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 J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Jeu 5 Mai - 9:54







J'étais sortit du bar, ayant préalablement allumé une cigarette que je me plaisais de rouler entre mes doigts. Libéré de ne plus être à ses côtés, j'aspirais de rentrer chez moi, encouragé à passer une courte soirée et peut-être, un début de nuit sans son horrible présence. Où avais-je garé ma voiture, déjà ? Ah, oui, un peu plus loin sur la place. Bon et bien, il faudra marcher un peu. Grelottant finalement, je plissais les yeux, clairement épuisé de cette journée. C'était étrange, à quel point la soirée m'avait fatigué. Pourtant, je n'avais pas fait grand chose, mis à part me lever, arriver et le supporter. Enfin, je le faisais malheureusement tous les jours. Je soupirais, recrachant la fumée de ma cigarette tout en levant le pas, la pénombre ayant recouvert son manteau sur la ville. J'aimais bien cet aspect, voir les lumières s'illuminer dans la nuit, sentir le froid caresser la peau. J'en frissonnais, levant les yeux vers le ciel. Les ruelles étaient étroites et contrairement à tout à l'heure, il faisait calme. L'agitation s'était stoppée et je pouvais désormais me délecter du silence présent.

J'aurais aimé pouvoir revenir en arrière. Beaucoup de fois, même. Comme lorsque j'ai signé le bail, ou la fois où tout a dérapé. Tout ça pour une baignoire. Et je peux vous dire que j'en sentais encore les frais. Je pouvais encore avoir mal aux reins, lorsque je levais le pas et puis l'autre. Soupirant d'un air las, je grognais. Non seulement il en avait profité, mais depuis ce jour, à chaque fois, il se retrouvait dans mon lit, à me serrer contre lui comme si nous étions amants. En quoi ?! J'ai beau chercher, je ne comprenais pas la raison de cela.

« Non mais quel abruti. Il s'imagine quoi, ce con. »

Je grognais entre mes dents, mâchouillant le pauvre papier de mes dents. Je dormais plus de la nuit et c'était pas des blagues ! À chaque fois que je m'installais bien confortablement, je pouvais sentir son corps se glisser sous mes draps, puis ses bras venir m'enlacer et me serrer contre lui.

Cher journal, quand est-ce qu'il finira par se lasser ? Plus les jours passent, plus j'espère qu'il finisse par pioncer sur son propre matelas. Et à quoi est-ce que ça lui sert, à ce con ?! Il ne profite même pas de mon corps, alors POURQUOI ?!

Passablement de mauvaise humeur, je fulminais, shootant dans un petit caillou qui se trouvait sur mon passage. Ce mec cherchait la fight. Il me titillait et c'est tristement que je me dis qu'il récoltait ce qu'il avait semé. Plus les jours passaient, plus j'avais envie de le buter, de prendre un scalpel et de lui retirer ses putains d'attributs. Car, vous savez, sentir dès le matin, une érection d'un autre homme dans son dos, c'est pas agréable. Non seulement il me serre comme un damné, mais je dois subir ce pieu dans le bas de la colonne vertébrale ! Qu'il aille bander ailleurs, merde !

Frissonnant de dégoût, je tentais de me changer les idées, devenu subitement livide. J'allais finir par le foutre dehors. Enfin, ça, c'était surtout une drôle de pensée qui me passait par la tête. Non, Faust. Ne fais pas ça. Tu vois, cette érection, elle te fait mal le matin ? Et bien, dis-toi qu'il vaut mieux l'avoir contre son dos qu'au plus profond du rectum et je sais de quoi je parle. Plus que quiconque. Cet homme avait décidément une taille hors du commun.

Mais bon, ne faisons pas attention à ça. Elle était où, cette voiture, déjà ? Un peu plus loin, je pense. Pour l'heure, je déambulais dans les rues, pestant presque à voix haute et le traitant de tous les noms d'oiseaux que je pouvais connaître. Si seulement je pouvais lui faire bouffer ses mots, je le ferais.


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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Ven 6 Mai - 21:29


Fuir n'est pas une option, apprends-le.
Peu après que Faust ait quitté le bar, je fis aussitôt de même, payant ma note et saluant mes collègues. Aucune obligation ni aucune raison ne me contraignaient; je n'étais pas obligé de m'attarder davantage et il était hors de question de laisser filer le lapin. Mon acte de présence était faite et le souhait de bienvenu avait été récité. Ces activités de socialisation n'ont jamais été mon point fort, ce que je ne prévoyais pas améliorer de sitôt, et je préférais m'occuper d'un petit fuyard. Le gardien, visiblement, avait pris la poudre d'escampette plus tôt que prévu, lui qui semblait passer un agréable moment en compagnie des jeunes femmes jusqu'à ce que je prenne place à ses côtes. Il ne fallait pas être devin pour saisir l'implication de son départ précipité.

Une fois à l'extérieur, je jetai des regards à gauche et à droite, cherchant mon colocataire et je ne vis que sa silhouette un peu plus loin, celle-ci se faufilant dans une ruelle. Pressant le pas, que je maintenais toutefois feutré, je me lançai à sa poursuite. À cette heure-ci, les rues étaient plus ou moins animées. Elles n'étaient pas tout à fait calmes, mais elles n'étaient pas non plus bondées. Il y avait suffisamment de brouhaha pour dissimuler le léger bruit de mes semelles contre les dalles, ce dont je profitai amplement. Rapidement, je me rapprochai de lui, de ma proie qui crachait milles injures et se plaisait à blasphémer. Cette tête de mule ne retenait pas la leçon ; la façade de gentil garçon devait être conservée même lorsque je n'étais pas dans les parages. Il faudrait lui rappeler comme je lui rappellerais que la politesse est de mise et que je ne pardonnerais pas son comportement d'un peu plus tôt. Certes, à ce moment-là, nous étions avec d'autres collègues et il m'était impossible de le remettre à l'ordre, cependant, il devrait savoir que nous ne serions pas toujours avec eux et que je n'oublierai pas son effronterie. J'avais une excellente mémoire.

Silencieusement et subtilement, je me glissai derrière lui, le surplombant de toute ma hauteur. Une différence de 30 centimètres était palpable et, surtout, à mon avantage. Nous avions la chance d'être la nuit et de n'avoir que quelques lumières faibles et diffuses. Elles n'éclairaient pas convenablement la ruelle et, ainsi, mon ombre était déjà dévorée par les ténèbres, ce qui renforçait mon intention de surprise. Brusquement, je faufilai ma main jusqu'à son menton et je relevai sèchement sa tête vers le haut afin d'ancrer mes prunelles dans les siennes, tant pis si sa nuque n'appréciait pas le traitement. Mes doigts épousaient les formes de sa mâchoire qui, étrangement, paraissait petite et étroite dans ma paume. Me penchant légèrement, je rapprochai mon visage du sien avant d'y souffler froidement :  

- J'imagine que je n'aurais pas de difficulté à deviner pour qui étaient tes injures, hm?

Mon ton était à la fois calme et cassant, un échos assourdi résonnant contre les murs. Je ne le croyais pas assez téméraire pour dénier mes insinuations et oser me mentir. Il avait eu un avant-goût de ma personnalité et il n'était pas assez écervelé pour jeter de l'huile sur le feu. Certainement, il ne désirait pas se brûler une seconde fois.

- Ne trouves-tu pas que tu as été assez effronté au bar? Et, en prime, tu m'injures en mon absence...

Pour un court instant, je laissai mes mots en suspends, prenant une petite pause dans laquelle je scrutai ses yeux noirâtres. La lune en croissant et mon reflet y miroitaient vaguement, à peine visible dans la pénombre. On aurait dit des billes lustrées et j'admets qu'elles avaient un certain charme. Doucement, mon pouce caressait sa lèvre inférieure, retraçant ses courbes. Ni trop douces, ni trop craquelées, ni trop sèches, elles étaient banales et, pourtant, c'était ces lèvres que j'avais embrassé violemment, et ce à plusieurs reprises. Je les avais mordues, je les avais blessées, et l'unique ressemblance qu'elles avaient à cet instant-là et en ce moment précis, c'était ces lueurs luisantes sous les relents d'alcool. Elles étaient humides comme elles l'étaient cette fois-là, à l'exception faite que ce n'était pas dû à notre salive.

- Une petite leçon s'impose pour cette bouche disgracieuse et je te conseille de ne pas rouspéter ni protester.

Mon regard se fit plus austère, plus dur et glacial, tandis que je fronçais légèrement les sourcils tout en gardant ce visage impassible. Je repris d'une voix davantage autoritaire, de celle qui était sans équivoque et n'accepterait aucune contestation:

- Car si tu testes un peu plus ma patience, je n'hésiterais pas à te prendre ici et maintenant. Est-ce clair?

S'il le désirait, il pourrait crier au viol, mais je le connaissais bien trop fier et, malheureusement, les bons samaritains étaient rares. On préférait s'occuper de ses propres problèmes et éviter de se mêler de celui des autres. S'ils ne les concernaient pas, les gens passaient leur chemin et fermaient les yeux. Si on voulait l'attention, il fallait crier « au feu ». Là, les personnes réagissaient, mais, autrement, qu'en avaient-elles à faire d'un pauvre gardien aux prises avec un infirmier un peu dérangé? Rien, absolument rien. Et, ayant travaillé dans la police, je suis certain que Faust le savait. Tant de victime aurait pu être épargnée si quelqu'un avait levé le petit doigt. Sauf que peu le levait et personne ne le lèvera pour toi.  

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Sam 7 Mai - 2:14







Et si je m'en allumais une ? Pourquoi pas. Soupirant, je farfouillais dans les poches de mon trench-coat, attrapant rapidement le paquet qui s'y trouvait. Ah. Faudra que je m'en rachète. C'était le dernier paquet qu'il me restait et il n'y avait plus que deux cylindres. J'en profiterais d'une pour ce soir, dans ce cas. J'avais certes, diminué ma consommation, mais je n'étais pas contre une de temps en temps. Rabroué d'un frisson, je sursautais, mes doigts attrapant la cigarette alors que je cherchais mon briquet. Où l'avais-je foutu ? Râlant, je cherchais un peu partout, tâtant les poches de mon pantalon. Est-ce qu'il était dans ma voiture ? Shit. Soupirant, je replaçais la clope dans son étau de papier, lorsque je pu sentir une présence... Encombrante. Me figeant sur place, je replaçait mon paquet dans la poche interne de ma veste, déglutissant. Cette aura était pesante, détestable. Et lorsque je pu sentir sa main sur ma peau, je ne pus que me figer d'avantage. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Pourquoi était-il là ?! Mon cœur s'était arrêté, troublé de cette présence un peu trop reconnaissable. Je n'avais rien fait, alors pourquoi, POURQUOI ?! Il était grand, haut, bien trop haut. Ma tête se relevait sous son geste, grimaçant à cause de la violence de son geste. Ma nuque me faisait mal sous la pression, ma pomme d'Adam ressortant sous l'arc. Mon regard troublé se bloquait sur le sien, croisant cet immensité glaciale. J'en étais perturbé et ne pus que reculer, un haut le cœur me prenant la gorge lorsqu'il s'approchait. Sauf que sa main me bloquait, m'étouffait et m'empêchait d'agir.

C'était comme se sentir prisonnier de ses gestes, de cette prison de chair. C'était comme la dernière fois, le jour où il m'avait fait sien. Mes pupilles s'amincissaient sous la pression, mes paupières s'écartant pour réaliser l'horreur de la situation. Les images de la dernière fois me revenaient, de cette soirée et de cette douche. Ça n'allait pas se répéter, hein ? Mes muscles me faisaient à nouveau mal, alors que je sentais la sueur perler sur ma peau. J'avais peur. J'étais putain de tétanisé sous la pression et par ses gestes. Cette armoire à glaces, cette immense masse musculaire me barrait le chemin. C'était comme si j'étais inutile, incapable de faire le moindre mouvement, incapable de me défendre. Entrouvrant les lèvres, je bégayais, les mots ne parvenant pas à se faire une place, ou même à se chevaucher.

« ... »

Cette sensation de corde autour du cou, qui se resserre encore et encore jusqu'à finalement t'étouffer, mais pas assez. Juste pour te garder en vie. Je la sentais, elle qui était terrifiante, qui était là pour s'amuser de mes réactions. À la suite de ses mots, je ne pouvais que voir l'horreur arriver. Est-ce que je devais me défendre ? Mais si je le faisais et que je venais à rater mon coup, peut-être que je vivrais pire que ce que j'avais vécu la dernière fois ? Cet arrière goût amer, cette pression qui me donnait mal à la tête, tel un rat grouillant. J'en avais prit peur, au final. Je faisais un bien piètre policier.

C'était presque comme si je ne me souvenais pas de mes paroles passées. Qu'avais-je pus dire de mauvais ? Est-ce que je l'avais insulté ? La gorge nouée, je me mettais à paniquer, à stresser intérieurement. Depuis quand devais-je surveiller mes paroles ?!

« Pourquoi, tu te sentais visé ? »

Je me mordais l'intérieur des joues par la même occasion, histoire de faire taire cette voix tremblotante. Je ne devais pas en rajouter, pas si je voulais rester en vie. Au contact de son pouce, j'eus vite l'envie de vomir. Le toucher de sa peau contre la mienne, caressant ma lippe comme s'il en avait l'envie, celle de la dévorer. J'avais prit peur. Elle tremblait, visiblement troublée par ce contact qu'elle n'avait plus connu depuis longtemps. À quoi pouvait-il bien penser ? Ses pensées étaient indescriptibles. Je ne parvenais pas à le comprendre. Pourquoi faisait-il ça ? Connaissait-il l'ironie, les petites piques qu'on se lançait de temps à autre ? Certainement pas. Il était angoissant, dur, sec. Tout le contraire du genre de personne que j'appréciais généralement. Et pourtant, il avait ce côté mystérieux, ce côté qui faisait que je ne parvenais pas à détourner mon regard du sien. Il était si froid, si profond. Jurant avec la pénombre des lieux, cet étincelle de vie dansait. Elle était là et ne voyait que moi. Peu importe où je me trouvais, je le sentais. Sur mon dos, dans mon cou. Ou même en face. C'était au final, cette tension qui avait réussi à me mettre sur mes gardes où que j'allais. Combien de temps c'était écoulé depuis cette fois-là ?

Sauf là. Toutes mes pensées se firent retournées d'un geste brusque et ce, juste au moment où son regard changea. Je ne pus qu'entendre quelques paroles qui me firent réaliser l'horreur de la situation. Qu'entendait-il exactement par là ? Je ravalais ma salive, la pomme d'Adam montant et redescendant. Il ne voulait pas que... Non. Certainement pas.

Il était sérieux ? Pourquoi cherchait-il a faire ce genre de chose ? Mon regard se faisait plus troublé, incertain. Je n'avais jamais fait ça. Alors pourquoi cherchait-il à me rabaisser encore et encore ? Par instinct, je m'étais contracté, sentant le froid attaquer ma chair. Jusqu'ici, la température ne m'avait pas dérangé, mais il fallait admettre que pour l'heure, elle était devenue tendue, glaciale, détestable et étouffante. L'atmosphère était tranchante, comme des bouts de verre que j'avalais à chaque fois que mes poumons se remplissaient d'air. Cet homme respirait la crainte jusqu'au bout. Merde. Ressaisis-toi, Faust.

« T'es vraiment dégueulasse. »

Je ne te comprenais pas, Varlaam. Pourquoi cherchais-tu à ce point à me mettre dans cet état là ? Je n'aimais pas. Déjà tous les soirs, tu te faisais un malin plaisir à te glisser dans mon dos, à me serrer contre toi. Alors pourquoi maintenant, ici ? Dans les ruelles ? Pourquoi je ne pouvais pas vivre une vie normale, moi qui n'avait jamais réellement tenté la déchéance ? Baissant finalement les yeux, incapable de le fixer trop longtemps, j'essayais de me redresser, les muscles de mon cou finissant par me faire mal. Se faire baiser ou le sucer ? C'était quoi cette proposition Je serrais les dents passant une de mes mains sur la sienne, effleurant sa peau. Elle qui était si claire, allant en harmonie avec ses mèches blondes. C'était un bel homme, il ne fallait pas se le cacher. Putain de merde. Ça faisait longtemps que je n'avais plus mit en doute mes penchants homosexuels.

Cherchant à me retourner, je regardais dans la rue, de droite à gauche. Il n'y avait personne. Et pour l'heure, je réalisais l'évidence. Me faire prendre était.. Certes tout aussi rabaissant, mais plus dérangeant et sincèrement, je n'avais pas envie de manquer le travail. Mais... Erh. Relevant les yeux, je l'observais, affichant une mine écœurée. J'avais à nouveau cette envie de vomir, mais différente. Je préférais encore avaler un savon, celui qu'il m'avait fait entrer dans la bouche, que de devoir le lécher à cet endroit là. Ou bien, est-ce qu'il me testait ? Se foutait il de moi ? Je ne savais pas, mais je n'avais pas envie de tester sa patience, je l'avais déjà fait une fois et j'en avais bien payé les frais. Non, Varlaam n'était pas du genre à plaisanter. Peu sûr de moi, je lui lançais un regard noir, le fixant de ma petite taille. Toujours contre lui, je serrais les poings, un goût amer sur la langue.

« Et tu veux faire ça maintenant ? »



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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Sam 7 Mai - 3:42

Tu n'es pas un saint, ne l'oublie pas.
Mes mains, relativement froides, se réchauffaient au contact de sa peau, reprenant en quelque sorte vie. Lentement, j'avais commencé à oublier cette sensation, celle d'un autre corps contre soi, et, désormais, je la redécouvrais en la compagnie de Faust. Chaque nuit et chaque matin, c'était sa chaleur qui m'enveloppait. Au bout du compte, je devais admettre que c'était agréable tout comme confortable. Ce n'était pas réconfortant ni même rassurant, c'était seulement apaisant, ce qui ne devait pourtant pas être son cas. Ce contact, lui, il devait le détester, le haïr comme rien d'autre et, rien qu'en scrutant ses beaux yeux, il était facile de déceler toute la haine ainsi que la colère qu'il me portait. Elles n'étaient pas anodines. Entre elles se mélangeait une peur sourde, cette peur que j'appréciais tant entrevoir dans ses iris; elle rayonnait dans cette tendre noirceur, criant toute l'effroi que je lui inspirais et, cet effroi, je savais l'utiliser à mon avantage. Il me permettait d'approfondir mon contrôle sur sa personne et de saisir chaque parcelle de son être. Avec lenteur, certes, mais sûrement. Je savais, en l'apercevant, qu'il lui serait désormais impossible de m'échapper. La cicatrice de cette soirée-là était bien ancrée, il ne restait qu'à corriger son langage et son attitude.

- Veux-tu sérieusement poursuivre dans l'insolence? Il vaudrait pourtant mieux te taire et te contenter d'hocher la tête, Faust.

Mon ton, un peu plus cassant, le coupait sec, appréciant peu son attitude. Cependant, j'eus la politesse de répondre à sa question - très mal formulée d'ailleurs - d'une voix tout aussi froide :

- Y-a-t-il d'autres personnes que moi qui t'enrage à ce point? Si oui, j'aimerais bien avoir les noms.

Autrement dit, il valait mieux que son mensonge soit de béton. Je me sentais visé, car c'était de moi qu'il parlait. Je ne l'avais pas cru assez téméraire pour tenter de jouer au plus malin; on pouvait toutefois mettre ce tempérament sur le coup de l'alcool et je pouvais me faire un peu plus clément, du moins, pour le moment. S'il poursuivait dans cette voie, ma bonté d'âme ne ferait pas long feu - elle qui n'était déjà pas très grande, à peine existait-elle. Éviter de l'éroder serait une idée potable. Au moins, les réactions de son corps, contradictoires avec ses paroles tout comme la dernière fois, calmaient mon courroux. Elles trahissaient son trouble. Sa voix chevrotante, ses lèvres tremblantes, j'oserais dire qu'elles avaient un petit quelque chose d'adorable. Il faisait le fier, le brave, sauf qu'il ne pouvait nier ma présence oppressante. Il la connaissait, un peu trop, et les souvenirs de cette nuit le hantait comme elle me hantait. Oui, il est vrai que j'y pensais couramment, à cet homme dont l'ego s'était lentement fissuré sous moi et qu'il me tardait de faire voler en éclat. Son orgueil me résistait plus que je ne l'aurais cru et cette soirée que l'on avait passé ensemble n'avait vraisemblablement pas suffit. Faust, tu dois baissé la tête et m'obéir aveuglément sans rouspéter, sans rechigner, sans protester. Je recommencerai les leçons autant de fois qu'il le faudra.

Le gardien, en définitive, avait le mérite de comprendre rapidement, et ce même lorsqu'il ne s'agissait que de quelques insinuations. En d'autres mots, son esprit était aussi tordu que le mien. Sinon, comment les idées que j'avais à peine énoncées lui viendrait-il en tête? Une personne innocente, voire normale, n'y penserait pas. Si j'aurais pu sourire d'amusement, je crois que l'aurais fait. Cependant, ses mots, ils me remirent vite d'une humeur mauvaise et ma prise autour de sa mâchoire se resserra, assez que mes doigts s'enfoncèrent dans sa chair. Il venait jouer avec le feu et il allait s'y brûler. Encore une fois.

- Je crois, Faust, que tu n'as pas un mot à dire. Dis-moi, peux-tu réellement te plaindre, alors que tu es aussi dégueulasse que je le suis?

À nouveau, je laissai mes insinuations en suspends, le retournant violemment afin qu'il soit face à moi - il tentait, de toute façon, de le faire de lui-même. Avec brusquerie, je glissai une main au bas de son dos et le rapprochai de mon corps, le pressant contre mon bassin et mon torse, tandis que je revenais enlacer son menton de mes doigts, relevant encore et toujours sa tête. Je me penchai et approchai mes lèvres des siennes, y susurrant d'une voix glaciale, mais sur le ton de la confidence :

- Toi, gardien et ancien policier, qui t'en est pris à un jeune, presque un enfant, frêle et incapable de se défendre? Aller, dis-moi, ce rouquin, ce Clyde si je me souviens de son nom, combien de larmes a-t-il versé et combien de fois t'a-t-il dit d'arrêter? Peu importe la raison de tes actes, tu ne vaux pas mieux que l'homme que je suis et peu importe comment tu essayes de les raisonner, tu es, toi aussi, un monstre aux yeux de la société. Ne l'oublie pas et, dorénavant, penses à tourner sept fois ta langue avant de parler.

À l'infirmerie, il y a quelques temps, on m'avait reconduit un jeune garçon souffrant d'une forte fièvre. C'était cedit Clyde. Son front était brûlant, suivant sa température un peu trop haute, et il était trempé de sueur. Je ne sais s'il  s'était endormi de manière naturelle ou s'il avait été assommé par la fièvre, mais j'en avais profité pour m'occuper de lui, lui passer une serviette sur le corps et changer ses vêtements - j'appris plus tard sa peur et son dégoût du toucher; heureusement qu'il dormait ou il aurait payé cher ses protestations. En le déshabillant, j'avais aperçus ces suçons rougeoyants, des marques de possessivité flagrante, et, lorsque je m'attardais à son visage, je pouvais apercevoir le coin de ses yeux qui avait rougi. Des plaintes lui échappaient lorsqu'il bougeait de gauche à droite dans le lit d'infirmerie, tandis qu'il se recroquevillait sur le matelas. Il ne m'en fallut pas davantage pour deviner ce qui s'était passé. C'était fréquent, surtout lorsque les détenus avaient une bouille comme la sienne, et je n'en fis pas un cas. Seulement, je pris la peine de discuter avec lui à son réveil - il n'était pas très bavard et, malgré son honnêteté, lui tirer les vers du nez me pris un certain temps, ce que je fis tout en rangeant des dossiers. C'est là que le nom de Faust ressortit. En toute franchise, je ne prévoyais pas user de cette information, toutefois, le garde poussait ma patience en toute connaissance de cause. Je voulais l'écraser, que ce soit moralement ou physiquement, et je n'hésiterais pas à user de tous les moyens à ma disposition. Je n'étais pas un saint et me salir les mains ne m'indisposait pas. Je les avais déjà bien assez sali en temps de guerre; alors un peu moins ou un peu plus...

Doucement, je reviens passer mon pouce sur sa lèvre inférieure, la caressant avant de la tirer délicatement vers le bas, ouvrant au passage sa bouche. Mes gestes suivirent de concert mes paroles, tandis qu'un léger regard fut porté à ses lèvres avant d'être remonté vers ses yeux, complètement impassible à ses états d'âme.

- Ici et maintenant. Mets-toi à genoux et  plais-moi de ta bouche. Je te déconseille de penser à me mordre; tu le regretterais amèrement. Est-ce clair?

Occupons donc cette bouche insolente, que tu ne puisses dire d'autres bêtises, veux-tu bien, mon cher Faust?  

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Lun 9 Mai - 20:36







La tension était sévère. Plus je parlais, plus je pouvais voir dans ses yeux une lueur inquiétante et stricte. Je ne pouvais que déglutir, ayant l'horrible envie de baisser les yeux. Pourquoi est-ce que ça devait se répéter ? Pourquoi comme ça ? J'étais juste incapable. Incapable de le contredire, de peur de cette « punition » qu'il m'affligerait certainement. C'était comme s'il m'avait mit une muselière en cette soirée, une laisse et un collier étrangleur, capable de tirer dessus à tout moment pour me rappeler à l'ordre en appuyant là où ça faisait mal. À ses mots, j'en venais à hocher instinctivement la tête, le malaise revenant à grands pas. À vrai dire, il n'avait pas tord. Je ne haïssais personne d'autre, si ce n'était mon frère maintenant décédé. Oui, c'était bien Varlaam. Je voulais le voir souffrir, le voir endurer la même sorte de chose et donc ainsi, venir à lui mettre une quelconque conscience. Enfin, je pouvais toujours rêver. Mais malheureusement, ceux-ci ne se réalisent jamais, j'en avais désormais la preuve.

« ... ça ne te regarde pas. »

Effectivement, j'avais bu quelques verres. Ma langue était certes, quelque peu déliée, mais je me faisais violence de la retenir et de la garder encore un peu sous clé. Il ne fallait pas que je l'ouvre si je voulais marcher demain. Mes pupilles tremblaient, hésitantes à rester ancrées dans son regard de glace. À quoi pensais-tu exactement, Varlaam ? Que cherchais-tu à avoir en me serrant comme ça?

Mon coeur se resserrait. Je sentais cet étrange collier invisible se contracter autour de ma gorge, m'étouffer et m'empêcher de respirer comme je le souhaitais. Mes yeux s'écarquillaient, écoutant la suite de ses paroles sans pouvoir prononcer le moindre mot. Ses doigts étaient raides, ancrés sur ma mâchoire qui souffrait lentement de cette douloureuse pression. J'allais certainement être engourdi une fois lâché. Enfin, si la suite ne se passait pas comme je le pensais. Ses yeux, son regard. Il me fixait une fois de plus, ayant cette fâcheuse tendance à me faire littéralement flipper. Que voulait-il dire par là ? Je déglutissais, ravalant cette salive qui semblait rester un instant coincée dans ma gorge, ayant de la peine à redescendre tout en bas. Si j'avais été gosse, je me serais pissé dessus.

Quoi que, là, je n'en étais pas loin. Mes pupilles dansaient au rythme de ses mots, ceux qu'il alignait d'une façon si simple et si déployée. Et là, tout me revenait en tête. Mon expression changeait. Je me dégoûtais.

Certes, je le savais. Le soir même, j'y avais pensé. J'étais immonde. Mes sourcils se défronçaient, alors que j'entrouvrais la bouche sans prétendre le moindre mouvement défensif. Il avait raison. Ce collier se resserrait, écrasant mes cordes vocales qui, même sans parler, venaient m'étouffer. J'en avais mal. J'en souffrais. J'avais violé Clyde. La réalité semblait me frapper plus violemment, alors que sans même m'en rendre compte, de l'eau montait au niveau de mes yeux. Non. Faust. Ne chiale pas, pas devant lui. Pourrais-je seulement me montrer à nouveau devant Clyde ? Non seulement il devait me haïr, mais devait se sentir autant dégueulasse que moi lors de la soirée avec ce Russe.

J'étais incapable, juste incapable de répliquer quoi que ce soit. J'avais envie de pleurer, là, comme une merde. Pourquoi ? Parce que cet enculé avait raison. Je ne valais réellement pas mieux que lui ? J'avais été horrible, hein, Clyde ? Il faudra que je m'excuses auprès de toi un jour, même si tu m'en voudras et que tu ne reviendras plus jamais chercher à manger dans mon bureau. Nous ne pourrons plus nous regarder et je ne pourrais plus t'envoyer quelques piques qui te font grogner pendant que tu manges. Merde, il a fallut que je mette tout en l'air.

I feel like a Monster.

Un haut le coeur me prenait, alors que je reculais un peu le visage sous cette caresse horriblement douce. Baissant les yeux, je me retenais de laisser transparaître mes émotions. Sauf que c'était raté, mon vieux. Je jetais un coup d'oeil rapide à droite et à gauche, ravalant durement cette salive coincée dans le haut de ma gorge, me donnant envie de vomir. Je ne bougeais pas, ma lèvre se mouvant sous son pouce. Je n'aimais pas la façon dont il me regardait. Clyde, est-ce que tu tremblais vraiment de dégoût en me sentant contre toi ? Je serrais les dents, mes lèvres entrouvertes par ce mouvement de sa part. Merde. J'avais envie de dégueuler, merde.

Mes gestes étaient tremblants, mais je n'allais certainement pas rester au beau milieu de la route. Alors, je levais ma main droite, celle-ci hésitante à toucher un homme tel que lui. Je ne le prenais pas avec force, juste pour l'emmener. Autant demander un peu d'intimité, quitte à faire ça ? Putain. Dans la rue. Dans la putain de rue. Juste à côté de celle-ci se trouvait un renfoncement, à même pas un mètre, une autre petite ruelle en débouchant, presque pas fréquentée, mais quand même fortement visible. C'était mieux que rien et au moins, on serait contre un mur. Alors, relâchant son poignet, je bafouillais, ma gorge enrouée par ces engrenages rouillés de larmes que je ravalais. Ma fierté était déjà réduite à néant, qu'attendais-je en faisant ça ?

« C'est clair ... »

N'osant pas le regarder dans les yeux, je m'abaissais, mon coeur semblant vouloir sortir de ma cage thoracique. Je stressais, c'était la première fois que j'allais faire ça. Puis, je posais mes mains sur son pantalon, à l'endroit de sa ceinture. Agenouillé à ses pieds, je faisait tout juste la taille de ses jambes qui me paraissaient immenses, alors que je lui jetais un coup d'oeil. Ce mec était horriblement oppressant. Je défaisais la boucle, peinant à la lui défaire. J'avais l'habitude de le faire sur moi, non pas sur un autre corps.

Et si il venait à trouver ça nul ? Est-ce qu'il chercherait à me prendre en retour ? Il m'avait dit de lui plaire de ma bouche. Tiens, rien qu'à penser ça et j'en avais la nausée. J'aurais voulu faire cette première fois avec Phebus.

Voilà ce que je pensais exactement. Pourquoi penser à lui maintenant ? Putain, c'était pas le moment, Faust. Mes doigts maladroits avaient terminé leur exploration, alors qu'ils ouvraient on pantalon. Le dégoût revenait, alors que je ne pouvais m'empêcher de regarder à droite, à gauche. Personne. Merde, ma fierté en prendrait un coup si quelqu'un venait à me voir, à me reconnaître. Je suis désolée, Clyde. Vraiment désolé.

Mes doigts semblaient engourdis, cherchant à défaire sa colonne de chair de son boxer que j'abaissais avec hésitation, en sortant son membre déjà ... Bien trop fourni. Un peu trop, même. Je devrais mettre ça dans ma bouche ? Déjà, ça ne rentrera jamais en entier. ...

Enfin, c'est ce que je m'étais dit avant qu'il ne me l'enfonce droit dans le rectum. Déglutissant à nouveau, j'hésitais à présent. Comment allais-je m'y prendre ? Devais-je utiliser mon piercing ?

Me reculant, je l'observais, mes doigts tenant la base avant de m'en approcher. Putain, c'était dégueulasse. J'avais cette envie de dégoût, cette mauvaise sensation qui me donnait envie de dégueuler. Alors que je tendais la langue, je venais l'aplatir sur son envergure, pensant un peu à ... Putain, une glace. Sauf que c'était chaud, salé et tout sauf sucré et froid, contrairement à ses yeux. Je réitérais l'affaire, rapprochant mes lèvres de sa chair. Il faudra que je me brosse les dents et sévèrement en rentrant. Tirant sur la peau qui menait à son gland, je le dégageais, essayant de me faire minutieux. Clyde avait enduré pire, alors...

Ma langue se frottait contre l'urètre, avant d'avoir l'idée d'y frotter mon piercing, l'enfonçant parcimonieusement et délicatement. Je savais que ça faisait mal d'y aller trop fort, mais une petite taquinerie ne faisait pas de mal à personne, hein ? Il m'avait ordonné de lui faire plaisir ? Alors je devais faire de mon mieux. Rougissant à mon maximum, je revenais à la charge, me mettant à embrasser sa chair rosie, mes doigt enlaçant la base qui se mettait à durcir. C'était chaud, amer. Je n'étais pas capable de me rendre compte à quel point j'étais si bas. Ma fierté, mon charisme en avait prit un sacré coup et je me demandais comment j'allais bien faire pour pouvoir me relever. Soufflant, j'y glissais à nouveau la langue, faisant de mon mieux pour le satisfaire en le taquinant également de mon piercing.

Chérie, Yessica. J'espère que tu ne me vois pas d'où tu es. Je ne voudrais pas que tu me croise dans un tel état.

C'est ce qu'il t'attendras à chaque connerie, Faust.



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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Mar 10 Mai - 4:33

Ô si pathétique, si humain
L'alcool, fléau des faibles comme des forts, faisait parfois ressurgir les pensées que, d'ordinaire, l'on tairait. Possédant cette fâcheuse tendance à exhiber la moindre de nos réflexions - qu'elles aient du sens ou non -, il conduisait à ces situations gênantes, déplaisantes, déplacées et la liste était bien longue. Certains avançaient que nous n'étions plus nous-mêmes, que nous n'étions plus responsables de nos actes au même titre que l'étaient nos paroles. Le blâme n'était alors plus le nôtre, mais celui de la boisson. Le petit hic, c'était que je ne partageais pas cette vision des choses; tu avais pris le verre en toute conscience, sachant que ta personnalité serait inévitablement influencée par le gin, le whisky, la vodka ou la bière, peu importe. Tu avais fait le choix et tu ne pouvais le nier. La suite relevait de ta faute et uniquement de la tienne. Boire n'excusait rien et, cette langue déliée qui devenait tienne, elle ne serait pas si aisément pardonnée, Faust.

La clémence avait ses limites et, malheureusement, la mienne était frêle, à peine tangible. Il n'en fallut pas plus pour qu'à mon tour je délie ma langue, recourant à ces mots tordus et vils. La sainteté ne m'avait jamais touché et aller chercher les secrets sombres d'autrui afin de les utiliser à bon escient ne m'incommodait pas. Ce n'était qu'un moyen comme un autre pour obtenir ce que je désirais. Car même si tu hochais la tête, les yeux apeurés, ce n'était pas suffisant; il fallait te soumettre entièrement et je n'accepterais pas qu'un quart de docilité. Je la voulais dans tous ses égards et tu me la donneras, bon gré mal gré.

Cet homme, je le savais, à la différence de moi, était contraint par sa conscience, par cette humanité qui faisait de lui un humain. Il n'était pas dépourvu de sentiments et, bien entendu, la culpabilité pouvait tout aussi bien le hanter. Malgré tout, c'était un pari que j'avais fait et que, visiblement, j'avais remporté haut la main. Lorsque je lui rappelai qu'il était, lui aussi, un violeur, un monstre aux yeux de la société, son visage se décomposa. Certes, je crois qu'il tenta de cacher son émoi, sauf qu'il était si facile de lire en lui, tel un livre ouvert. Qu'il s'en rende compte ou non, il était expressif et j'apercevais ce que je voulais apercevoir, m'indiquant qu'il dansait bel et bien dans la paume de ma main. Les paroles ont un pouvoir tout aussi important, voire davantage que la force brute. Il suffisait de contempler leurs impacts, leurs conséquences, sur le gardien pour le deviner, pour s'en convaincre. Le dégoût qui hantait ses traits, le dégoût qu'il avait pour lui-même, pour les gestes qu'il avait commis, lui donnait un air en quelque sorte pathétique, des yeux qui, peut-être, auraient pu attiser un semblant de pitié - mais pas chez moi, je ne connaissais pas la pitié; ceux qui en avaient sur le champ de bataille trouvaient vite le repos éternel et, décidé à vivre, je m'étais depuis belle lurette débarrassé de tous sentiments superflus. Il ne supportait pas le poids de ses propres actes, ses épaules trop fragiles, trop petites et menues. Avant d'entreprendre une action, quelle qu’elle soit, il faut s'assurer de pouvoir vivre avec son implication. Contrairement à lui, je vivais très bien avec ce que j'avais fait, ce que je faisais et ce que je m'apprêtais à faire. C'était, certainement, la différence fondamentale entre nous deux.

Ses prunelles, si lustrées que je m'y voyais, semblèrent larmoyantes, prêtes à se noyer dans le chagrin qui montait en lui. Lamentable. Pleurer alors que l'on était le bourreau, pleurer pour la victime, ce n'était qu'égoïsme, ce n'était qu'une façon de se sentir mieux; ce n'était pas pour elle, c'était pour soi. Je ne comprenais pas ceux qui éprouvaient de la compassion pour les monstres cherchant rédemption. Il n'y en avait pas et tenter de se faire pardonner, c'était se fourvoyer. Il ne fallait pas se tromper. Un salaud restait un salaud, un voleur, un voleur, un violeur, un violeur et un meurtrier, un meurtrier. On ne pouvait changer le passé, il fallait tout bonnement l'accepter. Et toi, Faust? Seras-tu un jour capable d'accepter tes gestes? Pourras-tu vivre avec eux désormais que tu connais la souffrance, le dégoût, la peur que l'on ressent lorsque l'on est soi-même la victime? Saurais-tu te regarder dans le miroir sans sentir un haut-le-cœur étreindre ta gorge? Dis-moi, ne serait-ce pas plus facile de t'enliser dans ta misère et de m'obéir, d'oublier de réfléchir? Aller, dis-moi.  

Il devenait soudain bien calme, si docile que l'on ne dirait pas le même homme. L'avais-je perturbé à ce point? Peut-être. J'avais beau connaître les humains, je ne les comprendrais jamais complètement. Ces émotions, celles qui le tourmentaient, étaient si futiles, plus qu'inutiles, alors pourquoi s'y accrocher? Enfin, elles m'étaient bénéfiques, me permettant de passer un collier autour de son cou. Envieux, je caressais sa lèvre, et ce jusqu'à ce que, tremblant, il ne cherche à me diriger vers un coin plus à l'écart. J'y jetai d'abord un coup d'œil avant de décider si oui ou non je le suivrais de bon gré, ce que, en définitive, je fis. Finalement, il prit la parole et, pour une fois, il répondit ce que je souhaitais qu'il réponde - quel bon garçon. Plus doucement, je caressais sa joue, scrutant ses traits, tandis que sa voix chevrotante, brisée par mes quelques mots d'un peu plus tôt, résonnait en boucle à mes oreilles. Elle était belle, mélodieuse et délicieuse. Ô que j'aimerais l'entendre plus souvent, elle qui donnait le ton à la soumission, à sa soumission.

- Parfait. Si tu fais bien ton travail, je t'offrirai une récompense; si ce n'est pas le cas, ce sera une sanction, un petit châtiment.

Connaissez-vous le principe de l'os et du bâton? Pour bien dresser un chien, il faut lui donner les deux ou, du moins, un semblant des deux. Il faut le récompenser tout comme le punir ou l'on n'obtient rien. Il en allait de même avec les humains; on privait nos enfants de desserts ou de sorties quand ils agissaient mal - selon le point de vue des parents, des adultes - et on leur donnait des bonbons ou des jouets quand ils agissaient bien, quand ils se conformaient à nos règles et au moule social qu'on leur imposait. Si Faust voulait des cadeaux empoisonnés, il lui faudrait abdiquer aux miennes et éviter de s'y déroger. Je me demande combien de fois je devrais me répéter, mais, au moins, ce soir, il semblait apte à m'écouter. C'était, tout bien considérée, une bonne soirée.  

Je ne le pressai pas, me contentant de le regarder s'agenouiller à mes pieds, mes yeux bleutés le toisant froidement. Tous ses gestes, à partir de maintenant, ne seraient que de lui et uniquement de lui. Il les poserait sans que j'aie à les dicter; il savait ce qu'il avait à faire, il n'avait pas besoin de davantage d'indications. Je ne prévoyais pas lever la voix pour donner d'autres ordres, préférant user de méthodes plus discrètes. Maladroitement, il s'occupa de ma ceinture et je ne bougeai pas d'un iota, me tenant droit, à la manière d'un piquet. Cette posture ne me quittait pas, un autre vestige de mon temps dans l'armée. Rapidement, je me rendis compte qu'il n'y était pas habitué, ce qui n'était au fond pas si étonnant - les homosexuels ne courraient pas les rues et j'avais entendu dire, entre quelques papotages d'infirmières lors de leur pause café, qu'il avait déjà été marié, mais sans plus. Elles ne développaient pas et ce n'était peut-être que quelques potins. Dans tous les cas, je pouvais affirmer sans trop me risquer qu'il n'était pas habitué aux hommes.    

Avec une certaine tendresse, je glissai ma main dans ses cheveux, mes doigts se mêlant aux mèches noirâtres et courtes. Doucement, je passai et repassai ma main en de délicates caresses, un peu comme s'il était un objet de porcelaine sur le point de se briser - sauf qu'il était déjà fissuré et, peu pour, il craquerait sans possibilité de revenir en arrière.  D'une voix basse, mais bien audible et froide, je m'enquis par curiosité malsaine :

- Est-ce ta première fois?

Lorsque je l'avais violé, il y a quelque temps déjà, je n'avais pas posé la question, je n'en voyais pas l'intérêt. Là, il n'y en avait pas réellement non plus, cependant, je saurais à quoi m'en tenir et je pourrais me faire plus patient si ses techniques laissaient à désirer.

- Ne me mens pas. Et personne ne viendra; si jamais elle se rendait compte de ce qui se passait, elle détournerait le regard et ferait semblant de ne rien voir. On est dans la pénombre, il est impossible de te reconnaître, encore moins dans cette position, le rassurai-je lorsque je le vis jeter des coups d'œil à gauche et à droite pour une seconde fois. Alors, dépêche-toi, nous n'avons pas toute la nuit.

Sans le quitter des yeux, je le contemplai du haut de mes deux mètres, l'observant s'appliquer avec un certain intérêt. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, il ne se fit pas timide, bien qu'un peu hésitant au tout début. Maintenant que sa langue, chaude et humide, s'était posée sur ma verge, elle s'activait, cherchait à me plaire tel que je l'avais demandé. Bonne joueuse, elle venait taquiner mon urètre et, en réponse, mon membre tressautait contre elle, peu habitué à ce traitement, alors que ma poigne se raffermit un instant autour de ses mèches. La sensation était un étrange mélange de plaisir et de douleur; les deux à la bonne dose. C'en était en quelque sorte grisant et un léger soupir, discret et rauque, m'échappa - même moi, lorsque je m'éprends de plaisir, je ne reste pas silencieux.    

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Mar 10 Mai - 20:46







Une récompense ? Plus j'y faisais attention, plus je me demandais réellement s'il ne me voyait pas comme un animal de compagnie. Je le sentais mal. Je ne sais pas pourquoi ou pour quelle raison, mais l'imaginer « me récompenser » me donnait un haut le cœur. Je n'avais pas plus envie de me faire féliciter que de le toucher encore longtemps. Alors, pour cette soirée, je m’exécuterais. Et ce, uniquement pour Clyde. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point j'avais pu le blesser. Non seulement j'avais pensé à moi, mais j'avais cru penser à lui. Je fronçais les sourcils, m'en voulant au plus haut point. Pourquoi je devais lui donner raison à LUI ? À cet enfoiré, à ce russe de mes deux ? À la suite de ses paroles, je me bloquais, frémissant malheureusement à ce contact dans mes cheveux. Je n'aimais pas de la façon dont il me les tenait. Je n'aimais pas cette emprise qu'il avait sur ma personne. Incapable de lever le petit doigt, je m'arrêtais, fixant cette chose en face de moi, sourcils froncés. Jamais je n'aurais pensé pouvoir être dans une telle position, avec un gros plan sur l'érection d'un autre homme. Ma première fois ? Est-ce qu'il pensait au moins une seule seconde que j'étais habitué à faire ça ?

« Oui. »

Je n'avais rien d'autre à ajouter, juste un simple mot, enroué et bloqué par ma respiration hachée. Plus il continuait sa phrase, plus j'avais envie de le mordre. De broyer ses testicules entre mes doigts. Alors, je me contractais, fronçant les sourcils sans rien ajouter. Juste, ta gueule. Tais-toi, ferme-la ! Ses paroles agissaient comme du venin, se propageant dans mes membres jusqu'à me pourrir jusqu'à la moelle. Alors je revenais, l'envie de dégager sa main de mon crâne ne me perdant pas.

Ma bouche entre-ouverte, je me remettais à le lécher, de plus en plus écœuré par cette odeur et par ce goût. Je n'étais pas fait pour ça. J'espérais au moins qu'il était propre, mais ça, je n'allais certainement pas lui demander. J'avais surtout intérêt à faire profil bas si je ne voulais pas boiter et non, je n'avais certainement pas l'envie de me la prendre entre les fesses. Est-ce que je devais accélérer le pas ? Serrant les lèvres, plissant les yeux, j'hésitais. Je devais m'y prendre comment, hein ? Alors que mes doigts se resserraient à sa base, je le prenais à l'intérieur de ma bouche, suçotant un peu. Un frisson me rabrouait l'échine par la même occasion, finissant par fermer les yeux. Aspirant sa chair, j'y passais la langue, la pressant contre son gland, contre son urètre. Puis, je frémis. Encore.

Donc je ne m'étais pas trompé, hein ? J'avais bien entendu. J'essayais d'y faire abstraction, mais c'était difficile. Mes yeux s'étaient figés, rouverts et pendant que je le flattais de ma langue, je n'étais concentré que sur une chose ; les quelques soupirs qu'il laissait s'échapper de sa bouche.

Merde. Refermant les yeux, je tentais de ne penser à rien, quoi qu'un peu écœuré de ces bruits insolites que je produisais en bougeant sur son sexe. Au fur et à mesure, je ne m'étais même pas rendu compte que j'avançais de plus en plus, l'enfonçant presque jusqu'à la garde. C'était à croire qu'au final, ça se faisait tout seul. Aspirant sa chair, resserrant mes lèvres tout autour, j'espérais qu'il aime, juste pour dire d'en finir et vite. Alors j'accélérais, ralentissais, le faisant un peu languir malgré tout. En fait, ce que j'essayais surtout de faire, c'était de ne plus me concentrer sur sa voix, sur ces fins soupirs rauques, ceux qui parvenaient à m'exciter. Le seul soucis était que plus j'essayais d'y faire abstraction, plus je me retrouvais troublé.

Fallait vraiment me dire où ça ne tournait pas rond. Certes, j'avais toujours eu quelques attirances pour les hommes, mais pas à ce point ! La rage au ventre, je me taisais, ne sachant plus si je devais me donner encore ou pas. Ma main massait la base, l'autre le tenant au niveau de sa hanche, contrairement à ma bouche qui allait et venait le long de sa verge, la langue taquinant ses points sensibles. J'essayais d'y faire attention, de retenir ses soupirs, de savoir où je pouvais aller et où je devais éviter. Est-ce qu'on lui avait déjà fait des fellations auparavant ? Est-ce que j'allais être merdique ? À vrai dire, je n'en avais jamais réellement reçu. Ma femme n'avait jamais aimé faire ce genre de choses et n'était pas plus axée vers le sexe, au final. Puis j'avais couché avec Phebus, mais nous n'avions pas fait ce genre de chose. Je voulais qu'il me lâche. Qu'il me libère de cette douloureuse emprise. Pour quelqu'un qui n'avait rien fait depuis longtemps, ça s'avérait douloureux, pathétique, voir frustrant.

Parce que l'érection que j'avais en ce moment... Était-ce dû à un manque ou à de l'attirance envers cet enflure ?

Est-ce qu'au final, je le trouvais attirant ? Au-delà de son caractère de merde, est-ce que je pouvais me dire qu'au fond, il pouvait éventuellement ... Non. Je refuse. Non. Faust, ce n'est pas parce que tu as couché avec lui et parce que sa voix ainsi que son apparence s'avèrent être belles qu'il faut forcément tomber dans son piège. Ce mec est une ordure et n'en changera certainement pas. Méfies-toi, restes sur tes gardes car ce prédateur ne te laisserait certainement pas filer ainsi.

Mais des fois, je me demandais. Que pouvait-il bien me trouver ? Ce type n'était pas forcément plus attiré par les femmes aux courbes voluptueuses que par un homme comme moi ? Plissant les yeux, je voulais en finir vite, prendre une douche froide et pouvoir me blottir sous mes draps. La solitude me manquait. J'avais une crainte de le sentir à nouveau contre moi, de le savoir dans mon dos, à me serrer de ses bras. Quand est-ce que ça allait se terminer ?



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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Mer 11 Mai - 3:47

« Chut »
Certes, j'avais pour habitude de le regarder de haut, lui qui mesurait un maigre 1m70 à tout casser - peut-être un peu moins-, mais, d'ordinaire, je n'avais pas une vue aussi impeccable sur son cuir chevelu. De cet angle, il me semblait plus menu, plus petit, voire plus frêle. Un simple être humain à la merci d'un autre; c'était un spectacle dont je ne me lasserais pas de sitôt - car, bien sûr, à l'avenir, il y aurait d'autres scènes du même calibre, je n'étais pas assez dupe pour me fourvoyer et croire qu'il saurait tenir sa langue. Il suffisait d'un peu d'alcool pour qu'il oublie sa place; alors il ne tarderait pas à s'y déloger de nouveau une fois sobre, une fois que son courage serait de retour et que sa fierté serait un tant soit peu rapiécée. Au moins, avais-je la chance de lui infliger cette humiliation, ce « oui » m'arrachant un faible rictus de plaisir. Les premières fois marquaient plus que les suivantes et je savais dès lors qu'il ne pouvait pas se réconforter dans d'autres souvenirs qui, certainement, auraient été plus doux, tendres et bien plus agréables. Il ne pouvait échapper au moment présent, il se devait de le vivre pleinement. Je n'accepterais rien d'autre, absolument rien d'autre.

Cette bouche, cette langue et ces lèvres s'activaient, cajolant mon membre d'une étrange habileté. Était-ce réellement sa première fois? Ou est-ce que le fait d'être un homme lui donnait un certain avantage, sachant plus ou moins les points sensibles? Peut-être que, en réalité, il possédait un talent naturel, un don inné pour plaire à la gent masculine. La dernière fois, il en était venu à mouvoir ses hanches sur les miennes, obéissant à mes ordres tel le bon chien qu'il se devait d'être. Il m'avalait tout autant, presque à la garde, et ma verge s'enivrait de cette chaleur et de cette étreinte. Loin d'être de bon cœur, elle était pourtant grisante; chacun de ses gestes l'émoustillant un peu plus. C'était presque aussi bon que de le prendre. Cependant, il était regrettable de ne pouvoir l'entendre, ses gémissements ressurgissant de ma mémoire et hantant mes pensées. Oui, c'était vraiment regrettable.

Mes doigts, délicats malgré leur peau rugueuse, s'emmêlaient dans ses courtes mèches, les glissant vers l'arrière dans de doux mouvements que l'on aurait pu dire affectueux - sauf qu'ils ne l'étaient pas. Je répétais ce geste encore et encore, suivant ses allers-retours sur mon membre. En aucun cas je ne les dictais, je ne faisais que m'accorder à ses mouvements, et ce même si l'envie de bouger mon bassin, de m'enfoncer en lui, me démangeait. Sa gorge, je désirais l'explorer en entier, la découvrir de fond en comble, seulement, l'étouffer n'était pas dans mes plans et j'apaisais alors ces désirs plus ou moins funestes. C'était bon, réellement bon, et j'en fus quelque peu surpris. Dans le bon sens, bien entendu. Il n'était pas maladroit, gardant ses dents rangées et évitant de m'écorcher - il l'aurait autrement regretté au point où le dentiste lui serait devenu un véritable saint, plus qu'un ange, mais moins qu'un dieu. Il n'hésitait pas à user de sa langue, taquine et humide, elle réussissait à me faire de l'effet. Ce qui était en soi un exploit.

Cependant, toute bonne chose à une fin et notre moment intime fut interrompu par des rires bruyants et criards. Ils se répercutaient en échos entre les murs et, au son de pas, ils s'approchèrent de nous. Si je prenais en compte les éclats de voix, je dirais que c'était deux jeunes femmes sous le joug de l'alcool. Leur démarche semblait désordonnée et leurs rires, pour leur part, fusaient sans prendre de pauses - probablement qu'un rien suffisait à les déclencher; un papillon, une ombre, des singeries... Aussitôt, je baissais mon regard glacial vers Faust, cherchant le sien afin de l'intimer de poursuivre; il était hors de question qu'il s'arrête en si bon chemin. Ma prise jusqu'alors passive devint solide, agrippant l'arrière de sa tête avant de m'enfoncer en lui aussi profondément que je le pouvais et de le maintenir dans cette position. Il ne quitterait pas mon membre tant et aussi longtemps que je n'aurais pas joui. Puisque, comme elles, il avait les pensées embrouillées par la boisson, je mis en évidence mes gestes en lui ordonnant dans un murmure :

- Ne t'arrête pas.

Lorsqu'elles passèrent devant le renfoncement dans lequel nous nous étions dissimulés - c'était bien deux jeunes femmes, probablement dans la début vingtaine, en déséquilibre, si bien qu'elles donnaient l'impression de ne savoir marcher -, elles s'immobilisèrent un instant, le regard ancré dans notre direction. Elles ne semblèrent pas saisir immédiatement la situation, la pénombre n'aidant pas, et, en réponse, je vins porter mon index à mes lèvres, bien droit, mimant ce « chut » familier qui mettait dans la confidence d'un secret. Quand finalement elles comprirent, elles portèrent une main à leur bouche, la surprise déformant leurs traits. Évidemment, ce n'était pas le vrai contexte qui leur vint à l'esprit; après tout, je ne semblais pas le forcer.  Vivement, elles hochèrent la tête, pressant le pas tout en jetant des regards curieux, rigolant d'une manière qui se voulait discrète, ce qui était peine perdue. Aussitôt qu'elles furent hors de notre champ de vision et que le bruit de leurs pas tout comme de leurs rires se fit assez éloigner, je relâchai ma poigne sur ses mèches, lui redonnant la liberté de bouger à sa guise.

- Elles ne semblent pas être de Luriguancho, fis-je remarquer d'un ton neutre, malgré que je n'en étais pas certain.

La prison regroupait un large personnel et je ne connaissais pas tout le monde. J'avais d'autres chats à fouetter que de me présenter à chacun. Les patients abondaient et perdre mon temps avec des présentations futiles m'irritait. Un bonjour lorsque l'on se croisait dans les couloirs était bien suffisant et rien de plus. Enfin, même si elles connaissaient Faust d'une manière ou d'une autre, il leur aurait été difficile de le reconnaître ainsi agenouillé, mon poignet cachant la moitié de son visage, tandis que l'autre était dissimulé par les ombres. J'étais plus à même d'être reconnu - je ne passais malheureusement pas inaperçu. Seulement, j'ignorais si le gardien partageait ou non cette opinion, mais j'allais probablement le découvrir bien assez tôt.      

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Jeu 12 Mai - 11:37







Faire abstraction de ce qui m'entoure. J'aurais du écouter mon instinct et donner mon désaccord pour ce fichu bail. À cause de ça, mon cul y était passé et maintenant, ma bouche. Celle-ci tentait de s'accorder avec ses mouvements, tandis que j'entrouvrais les yeux. Je me demandais, quelle tête pouvait-il bien avoir ? Et si il était en train de me regarder, qu'est-ce que je ferais si je croisais ses iris ? Louchant sur la base de son sexe, je ne stoppais les vas et viens, mes mains se faisant tremblantes. Une légère douleur se faisait ressentir au niveau de mes joues que je creusais au fur et à mesure, soupirant bruyamment contre sa peau. Mon coeur semblait vouloir sortir de sa cage thoracique, alors que je levais lentement les yeux. Dans le pire des cas, je fuirais son regard, hein ?

Sauf qu'une fois l'avoir croisé, je sentis une drôle de pression, un large frisson me rabrouant l'échine. Fronçant les sourcils, je le baissais instinctivement, gêné de la situation. Je ne sais pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose de me retrouver muet. Quoi que, certainement une bonne, ça m'empêcherait de raconter de la merde et de, si ça se trouve, finir par me retrouver avec une punition sur le dos. Et alors que je m'appliquais à la tâche, je le sentais tressaillir, vibrer sous mon palet.

Et c'est là que j'ai fini par les entendre. Écarquillant les yeux, je me fixais sur les bruits de pas, puis sur les rires fluets. Des femmes ? Elles marchaient en notre direction ? Merde, elles allaient nous voir ! Elles allaient ME voir ! Lorsque j'eus le geste de recul, Varlaam m'avait empoigné la tête, m'enfonçant un peu plus. Ce chien ! Fermant les yeux, un soupir mêlé à un grondement rauque se frayait un passage d'entre mes lèvres, m'empêchant de parler et m'étouffant presque sur le passage. C'est qu'il n'y avait pas été de main morte, ce con !

Tentant de résister contre cette dure pression, je lutais, loin de moi l'envie de vomir parce qu'il avait été trop loin et pour le coup, je n'en étais pas loin. De mes mains, je tentais de le reculer, même si ce fut vain. Au moins, je le bloquais de ma langue, lui lançant un mauvais regard. Je ne pouvais que grogner, sentant sa verge occuper l'entièreté de ma bouche. C'était... Gênant. Très gênant. Ne bougeant pas, je resserrais l'étau autour de sa chair, stressé de par la suite des événements. Puis, j'entendais ses paroles qui me glacèrent le sang. Il était sérieux ? Même moi, je n'avais pas fait endurer ça à Clyde. Bien que je l'avais traumatisé, que j'avais certainement finit par le dégoûter de ma personne, j'avais gardé une certaine intimité entre nous que visiblement Varlaam ne connaissait pas. Enfin. Je m'égare, hein ? Rappelez moi de ne plus jamais boire en sa présence, ça me vide le crâne et ça me rajoute des idées farfelues en plus et ça, j'en avais pas besoin.

J'étais réellement tombé si bas ? Réduit à devoir tailler des pipes à mon colocataire en pleine rue ? Un haut le coeur me prenait à nouveau, alors que je me réalisais la tournure des événements. Dieu que j'aurais aimé que ce soit un mauvais rêve. Reprenant mon activité sur son membre, je suçotais, câlinant sa chair de ma langue, le cajolant de cette bille de métal qui y trônait. De toute façon, elles ne me connaissaient certainement pas et devaient voir bu.

Enfin, c'est ce que je me disais. Sauf qu'en croisant le regard de l'une d'entre elle, je ne pouvais que comprendre que déjà là, j'espérais qu'elle ne me reconnaîtrait pas. C'était une ancienne connaissance, une jeune femme que je voyais souvent au bar, là où je sortais pour me changer les idées. Nous ne nous connaissions pas vraiment, juste de nom, mais je savais que je pouvais compter sur elle et vice-versa. On se confiait, on riait et on buvait de temps en temps. Moi qui lui répétait sans cesse que plus jamais je n'aurais de relations... C'était foutu. Surtout lorsque je pouvais voir son petit sourire, puis cette main devant sa bouche. Pourquoi je m'attendais à une réflexion à la prochaine rencontre ? Enfin, si elle s'en souvenait ou si elle m'avait reconnu. J'espérais que non. Je n'avais pas du tout l'envie d'en reparler. Finissons en, nom de Dieu !

Je sentais le sang bouillir dans mes veines, tapant dans mes tempes alors que je cherchais à m'activer, frustré de la situation. Allez, jouis, merde !

Attends, en fait ... Non. Écarquillant les yeux, je réalisais l'horreur du dénouement. Est-ce que j'allais devoir avaler ? Ou est-ce qu'il m'autoriserait à recracher ? Le deuxième choix me semblait plus agréable, mais je doutais petit à petit qu'il me laisserait faire. Je commençais déjà à sentir le pre-come entre mes lèvres, ce goût amer que je ne pouvais pas supporter. Je ne savait pas quel goût ça avait et pour tout dire, je n'avais pas envie de connaître celui de son foutre. Non, certainement pas. Que devais-je faire ? J'avais l'envie de ralentir, mais d'en finir. Puis, je devrais bien y passer un jour, non ? Ou bien... Est-ce que je devais peut-être feindre la fatigue ? Mes joues n'en pouvaient plus. Non habitué, je trouvais que je venais de réaliser un exploit. Enfin, non. Je pouvais pas m'arrêter. Je devais en finir, j'avais réussi à lui offrir des sensations, alors je ne pourrais pas faire passer ça pour ma première fois. Varlaam n'était pas si con. Déglutissant maladroitement, je me remettais à mon « oeuvre », gêné par cette main qui me retenait contre lui, qui appuyait lorsque je m'enfonçais.

Allez, Faust, fais ça bien. Au moins, je ne finirais pas à quatre pattes aujourd'hui. Cette soirée allait être longue, très longue et fatigante. Je n'en voulais vraiment plus. Au moins, les demoiselles étaient parties et je n'entendais plus le moindre rire. Le silence régnait à nouveau, se faisant oppressant. Puis je me sentais à nouveau mal à l'aise, tourmenté par cette voix qui fusait de ses lèvres, à lui, les siennes qui crachaient du poison lors de ses mots, mais qui, pour l'heure, me semblaient attirantes. Le fait qu'elles ne provenaient pas de Luriguancho n'était pas le problème, mais soit, je n'allais pas me prendre la tête avec une tête de mule pareille. Non, j'en avais pas l'envie. Ce type était si susceptible que c'en était chiant.

Ne te laisse pas abattre, hein ? C'était sûrement la fatigue. Oui, juste la fatigue.



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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Mar 17 Mai - 2:53

Quel bon garçon
Comme je me doutais, il tenta, au son des rires et des pas des deux jeunes femmes, de se soustraire à mon emprise, de délaisser mon membre pour s'enfuir. Il en avait été hors de question et ma poigne, ferme, lui avait interdit quelconques mouvements de recul. Malgré tout, il chercha un instant à se dérober à la tâche, s'aidant de ses mains appuyées contre mes hanches pour me repousser, mais ce fut bien vain. Ma force le surpassait déjà d'ordinaire et, maintenant qu'il avait bu, la différence était davantage palpable, les siennes ayant grandement diminué. L'alcool ne faisait rien de bon. Elle mettait dans le pétrin et, souvent, il était impossible de s'en sortir par soi-même. Faust, tu ne pourras pas m'échapper, peu importe la raison. Tu t'étais emmêlé dans mes filets comme s'emmêle le papillon dans la toile d'araignée. Il t'était impossible de t'éloigner, de me fausser compagnie; pour l'heure, tu étais sous mon emprise et rien, absolument rien, ne viendra t'en sauver.

Ce ne fut qu'au son de ma voix, de mon ordre sec et concis, qu'il cessa ses futiles protestations. Il devait savoir, désormais, que je ne les écouterais pas. Quel intérêt? Il n'avait qu'à m'obéir, le reste devenait inutile. Heureusement, il semblerait qu'il commençait à le saisir et, graduellement, il reprit ses cajoleries de sa langue comme de sa bille, enchantant par la même occasion mon membre qui, bien entendu, n'avait pas apprécié cette petite pause forcée, frémissant d'impatience dans cette bouche chaude et humide. Une fois son attention de nouveau portée et concentrée sur ma verge, je m'occupai d'éloigner les pestes. Par bonheur, elles ne se firent pas persistantes, prenant leur révérence aussitôt qu'elles comprirent la situation. Devais-je les remercier ou non de leur interruption? Elles avaient poussé, sans le savoir, Faust à se rebeller légèrement et, secrètement, je me demandai si je me ferais clément pour ces quelques protestations ou si je devrais sévir. À vrai dire, il était difficile de me décider, le gardien ayant repris rapidement ses vas et viens. Il valait mieux attendre, laisser la soirée se dérouler et garder dans un recoin de ma tête cette petite rébellion. Tu ne devais n'en avoir aucune.

Malheureusement, le sachant inexpérimenté, je savais aussi qu'il ne pourrait durer encore longtemps. Ses joues devaient déjà crier à l'agonie et, de même, prendre trop de temps dans cet endroit n'était pas la meilleure idée qui soit. Certes, nous avions été chanceux avec les deux dames d'un peu plus tôt, mais ce ne sera peut-être pas le cas pour les prochaines rencontres. Nous pouvions toujours être arrêtés pour atteinte à la pudeur - et, en conséquence, perdre nos emplois respectifs, voire séjourner un moment derrière les barreaux. Malgré que la police, paresseuse comme elle peut l'être parfois, pourrait passer sous silence notre conduite apparemment déplacée aux yeux de la société. Enfin, disons que je ne ferais pas exprès de me retenir cette fois-ci et, au contraire, dès que je sentis l'envie de jouir se faire ressentir, je ne me fis pas prier. Un soupir un peu plus profond s'échappa de mes lèvres, rauque et grave. Il s'éternisait, tandis que ma prise se resserrait autour de ses cheveux et que je me libérais en lui sans la moindre gêne ni la moindre hésitation. Je ne le prévins pas, cependant, j'ordonnai sèchement et froidement :

- Avale et nettoie; je te conseille de ne pas bâcler le travail.

Lentement, je me délivrai par petits jets, ceux-ci suivant les battements de mon cœur. Lorsque le dernier jet de sperme s'échappa, un fin râle s'enfuit de mes lèvres, mourant dans un discret écho contre les murs de briques. Instinctivement, mes paupières s'étaient fermées et ma tête s'était renvoyée vers l'arrière, prenant appui contre le mur. Le plaisir de la chair était l'un des rares qu'il me restait, l'un des rares auquel je réagissais encore. C'était physiologique, une réponse tout bonnement naturelle que même moi je ne pouvais taire ou nier. Je restai ainsi un moment, profitant simplement de cette sensation de délivrance. Elle me revigorait toujours, me donnant l'impression d'être en vie comme rien d'autre.

J'attendis qu'il exécute mes ordres et s'il se faisait un peu trop réticent, il me suffirait de l'encourager quelque peu. Le connaissant, je ne croyais pas qu'il aimerait mes encouragements. Pendant qu'il s'occupait du nettoyage - que ça lui plaise ou non, il en sera obligé, nous n'avions pas de kleenex ou de papier de toilette à portée de main; nous n'avions que sa langue et ses lèvres -, je repris la parole d'une voix toujours aussi cassante :

- C'est à se demander s'il s'agissait réellement de ta première fois. Quand tu veux, tu peux utiliser ta langue et ta bouche à bon escient.

Malgré mes paroles que je savais fortes déplaisantes, voire acerbes, mon visage restait impassible et, en toute contradiction, mes douces caresses dans ses cheveux n'avaient pas arrêté. D'une main, je le gardais bien contre moi, l'empêchant de se retirer tant et aussi longtemps qu'il n'aurait pas tout nettoyé, et, de l'autre, je passais mes doigts entre ses courtes mèches noires. Elles étaient soyeuses, agréables au toucher. Elles me faisaient penser au pelage d'un chien. D'un labrador.

- Je crois, Faust, que tu es venu en voiture?

N'était-il pas sorti à sa recherche? Puisqu'il se dirigeait à l'opposée de notre appartement et loin de l'arrêt de l'autobus, j'en déduisais qu'il se rendait à son automobile stationnée dans le coin. À mon avis, il n'était pas encore assez saoul pour se perdre et se désorienter. Enfin, je pouvais toujours me tromper. Seulement, j'avais confiance en mes déductions.

- Un passager de plus ou de moins ne devrait pas t'encombrer, surtout puisque nous allons au même endroit.

Et au même lit.           

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Mar 17 Mai - 22:20







Vouloir en finir, vouloir que ça s'arrête. Je me répétais ça en tête, en boucle. Je voulais en terminer avec cette chose, me calmer, prendre une douche. J'y étais presque, encore un peu et on pourra clore ce qu'on avait entreprit. Ou plutôt, ce qu'il avait entreprit. Creusant les joues, aspirant sa chair, je ne pouvais faire plus. Ma langue était déjà bien active, cherchant à le taquiner de part et d'autres. Alors que je le sentais pulser, ses veines palpiter sous ma salive. Néanmoins, je ne pouvais que craindre la suite, lorsque je devrais terminer correctement. Je pouvais sentir ses doigts se crisper, se retenir à ma tête alors que je fronçais les sourcils. Ce n'était pas très agréable, mais je ne dirais rien. Ou plutôt, je n'étais juste pas en mesure de prononcer le moindre mot. Il n'y avait que ces sons désagréables, ces bruits que je faisais de ma bouche, qui montraient l'humidité de mon geste, faisant également monter le malaise. Puis je pouvais le sentir durcir d'un coup, un peu plus qu'il ne l'était. Puis ça.

Réprimandant cet acte, je fermais les yeux, sentant sa main me maintenir avec fermeté. C'était chaud. Puis ... Liquide, fort liquide. J'étais incapable de mettre un goût sur ce que je venais de recevoir, mais tout ce que je peux vous dire, c'est que ce n'était pas si bon que ça. Amer, chaud, troublant. Et à ses paroles, je ne pouvais que vouloir déglutir, sauf que cette chose restait bloquée dans ma gorge, dégoûté de l'action que je venais d’exécuter. Je le savais ! Et pourtant, j'étais tout bonnement incapable de faire quoi que ce soit, alors je baissais les yeux. Tremblant, je repensais au gémissement qu'il venait de libérer, à cette voix et à ce soupir qui arrivait à taquiner mon excitation. Sauf que ce n'était ni le moment, ni la bonne personne. Allez, Faust. Bouge, t'as enfin réussi à faire ce qu'il voulait, alors termine ! Grouille !

J'essayais d'avaler, difficilement. Le goût me restait et je grimaçais, prit d'un frisson qui me rabrouait l'échine, un peu comme lorsqu'on prenait un médicament à dissoudre ou quelque chose du genre. C'était pas bon. C'était son foutre et il ne cessait de venir parcimonieusement, par petits à-coups. Quand est-ce qu'il allait s'arrêter ? Je venais d'avaler sa semence. L'envie de vomir me reprenait, alors que je me forçais à passer ma langue sur son sexe, ce dernier se fatiguant et perdant de l'ampleur. Je le tenais toujours de mes doigts, alors que je passais ma langue sur la peau qui se replaçait, sur son prépuce qui recouvrait à nouveau l'extrémité de son anatomie et ainsi, je terminais enfin. Laissant retomber son sexe de ma bouche, je soufflais, reprenant ma respiration alors qu'au haut le coeur me reprenait à nouveau. Cette fois-ci, j'avais vraiment l'impression que j'allais rendre ce que je venais d'avaler. Ce goût ferreux qui me restait sur la langue me dégoûtait. Mon haleine puait le sperme et ça me répugnait. Alors que je sentais ses mains me caresser, je ne pouvais cependant m'empêcher de frémir, d'apprécier en quelque sorte, ce doux geste qu'il était rare de voir venant de sa part. J'aurais voulu être sourd, juste pour ne pas pouvoir entendre ses dires, ses paroles qui agissaient méchamment sur ma conscience.

« Ce n'est pas mon genre de vouloir réitérer une telle chose, donc ça m'étonnerait que je vienne de par moi-même. Mais, merci ? »

J'étais ironique sur la fin de ma phrase, sauf que je ne souriais plus. J'étais lessivé. J'avais plus la force de me battre ou de le réprimander, surtout que je n'avais pas envie d'avoir fait ça pour rien. Sinon, la prendre entre les fesses sans avoir à user de ma bouche aurait été plus rapide -voir plus suicidaire. Alors, je la faisais fine. Je baissais la tête après avoir croisé son regard, m'attendant à la suite. Bon, certes, le ramener en voiture, pourquoi pas. Après tout, nous nous croiserons quand même dans cette journée. Soupirant faiblement, je voulais me redresser, passant ma main sur ma bouche pour essuyer cette salive et ces restes de ce liquide dégueulasse.

« J'ai compris, j'te ramène. »

Serrant les dents, je voulais qu'il me relâche, que cette main finisse par me fuir, par être limite dégoûtée autant que je pouvais l'être. Pourquoi continuer à vouloir souiller mon corps ? Il n'était pas si beau, blessé par le métier et commençait à se faire vieux. Je sentais des courbatures un peu partout, dont à ma mâchoire, à mes joues, à ma langue, mais aussi à mes genoux qui étaient restés fléchis, à mon dos qui était resté courbé. Moi qui essayait de l'entretenir du mieux que je pouvais, c'était raté. Je devais certainement arborer de superbes cernes, en plus de la fatigue et de l'alcool qui commençait à appliquer ses sanctions, à m'affaiblir. La prochaine fois, je resterais chez moi. Enfin, c'était à se demander si j'y étais encore, chez moi.

« Elle est par là. » J'indiquais la position de mon pouce par derrière mon épaule, fuyant son regard comme de la peste. « On y va ? »

Ce n'était qu'une question, alors j'espérais au moins ne pas me prendre de représailles. Mais pour l'heure, je me devais d'agir normalement, de ne pas vomir sur ses chaussures cirées, ni sur son costume et de finir par continuer à dissimuler cette horrible érection qui me faisait honte. Il avait une belle voix, certes. Juste quand il se met à gémir.



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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Mer 18 Mai - 4:34

Regarde-moi
En bon garçon, il écouta attentivement mes ordres, avalant le sperme sans laisser une seule goutte tombée. Il aurait été malheureux qu'elles souillent mes souliers. Si ça avait été le cas, je les lui aurais fait cirer de sa langue. La ruelle, silencieuse lorsque les ivrognes ne s'y promenaient pas, nous donnait un semblant d'intimité et, si je me concentrais, les paupières closes, je pouvais l'entendre ingurgiter le liquide épais et poisseux. Ce n'était pas si facile à faire passer, encore moins lorsque l'on n'avait pas un verre d'eau à portée de main, ne serait-ce que pour changer le goût. Docile, il n'opposa pas davantage de résistance et se contenta de nettoyer, sa langue visiblement toujours aussi habile. Je le scrutai s'effectuer et une fois qu'il eut terminé, délaissant mon membre désormais au repos, je ne tardai pas à me rhabiller, prenant la peine de bien replacer ma chemise dans les pans de mon pantalon. Je le zippai et, tout en attachant ma ceinture, je répondis aussitôt à son commentaire, les insinuations plus que clairs :

- Si tu ne veux pas réitérer la chose, surveille ton langage et tais ton ironie.

Je le prévenais; je n'étais pas friand de cette dite ironie, encore moins du sarcasme et du cynisme. Cependant, j'étais prêt à le lui concéder pour aujourd'hui, il avait suffisamment bien écouté. Il ne rechigna pas non plus lorsque je demandai à prendre place dans sa voiture - je réduirais les dépenses d'un ticket d'autobus -, quoi je n'appréciai pas qu'il fuit ainsi mon regard, qu'il s'y dérobe. Ma main, dont les doigts s'étaient emmêlés à ses cheveux, descendit en caresses, gardant ses allures douces et tendres. Elle passa avec délicatesses sur sa joue, puis son cou jusqu'au haut de son bras gauche qu'elle empoigna solidement. Sèchement, je l'aidai à se relever ou, plutôt, je le tirai sans ménagement. Ce n'était pas une frêle femme ni un enfant et il était capable de reprendre pieds seul. Seulement, je ne le laissai pas s'éloigner et, au contraire, je le ramenai brusquement contre moi, échangeant nos positions en quelques mouvements de pas rapides ainsi que pesés. C'était à son tour de s'appuyer contre le mur tiède et humide, coincé entre mon corps et les briques. D'un geste raide et prompt, j'attrapai son menton et relevai sa tête, cherchant à ancrer mes prunelles bleutées dans les siennes noirâtres.

- Ne fuis pas mon regard Faust. Quand tu me parles, tu me regardes dans les yeux. Le contraire est un flagrant manque de respect, compris?


Quand on discutait avec quelqu'un, il allait de soi que l'on portait son attention sur lui et que, par respect et politesse, on l'écoutait. S'il déviait le regard, il donnait l'impression de ne plus tendre l'oreille à mes propos et que ses pensées divaguaient sur autre chose. Nous conversions, nous nous regardions. C'était peut-être une convention occidentale, mais j'y tenais et je n'aimais pas que les autres y dérogent. J'étais conscient d'imposer ma façon de concevoir les normes et, de manière plus globale, le monde. Sauf que j'étais ainsi et le gardien allait devoir s'y accommoder. J'étais trop vieux pour changer; on ne me refaisait pas.

Pour être franc, j'avais prévu lui glisser uniquement ce petit avertissement et le relâcher aussitôt. Toutefois, je ne m'attendais pas à ressentir cette bosse dure contre mon corps, moi qui plaquais le sien du mien. Je restai un instant immobile, baisant lentement les yeux vers le bas avant de les remonter. Il faisait sombre et la pénombre m'avait empêché de remarquer son érection au travers de son pantalon. Contrairement à certains, aucune pensée acerbe ou moqueuse ne me vint à l'esprit. Plutôt, je laissai le moment en suspends, attendant quelques secondes, presqu'une minute, le temps qu'il réalise que je savais. C'était le désavantage d'être un homme. Dès que l'on était excité, on ne pouvait le cacher, tandis que les femmes avaient beaucoup moins de difficulté à passer sous silence leurs envies charnelles. Lentement, je glissai mes lèvres près de son oreilles, y soufflant d'une voix moins austère que d'ordinaire:

- Devrais-je m'en occuper? Je te laisse le choix.

À ces mots, je lui lançai un regard à la fois intense et froid, alors qu'une de mes mains dessinait ses courbes jusqu'à l'une de ses hanches. Mon pousse passa en caresses près de son ventre plat et mon autre bras, posé en long et en large contre le mur, l'empêchait de prendre ses jambes à son cou. Je le surplombais de ma large carrure. J'étais imposant et c'était d'autant plus vrai avec sa petite stature. Si je ne voulais pas qu'il me fausse compagnie, il ne me faussera pas compagnie. Aujourd'hui, il avait été un bon garçon; je lui laisserais alors prendre quelques décisions. Il en supportera le poids, et ce entièrement. S'il disait non, ce sera non, et je ne le toucherais en aucun cas. Ni dans la voiture, ni dans le lit. Mes mains resteraient à l'écart pour cette nuit, peu importe ce qu'il dirait par la suite. Je me tiendrais à sa réponse initiale. Patiemment, j'attendais sa décision, un air impassible trônant sur mon visage. Que ce soit oui ou que ce soit non, cela ne me faisait ni chaud ni froid. Il avait eu sa leçon du jour et je crois qu'il l'avait bien retenue - si ce n'était pas le cas, nous avions encore le trajet du retour pour le lui inculquer comme il se devait.          

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Sam 4 Juin - 21:31







Depuis que je suis petit, je n'ai jamais apprécié l'autorité. Quand ma mère me reprenait ou quand c'était à mon père de mener à la baguette, je faisais toujours de mon mieux pour tirer la langue dans leur dos ou pour désobéir. Je tournais les talons, puis je recommençais de plus belle. À force, ceux-ci avaient abdiqué, ayant fini par me laisse faire. Moi ? Peut-être qu'au fond, je n'étais pas assez discipliné. Peut-être que c'est pour ça que désormais, je suis du genre à ignorer les remarques, à n'en faire qu'à ma tête. Puis, maintenant, regardez-moi. Je me retrouve à devoir lui lécher les burnes par manque d'obéissance. Je me retrouve à quatre pattes, comme un vulgaire cabot. Je suis là, par manque de politesse, à devoir le respecter bien plus que ceux qui m'avaient mit au monde. Plissant les yeux, je m'étais laissé faire. Je n'avais pas astiqué son membre de ma bouche pour rien, non. Alors je ferais profil bas. Secoué par sa force brute, je gémissais, couinant douloureusement sous sa pression, sous sa poigne qui ne cessait de m'impressionner. Je n'osais pas croiser son regard, mais il m'y obligeait. Alors je le fixais, les yeux rougis. Le blanc était teinté de rouge, de par ces quelques vaisseaux sanguins qui s'y distinguaient. Je n'aimais pas cette pression qu'il avait contre mon corps. Je n'aimais pas non plus ce mur qui semblait bien trop humide, bien trop sale. Il faudra que je lave mes vêtements, tiens. Tout comme l'intérieur de ma bouche. J'étais tombé si bas, est-ce qu'un jour je serais capable de me relever, de remonter toutes ces marches qui me semblaient désormais si loin ? Il était facile, simple de trébucher, de se faire pousser dans un gouffre. Le seul problème était ... Comment remonter ? Gravir les marches qui se faisaient de plus en plus glissantes, tout en évitant les coups de poings, les croches-pieds, ceux qui vous font tomber au moindre faux pas et ... Il fallait tout recommencer. Soupirant, je m’exécutais, redressant mon regard vers le sien, tentant tant bien que mal de rester sur ce piédestal que je ne voulais guère quitter.

« Oui. Compris. »

J'essayais de ne pas mâcher mes mots. Je ne devais pas faire de faux pas et sembler sincère, le contraire pourrait engendrer de sales représailles. Et voilà, j'avais pas du tout envie de ça. Donc je le fixais, jusqu'à sentir cette petite pression. Écarquillant les yeux, j'avais compris qu'il avait comprit. Ma verge qui se retrouvait gorgée de sang était pressée contre sa jambe, contre sa cuisse. Déglutissant, j'en devenais faible, incapable de faire quoi que ce soit. Pourquoi en avais-je envie ? Est-ce que seul son physique suffisait à m'exciter ? Je ne pouvais quitter mon regard du sien, alors que mes jambes semblaient faiblir. Qu'est-ce qu'il allait faire ? Pourquoi cette proximité était grisante ? Je ne comprenais pas. Je ne voulais pas comprendre. Peut-être que je le trouvais juste attirant ? Oui, rien que ça. Son caractère était exécrable, alors il n'avait rien de plus qu'un bon corps. Des beaux cheveux, des jolis yeux de glace. Hein, ouais, juste ça. Rien que ça. Le reste, j'en vomissais. Je plaignais les pauvres femmes qu'il avait pu avoir -s'il en avait déjà eu ne serait-ce qu'une- ou même les autres hommes. J'étais sûr de ne pas être le seul. Et bizarrement, ça m’écœurait. Je ne voulais même pas savoir où sa queue avait traîné avant que je ne la lui nettoie. Certes, il était propre, mais ça n'excusait pas tout. En l'écoutant, j'ouvrais la bouche, mon regard se faisant hésitant. Je ne voulais pas. Je m'en chargerais en rentrant, sous une bonne douche froide. Alors, je me mit à bafouiller.

« O-Oui... »

Attends, il avait dit quoi, avant ? S'il devait s'en occuper ? Ou s'il devait me laisser ? Devenant écarlate, je me rendais compte de ma connerie, de ce que j'avais dit. Je lui avais donné le feu vert ? Mais je voulais pas ! Est-ce que j'en voulais plus ou pas ? Je détournais le regard, baissant un peu les yeux pour observer nos corps rapprochés. Qu'allait-il faire. Juste me caresser ? J'avais peur. La boule était revenue dans ma gorge, celle qui m'empêchait de ravaler correctement ma salive. J'étais clairement aguiché par sa dextre, par ce pouce qui se frayait un passage sur mon bas ventre, par ces doux frissons qu'il me procurait. Est-ce que je devais me rattraper ? Un homme avait sa parole, celle qui l'honorait. Je m'étais trompé, j'allais en assumer les actes. Bordel, Faust, ce que tu pouvais être gauche ! Je décidais alors de le regarder à nouveau dans les yeux, sous peine de me faire à nouveau réprimander. J'avais l'impression de baisser les oreilles, de quémander une piètre faveur, d'aller dans son sens. Est-ce que cette enflure avait réussi à me manipuler jusqu'à ce que je ne puisse même plus contrôler mes moindres paroles ? Allons, reprends-toi. Dans le pire des cas, tu passeras tout de même un bon moment. Il suffira de fermer les yeux et de profiter, d'imaginer quelqu'un d'autre.

Que je suis pathétique.



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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Mar 19 Juil - 17:22

Récompense
Avait-il réellement compris ou ferait-il une gourde dès que j'aurais le dos tourné? Mon regard, un brin suspicieux, le scrutait, le détaillant minutieusement, tandis que je le coinçais contre le mur, lui coupant toute retraite. La discussion n'était pas terminée et je ne le laisserais pas filer tant et aussi longtemps que la leçon ne se soit pas profondément ancrée dans sa tête, et ce jusqu'aux tréfonds de ses pensées. Il fallait que je m'en assure, que j'en aie la certitude. Je n'étais pas sot et je savais bien, en un sens, qu'il prononçait ces mots simplement pour mettre fin au calvaire. Il disait ce que je voulais entendre, mais le pensait-il? J'étais en droit de douter. La sincérité était si facilement faussée et j'avais perdu confiance en les belles paroles depuis belle lurette. Obéir à un simple ordre, celui de lever les yeux, lui était déjà bien difficile. Il prenait son temps et hésitait, bien qu'au bout du compte il m'offrit un regard rougi. Alors pourrait-il vraiment répondre à mes attentes, à mes directives? Je m'attendais plutôt à être déçu d'un instant à l'autre. Il avait du caractère et ça ne se domptait pas un claquement de doigts.

Seulement, il faut croire que son corps s'apprivoisait plus facilement que son esprit, lui qui réagissait si bien pour si peu. La protubérance dans son pantalon, dure et gorgée de sang, ne mentait pas et, pressée à ma cuisse, j'en venais à distinguer ses courbes. Pour peu, j'aurais juré sentir les pulsations l'enfiévrer. Sans malice, je lui proposai de m'en occuper et, troublé, il sembla bafouiller, acceptant maladroitement mon offre. Un peu à la bourre, il s'empourpra, le rouge rongeant ses joues sous les quelques lueurs éclairant son visage. La signification de ses mots le frappait de plein fouet comme s'il ne les avait pas saisis avant de les prononcer. S'était-il trompé dans ce qu'il voulait dire? Peu importe. Il avait dit oui, il avait accepté, et j'allais me cantonner à cette réponse. Il fallait toujours tourner sa langue sept fois avant de parler et, maintenant que c'était dit, il ne pouvait pas revenir en arrière. S'il y avait une chose qui m'énervait, entre tout, c'était les indécis. Une fois la décision prise, elle était prise et il fallait l'assumer. Se dégonfler n'était pas admis. Heureusement, il n'eut pas l'audace de revenir sur sa parole, baissant plutôt les yeux avant de les remonter presqu'aussitôt.

Mon pouce qui jusqu'à lors caressait sa hanche descendit vers sa verge, longeant son ventre en caresse. Mon autre bras ne quittait pas son rôle de rempart, préférant garder mes précautions, tandis que mon corps se rapprochait du sien, laissant juste assez d'espace entre lui et moi pour être en mesure de faufiler ma main jusqu'à son membre. Le massant par-dessus son pantalon, je me penchai légèrement, approchant mes lèvres de son oreille. De mon ton austère, mais d'un souffle chaud, je lui murmurai :

- Je ne crois pas avoir besoin de te le dire, seulement, je te préviens et t'avertis de ne pas chercher à te faufiler. Sois sage et reste gentiment contre le mur.

Mordillant le croquant de son oreille, je défis sa ceinture d'un geste habile avant d'abaisser légèrement son pantalon et son caleçon, juste assez pour délivrer sa verge. Les morsures descendirent, plus douces que violentes - je ne cherchai pas à le marquer - et longèrent son cou, déviant un court instant jusqu'à sa pomme d'Adam. Je m'y attardai, la tourmentant de mes canines, tandis que ma main venait cajoler son membre. Puis, je descendis davantage, mon autre main délaissant les briques pour son bras. Lentement et de mouvement posé, je m'accroupis face à lui, un genou au sol. Le bout de mes doigts effleura sa manche jusqu'à son poignet que je plaquai contre le mur, l'y tenant fermement, alors que je relevais les yeux, lui jetant un regard bleuté. Toujours glacé, je le fixai jusqu'à ce que je ne tire la langue, la déposant sous son gland avant de le longer jusqu'à la fente. Une fois sa verge en bouche, mai main la délaissa, remontant sous ses vêtements jusqu'à sa hanche, mes doigts glissant vers l'arrière et s'agrippant légèrement à sa chair, juste au sommet de son fessier. Je le maintenais droit, m'assurant qu'il n'en profite pas pour tenter de fuir, de me fausser compagnie.

Ne te l'avais-je pas dit? Si tu accomplissait ton travail sans broncher, t'y attelant avec habileté, tu auras une récompense. Je tenais parole, ça, tu le savais.  

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Mer 20 Juil - 1:46







Mon coeur battait dans mes tempes. Mon esprit se retrouvait embrouillé alors que je ne sentais plus du tout mes jambes. L'arrière goût restait dans le fond de ma gorge, poussant vers le haut comme pour ressortir, sauf que je n'avais rien à vomir, si ce n'était qu'un peu d'alcool et des amuses-gueules.  La soirée s'était déroulée bien trop rapidement, trop bouleversante. Jamais je n'aurais pensé qu'il me rattraperait et, pour tout avouer, je ne m'étais pas non plus attendu à me retrouver aussi près de lui dans cette ruelle. Plus le temps passait, plus j'avais l'impression qu'on s'y trouvait depuis des heures, depuis des putains de lustres. Et là, je ne savais même plus ce que ma langue se décidait à dire. Je venais de faire une erreur, hein ? Je venais de lui dire oui. Je ne reviendrais pas sur mes paroles. Jamais. Je préférais garder ma fierté, garder ce visage que tout le monde avait l'habitude de voir et même si ces derniers avaient déjà été bien désagrégés. Alors, Faust, garde la tête haute, ne te laisse pas abattre et assume ce que tu viens de faire.

Je me sentais observé, j'aimais pas ça. Je n'avais déjà jamais aimé sentir une pression, alors, la sienne n'arrangeait encore moins. Je n'aimais pas le regard qu'il me portait, je n'avais jamais apprécié ça. Est-ce qu'il me jugeait ? Ou qu'il n'appréciait pas ma réponse ? En attendant, j'aurais aimé pouvoir bouger, reprendre le volant et me brosser les dents -voir vomir si l'occasion se présentait. Le rouge me brûlait les joues et plus je le sentais, plus j'avais la terrible envie de m'arracher le visage, de me cacher dans mes genoux comme le feraient un gosse en train de bouder et de déprimer dans son coin. Je préférais donc opter pour une autre solution. Je fermais les yeux, sourcils froncés, agacé par la gêne occasionnée. Le simple fait de pouvoir sentir la pression sur mon visage me privait d'air.

Je restais muet, déglutissant au moment même où sa main descendait. Je m'en crispais, mes doigts de pieds se contractant sur eux-mêmes, serrant quelque chose d'invisible, comme pour me rassurer. Mes poings se refermaient petit à petit, alors que ma tête me hurlait ; Imbécile. Tu rajoutes de l'huile sur le feu, tu pouvais juste dire « non » et rien de tout cela ne se serait passé ! Sincèrement, Faust, t'es vraiment con. À croire que t'es totalement masochiste.

L'envie de frapper mon entrejambe était terriblement tentante, tiens donc. Pourquoi le corps humain se faisait-il aussi faible ? J'en frémissais et même s'il avait bougé son bras pour cesser de me retenir, mes pieds ne bougeaient plus. Mes genoux étaient rouillés, impossible à bouger. Fléchir ne me semblait pas une bonne idée, surtout lorsque je sentais sa main se poser sur mon entrejambe, m'arrachant un frisson qui semblait vouloir rabrouer mon échine. Lui jetant pour la peine, un regard, je répondais à ses paroles par un simple hochement de tête, la voix entravée par l'émotion. Elle sortit à peine, rauque et défaillante.

« Je... je comptais pas me défiler. »

Mais lorsque son visage se rapprochait, je voulais reculer. Sauf que le mur m'en empêchait. Il me retenait contre son torse, me plaquant avec ferveur. Bordel. Dans quoi est-ce que je m'étais embarqué ? Tremblant au final, je me raidissais, bougeant le cou afin de lui laisser la place. Merde. Pourquoi je faisais ça ? Te laisse pas faire, bouge ! Sauf que j'en étais incapable. Encore avant, je l'aurais fait. Mais la pression était violente et plus je sentais ses dents mordiller ma chair, plus je me sentais mal à l'aise, ravalant ma salive qui passait mal à cause de mon mal de gorge. Ce con était doué. Ce con, cet abruti, ce... Putain !

Je me mordais la lippe pendant une demi-seconde, avant de finalement la relâcher. Je ne voulais pas avoir plus de problèmes que j'en avais et je savais pertinemment qu'il détestait que je la mordille. Un gémissement ou plutôt, un fin soupir s'échappait de ma bouche, de celle que j'avais finalement opté pour à moitié ouverte. Par réflexe, je rentrais le ventre, lui laissant comme plus de facilité, ou simplement parce que j'étais sensible du bas ventre. Ma verge s'en retrouvait comblée, réchauffée par sa dextre. C'est en le sentant migrer vers mon cou que je tendais la tête vers l'arrière, la rejetant pendant qu'un gémissement plus fluet se guidait entre mes lèvres, déglutissant. Ma pomme d'Adam bougeait, entravée par ses dents qui m'arrachèrent plus d'un frisson, tandis que ma virilité pulsait, se dressait par petits à-coups.

« Hn. »

Un simple soupir, alors que j'abaissais le visage pour l'observer. Que faisait-il ? Fronçant les sourcils, je ne comprenais pas, jusqu'à ce qu'il termine par s'abaisser au niveau de mon entrejambe. Varlaam, t'es quand même pas sérieux ? Mes yeux s'ouvrirent instantanément, mes genoux finissant par flancher. Mes mains se déliaient, mes doigts longeant le mur sur lequel elles se trouvaient, l'une d'elle entravée par la main du blond qui semblait vouloir m'intimer le calme. Mais bordel, il était pas sérieux ?! L'expression de mon visage se décomposait à l'instant même où je vis sa langue se diriger vers mon anatomie, celle-ci ne demandant pas mieux.

Pour dire, je n'avais jamais eu de fellation. Ma femme n'aimait pas ça et mes anciennes conquêtes avaient toujours préféré utiliser autre chose que leurs langues. M'éclaircissant la gorge, je me retrouvais la bouche sèche. Est-ce qu'il voulait réellement souiller une autre partie de ma personnalité ? Sainte mère de Dieu, est-ce qu'il allait sincèrement rendre ma première fois à ce niveau là ? Ehw.

Enfin, c'est ce que je me disais. Sauf que c'était tout sauf dérangeant. Ma main libre se plaqua contre ma bouche à l'instant même où je pu sentir sa langue le long de mon membre qui ne cessait de palpiter, semblant terriblement excité par la situation. Moi-même, je ne savais plus distinguer le chaud du froid, ni la température exacte de cette ruelle. J'ouvrais la bouche, gémissant honteusement lorsqu'elle se retrouvait dans sa bouche, cette antre chaude, humide. Alors c'était ça ? Je ne m'étonnais plus de mes potes qui ne cessaient de me dire que c'était génial. Mais, wow. Il était fort. Je me pliais faiblement, échappant ma bouche de ma main pour aller la poser sur le mur. Je n'avais pas un très bon appui et pour dire, cette première était frustrante, troublante mais attirante. Que fais-tu en ce moment, cerveau ? Je ne pourrais pas ; Soit être écoeuré, soit apprécier ? Tsk.

Ma main finissait par trembler, par remonter jusqu'à enfin la nicher sur le haut de son crâne, hésitant. Est-ce que je pouvais m'y appuyer, juste un peu ? Je n'osais pas y mettre mon poids, juste avoir un peu d'équilibre et ce, même si sa main s'était glissée vers l'arrière, sous mes vêtements. J'en haletais, presque impatient. Tant qu'il en restait là, ça m'allait. Après tout, moi aussi j'avais fini par lui offrir la même sensation. Obsédé.

Ses mèches étaient douces. Je ne pouvais faire sans les caresser de mes doigts, tentant de m'offrir une fine distraction pour ne pas trop me concentrer sur ses lèvres, sur sa bouche qui m'avait fait tant de misères, sur cette bouche qui m'avait réellement fait de la peine, du mal. Où trouvait-il les mots qui blessent ? Pourquoi faisait-il réellement ça ? Je ne comprenais pas et je ne comprendrais jamais, mais la question restait là, demeurant sans réponse éternellement. Ma main au final tremblante finissait par s'habituer en même temps que mon corps et, soupirant, je me courbais, mes doigts s'agrippant avec douceur à ses cheveux de blé, gémissant plaintivement. Mes joues s'empourprèrent, mon coeur semblant vouloir s'arracher de mon torse.

« C-C'est bon... Ah... »

Profite de ces mots, parce que tu ne les entendra plus de si tôt.


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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Ven 16 Déc - 3:26

Lapin ou chiot ?

- Il est vrai qu’avec ta fierté, détaler comme un lapin ne te viendrait pas à l’esprit, hm ? murmurais-je au creux de son oreille avant d’entamer mon périple, mes lèvres longeant sa mâchoire jusqu’à son menton, descendant dans ce cou qu’il m’offrait, et j’en profitai pour mordiller doucereusement sa pomme d’Adam.

Il était étonnant comme son corps s’adaptait si aisément à sa nouvelle situation, et ce même si, mentalement, il continuait de s’insurger, de ronger sa colère et sa haine. Oui, il est vrai qu’il ne détalerait pas ; il n’était pas lâche, il ne fuyait pas. Ce n’était pas un lapin, c’était plutôt un chien. Un chien qui pouvaient montrer les crocs et qui, certainement, pouvait tout aussi bien mordre. C’était à moi, bien entendu, de faire attention ; dressé un molosse récalcitrant ne se faisait pas sans danger et, au fond, je devais admettre qu’en un sens cet aspect de sa personnalité me plaisait.

Les poltrons, bien qu’ils écoutaient plus facilement, pouvaient retourner leur veste dès qu’ils trouvaient quelqu’un sur qui dépendre et, les pauvres, ne se battaient pas avec leurs propres ressources, ce qui, il faut que je l’avoue, me débectait. Et ça se disait, se prétendait, être des hommes. Mais Faust, même s’il se soumettait, même s’il m’obéissait, il gardait en quelque sorte sa fierté, il n’était pas brisé. Ça avait un petit quelque chose d’attirant, car si un jour je réussissais à le dresser envers et contre tout, j’avais la certitude que sa fidélité ne serait pas de passage ; elle serait acquise pour des années à venir. Peut-être pourrais-je tenter de m’y atteler ; j’avais le temps du bail pour arriver à mes fins, c’est-à-dire quelques mois. À vrai dire, il était rare que je passe tant de temps avec un autre, encore moins avec un homme que je cherchais à soumettre corps et âme. Ça pouvait s’avérer intéressant, un bon moyen de passer le temps et, pourquoi pas, de mener une étude sociologique au passage. Combien de temps avant qu’il ne succombe et n’exécute mes ordres, et ce de manière instinctive ?

Pour l’heure, je n’en savais rien, je ne pouvais que prévoir. Seulement, cet homme était buté en dépit de son corps franc et ses yeux désespérément honnêtes. Ne lui avait-on jamais appris à cacher ses émotions ? Ou était-il trop perturbé pour les dissimuler ? Peu importe, Dans tous les cas, en cet instant, ces pensées se lisaient clairement dans son regard, ce qui manqua de peu de m’arracher un mince sourire. M’étais-je avancé trop vite ? Ce n’était pas un chien aux crocs acérées, c’était un chiot avec des dents de lait.

Plaquant sa main contre sa bouche, il s’intima un semblant de silence. Pour peu, ça m’aurait ennuyé. Cependant, nous étions à l’extérieur, dans un lieu public et au fond, s’il ne savait pas retenir sa voix, mieux valait qu’il l’étouffe. La pudeur n’était pas mon mot d’ordre, mais je n’appréciais pas non plus me donner en spectacle.

Loin d’être joueur, je ne m’attardai pas sur son gland, sur un jeu de langue et de préliminaire, et je préférai me concentrer sur un plaisir brut, le prenant simplement en bouche tout en faisant bien attention de couvrir mes dents de mes lèvres. Sans attendre, je le pris entièrement en bouche, le goût musqué de son membre attaquant mes papilles gustatives. Ça faisait un moment que je n’avais pas fait de fellation. Malgré tout, je ne me croyais pas rouillé, ce n’était pas une chose qui me débectait. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, avoir l’anatomie d’un autre entre ses lèvres conféraient un certain pouvoir, voire un certain contrôle, sur la personne. Je pouvais lui procurer maints plaisirs, certes, mais je pouvais aussi lui procurer maintes douleurs. Mes dents étaient pour l’heure sagement dissimulées derrière mes lèvres, seulement, à la moindre incartade de Faust, je ne garantissais pas qu’elles y restent.

Discrètement, je tiquai en sentant ses doigts se plonger dans mes cheveux, eux qui avaient délaissé sa bouche, avant de griffer doucement ses flancs. Petit avertissement, simple, mais que j’espérais efficace, tandis que je me concentrais sur des vas et viens profonds et rapides. Machinalement, je resserrai ma poigne autour de son poignet. Sois sage, Faust.

Je restai toutefois circonspect lorsqu’il admit que c’était bon. Vraiment. Trop honnête.

Mes doigts quittèrent ses hanches, longeant son torse jusqu’à ses lèvres. Mon index et mon majeur s’y pressèrent, le geste se voulant équivoque, et même s’il n’entrouvrait pas la bouche, ils s’y frayeraient un passage de gré ou de force. C’était bon, qu’il disait. Soit. Et si on ajoutait un second plaisir à cette fellation ? Serait-il toujours capable d’admettre que c’était bon? Ou la fierté et la gêne l’en empêcheraient-ils?

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Ven 16 Déc - 4:37







Les lèvres qui se referment sur ma chair, qui s'y frottent dans un va et vient constant. Elles m'arrachent un soupir, alors que mes jambes tremblaient, faibles comme elles pouvaient l'être, fatiguées par l'effort d'aujourd'hui. Ma fierté, hein ? Ce qu'il en restait, plutôt, enfoiré. Car pour l'heure, je pense qu'elle devait se retrouver au placard, bien attachée dans un coin afin que je ne la revois plus de si tôt. À vrai dire, j'avais trop peur de la croiser et de me faire trucider. Le froid de l'extérieur se faufilait là où mes vêtements ne couvraient pas ma peau, se glissant par dessous pour ensuite m'arracher de sales frissons. Ma respiration se changeait, se faisant erratique tandis que la buée de ma bouche s’évaporait dans les airs, créant de petits nuages qui s'élevaient avant de mourir bien rapidement. J'avais froid, j'avais chaud. C'était un mélange des deux, alors que je crevais d'envie de bouger les hanches, ce que je ne fis en aucun cas. Mon esprit était partagé, sans savoir si oui ou non, je pouvais me permettre d'agir comme d'habitude. Sauf lorsque je pu sentir sa poigne, vite ramené à l'ordre. Déglutissant, je me stoppais net. L'idée de me retrouver eunuque ne me plaisait guère alors, je préférais encore avoir des sueurs froides et supporter sa fellation que d'oser bouger et être castré. Néanmoins, j'avoue que l'image de Varlaam en train de s'étouffer avec ma bite était franchement attirante. Conscience, tu es sûre que je ne peux pas le faire ?

Puis, je voyais la scène. La domination était pesante, m'enrouait et m'écoeurait. J'avais toujours été celui qui menait la danse, qui finissait par faire flancher l'autre et, là, je me retrouvais entravé du moindre mouvement... Et qui plus est, forcé par cet empaffé de Russe. C'était comme posséder un couteau sous la gorge, prêt à trancher à tout moment. Alors, je ne bougeais pas. J'étais figé, retenu par sa bouche, par sa poigne et par l'angoisse. Moi, je faisais de mon mieux pour me taire. Quelques soupirs se frayaient un passage entre mes lèvres, puis entre mes doigts. Ma verge se faisait douloureusement malmener par ses vas et viens et je ne pouvais m'empêcher de le regarder, lui que j'avais envie de tuer durant son sommeil. Est-ce que seulement, je pouvais glisser de la mort aux rats dans sa nourriture ? Mais l'idée de me retrouver à Luriguancho au milieu de mes propres détenus fut bien vite exclue. Jamais je ne me retrouverais coincé derrière ces barreaux, non. Pourtant, j'avais la fâcheuse tendance à imaginer la mort de ce blond de diverses manières.

Et je me taisais, incapable de dire quoi que ce soit. Je laissais mon corps se tendre à ses mouvements, me demandant comment il pouvait faire pour l'enfoncer jusqu'à la garde sans s'étouffer ni hoqueter. Avait-il l'habitude ? Ça ne devait certainement pas être sa première. En tout cas, en le voyant à l’œuvre, je ne pouvais que m'imaginer tout à l'heure, lorsque je peinais à prendre tout son membre en bouche. Un relent me prit subitement, remontant amèrement jusque dans ma gorge qui puait encore le foutre. Sauf que je le ravalais bien vite histoire de calmer tout ça. Soupirant, je fermais les yeux, les questions se chamboulant dans ma tête. Ce fut après quelques secondes que je décidais de les rouvrir, fixant alors ses doigts qui se présentaient à mes lèvres. C'était une blague, hein ? Dégoûté, je réprimais d'un retroussement de lèvres.

« Tu appelles ça une récompense, hein ? »

Je sentais le dégoût dans ma voix, cette dernière enrouée par un plaisir incertain, par une haine et par incompréhension. Même s'il souhaitait faire de moi son chien, ce n'était certainement pas avec des viols constants qu'il allait y parvenir. On n'obtient pas fidélité par la force, crétin. Serrant les dents, je retroussais le nez, avant d'ouvrir finalement les lèvres qu'il forçait de ses phalanges. J'avais compris, c'était ça ou me faire défoncer. Quoi que, allait-il réellement se tenir à ce qu'on avait conclu ?

Et là, une baffe. Je sentais ses doigts passer le cap de mes incisives, arrivant à ma langue qui n'osait pas aller à leur rencontre. Merde. Il avait jamais dit qu'il ne me prendrait pas. Ce con avait juste fait en sorte de l'insinuer, mais ne l'avait pas confirmé de sa bouche. Fais chier, Varlaam. Non mais quel nom de merde. Avec cette gueule de merde. Cette force de merde. Mon sang ne faisait qu'un tour, alors que je lui lançais un regard acerbe, manquant presque de resserrer mes dents autour de ses doigts. Non, Faust. Ne bouge pas. N'oublie pas que ta bite se trouve entre ses lèvres. N'oublie pas qu'il a des dents, lui aussi.

Cette situation à la con me faisait chier. Tout comme son comportement que je ne comprenais pas. Et si je lui offrais un véritable chien, pour Noël ? Car je n'étais pas comme ceux d'un chenil, prêt à être dressé et à être orné d'un collier de cuir. Non, j'étais un sale roquet, un chien errant s'il le voulait, celui qui a des puces et qui n'aime pas qu'on vienne les lui chipoter.

Et il fallait réellement que je trouve une solution, à moins de ne devenir sa prostituée attitrée. Non seulement il voulait mon cul, mais aussi l'obéissance ? Et quoi, que je lui décroche la Lune tant qu'il y était ?

Mais le pire dans tout ça, le PIRE ! C'est que j'y prenais du plaisir. Que ma verge était bien logée dans sa bouche, qu'elle faisait du bon travail et que je me contractais d'avance, rien qu'à l'idée de recevoir ses doigts. J'en voulais pas. Mon regard ne pouvait s'empêcher de scruter la fin de la ruelle, de guetter la moindre intrusion dans ce moment gênant. Il ne pouvait pas attendre au moins d'être à la maison pour pouvoir continuer plus loin ? Tsk.

Merde, putain.


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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Ven 16 Déc - 6:42

[quote="Vsevolod Varlaam"]
On poursuit ?

Le plaisir de la chair n’est pas nécessairement en accord avec les pensées d’un individu. Cet homme en était le parfait exemple. Alors que sa verge pulsait entre mes lèvres, gorgées de sang et de désir, sa voix, elle, elle trahissait tout le dégoût qu’il éprouvait de cette situation. Sa haine, sa colère, sa véhémence… mais aussi ce dit plaisir. Il prenait son pied, en un sens, et sa fierté devait en prendre un certain coup. Ce n’était pas pour autant qu’il se laissait abattre, gardant ces airs un brin bravaches ; il hésita trop longtemps à mon goût avant d’entrouvrir la bouche, me forçant presque à me frayer un passage. Elles étaient douces, ces lèvres. Encore un peu humide, d’ailleurs. Pas besoin de parier ou de jouer aux devinettes ; il devait rêver d’une brosse à dent et d’un dentifrice. Ce ne sera pas pour tout de suite, il fallait d’abord s’occuper de cette érection avant de rentrer. Enfin, je pourrais tout aussi bien le laisser en plan, laisser le vêtement faire durer le moment, perdurer la douce torture, pour son comportement. La récompense pouvait vite devenir une punition, je n’y voyais aucun de problème.

Au moins eut-il le bon sens de ne pas résister, quoi que sa langue fuyait mes doigts. Ou, plutôt, restait immobile, neutre, comme si elle espérait que je ne la trouverai pas. Ce qui était bien entendu vain, complètement idiot. Allons bon, la soirée était pourtant bien partie. Sa bonne docilité n’aura pas duré bien longtemps, à peine le temps d’une fellation. Son dressage n’était définitivement pas gagné. Soit, je ne rechignais pas devant le labeur et les défis ont toujours su apporter un peu de piquant à un quotidien morne. Après la guerre, vivre en bon citoyen devenait quelque chose d’ennuyant, autant dire que ce colocataire tombait à point nommé, même si, au départ, je n’avais pas eu l’intention de lui laisser entrevoir ma sociopathie. Maintenant qu’il la connaissait, plus besoin de se restreindre, n’est-ce pas ?

De toute manière, qu’il s’en plaigne au poste de police, si son orgueil le lui permettait, et je répliquais avec ses frasques à Luriguancho. Je suis certain qu’il aimerait couler en ma compagnie et je ne le croyais pas assez stupide pour ce faire. Un gardien, anciennement policier en prime, qui terminait derrière les barreaux, on peut dire que les détenus s’en donnerait à cœur joie. Au lieu de lorgner sur son cul, ils l’auraient désormais à porter de main et je serais le cadet de ses soucis, à savoir que notre cohabitation était cent fois mieux que ce qui l’attendait en taule.

Mes doigts, inquisiteurs, vinrent chercher sa langue et, plus il jouait à l’autruche, plus j’étais indélicat. Je la tiens fermement entre mon index et mon majeur, le temps que la salive fasse son effet et les humidifie juste assez. Pas besoin d’une tonne de salive, je ne prévoyais pas le prendre ce soir. Du moins, pas ici, contre le mur. Sauf s’il continuait dans cette voie et qu’il ne me sorte de mes gonds, ce sur quoi il avait un talent certain.

Une fois mes doigts suffisamment humides à mon goût, je les retirai et ma bouche, au passage, délaissa son membre avant que je ne me redresse. Je relâchai son poignet avant d’empoigner sa verge d’une prise forte, sans toutefois être violente, et poursuivit les vas et viens de ma main. Le bruit de friction entre sa peau humide et ma paume se mêlait au silence relatif de la ruelle, tandis que je réduisais la distance entre nos deux corps, exception faite de nos bassins afin de me permettre de poursuivre ma besogne.
Mes doigts ne se firent pas prier, se dépêchant de glisser dans son dos, longeant sa colonne vertébrale jusqu’à la raie de son fessier. Mon majeur passa entre les deux amas de chair, s’y frottant légèrement avant de tapoter son intimité comme indécis.

Lentement, je me penchai près de son oreille et je vins susurrer d’une voix froide, un poil cassante :  

- Je ne prévois pas te prendre ce soir, encore moins contre le mur et dans cette ruelle, mais si tu t’échines à refuser ainsi la récompense que je t’offre sous ton consentement, j’y repenserais peut-être. Je ne t’ai pas promis de ne pas te prendre, ne l’oublie pas.

J’appuyai lentement sur ce dit consentement, mon ton se faisant lourd de sous-entendus et de reproches. Il avait dit oui et je n’accepterais pas qu’il se débine à la dernière seconde. Je ne le croyais pas lâche et je n’apprécierais pas que le chiot soit en fait un vulgaire poltron.

Sans préavis, mon majeur s’inséra doucement en lui, tâtant son chemin avec une délicatesse toute feinte, tandis que les caresses sur son membre se firent plus appuyées et que mes lèvres vinrent tourmenter le lobe de son oreille, le suçotant et le mordillant, jouant de cette zone que j’espérais un tant soit peu érogène chez lui. Elle l’était chez la majorité des personnes, il ne devait sûrement pas faire exception à la règle et, si c’était le cas, je dévierais tout bonnement pour son cou, sa pomme d’Adam, sa bouche, peu importe. De toute manière, je prévoyais déjà les cajoler jusqu’à ce qu’il ne jouisse. Pour l’heure, j’étais encore en bonne disposition, mais s’il continuait à se montrer rebelle, ne serait-ce qu’un peu, il allait devoir supporter cette érection jusqu’à la maison.


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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Ven 16 Déc - 8:06







Récompense. Si je le pouvais, je la lui foutrais bien là où je pense, sa récompense. Mon cul, que j'étais heureux de la recevoir. Soufflant, je plissais le regard, glissant difficilement ma langue contre ses doigts. Pincée entre ces derniers, elle tentait de s'en défaire, malgré le fait que je cherchais tout de même à les humidifier. Il ne fallait pas être fou pour vouloir se faire pénétrer à sec et ce, même avec de simples doigts. Surtout quand ceux-ci appartiennent à un gars appelé Varlaam. C'était vraiment à se demander... Si son caractère était correct, est-ce que j'y prendrais du réel plaisir ? Parce que ce rustre, voyez, il est doué. Et ça m'arrache les burnes de le dire. Ce fut avec un boulet au pied que je venais « jouer » avec ses doigts, jusqu'à ce que ceux-ci ne quittent ma cavité buccale. Un frisson de fraîcheur me parcourait, fixant alors le blond se redresser. Ah, il en avait fini, hein ? Fronçant d'avantage les sourcils, je créais quelques rides sur mon front, agacé au plus haut point. Il allait réellement vouloir me faire jouir par derrière ? Salaud.

Je retroussais les lèvres de plus belle, mon regard croisant le sien tandis que je me courbais, surprit par sa poigne, mais aussi par son autre main qui s'engageait d'ores et déjà à regagner mon postérieur. L'envie de vomir était toujours présente, rassurez-vous. Et ce ne fut que pire lorsqu'il vint tapoter mon entrée, jouant avec comme si c'était un vulgaire objet. Mon regard se baissait, incapable de soutenir le sien qui se faisait de plus en plus destructeur. C'était quoi, ce type, sérieux !

Et ses paroles ne m'aidaient en rien. La ferme, ta gueule. Arrête juste de parler pendant une seconde ! Je préférerais encore qu'on baise dans le silence, là, au moins, je pourrais faire mine d'apprécier. Sous mon consentement, bien sûr. J'avoue que j'adore me faire tripoter dans la rue, surtout quand il fait un froid pareil. Tsk. Empaffé. Je me mordillais instinctivement la lippe, mes doigts cherchant un quelconque nouvel appui. Je me sentais inutile, stupide, faible. Et ce, tout en sentant son souffle contre mon oreille, chose qui m'apportait un profond dégoût. Mais genre, plus que d'habitude, vous voyez ?

« Oui, j'ai compris. »

Ma voix se perdait, enrouée, agacée. J'avais pas envie de parlementer avec lui. De toute façon, ça allait empirer mon cas, alors bon. Autant se grouiller, non ? Je me retiendrais pas, je ferais en sorte d'éjaculer le plus rapidement possible et le tour sera joué. Plus je me retiendrais, plus je devrais mettre ma fierté de côté, si ce n'était pas déjà fait. Au placard, sale bête ! Et disparais de ma vue. Sauf qu'un gémissement vint couper mes pensées, m'arrachant un horrible tremblement. Non seulement la fraîcheur des lieux me troublait, mais cette intrusion n'aidait en rien. Fermant les yeux, je faisais abstraction, essayant de me détendre tant bien que mal, malgré mes jambes qui refusaient de m'écouter et qui s'effondraient dès la première occasion. Imagine quelqu'un d'autre, pitié.

Je me suppliais d'arrêter de le voir, lui qui m'offrait ces douces caresses, tellement différentes que celles de l'autre fois. Je me courbais, une de mes mains venant s'agripper à sa hanche. C'était ferme, musclé, comme un mur infranchissable. Mon sexe malmené rougissait sous l'envie, le pre-come parcourant une fine couche de ma chair. Ma tête se penchait sur le côté, lui laissant instinctivement le territoire. Et merde, j'en soupirais. De frustration, d'excitation ? Ça, j'en savais rien. Mais mon oreille rougissait sous ses dents, ma pauvre chair se retrouvant tourmentée par la mâchoire du Russe. C'était un combo bien trop gênant, ça avec son doigt et ses vas et viens.

« Nh... Ah. »

Un soupir, suivit d'un fin gémissement. Je me rabaissais à émettre des sons tout aussi ridicules qu'une pucelle lors de sa première fois et ça me donnait envie de gerber. C'était pourtant pas la mer à boire, tu peux bien te sceller les lèvres un moment ! Juste le temps qu'il fasse son affaire et le tour était réglé. Enfin, c'est ce que je voulais et que j'essayais de me dire. Dur de le convaincre, le Faust.

Mes cuisses tremblaient, s'écartant instinctivement à l'intrusion. Ma position n'était pas très agréable et je ne pouvais pas imaginer un seul instant devoir conduire avec une érection pareille, alors... Je ferais de mon mieux pour être docile. Ce serait une bonne chose en soi. Sauf quand on s'appelle Faust et qu'on a de la rancœur. Violeur de merde. Certes, je n'étais au final, pas mieux et je me frappais d'avance, mais lui, ce salaud, il profitait de la situation. Ouvrant la bouche, j'échappais un nouveau soupir, après en avoir retenu quelques uns. Mon orifice s'écartait avec joie sous son majeur, comme s'il avait été habitué par sa présence. Ma chair se retrouvait doucement tiraillée, alors que je ne comprenais pas pourquoi mon corps réagissait aussi parfaitement bien.

Merde, re-merde. Vas te faire foutre ! Toutes les insultes et injures passaient par mon crâne, me retenant de les lui sortir. Dieu que j'en avais envie ! Mais dieu que je me ferais défoncer juste après. Je tenais à mon orifice et je n'avais pas envie qu'on me surprenne dans un état pire que celui-ci.

« Kh- »

Un spasme. Je détestais ça. Un simple frôlement et il m'en arrachait un, alors que je me mordais la lippe à sang, que je rejetais la tête vers l'arrière. Tais-toi, c'est juste une zone érogène. C'est pas la première fois qu'on me la touche, alors pourquoi est-ce que je n'étais toujours pas capable de me contrôler ? Ma verge en répondait clairement, se contractant entre les doigts de ce Russe à deux balles. Mon corps en redemandait, alors que ma raison lui hurlait de se taire.


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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Dim 18 Déc - 21:15

Chut

Que disais-je déjà ? Ha oui, que son corps était honnête, mais que son esprit s'obstinait. Il était buté, ça ne changerait pas en quelques jours, encore moins en quelques heures, et surtout pas sous le plaisir de la chair. Ce plaisir dont j'avais la certitude qu'il se refusait d'apprécier jusqu'aux tréfonds de son âme. Dégoûté, écœuré, nauséeux. Je ne me faisais pas d'illusions. L'agacement se lisait sur son visage comme dans un livre ouvert ; il ne devait même pas chercher à me le cacher. Soit. Au moins était-il franc, c'était peut-être l'une des qualités que j'appréciais chez lui. Il ne faisait pas le beau, le toutou obéissant, que pour échapper à mes foudres. S'il écoutait, c'était à contrecœur et sûrement à charge de revanche. Si je n'étais pas un saint, lui n'était pas un enfant de chœur. Un jeune roux pourrait en témoigner, si ce bout de choux arrivait seulement à comprendre que les actions du garde avait tout de malhonnête et d'ignoble - selon le point de vue de la société, je rassure, car le mien, il ne faisait pas cette distinction entre le bien et le mal ; tous les moyens étaient bons pour parvenir à ses fins. Et mes fins, en cet instant, était de fissurer un peu plus la carapace de ce brun, et ce jusqu'à la briser complètement.

Redessinant le contour de son anneau de chair, mon regard devient plus dur et inquisiteur lorsqu'il baissa le sien. Ayant les mains occupés, je ne pouvais pas délaisser ma besogne et lui relever le menton. Je me contentai donc d'être un peu plus brusque, resserrant ma poigne autour de sa verge à la base, avant de susurrer :

- Combien de fois dois-je te dire de garder la tête haute ? Tes yeux dans les miens, Faust.

Ce geste était peut-être un signe de soumission ou de simple honte, toutefois, je préférais garder le contact visuel et déchiffrer les émotions que reflétaient ses prunelles. C'était, en somme, plus constructif qu'observer son cuir chevelu.

Une fois assuré qu'il ait bien compris la situation, la récompense pouvait commencer en bonne et due forme. Mon majeur se fraya un chemin sans se faire prier, tandis que les vas et viens reprenaient d'un doigté expert, s'attardant sur ces zones un peu plus érogènes que les autres; celles qui semblaient le faire défaillir, ne serait-ce qu'un peu. Aujourd'hui, du moins, pour l'instant présent, c'était son plaisir qui primait sur le reste ; je savais le procurer, pour peu que je m'en donne la peine. Il en ferait l'amère expérience, dans cette ruelle sombre et un brin sale.

Sentant ses jambes faiblirent, je glissai l'une des miennes entre les siennes afin de le soutenir. Ce n'était pas tout à fait le moment de s'écrouler. Tout en le pénétrant, mes autres doigts, ma main, vint en quelque sorte le soutenir à leur tour, remontant son bassin vers le haut. De même, je ne dis rien lorsque la sienne vint s'agripper à ma hanche. En tout franchise, j'aurai plutôt cru qu'il ferait tout pour éviter de me toucher, quitte à prendre appuie contre le mur. Peut-être était-ce quelqu'un de tactile ? Si bien qu'il en oubliait la personne révulsante en face de lui ?

Peu importe. Dès qu'il me concéda son cou, l'étirant et me dégageant la voie, mes lèvres délaissèrent le lobe de son oreille pour cette peau tendre. La malmenant de baisers et de mordillements, je me faufilai jusqu'au collet, dégageant le tissu d'un coup de nez, avant de venir suçoter cette dite peau, y laissant une petite marque violacée en guise de rappel. À chaque fois qu'il la verra dans la miroir, et ce jusqu'à ce qu'elle s'estompe, il se souviendra de cette soirée. De ce plaisir qu'il ne voulait pas, qu'il taisait du mieux qu'il pouvait ; peu de gémissements passaient la muraille de ses lèvres. Mais lorsque ce point se fit malmener, il réagit au quart de tour, se contractant et gémissant longuement. Bien. Je ne lâcherais plus cette boule de chair, la tourmentant sans brusquerie, simplement pour lui arracher quelques vagues de plaisir.

Seulement, lorsque je lui jetai un regard en coin, je l'aperçus mordre ses lèvres si fortement que des perles de sang les ornaient. Fronçant les sourcils, je sortis les crocs et le mordis à pleine dents dans cet espace entre son cou et son épaule. La morsure fut vive sans toutefois durer plus longtemps que nécessaire. Elle encerclait le suçon, tandis que je pesais un peu plus vigoureusement sur sa prostate. Je me redressai légèrement, mes lèvres s'approchant des siennes, y léchant la plaie, avant de souffler d'un ton froid, sinistre à souhait :

- Ne te mord pas. Combien de fois me feras-tu répéter ?

J'avais saisi qu'il désirait s'intimer le silence et pour répondre à ce désir, je plaquai ma bouche contre la sienne sans quitter des yeux les siens. Maintenant, il n'aurait plus de raison de se mordre ; pas qu'il le pouvait non plus. Sans attendre, j'approfondis le baiser, le dévorant entre la bestialité et la tendresse. Ça n'avait rien de chaste et de pur, c'était un baiser d'adulte, de fausse passion, alors que je redoublais d'efforts dans mes caresses, l'index se joignant à la danse dès que je le sentis assez dilaté pour accueillir un second doigt et mon autre main devenant langoureuse, diablement aguicheuse. Plus besoin de retenir tes cris, Faust, je les étoufferais pour toi.

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Lun 19 Déc - 1:18







C'était quoi, encore, cette impression ? Celle qu'on a lorsque notre tête part en vrille. Celle qui fait en sorte de rendre notre corps tout cotonneux. Celle qui nous coupait le souffle, qui nous séparait du monde pendant un instant. Cette sensation qui fait en sorte de te déposer à un autre endroit, comme si tu ne savais plus où tu étais.

Et bien, c'était moi en ce moment. Mes muscles se raidissaient, se contractant alors que je me faisais violence de ne pas lui asséner une belle droite dans sa mâchoire. Mes muscles qui se raidissaient et qui me donnaient envie de détruire ses parties génitales. Non, je ne devais pas. Tout bonnement et simplement parce qu'il me le rendrait en pire et que je n'aurais jamais la force de lui résister. Non, face à sa carrure, j'avais beau avoir de la force, c'était vain. Et ce encore plus lorsqu'il se faisait un malin plaisir à me les ôter. Son doigt se faisait trop taquin. Il retraçait mon orifice, m'arrachant es sensations diverses... Du dégoût, de l'angoisse, une certaine peur, du plaisir et ce, contre mon grès. Je serrais les dents, les sourcils froncés. Mes paupières se plissaient et j'essayais de faire abstraction de tout ça en évitant son regard. Ce qui, forcément, ne lui plaisait pas. J'aurais du m'en douter. J'ouvrais la bouche, échappant un gémissement plaintif alors que je pouvais sentir sa poigne se resserrer. Salaud ! Mais, à ses mots, mon sang ne fit qu'un tour. J'eus beau avoir eu l'envie de le traiter de tous les noms d'oiseaux inimaginables, je serrais les dents, un peu tremblant et, sans attendre qu'il ne se répète, je croisais à nouveau son regard. Je n'avais jamais aimé regarder quelqu'un droit dans les yeux, surtout lorsque ce dernier était en train de me procurer un tel traitement.

Je n'osais rien dire, juste le regarder avec une profonde haine, suivie de près par cette colère mêlée au désir. Oui, ma verge était palpitante entre ses doigts, alors que mon orifice l'accueillait avec joie. J'échappais à nouveau un gémissement, alors que ses jambes me rattrapaient lorsque je flanchais. Les vertiges, le froid de la ruelle me rendaient fou, alors que je me retrouvais à prendre appui sur le corps de mon violeur. Mes doigts s'agrippaient à son haut, alors que je serais les dents, me retenant de lui hurler toutes les insultes du monde.

Contrairement à la dernière fois, il s'y prenait étonnement bien. Peut-être était-ce parce qu'il m'avait promit une récompense ? Est-ce qu'il voulait franchement me faire du plaisir ? Sauf que je ne comprenais pas. Il voulait un chien, d'accord. Il avait envie de se faire obéir et entendre. Mais pourquoi ? Est-ce que ma gueule ne lui revenait pas ? Est-ce qu'il veut juste s'amuser ? Pourquoi me faire maintenant du plaisir si c'était pour me violer après ? Je doutais, ne faisant absolument pas confiance à cet homme qui, malheureusement, était de parole. Je serrais sa veste de ma main, comme si ça allait pouvoir m'aider à endurer la situation, mais ça n'était qu'illusoire. C'était comme pour rester sur terre, comme pour me dire que j'étais là, que je ne tomberais pas. Alors, au lieu de me mordre les lèvres, je serrais les dents. Je grimaçais, essayant tant bien que mal de retenir ce que je ne voulais pas laisser s'échapper et ce, jusqu'à ce qu'il ne vienne me dévorer le cou. Sursautant comme une pauvre vierge effarouchée, j'écarquillais les yeux, ma verge se raidissant dans sa main afin de bel et bien confirmer que j'étais fortement sensible à cet endroit.

Mon cou se retrouvait à ses -bons- soins, ma peau se retrouvant meurtrie de par ses lèvres, ses incisives et ses canines. Il laissait des marques, sa trace. Il faisait de moi son pantin, celui qui lui appartiendrait certainement. Est-ce qu'il avait cette fâcheuse tendance à vouloir que tout lui appartienne ? Tout du moins, je n'avais pas suivi ce qu'il s'était passé. Tout ce que j'ai pu sentir à ce moment, c'était ses dents. Elles s'étaient plantées d'un coup sec, m'arrachant un gémissement plaintif de douleur.

« A-Ah ! »Que je grimaçais, me tortillant sur moi-même comme pour lui échapper.

À ce moment là, je hochais la tête, ayant de la peine à sortir le moindre son. Est-ce que j'avais fait une bêtise ? Sûrement, oui. Parce que son air ne disait rien qui vaille.

« B-Bien. »

Je devais répondre, il le fallait. Il détestait quand je laissais un blanc en suspend. Mais dieu que j'avais envie de me taire, de vite boucler ça. Sauf qu'il n'était pas aussi désagréable que l'autre fois. Était-ce parce qu'il m'avait promit de me récompenser ? Comme on le faisait à un chien ? Soit, sûrement. Il l'avait dit, de toute façon. Il m'avait même demandé de quelle façon il devait me considérer. Mais, avant de pouvoir grogner, je me retrouvais contre ses lèvres, ayant un léger mouvement de recul où je me présentais bien plus à ses doigts qui me soulevaient un peu, me retrouvant presque sur la pointe des pieds. Il était fort et je n'étais bien qu'une simple peluche à ses côtés, mais en ce moment, je ne le reconnaissais plus. Pour taire mes gémissements, il vint jusqu'à poser sa bouche tout contre la mienne. Est-ce que je pouvais en profiter un peu ? Est-ce que ça rendrait mon calvaire un peu moins compliqué au quotidien ? Ses lèvres dansaient d'ores et déjà, alors que les miennes se mouvaient difficilement, occupées à vouloir répondre au baiser. Je devais faire en sorte de ne pas le contrarier, de lui laisser mon corps. Je ne devais pas me rebeller, à moins de me retrouver dans une situation bien pire que la présente. Essaie un peu de prendre du plaisir, Faust, essaie !

Je me retrouvais dans une position bien délicate, mon bassin sur surélevant légèrement pour aller à la rencontre de ses doigts. Je n'aimais pas, mais c'était plus agréable. Je n'aimais pas, mes sa seconde intrusion eu le don de m'arracher un soupir. J'avais horreur de ses caresses, de cette main qui me masturbait et de l'autre qui allait et venait en moi. C'était comme s'il contrôlait mon corps avec une facilité incroyable, comme s'il pouvait parvenir à l'exciter en quelques secondes. Il menait mon anatomie du bout de ses doigts, alors que mon esprit était sur le point d'envoyer un missile à tête chercheuse juste pour lui exploser sa tronche.

C'était horrible. Je ne parvenais plus à penser, à vouloir l'étriper. Je me détestais, je haïssais mon corps. Mes doigts se resserraient sur leur prise alors que j'avais l'impression que chaque passage de son corps sur le mien me laisserait une marque. Une marque de sa bouche, de ses mains. Je ravalais difficilement ma salive, le rythme de mon baiser se faisant plus lent et maladroit, déstabilisé par les frottements, par tout ce qu'il se passait. Bordel, pourquoi faire ça dans une ruelle ?! Ce crétin n'avait pas pu attendre la voiture, voir mieux, la maison ? Non, c'était bien mieux dans une rue, là où il caille et où tout le monde peut nous voir.

Et lorsqu'il revint à nouveau sur cette boule de chair, cet endroit qu'il massait continuellement, je ne pu que soupirer de plus belle, m'arrêtant un instant de l'embrasser pour ouvrir la bouche, stupéfait et terriblement excité. Un gémissement bien dévalorisant, un peu rauque, fluet, faible et fatigué. Un beau mélange qui ne me ressemblait absolument pas. Allez, Varlaam, arrête de jouer ! Dépêche-toi et qu'on en termine rapidement.

Parce que, merde, après tout ce que ce crétin avait pu faire, je ne comprenais pas cet élan de gentillesse et de dextérité. C'était aussi frustrant que rebutant. C'était immonde, impensable. Ma chair dansait selon ses envies, réagissait sans même le moindre effort, les restes de l'alcool finissant bien le boulot. J'avais mon regard rivé dans le sien, dégoûté de la personne que je pouvais voir dans leur reflet. J'avais envie de me laver, de m'arracher la peau à coup de brosse, de finir par enlever cette présence qui s'incrustait de plus en plus sur moi. Mes jambes en tremblaient, alors qu'un fin filet de pre-come commençait à affluer sur le dessus de mon sexe. Et si je jouissais vite, est-ce qu'il s'arrêterait là ? Il ne m'avait pas promit de ne pas me prendre, alors est-ce qu'il allait franchement le faire ou non ?

Je n'aurais jamais la réponse avant d'avoir terminé la journée. Et dans un coin de ma tête, j'espérais qu'il blaguait.

Au moins, il avait de la chance sur un point, c'est que malgré ce que ma tête me hurlait, mon corps appréciait. C'était bon malgré tout. Dégueulassement bon.


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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Lun 19 Déc - 4:24

Douceur

Des yeux qui trahissaient sa répugnance et une bouche qui taisait son envie de révolte, ça avait quelque chose de diablement attirant ; c'était somme toute fascinant. Cet homme devait se faire violence pour tenir en laisse sa rébellion, hocher la tête et accepter sans rechigner mes ordres. Comme dit, ce devait toutefois être à charge de revanche et, ça, je ne l'oublierai pas. Ces lueurs de haine et d'insoumission dansant dans son regard présageaient une tempête à venir et tant et aussi longtemps qu'elles étaient présentes, je devrais maintenir ma garde bien éveillée, au cas où une envie de m'assassiner durant mon sommeil ne le turlupine. Enfin, ce devait déjà être le cas. Allez savoir ce qui le retenait, mais il serait peut-être bon pour lui de prendre en compte que je ne dormais toujours que d'un seul œil. Aux moindres de ses mouvements, je me réveillai, et ce sans exception.

Ses lèvres ne répondirent pas immédiatement à mon baiser, comme happées par la maladresse et la paresse. Elles ne suivaient pas le rythme et elles n'emboîtèrent le pas, réellement, qu'après de longues secondes. J'avais conscience de forcer la danse ; c'était à lui de s'adapter. Je me faisais suffisamment tendre pour se faire. Cependant, je lui concédais quelques incartades, le temps de soupirer et de reprendre son souffle. Seulement, mes lèvres n'étaient alors jamais bien loin des siennes, les frôlant même. Hors de question de m'éloigner, pas même de quelques centimètres. Ce soir, il goûterait à la proximité de mon corps, de nos deux corps, et à l'intimité d'une bulle partagée. Au bout du compte, si je voulais que le tout soit réussis, il devait venir à en oublier la ruelle, la possibilité d'être surpris, il devait tout occulter outre nos deux souffles conjoints, le plaisir de la chair et moi-même.

Un peu à la manière d'un enfant, ses doigts se crispaient sur ma veste, si agrippant fermement, si bien que j'eus une légère pensée pour les plissements qu'ils laisseraient dans leur sillon. Tant pis, je la repasserai au fer plat.

Lentement, il semblait s'abandonner aux sensations ; je ne dirais pas qu'il prenait son pied, c'était encore faux, ses pensées ne partaient pas en vrille et il faisait encore preuve d'une certaine retenue, mais ses gémissements devenaient un peu plus saccadés, voire plus mélodieux. Ils étaient agréables à l'oreille tel un doux murmure. Sans mentionner que la pré-come en disait suffisamment long sur l'avancée d'un potentiel orgasme. De par mes vas et viens, il enduisit bientôt sa verge, facilitant les mouvements répétitifs dont l'accélération s'accroissait de plus en plus. Qu'il vienne, je ne l'empêcherais pas de jouir ce soir. Je ne ferai pas perdurer la torture qu'était en réalité sa récompense.

Mes doigts entamèrent des mouvements de ciseaux, écartant sa chair avec douceur, tout en gardant à l'esprit la petite protubérance que formait sa prostate, y revenant dès que je m'y approchais. Je la taquinais sans cesse, m'assurant qu'il ne sache dissocier le plaisir de derrière de devant. Les deux devaient se mélanger, former un tout perturbant. Il ne devait pas savoir où donner de la tête.

À mon tour, je coupai le baiser, gardant ma bouche près de la sienne, tandis que je susurrai d'une voix que je voulais moins froide que d'ordinaire, plus neutre que glacial ;

- Remonte nos chandails, à moins que tu n'aies envie de les tâcher.

Personnellement, repasser ma veste me suffisait et nous n'avions rien pour nous essuyer après sa jouissance. Du moins, de mon côté, je n'avais pas de mouchoirs et je doutais que Faust en ait sur lui.

Suçotant sa lèvre inférieure, je n'attendis toutefois pas sa réponse avant de reprendre là où nous nous étions arrêtés, ma langue se faisant impétueuse. Elle désirait de la compagnie et elle refusait qu'il ne le lui accorde pas, sachant comment sa consœur pouvait être charmante. Elle vint la chercher pour un ballet sensuel et tortueux, de ceux qui laissent sur sa faim une fois terminé, complètement essoufflé et déboussolé.

Oui, aujourd'hui, je lui montrais mes talents en matière de sexe, de comblement. Je me savais fins observateurs et dès qu'il réagissait aux moindres de mes touchers, je changeais ma façon de faire pour mieux m'adapter à ce qui le faisait frémir. Je pouvais être de ces amants qui comblaient les attentes de ses partenaires, mais je ne l'étais pas. Ce soir, c'était illusoire, trompeur. Pourquoi ? C'était une bonne question. Après tout, je n'avais pas l'habitude d'offrir une telle récompense, je me contentai plutôt d'une fausse obéissance. Pourtant, chez cet homme, je voulais l'ancrer jusqu'aux plus profonds de son âme, qu'il ne puisse jamais l'oublier. Pourquoi ? Peut-être à cause de ses yeux, de son regard révolté, haineux. Je voulais savoir à quoi il ressemblerait une fois qu'il aurait perdu cet éclat. C'était irrationnel, je le concède, mais depuis quand les humains étaient-ils des êtres censés ?

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Ven 23 Déc - 4:01







Cette proximité était gênante. Les lèvres étaient, pour moi, quelque chose d'intime. Alors, les partager avec une autre personne était certainement un acte bien trop important pour moi. Et lui, il me les volaient. Cette saloperie était en train de les mordiller comme une friandise, de les lécher avec sa salive bien trop facilement alors que je me pliais à ses demandes. Ou plutôt ses ordres. Ça me créait une boule au ventre, celle qui s'en va difficilement alors que je ravalais ma salive, espérant la faire dégager avec un peu de courage. Sauf que non, l'anxiété remontait, me mettant mal à l'aise. Je ne pouvais que me focaliser sur son corps, sur les saloperies qu'il était en train de faire. Bordel, j'aurais ta peau, sale cramé.

Fronçant les sourcils, j'acceptais tant bien que mal l'intrusion, une mine déconfite et écœurée se plaquant contre mon visage. Ce crétin de russe n'avait pas, genre, collé sa bouche sur mon sexe y a deux secondes ? Erh. J'eus un frisson qui me rabroua l'échine, bien dégoûté pendant un instant, avant que sa langue ne se fraye désormais un chemin plus insistant jusqu'à la mienne qui, au début, voulait fuir. Désolé ma belle, faudra que t'y fasses. Je roulais mon muscle contre le sien, mélangeant notre salive un moment, alors que mon bijoux se frottait tendrement contre sa chair. Ce fut un baiser langoureux, délicat malgré ce que j'imaginais. C'était quoi, ça ? Varlaam, arrête de te foutre de ma gueule.

Je haïssais mon corps au plus profond de mon être. Attendez, il était quand même en train de réagir, ce con ! Regardez-le, en train de se contracter, de frémir et de se coller contre celui de cet empaffé. Tsh. Je plissais les yeux, la chair de mon orifice se faisant doucement à la présence de ses doigts. Je ne pouvais que soupirer, gémissant honteusement contre sa bouche. Je sursautais, me crispais. Je retenais des spasmes qui me prenaient de court et je resserrais ma prise sur son tissu. Fuck. Même ma verge en redemandait, désormais recouverte d'une fine pellicule de liquide transparent, facilitant les mouvements bruts de ce connard. Fronçant les sourcils, je l'écoutais parler, alors que, par instinct de survie, je m’exécutais. Ma main s'occupait de remonter nos vêtements, alors que je voulais baisser la tête pour quitter son regard, pour stopper cette dure proximité. Laissez-moi souffler, bordel ! Sans rien répondre, je me lovais dans un mutisme profond. Est-ce que je pouvais être muet pendant un moment ? J'aurais adoré. Parce que, vous voyez, les soupirs qui passaient le cap de mes lèvres étaient de trop. Je sentais ma prostate tendrement labourée de ses doigts, lançant de délicieux éclairs dans les différentes parties de mon corps. Je sentais également cette chaleur, celle qui consumait mon bas ventre.

La fatigue commençait à se faire ressentir, en même temps que cette rude soirée. Je laissais presque l'excitation et l'envie prendre possession de mon corps, alors que je voulais luter au plus profond de mon être. Je la refoulais depuis bien trop longtemps et, là, je cédais. Mes genoux fléchirent un instant, avant de se redresser en me resserrant autour de ses doigts. J'en tremblais, alors qu'instinctivement, mon bassin voulait bouger. Mais je me retenais, plutôt crever que de répliquer avec quelques coups de vas et viens pour me frotter bien plus à sa main. Jamais je ne le ferais, il pourrait encore m'arracher les membres un par un que je ne l’exécuterais pas. Mais là, ce n'était pas la question. J'en frémissais, mon corps rendu au bout de ses forces. Mon gland rougissait sous la pression, alors que mon intimité se contractait autour de ses phalanges.

Un autre soupir, alors que je me courbais dans une position bien dégueulasse. Je m'en voulais, j'avais juste envie de me frapper, putain ! Et là, je remontais le bassin, rejetant presque la tête en arrière lorsqu'il me mordillais la lippe, ma pomme d'Adam saillante au milieu de ma gorge. J'en avais le corps éveillé, oubliant le froid de cette ruelle qui raidissait mes boutons de chair, qui me donnait la chair de poule. Mais je ne grelottais pas, non. Je frémissais d'excitation, n'ayant même pas cette sensation de « fraîcheur ».

« A-h... Merde. Ah... ! »

Je jurais entre mes dents, les serrant alors que je sentais la jouissance bien trop proche à mon goût. Et, c'est finalement en quelques jets que je me libérais, incapable de prévenir de quoi que ce soit, bien trop gêné, dégoûté et pitoyable. Mon corps s'était à nouveau arqué, alors que mon orifice se refermait d'un coup sec autour de ses doigts. Je l'emprisonnais contre mon grès, l'empêchant de partir alors que je fermais fortement les yeux, baissant un peu la tête lorsque le plaisir fut partit tout d'un coup. Je venais de jouir bien librement entre les mains de ce connard et j'avais apprécié. Tout avait été bon, bien calculé. Cet enculé de Varlaam savait s'y faire et c'est pour ça que j'avais encore plus l'envie de le rendre eunuque. Un jour, tu verras, ton service trois pièces, il disparaîtra.

Laissez-moi au moins rêver, s'il-vous-plait, ça serait tellement plaisant.


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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   Dim 8 Jan - 7:06

Nettoie

On disait parfois que pour conquérir un homme, il fallait le prendre par l'estomac - du moins, c'est ce que raconte parfois les mères à leurs filles. Moi, je disais qu'il suffisait d'obtenir la coopération du corps, de gré ou de force. La chair est faible, plus que l'on pourrait le croire. De douces caresses, quelques tendres attentions, et elle perdait ses repères, jetant aux orties la raison que lui dictait le cœur ou la matière grise. Le corps aussi pouvait n'en faire qu'à sa tête, comme c'était en cet instant le cas avec celui de Faust. Ses soupirs, ses gémissements ; toutes ses réactions le trahissaient, mais je ne doutais pas un seul instant de sa haine. Forte, inébranlable, elle ne le quitterait pas de sitôt. Soit. Mon but n'était pas de faire ami-ami après tout. Je me contenterais de son dégoût, tant que la crainte le supplantait et calmait ses envies de vendetta.

Puis vint l'instant de la jouissance, ce moment de libération si près de la vulnérabilité. Un peu avant, le sentant défaillir, je le coinçai un peu plus sous ma jambe afin de le soutenir. Vraiment, l'homme n'était jamais aussi vulnérable qu'au moment de jouir.

Pour une fois, il n'avait pas rouspété ni même hésité, relevant nos chandails, et permettant dès lors au jets chaud de souiller la peau de nos torses. Tandis que sa verge libérait le liquide visqueux, le garde rejeta la tête vers l'arrière, un gémissement rauque accompagnant la délivrance. Son cou ainsi offert était un appel à la morsure, ce que je fis sans me faire prier, venant mordiller avec tendresse sa pomme d'Adams. Qu'il en soit heureux ou non, la douceur de sa récompense était encore de mise, et je butinais donc avec délicatesse son cou, y laissant quelques discrètes marques violacées qui d'ici deux jours devraient avoir disparues. Dans le pire des cas, pansements et collet de chemise devraient suffire à les camoufler.

Avant de se retirer de son intimité et de glisser sur ses hanches, mes doigts attendirent que les relents de son orgasme diminuent à défaut de disparaître complètement, évitant ainsi de forcer leur départ et de remplacer le plaisir par la douleur. Il s'était bien trop resserré et, un instant, je ne pus m'empêcher d'imaginer quelle aurait été la sensation autour de mon membre. Malgré moi, j'en frémis, quelques réminiscences de notre nuit passée au lit me revinrent en mémoire. Il est vrai que son corps avait été en quelque sorte divin et que je regrettais presque de ne pas l'avoir pris. Presque étant le mot clé.

Le moment ne pouvait toutefois pas perdurer, non, il fallait y mettre un terme et dès que j'eus l'impression qu'il avait plus ou moins repris sa respiration, mes lèvres montèrent le long de son cou jusqu'à son oreille où j'ordonnai froidement :

- Nettoie, avec un mouchoir ou ta langue, mais qu'il ne reste rien lorsque tu relâcheras ma chemise.

Tacher le tissu à l'intérieur ou à l'extérieur revenait au même. Le nettoyer ne serait pas une partie de plaisir, j'avais d'autres chats à fouetter que de m'occuper de vêtements sales. Je ne bougeais donc pas d'un iota, attendant qu'il s'exécute et il valait mieux pour lui qu'il ne se dérobe pas, car mon début d'érection qui se manifestait timidement pouvait très bien reprendre du poil de la bête. Si mon membre se gorgeait de sang à nouveau, je ne garantissais pas que, cette fois, il atteindrait la voiture sans passer à la casserole. Chercher la petite faute dans son comportement n'était pas difficile, si l'envie me prenait. Un rien pouvait devenir répréhensible.

Doucement, je pressai légèrement mon bassin contre le sien, l'incitant à se dépêcher, tandis que je relâchais son membre de ma poigne. Aussitôt, je remontai caleçon et pantalon qui, heureusement, n'avaient pas eu la chance de glisser bien loin. Par la même occasion, je zippai la tirette, alors que mon autre main s'attardait sur sa hanche, mon pouce caressant sa peau légèrement hâlée.

Ne me donne aucune raison de te prendre, Faust, parce que je n'hésiterais pas un seul instant à le faire. Je crois que tu le sais bien, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }   

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J'peux avoir un Joker ? Tes propositions ne m'intéressent pas. { Feat l'autre blond, Varlaam ♥ { RP YAOI }

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