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 Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.   Mar 1 Mar - 3:27







Je vous dis ; Cette paperasse, j'en peux plus. Combien d'aller-retours j'avais bien pu faire aujourd'hui, hein ? Bien trop pour que je ne puisse compter. Et encore, la journée était loin d'être finie ! La vie avait définitivement décidé de me tourner le dos et de me montrer toutes les choses les plus négatives qu'il soit. J'avais délibérément abusé d'un détenu que je voulais protéger, plus ou moins roulé des pelles à la prostituée qui cherche à m'avoir dans son pieu -ou sur mon bureau- depuis des lustres et en plus de ça, pour rajouter une cerise sur le gâteau, mon colocataire, alias Infirmier en chef de Luriguancho s'était fait une immense plaisir de me violer dans ma douche et ce, simplement parce que je voulais patauger cinq minutes de plus dans ma propre baignoire.

Je devais d'ailleurs certainement avoir une belle tête de déterré. Je n'osais même pas imaginer les cernes qui devaient se dessiner sous mes yeux, alors que je me décrochais la mâchoire en un bâillement bruyant. D'ailleurs, où avais-je pu mettre cette tasse ? Ah, là. Je la prenais, elle qui se trouvait au bord de mon bureau pour me faire un café. Noir, bien corsé, histoire de me remettre les idées à neuf. Bon. Quatre nouveaux détenus étaient arrivés et c'était un véritable bordel au niveau des cellules. Certains noirs n'appréciant pas d'être en compagnie des latinos et ainsi de suite. Fronçant les sourcils, je remuais le liquide d'un noir d'encre, n'attendant pas plus pour que ça refroidisse.

Le goût vint me raviver les papilles, m'arrachant un peu de la réalité pendant quelques secondes. Allez, Faust, on y retourne.

« Monsieur Holguin ? J'ai ceci à vous remettre. »

C'était sans compter Agathe qui avait fait irruption dans mon bureau, sans frapper. Cette secrétaire de direction pouvait bien profiter de son statut pour faire quelque chose de pareil, tiens. Soupirant, je déposais mon eau de jouvence, grimaçant tout en attrapant les documents. Ah, encore des cellules d'isolement ? Génial. Ah, lui ça faisait la troisième fois ce mois-ci. Faudra que je le tienne à l’œil. Et pour une fois, je dirais que l'autre abruti s'était calmé. Au moins une bonne nouvelle.

« C'est bon, merci. Vous pouvez repartir. »

Je n'avais jamais aimé cette femme, tiens. Elle entrait et sortait de ma propre pièce comme dans un hall de gare, se fichant pas mal de mon état ou de mes préoccupations. Ah. C'en était de plus en plus... Épuisant. D'ailleurs, cette dernière ne tarda pas à lâcher un grognement plus ou moins retenu, me montrant clairement sa « sympathie » à mon égard. Aussi charogne qu'un rapace, cette vipère. Juste bonne à courir dans les jupes du patron lorsqu'elle fait une gaffe, voir autre. Mais soit. Passant le plat de ma main contre mon front, j'essuyais un peu de sueur. Il faisait étouffant dans cette pièce et il n'y avait pas d'air conditionné, ah ça non. J'ai juste pour ami, ce bon vieux ventilateur que je pourrais presque nommer. En m'étirant, je venais ôter ma veste noire, la replaçant derrière ma chaise de bureau. Desserrant ma cravate, j'ouvrais ma chemise d'un bouton, respirant enfin un peu mieux. C'était sans compter ces bretelles et ce port d'arme qui se faisait lourd. Ça devait faire une heure que je n'avais pas effectué la ronde, tout simplement parce qu'un stagiaire était en train de l’exécuter avec un autre vigile. Au moins ça pourra me faire un peu de repos.

Il n'empêche que j'avais bien besoin d'un bon sommeil, là. Et un bon bain, sans un quelconque blond dans les parages. Soupirant lourdement, je rabattais une partie de mes cheveux en arrière.

Non, sincèrement, j'avais juste besoin de prendre un peu l'air. Me redressant, j'allais ouvrir la porte pour dire d'aérer un peu tout ça, jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec... Une demoiselle. Tiens, mais, ce n'était pas... Iris, non ? Des images, des flashback revinrent subitement me frapper de plein fouet. Je la regardais, assez surprit de la voir aussi près de ma porte. Peut-être désirait-elle un renseignement ? C'était dingue, à quel point elle pouvait me faire penser à elle.

« Mademoiselle ? »

Ou s'était-elle tout simplement perdue ?


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MessageSujet: Re: Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.   Mer 2 Mar - 1:25












Je devais rentrer chez moi. J'avais fini ma journée, n'étant de service que la première partie aujourd'hui. Hmm. Je leurs avais pourtant dit que j'étais prête à rester plus longtemps. Faut dire que j'avais pas grand chose à faire d'autre. Mais bon. Il me fallait des "pauses". Aaargh. J'allais surement finir chez moi, à rien faire, comme d'habitude. J'avais pas d'occupation, de hobbies que ce soit. Nan. J'avais pas de motivation ni d'envie. Mais bref. J'avais insisté, j'avais perdu, je devais rentrer chez moi.

Je rangeais mon bureau. C'était sacrément le bordel : des stylos par-ci, des documents par-là... Jsuis vraiment bordélique. Trop bordélique. Je commençais donc à ranger les dossiers des détenus. Non, c'était pas une technique pour perdre du temps. Vous avez pas de preuves. Hmpf. Bref. Une fois que tout fut rangé et que j'avais perdu 10 bonnes minutes, j'étais prête à partir. Je pris mon sac, saluai tout le monde et sortis de la pièce.

Je marchais dans les couloirs, les mains dans les poches et traînant les pieds. Quand j'y repensai, j'avais une vie assez... morose. Pas de familles, pas d'amis... Juste des collègues avec qui je m'entendais bien. J'avais fait la connaissance de plusieurs d'entre eux à cette espèce de virée au bar de la dernière fois Ça c'était bien passé, mais c'était pas vraiment mon genre d'évènements en fait. Il y avait eu Maria, Varlaam, que je connaissais déjà avant et... Faust. Lui, il était sympa, mais y'avait quelqu'un chose qui m'intriguait chez lui. Je ne le savais pas au début, mais j'appris par après son nom de famille : Holguin. Le même que le mien. Peut être qu'il avait un lien familial avec moi ? Une sorte de cousin lointain ou d'oncle ? Mais ce qui me titillait le plus, c'est qu'il m'avait dit que je lui faisais penser à sa fille. Non non. Mon père était mort. Ou du moins il devait l'être. Je ne suis pas une de ces héroïnes de films qui retrouve ses parents dans une scène émouvante après des années de séparation. J'étais orpheline. Sûre et certaine. Ou pas si sûre que ça, vu que je me posais quand même toutes ces questions.

Ugh, toutes ces questions me minaient l'esprit. Et j'avais pas besoin de ça en ce moment. Le moyen le plus simple serait sûrement de lui poser des questions directement. Ah tiens, son bureau est juste à côté et j'ai du temps devant moi. Pourquoi ne pas s'y arrêter et lui en parler maintenant ? Au moins, j'arrêterais de me prendre la tête. D'un pas décidé, je m'avançai vers la porte, prête à toquer.

... En fait, était-ce vraiment une bonne idée ? Je veux dire, oui, je voulais ces réponses, mais j'allais lui demander ça comment moi ? Oui bonjour, on a le même nom de famille, peut être qu'on se connait ? Ça sonnait vraiment stupide. Stupide et flippant. Et puis même si je lui disais ça, j'allais lui dire quoi après ? Je me souvenais même plus des prénoms de mes parents. Juste celui de mon oncle, cet homme que j'avais passé tant d'années à maudire et à craindre. Je ne voulais même pas y penser. Au final, je restai plantée là, devant la porte, face à un dilemme. Toquer. Partir. Toquer. Partir. J'étais incapable de prendre la moindre décision. Et au final, je n'ai même pas eu à le faire : avant que je ne me rendre compte que quoi que ce soit, la porte s'était ouverte, révélant devant moi l'homme que j'hésitai à inonder de questions.

Je relevai les yeux vers lui. Il avait de ces cernes, il devait être vraiment crevé. Et avoir pas mal de travail à faire. Et certainement pas de temps à m'accorder avec mes questions futiles et hasardeuses. Damn, mais à quoi je pensais ? Maintenant, je devais juste trouver une excuse, une parade pour me sortir de cette situation délicate. Esquissant un sourire maladroit, je bafouillai quelques mots d'excuses :

-Ah, euh, bonjour ! Eh bien, euh, comment dire... Vous voyez je... Non, en fait c'est stupide, laissez tomber. J'allais y aller, au revoir !

Ma voix tremblait. J'étais vraiment pas crédible. Mais c'était le plus convainquant que je pouvais être à ce moment. Mécaniquement, je tournai les talons. Se retourner, et partir. Sans poser de questions. Oui, c'était mieux ainsi. Juste. Partir. A la maison.



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MessageSujet: Re: Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.   Ven 4 Mar - 2:46







Que faisait-elle là ? Je m'interrogeais, alors que finalement, j'attendais ses réponses. En fait, tout le monde est comme ça. On attends des réponses à nos questions et pourtant, nous n'hésitons pas à aller plus loin, à s'en poser encore et encore. Je me creusais l'esprit alors que la jolie demoiselle se mit à paniquer ouvertement. Sans trop comprendre, j'arquais un sourcil, avant de chercher à comprendre cette agitation soudaine. Doucement, je passais ma main sur son bras, la retenant. Ses cheveux étaient longs, un peu de la même couleur que les miens. Et si cette fille était réellement... je me plongeais dans ses yeux l'espace d'un instant, avant de déglutir et de finir par relâcher son avant-bras. Au final, peut-être que j'étais juste fatigué, alors commençons peut-être par faire plus ample connaissance ? Mis à part au bar, nous n'avions pas franchement eu le temps de parler plus que ça. Il y avait de l'agitation et nous n'étions pas au calme.

« Il n'y a rien de stupide à venir à mon bureau. Vous avez besoin de renseignement ? »

Penchant la tête sur le côté, je l'invitais à entrer dans mon bureau en lui indiquant de passer la porte d'un petit signe de tête. Pourquoi ne pas simplement discuter autour d'une tasse de café entre collègues ? Il est vrai que je ne procédais que rarement de la sorte, mais elle était nouvelle et pour le coup, j'avais surtout envie de la connaître. Pourquoi pas, peut-être qu'un jour, nous pourrions devenir de bons amis ? J'essayais pour une fois de sourire. Phebus m'avait toujours dit ; Dérides-toi. Je faisais soit trop vieux, soit trop sévère. Alors je pourrais peut-être apprendre un peu à être utile et à lui rendre service ?

« J'ai tout ce qu'il faut à l'intérieur. Il n'y a pas que du café, j'ai un peu de tout. »

J'essayais d'être un minimum sympathique, me grattant systématiquement la nuque de ma main droite, celle qui n'était pas posée sur la poignée de la porte. Au final, peut-être que je la refermerais bien derrière nous, une fois qu'elle aura enfin décidé de venir s'installer. Certes, il n'était pas le plus beau de tous les temps, mais je m'y sentais bien. Puis un peu de compagnie ne me fera certainement pas de mal et à elle non plus. Est-ce que d'ailleurs, cette jeune fille s'était fait des connaissances ?

Au final, j'étais sûr que le stress me rongeait. Je pouvais sentir cette boule me remonter dans la gorge, alors que j'avais l'impression de voir ma fille. Plus je la fixais, plus son regard me perturbait, tout comme ses attitudes. C'était tout elle, mais je ne devais pas l'effrayer avec de telles choses. Alors je venais la prendre au niveau de ses épaules, me faisant rassurant. Est-ce que mon instinct caché de père me forçait à faire tout cela ? Qui sait. J'avais peut-être envie d'être quelqu'un de bien pour une fois, de réussir quelque chose et peut-être de me rattraper de mes conneries d'une certainement manière. Et dire que si je n'avais pas été aveugle, je suis sûr que j'aurais pu éviter ce massacre. Phebus avait essayé de me prévenir, mais j'étais beaucoup trop borné. Riant, je l'aidais à pénétrer dans la pièce, détendant l'atmosphère. Enfin, quand je parlais de détendre, c'était à se demander réellement qui j'essayais de rassurer, elle ou moi ?

« J'espère que vous vous plaisez ici, ce n'est peut-être pas le meilleur endroit et les prisonniers sont bornés, mais c'est un peu comme la famille que je n'ai jamais pu réellement avoir. Ahah ! Je les connais bien, alors si vous avez besoin d'un p'tit truc sur telle ou telle personne, je pourrais peut-être aider. »

J'ironisais un peu, alors que je la relâchais pour atteindre le frigo. Il y avait deux fauteuils en plus du mien, ceux que les invités pouvaient utiliser au cas où. J'avais fini par créer un petit appartement, un petit chez moi différent de cette maison qui me semblait si glaciale en ce moment.  Une semaine qu'il dormait avec moi, cet abruti. Je ne savais toujours pas ce qu'il voulait, mais ça ne m'inspirait rien de bon. Espérons juste qu'il ne pense pas qu'on sortait ensemble à cause de sa connerie, car il se foutrait le doigt dans l’œil et ce, jusqu'à atteindre son cortex visuel. Sur ce bureau, j'y avais disposé quelques portraits de ma famille, ceux avec mon ex-femme ainsi que ma fille. Il avait beau être vieux, je ne pouvais m'en séparer. C'était ça, un peu comme mon alliance que je ne pouvais quitter,  attachée autour de mon cou. Je n'avais jamais réellement aimé porter des bagues, alors je préférais la mettre autre part. Mais pour le moment, je n'allais pas parler de ça. Certainement pas. Ouvrant la petite porte du frigidaire, je lui jetais un regard, courbant le dos pour en sortir deux bouteilles.

« Une préférence entre limonade et jus d'orange ? »

J'avais un peu de tout, mais ça me faisait plaisir. Même des fois, les détenus venaient passer un peu de temps ici. Ils étaient rares, mais seuls ceux qui le méritaient avaient le droit de venir chercher un plat de temps en temps que je réchauffais avec mon micro-ondes. C'était toujours mieux que la cafétéria, alors ils se faisaient une joie de me passer commande chaque semaine. Une fois c'était pizza, l'autre jour hamburger. Enfin, ça, c'était juste une manière entre eux et moi de discuter, de garder une bonne entente.


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MessageSujet: Re: Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.   Sam 5 Mar - 1:53












Nerveusement, j'étais en train de quitter l'entrée du bureau de mon collègue Faust, que j'avais eu la bête idée de vouloir déranger afin d'avoir la conscience tranquille à propos de quelque chose de complètement stupide qui ne regardait que moi au final. Même si mes excuses étaient assez hasardeuses et maladroites, tout comme mon sourire forcé, je pensais m'en être sortie. Je pensais.

Une main me retint le bras. Sa main, bien évidemment. Haha. Je ne suis peut être pas aussi bien tirée d'affaire que ça en fait. Quelques secondes plus tard, sa main me laissa libre et retomba à ses côtés. Étrangement, il semblait aussi nerveux et mal à l'aise que moi. Pourquoi ce malaise existait-il entre nous ? On ne se connaissait que depuis peu de temps, et on avait juste vaguement parlé. Il n'y avait aucune raison. Et pourtant c'était là, et il fallait bien faire avec. Après quelque secondes d'hésitation, il s'adressa à moi :

-Il n'y a rien de stupide à venir à mon bureau. Vous avez besoin de renseignement ?

Oui j'en ai besoin. De plusieurs à vrai dire. Mais je peux pas demander ça comme ça. Dans tout les contextes du monde ça passe pas. J'aurai bien voulu lui répondre, mais la nervosité empêchait tout son de sortir de ma gorge. Je me contentais donc d'un léger signe de tête signifiant "non" en affichant le même sourire maladroit que tout à l'heure. Mais il n'eût pas l'air de tout à fait comprendre, m'invitant à entrer en souriant à son tour :

-J'ai tout ce qu'il faut à l'intérieur. Il n'y a pas que du café, j'ai un peu de tout.

Quelque chose en moi me hurlait que cet homme m'était familier, mais je m’efforçais de l'ignorer. Là n'était pas le moment d'être sentimentale, Iris. J'avais pas vraiment de raison de décliner cette offre, même si à cet instant précis je voulais juste être chez moi, me rouler dans mon lit et oublier cette gêne. Il devait me trouver un peu bizarre au moment présent, à m'être présentée devant sa porte et en ne disant rien. Haha. Je l'étais peut être un peu, en vérité.

Je n'eût pas le temps de donner de réponse, bien trop impliquée dans ce long monologue intérieur, que je sentais le contact de ses mains sur mes épaules. Immédiatement, mes muscles se raidirent de surprise et de peur, et je dus me mordre discrètement et légèrement les lèvres pour me retenir de me dégager de sa pourtant très légère emprise. Je ne supportais pas ça. Pas depuis mon kidnapping. Brr. Une vague frisson me parcourut le corps. Je savais que c'était un geste qui se voulait rassurant et qu'il ne pouvait absolument pas savoir, mais il m'était impossible de ne pas ressentir un léger sentiment de peur. Visiblement de bonne humeur, le gardien m'invita dans la pièce et je le suivis sans rien dire, tout en gardant mon calme du mieux que je pouvais. Nous entrâmes donc dans son bureau.

-J'espère que vous vous plaisez ici, ce n'est peut-être pas le meilleur endroit et les prisonniers sont bornés, mais c'est un peu comme la famille que je n'ai jamais pu réellement avoir. Ahah ! Je les connais bien, alors si vous avez besoin d'un p'tit truc sur telle ou telle personne, je pourrais peut-être aider.

Je hochais légèrement la tête pour toute réponse, n'attendant qu'une chose : qu'il me lâche. Cela ne faisait qu'accentuer mon malaise. C'est d'ailleurs ce qu'il fit assez rapidement. Soulagée, je laissai s'échapper un long soupir et commençai à regarder la pièce autour de moi. Trois fauteuils, un frigo, une cafetière... Tout le confort était là. C'est qu'il se faisait plaisir le type. Je balayais la salle du regard quand mon attention s'arrêta sur le bureau du gardien, plus particulièrement sur des cadres photos disposés là. J'en saisis un pour le regarder et... Je me figeai sur place.

Le cadre présentait une photo d'une femme avec une petite fille dans ses bras, dans un parc. Je n'en étais pas sûre à 100%, mais... Cette petite-fille sur la photo, je pouvais jurer que c'était moi, quand j'étais plus jeune. Et l'autre personne... Maman ? Je n'avais plus vu son visage depuis des années, donc je n'en étais pas vraiment sûre. Mes souvenirs étaient flous, alors je ne pouvais pas le confirmer mais... J'avais déjà vu ça. J'avais 5ans, c'était le début de l'été, on avait fait un pique-nique et... Je ne savais plus. J'avais juste quelque bribes de souvenirs qui me remontaient en tête. Mais ce n'était pas possible. Si c'était vraiment moi, qu'est-ce que cette photo faisait ici, dans le bureau de cet homme qui était censé n'être qu'un inconnu ? Toute ces questions me faisaient oublier l'environnement autour de moi ; les fauteuils, le frigo, le gardien, plus rien n'existait à l'instant présent. Je ne voyais plus rien, je n'entendais plus rien. Tout autour de moi n'était que ténèbres, incompréhension, et... Cette photo.




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MessageSujet: Re: Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.   Mer 9 Mar - 3:23







Pendant que je cherchais à la mettre à l'aise, je remarquais qu'au contraire, elle semblait l'être de moins en moins. Après tout, je me dis que c'est normal. Je t'emmerde certainement à vouloir te faire boire un verre avec moi, hein? Alors, en tenant les bouteilles, je venais les déposer sur le bureau avant de lui jeter un simple regard. Elle semblait perdue dans ses pensées, distante. Est-ce que j'avais fait quelque chose pour la mettre dans cet état ? Pourtant, je faisais de mon mieux pour rester... Calme. En fait, même avec ces pensées en tête, je faisais de mon mieux pour ne pas trop y penser.

« Mademoiselle ? »

Je tentais de la raisonner un instant avec une note interrogative, penchant la tête sur le côté, un peu en face d'elle. Cette dernière semblait attirée par quelque chose du regard, alors qu'elle semblait totalement vide. Était-elle malade ? En me redressant, je venais me placer à ses côtés. Elle... Elle avait ce cadre entre les mains, hein. Déglutissant, je sentais mon coeur se resserrer. Je n'avais jamais vraiment fait attention à cette photo depuis quelques temps. C'était presque tout ce qu'il me restait d'eux.

Là, mes pensées se chamboulèrent. Et si elle, elle était réellement ma fille ? Je détournais le regard, mes canines mordillant l'intérieur de mes joues. C'était absurde. Combien de fois n'ai-je pas retourné cette affaire dans tous les sens? Et là, Iris se retrouverait en face de moi ? Je passais une main dans ma nuque, avant de me dire qu'il était probable que cette grosse coïncidence ne soit réellement ce que je craignais. J'avais peur. Peur de quoi ? De la retrouver. Est-ce qu'elle me détesterait ? Peut-être que je lui ai manqué ? Qu'est-ce que je pourrais bien lui dire ? Mes nerfs étaient à vif, alors que je semblais de plus en plus anxieux. Non, ne te fais pas d'bile, Faust. Ça ne peut pas être ta fille. La voir ainsi, aussi grande, vivante et surtout aussi proche... ça ne doit être qu'un rêve, une illusion. C'est ma mémoire qui me joue des tours. Foutus souvenirs.

Alors, je prenais la parole, peu rassuré.

« Ah, ce cadre ? C'est ma famille. »

Ma voix, elle s'enrouait sans même que je ne le veuille. Je n'avais jamais aimé parler de ce jour sombre. Pas même mes collègues n'osaient en parler, Phebus avait déjà fait le travail de demander au personnel de ne pas mentionner mon passé.

« Et elle, là, c'est ma fille. Elle est jolie, hein ? »

Je n'allais tout de même pas lui dire qu'elle avait disparut, qu'elle était certainement morte à l'heure qu'il est, hein ? J'allais pas lui faire peur, alors qu'elle venait d'arriver. Autant être amical. Puis... Puis...

Elle ne ferait pas cette tête là, si elle n'avait pas été impliquée. On aurait dit qu'elle était en train de voir un mort. On aurait dit... Merde. Je détournais le regard, fixant les deux pauvres bouteilles. Je me sentirais bien con si là, tout de suite, je me rendais compte que ma fille était bel et bien en vie. Je serais un père bien médiocre, n'empêche. Même pas foutu de résoudre une affaire depuis des années.

« Je... T-Tu vas bien ? Tu fais une de ces têtes. »

J'essayais de la rassurer, alors que même moi, je n'y parvenais pas. Mon corps ne se calmait pas. Les questions affluaient, me rendaient fou. Je pensais enfin avoir fait une croix sur mon passé et le voilà qui me rattrape, qui me noue une corde autour du cou, qui tire, tire à petit feu.

Je m'étais fait des illusions durant des années déjà, alors ce n'est pas maintenant qu'elles vont commencer à me jouer des tours. Combien de fois, n'ai-je pas cru voir ma femme, ma fille dans une ruelle ? Combien de fois je ne me suis pas fait passer pour un taré, à parler à une pauvre fillette en pleine ville, jusqu'à ce qu'une femme ne vienne rechercher sa fille. Phebus m'avait relevé de nombreuses fois déjà. Alors est-ce que je délirais à nouveau ? C'était dur. Putain, c'était bien trop dur.


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MessageSujet: Re: Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.   Dim 10 Avr - 19:39











Je fixais cette photo, me noyant toujours dans cet océan sombre qu'était devenu mon environnement. Je savais que j'étais dans le bureau d'un de mes collègues. Mais je ne le voyais pas. Je savais que ce dernier était juste à côté de moi. Mais je ne le voyais pas non plus. Il me parlait. De ce cadre. Des personnes sur cette photo. Je l'entendais, mais je ne parvenais pas à donner du sens aux mots qu'il disait. Ça rentrait par une oreille et ça ressortait pas l'autre. Au final, je n'avais aucune idée de ce qu'il m'avait dit.

Tout ce que je voyais, c'était cette photo. Tout ce que j'entendais, c'était mon cœur s'accélérer. Il battait tellement fort que le bruit résonnait dans mes tympans. Bom bom. Bom bom. J'en avais mal à la tête. J'essayai malgré tout de me concentrer sur les miettes de souvenirs que me remontaient à l'esprit. Le parc. Le pique-nique. Le visage flou de mes parents. Le soleil. Tout était flou, et je n'arrivais pas savoir si c'était réel ou non.

Alors que j'étais toujours en perdue dans mes pensées, le cadre me glissa lentement des mains. Le bruit provoqué par l'impact de l'objet sur le sol me ramenait brutalement à la réalité. J''eût l'impression de me réveiller soudainement d'un cauchemar. Je regardai autour de moi, reprenant lentement conscience de mon environnement. Puis mon regard se posa sur le gardien qui se trouvait en face de moi. Il semblait vraiment inquiet. Est-ce que je venais de passer 10 bonnes minutes à fixer un cadre photo pris sur son bureau le tout sans dire un mot ? Oups. Comment j'allais expliquer ça moi ? Je me baissai pour ramasser le cadre. Ouf, il n'était pas cassé. Alors que je le nettoyais rapidement avec ma manche avant de le reposer à se place, j'essayais de déblatérer une excuse rapidement :

-Excusez-moi, j'ai cru reconnaître quelqu'un sur cette photo, mais ce doit être la fatigue haha. Vous disiez ?

Iris, si cette excuse passe,tu mérites une récompense, sérieux. Je savais que ça passerai jamais et que la suite s'annonçait très gênante, mais bon, on sait jamais, sur un malentendu ça peut passer ?




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MessageSujet: Re: Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.   Jeu 5 Mai - 9:33







Elle semblait ailleurs, troublée. Je restais muet, attendant une réponse de sa part. Arquant un sourcil, je me penchais vers elle, de plus en plus intrigué par ses traits qui me rappelaient le passé. Allait-elle réellement bien ? La situation se faisait étrange, bizarre. Sursautant à mon tour, je fus tiré de mes pensées par le bruit du cadre qui tombait sur le sol. Mon cœur palpitait de plus en plus vite, pendant que je clignais des yeux. La fixant de ceux-ci, je m'engageais à me baisser pour ramasser la photo par pur réflexe, même si Iris avait été plus vite que moi. Iris... S'appelait-elle réellement ainsi ? La regardant épousseter le cadre, je me penchais, troublé par la tournure de la situation.

« Tu es sûre que ça va ? Tu sais, tu peux me tutoyer. Je n'ai pas réellement l'habitude qu'on me vouvoie. Puis on est collègues, maintenant, non ? »

Sans m'en rendre compte, je l'avais moi-même tutoyée, alors autant qu'elle en fasse de même. Je n'avais jamais franchement aimé ces formules de politesse, elles avaient tendance à me mettre plus mal à l'aise qu'autre chose. La demoiselle avait mauvaise mine et pour l'heure, je m'en tracassais. M'approchant de cette dernière en l'observant reposer l'objet, je passais une de mes mains sur l'arrière de mon crâne, me grattant la nuque et jouant avec quelques mèches de mes cheveux. C'était un de ces nombreux gestes parasites qui m'abritaient lorsque j'étais gêné ou que je ne savais pas quoi dire. Alors je préférais bouger les mains et trouver une conversation, lui répondant donc à sa question.

« C'est une photo de ma femme et de ma fille. Mais c'est vrai que tu lui ressemble beaucoup. »

J'avais glissé ça, subtilement. Ou pas, je ne sais pas. Mais ... Plus je la regardais, plus je revoyais Yessica dans ses yeux, dans ses mimiques. C'était une torture, une véritable pression qui me retombait dessus. Le passé me rattrapait et j'espérais surtout ne pas la mettre mal à l'aise. Je pensais avoir enfin pu m'en débarrasser, mais j'étais loin d'imaginer que ces événements me rattraperaient aussitôt.

Me penchant vers l'arrière, je venais m'appuyer contre mon bureau. Après tout, ce n'était qu'une coïncidence. Ma main posée à plat sur le meuble, je lui offrais un regard, essayant de sourire tout comme ma très chère Zunilda me le conseillait souvent. Apparemment, je n'étais pas assez aimable avec les nouveaux. Lui tendant une chaise, je l'invitais à s'asseoir. Vu qu'elle venait d'être prise par un vertige, je préférais la mettre en sécurité et pour l'heure, je n'avais pas envie de l'apporter chez l'autre barge d'infirmier. Enfin, d'un côté, je la plaignais pour devoir le supporter pendant toutes ses journées. Heureusement, j'avais mon bureau et j'en étais assez loin.

« Mets-toi à l'aise. Si tu veux boire quelque chose, j'ai tout ce qu'il faut. »

N'était-elle d'ailleurs pas venue à mon bureau pour quelque chose ? J'en étais troublé, bien trop embrouillé par ce qu'il venait de se produire. Alors j'essayais de faire ce que je faisais avant, comme quand Iris avait des problèmes. J'étais toujours à son écoute, toujours calme et là pour écouter ses soucis, même s'ils étaient moindres. Ma fille me manque. Tout autant qu'elle. J'avais envie de revenir dans le passé, de les serrer dans mes bras et de les éloigner de cet homme qui aura prit ce qui m'était le plus cher. Être père avait finit par me manquer.

Peut-être qu'elle me prendrait pour quelqu'un de bizarre, à vouloir l'écouter et à lui poser de ces questions. Mon regard semblait gêné, ne sachant pas réellement où se poser. Je n'arrivais pas à tenir la connexion trop longtemps, plus je la fixais et plus je me faisais nostalgique, ne voyant que les brides du passé à travers ses pupilles. Iris, hein ? Allons, Faust, ne te fais pas si chagrin. Tu sais, tu devrais arrêter d'être aussi parano et continuer d'avancer. Jamais tu ne pourras revenir en arrière, alors ne te mets surtout pas à chialer devant cette pauvre fille qui vient de débuter son job ici.

La gorge serrée, je finissais par souffler, reprenant mon sérieux. Jonglant entre ses yeux et ce cadre que je ne quittais pas, incapable de m'en débarrasser. J'étais bien trop précieux avec certains objets, dont mon alliance que je n'avais jamais quittée. Elle n'était, certes, pas à mon doigt, mais je continuais de la porter sur cette chaîne autour de mon cou, argentée, cadeau offert par ma défunte femme. Si seulement j'avais pu faire quelque chose ce soir là. Si seulement j'étais arrivé plus tôt, si seulement j'avais écouté Phebus. Peut-être que je n'en serais pas là aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.   Dim 8 Mai - 23:37












Alors que je remettais le cadre en place, j'essayai de comprendre ce qu'il venait de se passer, me remettant peu à peu de mon vertige. Et j'espérai aussi secrètement ne pas avoir à m'expliquer auprès de mon collègue, parce que là, je ne saurai vraiment pas quoi lui dire.

- Tu es sûre que ça va ? Tu sais, tu peux me tutoyer. Je n'ai pas réellement l'habitude qu'on me vouvoie. Puis on est collègues, maintenant, non ?

Hm. Collègue ou pas, il restait plus âgé que moi, et je me sentais en quelque sorte obligée de le vouvoyer. C'était une sorte d'habitude. Je suis le genre de personne à vouvoyer un peu tout le monde, même les gens de mon âge, je me sens bizarre autrement. Mais bon, si il le souhaite vraiment, je pourrais faire l'effort de le tutoyer, non sans difficultés. Pour lui montrait que j'allais bien, même si c'était pas vraiment le cas, j'esquissai un sourire en hochant la tête.

Mon regard fut ensuite encore une fois attiré par le cadre photo. Il m'était difficile d'en détacher mon regard pour une raison inconnue. Le choc sur le sol n'avait abîmé ni la vitre ni le contour du cadre, ce qui me soulageait dans un sens. Si je commençais à débarquer dans les bureaux de mes collègues et à casser leurs affaires, ça n'allait vraiment, mais vraiment pas le faire. Le gardien qui se trouvait prêt de moi fit un commentaire sur la photo qui se trouvait là, comme s'il avait remarqué que cette dernière attirait réellement mon attention :

- C'est une photo de ma femme et de ma fille. Mais c'est vrai que tu lui ressemble beaucoup.

"Tiens c'est marrant j'ai l'impression que c'est moi." Non Iris tait toi. Va pas faire des commentaires stupides et insensés comme ça. Ça ne t'amènera à rien. Sans relever les yeux du cadre, je pris une voix calme :

- Ah oui ? Comment ça ?

Voilà, juste feindre une petite surprise et poser quelques questions et ça passe tout seul. Je tentai de détourner mon attention de la photo en regardant le bureau autour de moi, le redécouvrant une nouvelle fois. Au final, je savais pas trop ce que je foutais ici. C'était juste parti d'une petite interrogation et ça avait fini... Comme ça.

- Mets-toi à l'aise. Si tu veux boire quelque chose, j'ai tout ce qu'il faut.

- Merci ça ira, je ne veux pas non plus abuser votr- Eerh, de ton temps.

En fait, au fond, je ne savais vraiment pas ce que je faisais là, et je pense que lui non plus. Je n'avais rien de particulier à lui dire au final. On était juste là, dans son bureau, à regarder autour de nous et à détourner nos regards dès qu'ils se croisaient. On avait sûrement l'air un peu stupide.




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MessageSujet: Re: Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.   Mer 11 Mai - 12:05







J'espère que je ne la brusquais pas. Tout du moins, j'en avais une légère crainte, malgré le fait que je commençais de plus en plus à douter de ma mémoire. Mes muscles se raidissaient, me provoquant quelques tremblements que je peinais à calmer. Combien de fois n'avais-je pas finit par stresser, pensant que ma défunte fille était peut-être miraculeusement vivante ? Ce n'était que des foutaises. Mais pourtant, je devais en avoir le coeur net. Iris Holguin, est-ce que tu penses à cette drôle de coïncidence ? Enfin. Son ignorance me ramenait rapidement sur Terre. Au final, je me trompais certainement. Alors, déglutissant, je souriais, un peu mal à l'aise à cause de la suite de ces discutions.

« Excuse-moi, je suis peut-être un peu trop nostalgique. À vrai dire, j'ai perdu ma famille dans un malheureux accident et je dois avouer que de par ton nom de famille, ton prénom et ta ressemblance, j'ai été légèrement troublé. »

Je n'avais plus été aussi mal à l'aise depuis des années, mais je me devais d'être sincère envers cette demoiselle. Au moins, je ne cacherais rien. C'était certes, néanmoins rare que je m'ouvre à quelqu'un aussi rapidement. Seulement peu de personnes à Luriguancho savaient pour ma situation et je ne voulais pas non plus que ça s'étende. Moins on en savait sur ma propre personne, mieux je me portais. Ce boulot était surtout pour me faire un gagne pain et pour me bouger un peu le cul. Sinon, je pense que j'aurais pu finir obèse, dans mon canapé à regarder des séries télévisées en boucle avec mon chat sur les cuisses. Phebus n'avait pas eu tord, au fond, de me traîner ici par la peau du dos. Je n'avais peut-être pas que de bonnes choses, mais je possédais un bureau, une bonne place et j'étais bien payé, alors... Je n'allais pas m'en plaindre.

« Tu ne me déranges pas, loin de là. Une pause ne me fera pas de tord. D'ailleurs, tu n'avais pas quelque chose à demander, par hasard ? Vu que c'est toi qui étais devant ma porte ? »

J'avais surtout l'impression que j'allais mourir étouffé sous le stress. Cette histoire bizarre et particulièrement loufoque. L'atmosphère était lourde et pesante, mais d'un côté, sa présence semblait me rassurer. Et si elle était en vie ? Imaginons plutôt. Et si elle m'en voulait, de ne pas avoir continué les recherches, de l'avoir pensée morte ? Et si seulement elle pensait que je ne l'aimais pas, puis où était-elle ? C'est vrai, ça. Je n'avais jamais su ce qu'elle était devenue, ni où elle était. Depuis sa disparition, c'était le néant, le flou total. Combien de temps n'avais-je pas perdu en vain, à faire de nombreuses recherches ? Était-ce mal de ma part, d'avoir stoppé toute activité ?

Je devrais arrêter de me poser des questions aussi stupides. Je me faisais des films, espérant secrètement que ma famille me revienne en un claquement de doigt. Yessica, tu ne peux pas t'imaginer à quel point je m'en veux. Je m'en veux de ne pas avoir pu vous protéger plus longtemps. J'espère que tu me pardonneras un jour.


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MessageSujet: Re: Tu as les yeux de ta mère. { Feat Holguin Iris.   Mar 27 Déc - 21:00












Je me tenais toujours là, dans le bureau d'un de mes collègues, sans aucune raison apparente. Plus le temps passait, plus je me sentais stupide. Je n'osais pas poser la question qui de taraudait depuis un moment déjà, et je n'osais pas partir sans l'avoir posée.. C'était un un dilemme tout bonnement stupide que nous mettait tout les deux dans une situation gênante et à laquelle seule moi pouvait remédier. Il fallait que j'agisse. Mais peut importe que ce que je faisais, j'allais me mettre dans l'embarras, et cette simple idée me semblait insupportable.

- Excuse-moi, je suis peut-être un peu trop nostalgique. À vrai dire, j'ai perdu ma famille dans un malheureux accident et je dois avouer que de par ton nom de famille, ton prénom et ta ressemblance, j'ai été légèrement troublé. Tu ne me déranges pas, loin de là. Une pause ne me fera pas de tord. D'ailleurs, tu n'avais pas quelque chose à demander, par hasard ? Vu que c'est toi qui étais devant ma porte ?

Il essayait de me faire me sentir à l'aise, mais je pouvais deviner qu'il ressentait la même chose que moi. Cela me fit esquisser un sourire, qui parti bien rapidement dès l'instant ou je repensais à la situation dans laquelle nous étions tout les deux. La tension dans l'air était palpable. Il fallait que je fasse quelque chose.

Je pris mon courage à deux mains. Je serrais mes poings pour ne pas le laisser filer et je déballais mes mots d'une traite, de peur de m'arrêter pour ne plus jamais repartir.

- Oui et bien, euh, comment dire, je me disais, on ne se serait pas déjà rencontré quelque part ? Parce que ben, euh, j'ai l'impression de vous avoir déjà vu il y a longtemps, et, ben vous voyez, on a le même nom de famille, donc j'ai trouvé ça bizarre, pas toi ?

Ma voix tremblait, j'avais mal à la gorge, la fin de ma phrase avait été presque inaudible.
J'avais failli me mordre la langue à maintes reprises et j'avais mélangé le tutoiement et le vouvoiement.
J'étais certainement rouge comme une tomate, et ma seule envie là tout de suite était de m'enfuir en courant, mais j'en était incapable. Tout ce que je pouvais faire, c'était attendre sa réponse en me maudissant intérieurement.
Il allait certainement me prendre pour une folle, mais je le savais depuis l'instant ou je m'étais tenue devant la porte de son bureau.




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