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 Papillon en cage

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Vibora Yasna


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• Date d'inscription : 12/05/2016
• Messages : 9
• Piercings et tatouages : Piercing nombril, langue, multiples oreilles. Fleur de lotus sur le bras gauche, femme guerière sur le dos



MessageSujet: Papillon en cage   Jeu 12 Mai - 15:50






Vibora Yasna



• Sexe ; Femme
• Âge ; 30 ans
• Origine ; Nationalité péruvienne, mère anglaise
• Motif d'incarcération ; Meurtres avec préméditation, nombreuses escroqueries
• Sexualité ; Homosexuelle, voire Bi, si un homme se montre trèèèès convaincant
• Groupe ; Dissidente
• Emplacement du Bracelet ; Collier autour du cou


• Ta musique préférée ; Punk (Sex Pistols ~ )
• Ton fétiche ; N'en a aucun
• Dr Pepper ou Coca ; Fuck l'Amérique
• Grand ou petit ;
• Ton habit préféré ; Mes corsets
• Ta série préférée ; Sons of the Anarky
• Tu aimes les concombres ? ; Non


Une beauté qui s'est perdue ;


Yasna est grande et maigre. Sa taille immense, du haut de son mètre quatre-vingt dix, couplée à sa silhouette malingre, est presque choquante. Quand elle avait un peu plus de chaire sur les os, on disait d'elle qu'elle avait la taille d'un mannequin. De fait, pendant quelques mois, elle s'était essayée à ce métier. Ces longues et fines jambes avaient réussi à séduire plus d'un photographe. Comme toutes les autres tentatives de ce genre, ce fut un cuisant échec. Yasna semble anorexique. C'est vrai qu'elle ne mange pas beaucoup. Mais à vrai dire, si elle tient autant à être aussi maigre, ce n'est pas parce qu'elle se sent grosse. Bien au contraire. Elle le fait pour se rendre laide, comme un pied de nez à cette beauté qui était autrefois la sienne.
On perçoit encore aujourd'hui les restes de celle ci. On devine aisément qu'auparavant, sa peau pâle, presque translucide, était d'une délicieuse couleur crème. Elle est encore incroyablement douce, veloutée, du moins, là où elle ne l'a pas sciemment abîmée. Sa bouche possède encore ces lèvres charnues. Même sans maquillage, elles sont rouges. Un rouge qui éclate sur la blancheur de sa peau, comme le bleu profond de ses yeux. Ses grands yeux ronds, aux cils longs et fins. Yasna a gardé un visage fin, en goutte d'eau. Un large front, un menton pointu. Un visage parfait à tenir en coupe entre vos deux mains. Ses cheveux d'un noir de jais, autrefois doux, désormais rêches, encadrent joliment son petit minois.
Cette pureté apparente est tranchée par les nombreux piercing qu'elle arbore. A la langue, à la lèvre, aux oreilles. Quatre à chaque oreille. Mais aussi à la base de sa nuque et à son nombril. Son corps est aussi tatoué. Son bras gauche affiche une fleur de lotus, son dos quand à lui est entièrement recouvert. Une femme, prête à combattre, une dague dans chaque main, sur un fond post-apocalyptique. Une guerrière dans un monde dévasté où seule la survie compte.
Mais si ces parures sont agréables à l’œil, d'autres le sont moins. Plusieurs fois, elle avait tenté de s'enlaidir, en ouvrant sa propre peau. Son ventre, ses jambes, ses bras, et même sa poitrine (enfin, ce qu'il en reste, elle n'en a jamais eu beaucoup et encore moins maintenant qu'elle se sous alimente) sont parsemées de cicatrices. C'est un miracle qu'elle ne se soit jamais attaquée à son visage.


Celui qui se soumet n'est pas toujours faible ;


Il n'est pas aisé de décrire le caractère de Yasna. A vrai dire, le premier adjectif que l'on pose en général sur elle est mystérieuse. Entre sa beauté qui meurt dans son corps trop maigre, son air bien souvent absent excepté lorsqu'elle pose sur vous son regard. Deux billes d'un bleu profond qui vous fixent comme si elles pouvaient tout voir de vous. Un regard perçant, voilà.
Elle ne parle que peu, et est d'avantage du genre solitaire. Introvertie. Cela fait pourtant des années, depuis l'ouverture même de la prison, qu'elle hante sa cellule et les couloirs. Mais peu peuvent vraiment se vanter de la connaître. Il faut dire, elle ne rend vraiment pas les choses faciles. Elle a même un côté sauvage si elle trouve une personne trop collante à son goût. Elle a déjà encastré la tête de pots de colle dans les murs.
Il ne faut pas se fier à son apparence fragile. Certes, elle n'a pas de force dans ses bras, ou dans ses jambes. Certes, on pourrait penser qu'il est aisé de la briser en deux. Mais cette faiblesse physique, elle la compense avant tout par la force de son caractère. Sous ces airs de fragilités, Yasna abrite une forte volonté, un grand mental. Avant tout guidé par la survie. La survie lui donne ses petites règles. La plupart du temps, elle reste discrète. Si on la cherche, elle se défend, telle une tigresse. Si l'on est plus fort qu'elle, elle plie, pour ne pas se briser. Mais ce n'est pas une victime non plus.
Si elle plie sur le moment, elle n'oublie pas pour autant ce qu'on lui a fait. Rancunière. Elle pratique la loi du talion. En pire peut être encore. Elle se vengera toujours. Il ne faut jamais se fier aux apparences.
Quand elle a prit quelqu'un en grippe, elle ne le lâchera pas. Elle le détruira. De toutes les façons possibles. Elle le privera de tout ce qu'il possède, avant de finalement détruire son existence même.
Et si elle peut se permettre de faire ça, c'est parce qu'elle possède ses propres atouts. Et au premier d'entre eux, son intelligence. Alors qu'elle fut examinée par un pédopsychiatre à l'âge de 10 ans, son quotient intellectuel fut évaluer à 186. Ce qui faisait d'elle une sur-douée. Elle est capable d’assimiler des connaissances à toute vitesse, de créer des connexions logiques invisibles aux autres, d'élaborer d'incroyables stratégies. Son intellect lui permet aussi d'avoir un sens de l'organisation très fort. Tout ce qu'il faut pour réussir à ruiner une personne. Elle a apprit tout ce qu'elle sait en autodidacte. Car elle n'a jamais été scolarisée.
Le revers de la médaille, c'est cette hyper sensibilité qui est la sienne, et cette incompréhension du monde qui l'entoure. Elle ne se sent jamais à sa place. Elle se sent monstrueuse, et les actes qu'elle a commit, qu'elle ne regrette pas, ne l'aident pas à se sentir plus humaine. Elle se déteste. C'est cette haine d'elle même, et en particulier de son corps, qui l'a poussé à abîmer son corps. Des scarifications, une sous alimentation. Elle est absolument persuadée qu'elle est la première cause de ses malheurs. Tout le monde le lui a dit. Tous ces hommes qui l'ont violée, l'ont utilisée.


Destin tragique ;


J'ai tué pour la première fois le soir de mes onze ans.

Yasna est née dans la rue, littéralement. Sa mère vivait dans un bidonville de la capitale. Elle vivait des largesses d'hommes qui la baisaient. Elle était une prostituée. Un jour, elle tomba enceinte, et à la naissance de l'enfant, elle n'avait plus rien. Un homme, un client, la recueillit chez lui. Les recueillit chez lui. Sa mère restait une pute. Juste qu'elle avait un toit, et qu'elle ne couchait plus que sous les ordres de cet homme. Sa mère ne l'aimait pas.

Elle n'allait pas à l'école. Elle était vêtue de robes achetées par leur « bienfaiteur ». Il l'aimait bien la voir en robe. Tous les soirs, elle devait aller sur ses genoux, et lui faire un joli bisou sur la joue.
Sa vie bascula le soir même de ses onze ans. Depuis quelques mois déjà, ses premières formes apparaissaient. Elle possédait la même beauté irréelle que sa mère, en moins mature.
Quand elle est allée le voir le soir pour lui faire un bisou sur la joue, il la prit dans ses bras, et l'emporta dans sa chambre.

Je me souviens encore de son corps sur le mien. De cette chaleur entre mes cuisses. Et de la douleur. Il m'a fait mal… Terriblement mal. Il ne me cessait de me chuchoter à l'oreille qu'il allait bien s'occuper de moi, comme il s'occupait de ma mère. Mais il me faisait juste mal. Et je voulais le tuer.

La fillette fut reconduite dans sa chambre d'enfant par un domestique. Elle pleura. Longuement. Avant d'avoir la force de se relever. Dans la cuisine, elle se saisit du plus grand couteau qu'elle avait pu trouver. Puis elle alla dans la chambre de l'homme qui venait de la violer, et elle lui trancha la gorge. Il mourut en quelques instants. Et elle resta là. A fixer l'homme mort. De ses grands yeux bleus aux cils fins,  vide d'expression.

Elle ne bougea de là que lorsque la police vint la chercher. Il n'y avait pas à faire d'enquête. Elle avait encore le couteau ensanglanté dans les mains. Elle passa rapidement devant un pédopsychiatre. Personne ne comprenait ce qui avait poussé une aussi jolie petite fille à égorger son père adoptif. Un homme respecté, un juge éminent.

Elle fut jugée déséquilibrée mentalement. En conséquence, elle rejoignit un hôpital psychiatrique pour jeunes. C'est là qu'elle vécu les cinq années suivantes. Au milieu de fous et de déséquilibrés de son page, sous le regard constant de caméras, d'infirmiers et de médecins. Cinq années durant lesquelles son comportement et son cerveaux étaient analysés dans tous les sens, triturés sans cesse. Elle était bourrée de médicaments. Régulièrement, elle recevait la visite de sa mère, et de son nouveau beau père. Un ami du juge. Dont le regard s'attardait de plus en plus sur elle, alors qu'elle grandissait.

Le jour de ses seize ans, elle fut placée sous la tutelle de cet homme. Et sa vie commença véritablement.

Le soir même de ma sortie de cet hôpital, je compris ce qu'il attendait de moi. Le soir même, il coucha avec moi, tandis que ma mère était avec deux étrangers, dans la chambre d'à côté. J'appris plus tard ce qu'il était : un proxénète.

Et elle devint, comme sa mère, une pute. Chaque soir, elle devait recevoir quelqu'un dans sa chambre, ou coucher avec son beau père. Parfois, elle devait subir les assauts de deux, trois, quatre hommes. Ou même plus. Certains revenaient très souvent. Elle apprit leur nom. Leur métier. Magistrats, gradés de l'armée, de la police, politiques. Que du beau monde. Son mac ne s’embarrassait pas de la piétaille, son crédo, c'était peu de putes, mais de la qualité. Il les tenait grâce aux drogues. Yasna ne faisait pas exception. Mieux elle satisfaisait ses clients, plus elle avait le droit à cette coke à laquelle elle était devenue complètement accro.

Mais cela ne l'empêchait pas de préparer sa vengeance.

Deux ans après son arrivée dans cette véritable maison close, son père et sa mère adoptive moururent. D'overdose, officiellement. Elle avait un alibi en béton. Elle était avec les fils de députés toute la nuit. Officiellement, en tant qu'amie. Elle ne démentit pas.

Et dès que l'affaire fut close, elle disparut complètement des radars.

Elle vécu à la rue, comme sa mère avant elle. Mais elle, elle ne se prostituait pas. Elle volait. Elle escroquait. Devenue punk, elle se fit piercing et tatouages. Elle maltraita son corps. Et elle continuait à monter sa vengeance. Mais elle avait besoin de sortir de la rue pour avoir une chance d'atteindre ses proies. C'est un homme qui lui donna cette chance.

A vingt ans, elle était devenue une jeune femme magnifique, mais déjà, cette beauté se cachait derrière l'alcool et la drogue. Mais surtout derrière sa maigreur et ses scarifications. Il sut voir au-delà de ça. Il lui parla longuement. Ça n'avait pas été facile. Elle n'avait aucune confiance dans les hommes. Mais il lui proposait une nouvelle vie. A nouveau, elle vendrait son corps, mais cette fois ci, au simple regard d'un photographe. La carrière qu'on lui proposait, c'était celle du mannequinat. Une cure de désintox, pendant trois mois. Déterminée, elle était parvenue à se débarrasser de son addiction. Et son corps s'était débarrasser du spectre de la drogue.

Elle fit ses débuts face à la caméra, et obtint rapidement une certaine réputation. Avec cette réputation allèrent les soirées mondaines. Elle rejoignit ceux à qui elle avait du vendre son corps quelques années plus tôt. Les retrouvailles furent… Compliquées. Si elle avait espéré un moment que sa réussite parviendrait à effacer ces années là. Mais ils ne lui laissèrent aucune chance. Pour eux, elle resterait à jamais une sale petite pute.

Je voulais me venger, et la façon dont ils me traitèrent ne firent que renforcer ma détermination. J'allais tous les mener en enfer.

Chaque ancien client qu'elle retrouva, elle s'acharna à détruire sa vie. Elle dévoila des scandales, ou en leur absence, elle en monta de toute pièce. Elle les ruina. En les volant, par des escroqueries. Piratant même parfois leurs comptes bancaires. En deux ans, ce furent quinze personnalités qui s'en prirent plein la face.

Mais elle n'avait pas assez. Sa vengeance ne serait parfaite qu'avec leur mort. Elle le comprit quand le premier mourra. Un commissaire. Elle avait mis à jour qu'il couchait avec des gamines, comme son premier père adoptif. Elle ne l'avait pas raté, vraiment pas. En un mois, il avait perdu son travail, sa femme, ses enfants, son argent. Il avait fini par se pendre.

D'autres suivirent. D'autres se suicidèrent. Elle en ressentait une joie immense.

Mais d'autres ne succombaient pas. Pire encore. Certains se relevaient. Je devais les éliminer.

Pour la quatrième fois, elle tua un être humain. Il s'agissait d'un homme politique. Un député. Une enflure. Le premier à lui avoir défoncer le cul, elle ne s'en souvenait que trop bien. Alors, elle se glissa dans sa maison, désormais vide. Lui aussi avait perdu sa femme. Dans cette grande maison vide, elle l'égorgea. Puis s'en alla. Sans laisser la moindre trace. Elle avait même un alibi. Officiellement, elle n'avait jamais quitté sa chambre d’hôtel.

Elle en tua deux autres alors. Elle pendit le deuxième. Empoisonna le troisième. La police ne fit pas tout de suite le lien entre ces trois victimes. Trop de temps entre chaque mort. Pas assez d'indice. Pourtant, elle finit par faire une erreur.

Ce plaisir que je ressentais, lorsque la vie quittait le corps de ces hommes. C'était presque jouissif. Ils parvenaient enfin à me faire jouir, eux qui avaient tant essayé. Quand j'étais une pute, ou quand j'étais mannequin. Vous voyez, dans vos derniers instants, vous m'avez procuré du plaisir. Finalement.

Mais cela ne dure jamais. Quand elle s'attaqua directement à sa quatrième proie, elle commit plusieurs erreurs. Comme son père adoptif de juge, comme le politicien, elle choisit de l'égorger. Comme les deux autres, elle ressentait à son égard une haine toute particulière. Quand elle avait du passer ses nuits avec lui, c'était le pire. En tant que pute, en tant que mannequin. Mais même à un en an d'intervalle, deux hommes égorgés dans leur sommeil, c'était trop semblable.

Et cette fois ci, l'on trouva des vidéos.

Il s'agissait d'une célébrité du petit écran, un acteur médiocre, mais à la plastique impeccable, et au sourire qu faisait mouiller toutes les adolescentes. Un caractère tyrannique. Égocentrique. Narcissique.

Il avait filmé ses parties fines avec toutes les putes qu'il s'était payé. Si on pouvait appeler ça partie fine. Il paraît même que plusieurs policiers étaient allés vomir.

Et bien sûr on la reconnaissait. Il ne fallut pas longtemps à la police pour faire le rapprochement entre la mannequin Nana -comme elle s'était appelée- et Yasna Vibora. La déséquilibrée qui avait égorgé son père adoptif à onze ans.

Elle fut arrêtée sur le champ.

Le policier qui enquêtait était un bon flic. Un trop bon peut être. Avec cette piste, il ne mit pas longtemps à réunir les preuves qu'il fallait. A sa majorité, on avait effacé ses empreintes digitales des fichiers, et toutes celles retrouvées sur les lieux du crime étaient donc inconnues. Là, ils purent les comparer, et évidemment, ça correspondait à la perfection. Elle était déjà reliée matériellement aux deux meurtres.

Le flic comprit rapidement qu'il s'agissait là de vengeance. Ces hommes l'avaient violée. Elle les avait tués. Puis peu à peu, il comprit que c'était elle qui avait provoqué leur chute respective. A coup de manipulation et d'escroquerie. Comme celle qui avait fait perdre à l'acteur toute sa fortune, sans aucun recours possible. Alors, il s'intéressa à tous ces hommes qui étaient tombés dernièrement. Il parvint finalement à tous les relier. Et elle, elle était au centre de la toile.

Tous ces hommes avaient couché avec elle.

Couché n'était pas le terme le plus approprié. Il finit par entendre de la bouche de Yasna ce qu'il en était réellement. Son beau père l'avait vendu tous les soirs à ces hommes. Sauf les soirs où lui même la prenait.

Il obtinit ses aveux sur deux meurtres, mais il n'était pas dupe. Les autres hommes. Elle les avait poussé au suicide. Quand à sa mère et son beau père. Il était persuadé qu'elle les avait tué elle même en leur injectant des doses létales d'héroïne.

Il parvint aussi à retrouver le dossier de son premier meurtre. Il avait frémit quand elle lui avait avoué pourquoi elle avait tué son père adoptif. Cette gamine n'avait pas eu de chance. Son destin avait quelque chose de tragique. Mais elle lui faisait froid dans le dos. A ne regretter absolument aucun de ses meurtres. Au ton froid et neutre quand elle expliquait ce qu'ils lui avait fait, pourquoi et comment elle les avait détruit.

Dans la presse, l'affaire avait eu un grand retentissement. Le scandale éclata. A vrai dire, les victimes de la jeune femme ne furent pas vraiment plaintes. Encore moins par les femmes. Elle reçut même des messages de soutien. Une association féministe lui paya le meilleur avocat.

Mais rien ne pouvait lui éviter la prison. Pas même ce vieux rapport, dressé sur son état psychologique, la disant irresponsable de ses actes. Un nouvel examen fut fait, et s'il pointait de nombreux déséquilibres mentaux, il la jugeait responsable.

A l'âge de 22 ans, au printemps 2007, elle fut condamnée à 223 années de prisons (les joies du cumul des peines irréalistes des systèmes américains) dont 50 années de sûreté. Au mieux, elle ne pourrait sortir de la prison qu'à 72 ans. Malgré l'enquête, il y a une chose qui restait inconnue. Où elle avait planqué tout l'argent volé. Plusieurs milliers de dollars. Une fortune, encore plus pour le Pérou.

Jamais ces connards ou leur famille ne récupéreront leur argent. Je ne leur ais pas volé pour en profiter. Mais pour les priver de tout ce qu'ils ont.

La prison où elle atterrit, ce fut Lurigancho. Une grande et moderne prison. Tout le monde n'en disait que du bien. Lorsqu'elle y arriva, avec son physique parfait de mannequin, tous les hommes la reluquèrent. Elle comprit instantanément qu'elle y vivrait un enfer. Mais elle ne voyait pas comment cela pourrait être pire que ce qu'elle avait vécu jusque là.

La réputation qu'elle avait obtenue dans les médias la servit. Au final, elle était surtout un joli oiseau à reluquer. Tout le monde savait qu'elle avait tué les hommes qui l'avaient violée, et que c'était pour ça qu'elle était ici. Elle attisait même la sympathie de certains. Mais c'est parmi les femmes qu'elle se fit une réputation.

Au départ, elle était l'oiseau à protéger. Toutes les femmes de la prison s'y mirent. Elle noua des amitiés très fortes. Et même un peu plus. Ce sont des femmes qui lui ont fait redécouvrir les joies du sexe. Ou même, simplement découvrir, puisque cela n'avait jamais été que souffrance pour elle. Peu à peu, auprès d'elles, elle s'épanouissait. Et son intelligence comme sa détermination firent d'elle peu à peu une leader.

Une position qui se fortifia quand pour la première fois, un autre détenu l'approcha. Il avait bien choisit son moment, et ses propres amis s'occupèrent des femmes avec Yasna. Elle se laissa faire. Elle plia, pour ne pas se briser.

Mais deux jours plus tard, l'homme et ses deux amis étaient morts, châtrés puis égorgés. Le message était clair.

C'était quelque chose de difficilement concevable pour moi. Mais dans les yeux dans femmes et même des hommes autour de moi, bientôt, je lu autre chose que la pitié ou la convoitise. Je lu le respect.

En prison, elle retomba dans les drogues et l'alcool. Elle recommença aussi à détruire son corps. Sans pitié. Scarifications, amaigrissement forcé et bien aidé par les drogues. Elle détestait trop son corps. Elle déteste encore être qualifiée de belle. Des piercing vinrent s'ajouter à sa collection. Elle avait besoin de marquer cette peau, comme pour oublier ce qu'on lui avait fait.

C'est là aussi que je l'ai rencontré. Esteban Herrera.

Esteban, c'était quelqu'un. C'est toujours quelqu'un d'ailleurs. Lui et son frère, Mario. Mais surtout lui. Il y avait quelque chose qui chez lui la fascinait. Il venait à peine d'arriver, mais rapidement, il avait réunit autour de lui un petit clan.

Ils parlaient souvent. Surtout de leurs rêves de liberté, peu de leur passé. Esteban avait -et a toujours- son propre credo. Il faut toujours avancer, sans regarder en arrière, car seul ton futur importe. Tous deux ne se faisaient guère d'illusion. Ils ne sortiraient pas de prison. Pourtant, ils n'avaient pas vraiment envie de vivre leur vie ici.

Trois ans après l'ouverture de Lurigancho, trois ans après l'arrivée de Yasna, un an après l'arrivée d'Esteban et Mario. Ils étaient trois. Trois à lancer une révolte, dans le réfectoire. Une véritable déclaration de guerre. Pour leur futur, pour leur vie, ils allaient prendre le contrôle des choses, ici.

Lurigancho, c'était leur prison. Sous le nom de "Dissidents", ils allaient désormais mener leur propre loi. Et la loi de Yasna est simple. Tout viol au sein de sa prison sera punit. Elle le fit à plusieurs reprises. Se faisant juge, jury et bourreau à la fois. Cependant, elle avait une seconde règle. C'était toujours la victime qui devait appliquer la sentence avec elle. Quelle sentence ? Et bien, celle qu'elle a toujours appliqué. La mort. Après avoir perdu le service trois pièces.

Les bagarres avec les gardes étaient nombreuses. Yasna avait toujours tendance à rester en retrait de ces choses là. Comme n'arrêtaient pas de lui répéter Esteban et Mario, ce n'était pas avec ses cinquante kilos tout mouillés qu'elle servirait à quelque chose. Elle serait même un boulet. Mais elle représentait les femmes au sein des dissidents, et surtout. Elle brillait par son intelligence.

C'était elle, le cerveau du trio.

Un jour, Mario ne revint pas d'une rixe avec les gardes. Esteban en fut fou de chagrin. Yasna le consola comme elle put. Au cœur des ses bras, le leader des Dissidents se laissa aller pour la première fois. Loin des regards de tous les autres. Seule Yasna pu voir sa faiblesse.

Aujourd'hui encore, elle est à ses côtés. Fidèle. Le lien qui les unit est presque fraternel. Si Esteban est la figure emblématique des Dissidents, elle, elle est la figure de l'ombre, celle qui est toujours là. Mais qui reste loin des regards des gardes. Face à eux, elle plie, pour ne pas se briser. Mais ce n'est que pour mieux leur planter un couteau dans le cœur.

Yasna attends son moment.







Maku;


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MessageSujet: Re: Papillon en cage   Jeu 12 Mai - 16:34

HAN. J'aime beaucoup cette petite, sincèrement. Je pense que Ryan serait à fond de son côté ! J'ai adoré te lire, forcément ♥

Ton histoire est touchante, bien écrite, rien à redire ! Puis voilà quoi ♥

Tu peux donc t'amuser à réclamer ce qu'il faut ! Une piaule, recensement d'avatar, toussa ♥

GROS BISOUS ♥

•.......•

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Papillon en cage

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