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 Une crevette dans les filets (GUNTER Barbara)

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Gunter Barbara


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MessageSujet: Une crevette dans les filets (GUNTER Barbara)   Jeu 5 Mai - 21:08





Gunter Barbara



• Sexe ; F
• Âge ; 24 ans
• Origine ; Autrichienne.
• Motif d'incarcération ; Narcotrafic - Meurtre.
• Sexualité ; Plutôt gaie.
• Groupe ; Asservis.
• Emplacement du Bracelet ; Cheville gauche.


• Ta musique préférée ; Lana Del Rey.
• Ton fétiche ; Le MP3.
• Dr Pepper ou Coca ; Strong lemon juce!
• Grand ou petit ; Trop grand, c'est agaçant.
• Ton habit préféré ; Un peu garçonne; chemise, tailleur...
• Ta série préférée ; Looney Tunes (Bip Bip & Coyote, Taz...)
• Tu aimes les concombres ? ; Bien assaisonnés, ça passe.


Physique ;



Barbara n’a pas volé son surnom de crevette.
Bondissante comme une sauterelle de mer, elle est toute aussi plate et sèche que cette dernière.
Non pas qu’elle soit un paquet d’os mais on peut dire que sa musculature n’étant pas très développée, sa morphologie frêle et délicate l’apparente à une allure de jeune et fine demoiselle, ce qu’elle est encore, en quelques sortes.  
Du haut de ses un mètre soixante, on ne peut pas dire qu’elle soit grande mais tout en elle est mignon et bien proportionné. Ses os sont fins et ses fessiers plutôt ronds rattrapent son absence de poitrine.
Son air franchement palot ne fait pas d'elle une jeune fille malade.
Nourrie au poissons, citrons, patates et légumes depuis sa plus tendre enfance, elle est en bonne santé et a bon appétit, simplement, elle est vite calée et n'a pas l'occasion de profiter trop longtemps de la lumière du jour...

S’il y a bien quelque chose de remarquable chez Barbara, c’est son grand regard doré, pénétrant et appuyé qui donne à son visage une étincelle unique et fougueuse. Ses prunelles couleur caramel s’accordent parfaitement avec la nature blonde de sa chevelure d’autrichienne.
Elle porte une coupe en carré plongeant depuis sa jeunesse et n’éprouve pas le besoin d’en changer. Cette coiffeur à le côté pratique du peu d’entretien qu’elle nécessite et de l’esthétique de l’allure qu’elle impose et qui fait qu’on parait coiffé en toute circonstances.
Il faut dire que Barbara n’est pas une grande aficionado des heures passées dans la salle de bain, à se shampooiner, se farder le visage et se pavaner sous tous les angles.
Pas un collier, un bijou ou un tatouage. Juste un fin et long ruban rouge autour du cou, pour habiller le col de sa chemise.
N’ayant pas grandie avec une mère, elle ne maitrise pas les codes de la séduction et dégage tout naturellement un charme insolent, pure et juvénile.
Elle se contente de passer du mascara noir autour des yeux, pour épaissir la masse déjà impressionnante de cils qui encadrent ses deux lanternes ensoleillées.
De temps en temps, elle complète son maquillage par un coup de gloss brillant, le long de ses lèvres roses, et la voilà partie.

Niveau vestimentaire, là encore, Barbara ne se casse pas la tête.
Elle déteste les talons hauts, les robes de catins, les décolletés plongeants…en fait tout ce qui fait femme, provoquant ou classieux.
Elle opte le plus souvent pour une chemise de couleur blanche, dans laquelle elle se sent à l’aise et à l’abri des regards. Il lui arrive de la porter avec une veste de tailleur marron, là encore, pas nécessairement tout ce qu’il y a de plus attirant...
En bas, elle porte le plus souvent un legging court s’arrêtant aux genoux, laissant dévoiler au bout de son fin mollet gauche le bracelet de détenu qu'on lui a vissé à l'arrivée.
Parfois, il lui arrive de porter un jeans délavé, quand justement, elle n’a pas envie de voir ce vulgaire bracelet de prisonnière, qui lui rappelle qu’elle a un boulet au pied.
La paire de chaussure qu’elle affectionne le plus reste la basket, mais elle jongle avec des petits souliers vernis, quand elle a envie de se faire un peu plus féminine.

Sinon, quand ce n'est as en survêtements, elle se balade en tenue blanche rayée de noir, son pyjama de condamnée, quand elle est en période de tristesse inconsolable ou de révolte, et qu’elle n’a pas envie de faire d’effort pour se vêtir.



Caractère ;



Principales qualités : Brave – Docile – Résolue.  

Principaux défauts : Hargneuse - Rancunière – Solitaire.

Barbara, bien que très colérique, est une jeune femme de nature profondément lumineuse. C’est-à-dire qu’elle n’est pas mauvaise dans l’âme, elle est juste tombée dans de sales draps en grandissant.
Adoptée et élevée par un modeste pêcheur, elle apprit très jeune la gratitude, ce que c’était de remercier le ciel d’être en vie, bien qu’elle ne fut pas catholique, et jusqu’à la fin, elle serait emprunte d’une reconnaissance inestimable envers Alejo, l’homme qui avait choisi de la garder sous son aile.
Bien sûre, ce pécheur ronchon et solitaire lui apprit bien jeune ce qu’était l’obéissance et la dure loi du travail.
Elle avait était en quelques sortes, « la bonne à tout faire » jusqu’à ses quatorze ans, mais ne s’en était jamais pleins, car elle y trouvait son compte, prenait plaisir à régenter et à être autonome.

Bien que docile et délicate, Barbara n’ai pas pour autant une jeune femme niaise et innocente.
A l’adolescence, elle fut confrontée à un monde plus brutal et dangereux que de coutumes et en devint d’avantage pugnace et méfiante. Il s’agissait de sauver sa peau.
Depuis, elle éprouve une certaine réticence envers la gente masculine, qu’elle résume à deux chose, la violence et le sexe. Elle en redoute certains et en méprise d’autres.
Déterminée et rancunière, Barbara a cependant assez d’intelligence pour ne pas mettre tout le monde dans le même panier, et sais ajuster sa vision des choses et ses ressentiments en fonction des évènements et des individus, pour peu, bien entendu, qu’elle ne soit pas en rage.
Si son parcours atypique ne lui permis pas de lier de réelles ou sérieuses relations, en amitié comme en amour, elle sait cependant s’adapter en société, bien qu’elle se montre très volontiers sauvageonne et renfermée. Elle n’aime pas vraiment se mélanger aux foules, être sous les feux des projecteurs et chercher les ennuis.
En revanche, si les ennuis viennent à elle, Barbara y fait face avec toute l’assurance et l’irritation qui la caractérise. Mieux vaut ne pas venir lui chercher des poux.



Histoire ;



Personne ne sait d'où vient Barbara, pas même elle.
Alors qu’elle n’avait que quelques mois d’existence, elle fut retrouvée par hasard, au petit matin, à bord d’un voilier de pêcheur qui était amarré sur le port de la ville de Talara, au nord du Pérou. C’est un dénommé Alejo, le propriétaire de l’embarcation, qui s’apprêtant à partir sillonner le Pacifique et tenter de gagner sa misérable croûte, était tombé sur la gamine.
A la vue de l’enfant, l’homme bourru et solitaire hésita entre aller la déposer ni vu ni connu un peu plus loin, en faire de la pâtée pour les chats du port, un appât pour les poissons, ou la filer à un foyer de la ville.
L’idée de la garder ne lui vint qu’en dernier.
Qu’allait-il faire d’une petite crevette abandonnée ?! Une bouche de plus à nourrir, voilà ce que c’était ! Par chance, il était veuf et son fils adulte, Alejandro, avait quitté l’Amérique du Sud depuis de nombreuses années maintenant. Désormais, cet homme était seul et le vivait très bien.
Alors pourquoi cette enfant se bornait-elle à le fixer de la sorte et pourquoi, diable, le regard doré de la petite bouille rose qui lui faisait face le faisait-il autant tergiverser ?
Avec ces yeux-là, difficile de prendre une décision de sang-froid.
Il se penchât sur le petit couffin en osier qui contenait la malheureuse et souleva la couverture mauve dans laquelle elle était enveloppée.
Sans surprise, elle était nue comme un vers, la dessous. Pauvre petite.
En observant la couverture élimée, il distinguât une étiquette indiquant « made in Austria ». Alors comme ça, la petite occidentale serait autrichienne ? Comment avait-elle atterrit là, le mystère était entier. Toujours est-il qu’il l’appellerait Barbara. Barbarba Gunter. Ça sonnait bien.

Barbara grandie donc dans la ville côtière de Talara, dans la petite cabane en friche du pêcheur Alejo, qui l’avait recueillie depuis maintenant une dizaine d’années. Alejo, encore actif et vaillant pour son âge, approchait de la cinquantaine à présent. Sa femme était morte à la naissance de leur fils Alejandro, suite à des complications poste-maternelles, mais il ne s’était jamais remarié depuis. Des photos d’elle habitaient encore sa demeure, ses robes de jeunes filles étaient encore là, et lorsque Barbara ne portait pas les shorts de son père, elle enfilait les tuniques, certes un peu trop grandes, de la défunte compagne d’Alejo.
N’étant pas issus d’un milieu aisé, ils vivaient modestement, mais pas dans la misère non plus. Il y avait une cabine de douche à l’extérieur, la toilette avec, et une pièce circulaire qui servait de salle à manger et de couchage. Alejandro dormait dans un canapé défoncé et la petite crevette dans un fauteuil miteux. C’était mieux que sur le parquet…Il arrivait que, rentrant de beuveries nocturnes, une fille de joie accompagne Alejo et viennent lui faire des gâteries tandis que Barbara se faisait prier d’aller faire une promenade nocturne autour de la maison, histoire de s’aérer, on lui disait. Mais la petite crevette n’était pas dupe, et le plus souvent, elle allait tout simplement s’assoir sur la chaise de la cuisine, attendant patiemment que les deux gloutons aient finis leurs besognes. Elle n’était pas choquée par ces comportements d’adultes et était même soulagée qu’il ne lui arrive rien de la sorte, à elle, Barbara.
Le fils d’Alejo, lui, proche de la trentaine, avait décidé de rejoindre l’Amérique du nord très tôt, afin de quitter cette situation douloureuse et cette ville sans avenir, chargée de débauche et de souvenirs douloureux. Cependant, il restait en contact avec Alejo, est avait accueillit la nouvelle d’une sœur adoptive avec bonne humeur, se disant que la présence d’une petite moule, comme il l’aimait à la surnommer, sociabiliserait son père, devenu depuis le départ de sa famille un homme plutôt aigri quoi qu’amoureux solitaire de la pêche, des bistrots de marins et des courtisanes sans promesses.
Effectivement, l’arrivée de la petite Barbara le changeât. Il devint plus bavard, la fibre paternel reprit naturellement ses droits et il en fit une fille docile et débrouillarde, bonne vendeuse et compatissante, quoi qu’un peu colérique, mais, ça aussi, c’était de sa faute. L’effet mimétisme, vous voyez…
Cela dit, en bonne crevette qu’elle était, elle participait à ses activités, et lorsqu’elle ne l’accompagnait pas à la pêche, elle restait à terre pour s’occuper de l’intendance et de l’entretient de la maison, de l’écaillage du poisson, des repas, des courses alimentaires, de l’état du voilier et du matériel professionnel d’Alejo.
Il n’avait pas, bien entendu, les moyens de lui payer d’école privée, cela dit, elle fréquentait les écoles publiques en dilettante, car elle ne s’était pas découvert de réelles passions pour les manuels scolaires et préférait nettement la vie active que lui proposait son père adoptif. Ce dernier était d’ailleurs très clair sur ce point. Il avait annoncé à Barbara, dès qu’elle eut l’âge de pouvoir comprendre une discussion importante, qu’elle n’était pas sa fille à lui, qu’elle avait était délaissée comme une vieille carapace de Bernard l’Hermite et que, par le plus grand des hasards, c’est sur son voilier à lui que le vent l’avait portée.
Et parce que lui, Alejo, n’était pas le si vilain bonhomme qu’il avait l’air d’être, avait décidé de la garder sous son aile.
Déjà, parce que cette petite crevette pouvait se rendre utile. Ensuite, parce qu’il avait besoin de compagnie. Et pour finir, parce qu’il n’était pas certain qu’elle aurait fait un si bon appât à poissons, finalement.

Un jour de marché, alors qu’elle était en train de tenir tête à un client qui voulait acheter au rabais la poignée de sèches fraîches qu’elle défendait, un homme s’interposât et pris la défense de Barbara, faisant déguerpir le chipoteur. Elle fut folle de rage de perdre la vente, persuadée qu’elle aurait pu gagner la partie et en obtenir un bon prix. Mais l’homme en question prit la situation à la rigolade et s’approchât de la moule avec assurance et amusement, lui jetant un billet qui valait le double de ce qu’elle aurait pu négocier de sa poignée d’encornets. Il était Alejandro. Le fils d’Alejo.
De passage dans le coin pour un week-end tout au plus. Profitant de l’absence de son père, il discutât avec la petite qui vivait avec lui.
Elle devait avoir à peine plus d'une douzaine d’années et avait l’air vive et plutôt jolie pour son jeune âge, c’était prometteur.
Alejo lui mit dans la tête qu’elle pouvait passer sa vie à vendre les crustacés de son père, préparer ses gamelles, jeter ses cadavres de bouteilles de Pisco et supporter ses parties de jambes en l’air ou bien elle pouvait voler de ses propres ailes et aller voir un peu plus loin que sur le port de Talara. Il ne remettait cependant pas en cause l’affection qu’Alejo  portait à sa petite moule, ni le fait qu’elle lui devait la vie.
Cela dit, elle pouvait aussi choisir un autre chemin de vie.
Le jeune homme vivait actuellement au Mexique, dans cette pompe à pétrole, surexploitée mais productive. Ce n’était pas facile de travailler les gisements et d’en tirer cet « or noir » qui pourtant lui permettait de vivre convenablement. Mais voilà, après s’être échiné à la mine de nombreuses années durant, il éprouvait aujourd’hui le besoin de s’exercer à autre chose. Désormais, c’était plutôt «l’or blanc » qu’il avait envie de travailler…

Pour cela, il lui fallait retourner en Amérique latine, dans un de ces pays frontalier du Pérou qui excellait dans le trafic de drogues illicites et faisait affaire avec le nord du continent. Il y avait assez de place pour eux, ils étaient jeunes, indépendants et débrouillards, sans attaches, sans familles et disponibles. Elle devait venir avec lui. C’était une aventure qui ne se refusait pas ! La gamine pouvait se montrer d’une aide inestimable.
Si elle venait avec lui, ils pourraient faire de grandes choses, tous les deux. Plutôt emballée, la fillette buvait les paroles de son frère de cœur sans se soucier du réel danger qui en découlait. Le fils, voyant tout l’intérêt que cette dernière lui portait, abordât le sujet avec Alejo, le soir même de son retour. Sans mentir, il exposât les faits à son père, et lui demanda même d'être une sorte de garant pour eux et leur bizness. Il aurait sa part, bien entendu. Sous stature de petit pêcheur péruvien, il pouvait sans crainte leurs servir de couverture, prêter sa piaule de temps en temps et les mettre en contacts avec quelques-unes de ses relations, car il en voyait défiler des drôles d’oiseaux, aux bars, dans les marchés et sur le port.
Alejo acceptât la proposition de son fils, qui se montrait bien ambitieux mais tout aussi précautionneux. C’est alors qu’il lui parla de Diego, un colombien qui passait par là de temps en temps et avec qui il avait établit un bon rapport amical, entre sauvages célibataires animés par la passion des femmes et de la boisson, il passait pas mal de bon temps ensemble.
C’est ainsi qu’après avoir discutés longuement des risques qu’importait ce voyage, ils préparèrent tout le matériel requit pour une telle ascension et firent les démarches nécessaires, tels les rendez-vous médicaux pour obtenir des vaccins à jours et les demandes administratives pour bénéficier de passeports aux normes.
Après des mois de préparation, ils cheminèrent en compagnie de Diego, homme taciturne et mystérieux, jusqu’à la région des Andes, zone de production qui détenait le monopole de la production de la feuille de coca.

Barbara avait quatorze ans quand elle fit ses débuts dans l’univers de la drogue. C’était un monde sauvage, mais au sein de ce nouveau fief, elle était encadrées par de nombreuses femmes qui l’aidaient à exploiter les plantes, à se faire respecter et à vivre en communauté, elle qui venait d’un petit port de pêche sans envergure, tandis que le frère mouillait dans les affaires d’export et de marchandisage en jouant le courtier humain, ce qui n’était pas sans risques.
Tout se passait plutôt bien, elle était heureuse d’avoir troqué son tablier de poissonnière contre celui d’agricultrice de coca.
Elle recherchait la chaleur des femmes et des mères qu’elle n’avait jamais eux, se sentais importante, aimée, protégée et écoutée. Ses premiers rapports sexuels furent échangés avec certaines d’entre elles, qui tout comme Barbara, éprouvaient un grand besoin de douceur et d’amour.
Il arrivait que quelque unes d’entre elles se fasse abuser par des hommes violents et possédés par la poudre, mais dans l’ensemble, elles arrivaient à se défendre et subissaient ces actes sans trop se morfondre, estimant que c’était une façon de monnayer leur tranquillité.
Barbara avait la main verte et son activité lui plaisait. Rien à voir avec les laboratoires de transformation de la coca ou les expéditions dangereuses qui concernaient la suite de la chaîne de production. Bien qu’elle soit au bas de l’échelle, cela lui convenait, car elle n’avait pas un goût prononcé pour le conflit et le péril. Elle, elle faisait un très bon travail et se contentait de s’occuper de la matière première.
L'affaire tournait bien pour le couple de frangin, ils allaient souvent au Pérou, rendre visite à leur vieux père, lui donner un peu d’argent et en stocker la plus grande partie dans un coffre blindé, savamment dissimulé sous les fondements de sa cabane de pêcheur, qui ; au grand jamais, n’attirerait les convoitises d’un trafiquant extérieur, d’un flic ou du moindre voleur de bas étage.
Barbare et Alejandro s'entendaient à merveilles et partaient fréquemment en vadrouille en Amérique du nord, balader dans les villes, faire les boutiques, dormir à l’hôtel et surtout rencontrer des hommes du milieu, qui leurs ouvraient de nouveau marchés, l'accès à de nouvelles armes, de nouveaux contacts…C’était peut-être à cause de ça que les choses dégénérèrent. Plus il y avait de monde au courant, plus il y avait de risques de se faire piéger, même si Alejandro faisait preuve de la plus grande discrétion concernant l’emplacement du trafic ou l’existence de leur père, Alejo… Un jour, tout ça allait finir par se faire savoir.
Et ce ne fut pas si tard.
La jeune Barbara avait dix-neuf ans lorsque, accompagnée de son frère, lors de leurs habituelles visites de famille au Pérou, ils découvrirent le domicile de leur père détruit.
Aucune trace de lutte, de sang, de cadavre. Il avait disparu et le magot, sous les décombres, était parti avec. Barbara voulue allez voir la police, mais son grand frère l’en dissuadât. Qu’est-ce qu’elle leur dirait aux flics ? Comment expliquer qu’un pauvre pêcheur se soit attiré les foudres de criminels ? Et qu’est ce qui prouvait que ce n’était pas lui, avec tout le Pisco qui lui était monté à la tête au fil des années, qui avait pris la décision de saccager sa propre baraque et de se tirer avec le pognon ? Non, tout ce qui restait à faire, c’était de tirer un trait sur cette histoire, de rentrer au bercail et de se faire discret.
Étrangement, Diego avait disparu de la situation, lui aussi.
Ce n’était que le début des emmerdements…

Durant leur courte absence, la filière dans laquelle ils trafiquaient avait était reprise par un groupe d’hommes, des narcotrafiquants vindicatifs qui voulaient le bizness florissant de la communauté des Andes.
Et qu’elle ne fut pas leur surprise quand ils découvrirent que c’était Diego le commanditaire, lui qui avait repris le cartel et rameuté sa brigade de malfrats. Il ne cachât pas à Barbara et son frère que c’était lui-même qui avait tiré les vers du nez à Alejo et appris que l’argent sale du couple de frangin était au chaud sous sa cabane.
Il les tenait, c’est lui qui était en possession de la richesse qu’ils avaient accumulés durant des années de travail, lui qui avait le sang de leur père sur les mains, et maintenant, il les voulait à sa botte. Le sang d’Alejandro ne fit qu’un tour, il osa une tentative d’agression envers Diego et se fit descendre sur le champ, sous les yeux de Barbara, qui, en une journée, venait de perdre ses racines, son père, son frère et sa raison d’être.
Elle était démunie, et Diego profita de sa position de tortionnaire manipulateur pour en faire sa chose.
Si elle ne voulait pas rejoindre sa famille ou se faire balancer en taule, elle n’avait d’autre choix que de suivre Diego, ce qu’elle fit, à contre cœur.
Une haine profonde et hargneuse s’installât en Barbara, mais trop affolée à l’idée de tout perdre, elle parvenait à contenir sa rage sous un masque docile et presque remerciant. Oui, après tout, Diego lui laissait la vie sauve, lui offrait une couverture contre les violences extérieures en contre parie de faveurs sexuelles et de ses services professionnels.

La vie de Barbara prit donc un tournant sans appel,  elle était coincée avec ce type vulgaire, violent et obsédé, contrainte à s’échiner aux pieux et au travail pour lui, sans revenus personnel, sans contacts extérieurs, sans moyens de s’enfuir.
Pour autant, jeune et endurante, elle jouait très bien la comédie et ne laissait rien transparaitre de sa désolation intérieur.
Si jamais elle devenait trop triste, inactive ou de mauvais esprit, elle ne savait que trop bien ce qui l’attendait. Un coup de feu et s’en était fini.
Le jour ou elle ne pourrait plus supporter d’endurer cette vie-là, elle se ferait descendre, voilà tout.

Mais elle saisit une opportunité de rébellion le soir de ses vingt-trois. Ayant était retrouvée un mois d’août, elle prit l’habitude de fêter son anniversaire à l'été, ce n’était jamais à la même date mais toujours durant cette période calendaire. Elle se souvenait que petite, lorsqu’Alejo avait fait une bonne pêche ou avait remporté une gracieuse somme à la belote, ils se régalaient de fruits de mers aux citrons confits et de cocktails de Pisco Sour, cette eau de vie de raisins typiquement péruvienne mélangée à l'amertume du citron. Mais c’était vieux, tout ça.
Désormais, ses cérémonies d'anniversaire avaient une toute autre allure. C’était drogue, sexe, danses, bastons et virées nocturnes, en compagnie de Diego et de ses hommes.
Content de sortir sa pouliche pour l’occasion, il emmena Barbara fêter ses vingt-trois printemps dans la capitale colombienne, Bogota.
Bien que le port d’armes soit totalement interdit en ville, Diego et ses hommes ne prirent cette fois-ci, comme toutes les autres d’ailleurs, pas la peine de s’en séparer en vue de l’escapade festive et animée qui les attendaient tous. Et c’est ce soir là que Barbara saisit l’occasion de se venger.
Alors que la soirée battait son plein, elle profitât de l’absence momentanée de Diego pour fouiller la veste qu’il avait laissé sur le siège du bar ou il se trouvait l'instant d'avant, s’emparant d’un revolver chargé. Avec le bruit, les lumières, le monde et l’alcool, pas un homme ne s’aperçut se son geste, qui bien que tremblant et angoissé, fut rapide et discret.
Elle attendit son retour des toilettes avec un sourire qu’elle voulait naturel et amusé, alors qu’en elle tout bâtait la chamade sous l’effet du stress. Lorsque le visage de son tyran réapparut du bout de la salle, elle glissât avec douceur de la chaise haute, le poignet enfoncé dans le sac-à-main, l’arme entre les doigts, le laissant approcher d’elle… Et lorsqu’il fut assez près, elle tira.
La détonation fut puissante. Le corps de Diego s’écroulât au milieu de la pièce. Ses hommes, à la recherche de la provenance du tir, ne pensèrent pas tout de suite à tourner la tête en direction de Barbara, qui avait déjà commencé à vouloir prendre la fuite. Mais elle tombât nez à nez avec un flic. Un flic en civile, qui avait assisté à la scène et avait déjà eu le réflexe d'appeler du renfort. L’équipe en service arriva sur le champ, s’emparât des lieux, et munis de gilets par balles ne craignirent pas les ripostes de la poignée d'hommes de mains de Diego, qui se firent boucler en un rien de temps. Direction le poste, pour tout le monde.
Barbara, en nature de femme, eu le privilège d’avoir une cellule personnelle, cette nuit-là, du moins… Les négociations qui s'en suivirent ne furent pas bien longues.
Barbara avait était prise la main dans le sac, en flagrant délit. Et même si elle avait tué un parrain de la drogue, elle avait tiré sur un homme, de sang-froid, elle avait commis un meurtre en publique, de plus sans autorisation au port d’arme. Et même si elle n’était pas de plein grès, comme elle voulait leur faire croire, avec cet homme, elle aurait dû fuir, en parler à la police et ne pas faire justice elle-même.
Et puis surtout, ils ne voulaient rien savoir les flics colombiens, elle pouvait raconter ce qu’elle voulait, les faits était là, c’était la compagne d’un truand, et peu importe s’il y avait eu de l’eau dans le gaz entre eux deux, le résultat était là, elle était une femme vénale et elle baignait dans le milieu du narcotrafic. C’était sans appel.
Barbara n’avait aucun moyen de se payer un avocat. De toute façon, il n’y en avait pas beaucoup qui se seraient risqués à plaider en la faveur d’une meurtrière qui trafiquait de la cocaïne. C’était le trou direct.
Direction Luriguancho.





June ;


• Comment es-tu là ; Par hasard Balthazar!
• Code ; [Sympa pour la volaille!] N'est-ce pas? êAê
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• Âge ; Pars sur 24 ans.
• Sexe ; I'm a Girl! Bande de phallocrates.
• Cookies ou brownies ; Brownie aux noix de pécan :D
• Yaoi ou Yuri ; Après approfondissement, plutôt Yuri.
• Avatar utilisé ;  Midorikawa Hana de Prison School.

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Dernière édition par Gunter Barbara le Sam 21 Mai - 19:00, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Une crevette dans les filets (GUNTER Barbara)   Lun 9 Mai - 6:03


Alors, bienvenue mademoiselle! Un peu en retard, certes, et je m'en excuse - l'irl nous tient occupé ces temps-ci.

Concernant l'avatar, il faut passer par un hébergeur (comme zupimage.net, celui que j'utilise) pour obtenir le lien de ton image 200x400 pixel et insérer cedit lien qu'il nous donne (dans le cas de zupimage, c'est le deuxième : « lien direct de votre image ») dans le profil, section avatar, deuxième encadré «  Lier l'Avatar à partir d'un autre site :Entrez l'URL de l'image Avatar que vous voulez lier ». J'espère que c'est clair et, si ce n'est pas le cas, n'hésite pas à demander davantage d'informations! (Je ne savais pas jusqu'où tu connaissais l'intégration du lien, alors j'ai expliqué de long en large @@'').

Ensuite, dans le cas de ton personnage, j'ai bien aimé ta plume et, grâce à tes descriptions physiques, j'arrive très bien à m'imaginer Barbara. Elle me donne, en effet, l'impression d'être bien sexy. D'un autre côté, j'apprécie aussi sa personnalité qui a ses hauts et ses bas ainsi que ces petits détails qui font d'elle une humaine. Elle me semble vachement intéressante et j'ai hâte de voir comment tu vas la jouer. Quant à l'histoire, je dois toutefois admettre qu'il y a quelques éléments qui sont un peu incohérents. Tout d'abord, son intégration à la police qui se fait beaucoup trop facilement. Le corps policier n'accepterait jamais d'anciens criminels qui, de plus, n'ont pas été formés pour entrer dans la police.Je ne sais pas comment ça se passe dans les autres pays, mais, au Québec, pour être policier, on doit d'abord faire l'académie dédiée à ce métier et très peu arrive à y entrer (cette année, par exemple, sur 700 personnes, seulement 27 ont été acceptés dans celle située à Saint-Foy). Il y a des tests physiques, psychologiques et des examens de connaissance à passer.

Ensuite, je ne comprends pas tout à fait leurs raisons pour se rendre au Japon, l'opium, de mémoire, étant davantage fabriqué en Chine ou en Inde. De plus, pour investiguer, ils ne peuvent pas le faire à deux, c'est impensable et suicidaire. De même, la police japonaise, à mon avis, ne demanderait l'aide à celle italienne. Des Occidentaux ne seraient pas non plus subtiles dans la marrée nippone, surtout que les Japonais ont tendance à ne pas apprécier les étrangers.

Pour terminer, en ce qui concerne sa fuite, comment s'est-elle rendue jusqu'au Pérou? Ce n'est pas tout à fait près du Japon et, si elle est arrivée de manière illégale au pays, elle n'a pas de visa et elle sera dans l'impossibilité de travailler.  

Je suis désolé pour tous ces points! @@'' J'attends des réponses ou des changements; tu n'auras qu'à m'avertir pour que je vienne jeter un coup d’œil!

J'espère que tu te plairas sur le forum et y passeras un agréablement moment! ♥ :)

•.......•

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MessageSujet: Re: Une crevette dans les filets (GUNTER Barbara)   Jeu 19 Mai - 18:26

Merci pour la réponse, et là, pour le coup, c'est moi qui suis à la traine.
C'est vrai que l'histoire est complétement tirée par les cheveux.
Bon, je sais ce qu'il me reste à faire!
Je vais TOUT retaper :p

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MessageSujet: Re: Une crevette dans les filets (GUNTER Barbara)   Sam 21 Mai - 19:04

Double post, je sais. Mais c'est pour la bonne cause :D

J'ai terminé la réécriture de la fiche!  🍌

Verdict?...
:omo:

•.......•


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• Piercings et tatouages : Je n'en ai pas, mais j'ai bien des cicatrices pour compenser.



MessageSujet: Re: Une crevette dans les filets (GUNTER Barbara)   Lun 23 Mai - 3:41


Je t'annonce que tu es officiellement validée ♥

Désolé pour le petit délais, la grippe me cloue au lit - oui, je l'ai chopée à ce temps-ci de l'année ==''. En toute franchise, j'aime beaucoup cette Barbara et j'aime son surnom, la petite crevette. Je le trouve adorable! De même, sa personnalité a un petit côté charmant tout comme ta description physique. Je me l'imagine très bien! Autrement, j'ai beaucoup aimé lire ton histoire et ça me fait plaisir de t'annoncer que le jeu t'es enfin ouvert,  mais n'oublie toutefois pas de recenser ton avatar ICI, de demander ta cellule ICI et un rang personnalisé si tu le désires ICI.  

À nouveau, j'espère que tu passeras un agréable moment sur le forum et j'ai hâte de voir Barbara évoluer parmi nous! Au plaisir de se croiser en CB ou in rp ♥

•.......•

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MessageSujet: Re: Une crevette dans les filets (GUNTER Barbara)   

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Une crevette dans les filets (GUNTER Barbara)

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