Lentement la douleur venait étreindre tout son corps, sa brûlure lui brûlait vivement, cette fois, elle n'était pas causer par des flammes. Il pouvait ressentir chaque morsures comme si leurs dents avait laisser leur marques à jamais, il pouvait se sentir incomplet sans être capable de dire où exactement. Ses nouveaux bourreaux ont sut concrétiser la pire des souffrances, ses épaules, ses côtes, son torse, son dos, son bassin, ses fesses, ses cuisses, la douleur n'épargnait pas la moindre parcelle de son corps. Elle était si cruelle envers ce pauvre Adriel ne faisant pas que brûler tout son corps, mais lui fait ressentir également des élancements horribles au crâne. Sa respiration fut sifflante, mais lente et pas aussi saccadés.

Ahhh, ce que le jeune garçon aurait tant souhaiter, ne serait-ce qu'un instant, se demander s'il s'agissait d'un cauchemars ou si tout ceci ne s'était pas passé que dans sa petite tête. À son grand malheur le lamentable détenu était plus intelligent que pour son propre bien. Il savait trop bien que ce n'était pas le cas. Ceci était bel et bien la réalité. Sa réalité! Ses pensées commençaient doucement à le torturer avec ces idées noirs et lugubres. Il n'osa pas bouger d'un iota non plus, il ne fit que fermer les yeux espérant être capable de verser quelques larmes de plus en silence. Puis une voix douce l'interpella. Elle lui était complètement nouvelle, et étrangère, ce qui lui fit sursauter et sauter un battement de cœur. Même la machine a pu le noté ce battement qui a manqué à l'appel. Ces mots doux faisaient naître en lui une grande méfiance. Bien que le ton ne semblait pas en accord avec les mots qu'il a prononcés, donc, il était aisé pour lui de les prendre comme un certain sarcasme ou même de la pitié... Ça lui déplaisait, mais surtout ça l'effrayait. Il avait encore exposé ses faiblesses libre à tous de les constater et cela le faisait quelques peu paniquer. Adriel s'obligea à reprendre le contrôle sur lui.

Il décida alors malgré son corps lourd, endoloris et engourdis d'au moins s'asseoir. Son corps lui n'appréciait pas du tout l'effort sous laquelle il le forçait à se soumettre. Surtout son fessier. Le lit craquait en quelques grincement dans ce silence, son corps pourtant plus silencieux, criait de douleurs. Il n'en fit rien! Comme le Britannique l'avait si bien dit, endurer la douleur était une des choses qu'il savait si bien faire. C'est avec lenteur et difficulté qu'il y parvenait, puis il se retourna lentement avec hésitation vers son interlocuteur. Ses yeux bleus croisa des yeux verts bridés. Il était plutôt rare de croisé un asiatique qui arborait une telle couleur de prunelles. Il le détailla rapidement de son regard rougis pocher et mal en poing. Cependant, il força un de ses magnifiques sourire. Sourire, pour lequel, on se demande avec quel force était-il capable d'étirer ses lèvres aussi joliment de cette façon. Aussi calme, assurer, doux, mais surtout réconfortant. Le rictus d'un ange, il aurait été encore plus beau s'il n'était pas gâcher par ses blessures et ces traîtres de prunelles bleutés qui étaient incapable de mentir son véritable état d'âme du moment. De sa voix rauque dû au réveil, il lui répondit :

« Non, ça va.

Mentit ce dernier aisément malgré son espagnol cassé. Il le détailla le bras couper emballer sous un bandage propre. Une tentative de suicide peut-être? Il sait fort bien que si Varlaam venait à apercevoir ce bras, l'ex-soldat lui fera passer un sacré savon. Encore c'est peu dire! Adriel eut droit, à sa première journée d'incarcération, d'avoir été témoins de son impatience envers les gens aux idées suicidaire. Il le plaignait déjà un peu dans sa tête... Bien que le Britannique soit convaincu que ce sera toujours mieux d'être châtier par l'infirmier que par un cannibale et un scélérat en même temps. Il s'enquit alors sur son état :

« Et vous, ça va?

Fit-il ayant cette habitude courtoise de vouvoyer ceux qu'il considérait comme des étranger, du moins jusqu'à ce qu'on dise au doux garçon que ces formalités n'étaient pas nécessaires.
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