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 Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam

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Dawkins Adriel

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MessageSujet: Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam   Dim 17 Jan - 6:04

Après la fouille à nu, il se fait escorter pour un examen de routine médicale. On avait prévenu le département de l'infirmerie qu'un nouveau détenu allait arriver. On confirme que c'est l'infirmier Varlaam qui s'occupera d'Adriel au grand plaisir des gardiens qui l'escortait. Heureux de savoir que c'est cet infirmier impitoyable à la réputation infâme qui accueillera le dit violeur-meurtrier.

Déjà que le jeune homme était tout tremblant tentant tant bien que mal de ne pas se laisser dominer ni par le chagrin éclatant en sanglot, ni par l'angoisse de son nouvel environnement. Malgré que l'on n'y aidait pas, après qu'il ait fini la fouille à nu on le menottait à nouveau. L'ennui c'est que ses liens de métal étaient beaucoup trop serrer et lui coupait les poignet qui avait du mal à se remettre des mauvais traitement qu'on le lui infligeait depuis son arrestation... En revanche Adriel ne dit rien... Rien du tout! Son silence fut punis une fois sur deux par des coups féroces et douloureux. Il ne dit rien non plus outre que d'ouvrir la bouche par le souffle coupé. Il ne s'en plaignait jamais et endurait avec brio. À la grande déception irritante de ses agresseurs qui voulait le faire repentir de son acte. Acte qui je me répète, il n'a jamais commis, même si aux yeux de la loi il était coupable de ses actes.

Il traversait les couloirs regardant misérablement les pieds se battant pour ne pas céder à cet affut d'émotions... Tout ce qu'il désirait le plus en ce moment c'était d'être escorter à sa cellule et de s'enrouler dans ses couverture pour oublier les mois précédent dans un sommeil plonger dans le noir. Tout en espérant de pas faire de cauchemars. L'homme aux cheveux d'argent évitait tant bien que mal les regards curieux des prisonniers qu'il a croisé. Premièrement, parce qu'il était un nouveau venu, deuxièmement, sa chevelure de nacre alors qu'il n'était qu'encore un jeunot de 20 ans... C'était plutôt rare, non? Sauf si on est albinos, mais en voyant la couleur de ses iris, il était clair qu'il n'en était pas un. Puis, finalement, sa cicatrice encore en voie de guérison et saignante, quoi que possiblement infecter; seul l'infirmier en dirait davantage. Quoi qu'il était impossible de voir toute l'ampleur de la chose sauf s'il se mettait à nu encore... Ce dont il n'en avait pas envie!

Il avait déjà eut beaucoup de mal avec la fouille à nu à cause de son comportement pudique... Il faut dire que cette brûlure qui l'avait défiguré à vie y était pour quelque chose sans parler de sa maigreur... Il avait la peau sur les os. Le jeune homme était devenu si nerveux qu'il n'arrivait pas à avaler quoi que ce soit... Ou si oui, il le recrachait presque aussitôt...

Cependant, en chemin parlant de ces dit curieux, un ne le regardait pas et ne semblait nullement intéresser à le regarder... Au contraire du jeune Adriel qui se surprend à le dévisager... Tous ici avait un air mauvais et peut chaleureux. Rare était ceux qui avait l'air d'enfants de cœur couvert de tatouage et de piercing. Ce qui était le cas de son sujet qu'il observait si intensément. Il fallait le dire qu'il avoua dans un coin de sa tête que ce géant était plutôt beau aussi. Il semblait attirer, mais il lui faisait surtout très peur... De toute évidence Adriel avait bien remarquer cet attribut qui le rendait difficile à ne pas le remarquer... Il avait l'air d'un démon. C'est un peu s'il se demandait s'il était enfin tomber en Enfer. Entourer de démons. Hélas non, ceci n'est qu'une prison qui sera éventuellement un véritable enfer au second degré de la chose. Sa vu l'a tant foudroyé qu'il a figer... Complétement pétrifier par la terreur et l'énergie qu'il dégageait qui semblait complexe et si terrible à la fois... les gardes le repoussa par un coup de pied au cul lui ordonnant d'avancer. Ainsi il a disparu de la vu de ce dit "démon"... Il a surement du remarquer le regard tétaniser d'Adriel sur lui. Mais Adriel a déjà disparu de sa vu tout ce qu'il a sans doute pu voir sont ses vêtements et sa frêle carrure...

Enfin, arriver on toqua à la porte et une fois que l'accès à l’infirmerie leur fut permis, l'un d'eux poussa le nouveau détenu à l'intérieur de la pièce à l'aide d'un coup de pied. Ce qui le réveillait de ses pensées turbulentes. Il redressa sa tête ne regardant plus ses pieds et ses mèches blanches dévoilent le visage d'Adriel. Il était maintenant en présence de quelqu'un d'autre que ces hommes qui le tourmentaient depuis tout à l'heure... De sa tête, il la redressa plus haut... Encore plus haut.. toujours plus haut... Cette personne était-elle un géant? Eh bien, si on prend en compte que notre cher Adriel ne mesure pas plus qu'un minuscule 1m70 oui, forcément ce Varlaam était gigantesque. À force de chercher à rencontrer son regard à travers cette large stature, il y parvient enfin. Il croisa enfin ses yeux bleus... de la même nuance que la sienne... Mais ce qui les distinguait tout les deux c'était ce que leurs prunelles reflétaient. L'un était comme la glace, froid, intimidant et dominant, tandis que l'autre, était comme l'eau, doux, bienveillant et sans doute soumis en comparaison. Le grand Russe avait des cheveux blonds cendrés qui encadraient son visage fort et carré. Adriel était légèrement intimidé, certes, mais en dépit de sa peur du moment qui cherchait à le dominer, il réussi à retrouver un certain réconfort dans ce visage qui le terrifiait tant... Cet atout qui devait souligner la terreur qu'il dégageait lui semblait, bien au contraire, rassurant... Cette brûlure au visage qui ne semblait pas dater d'hier contrairement à la sienne; sa propre blessure.

C'est alors que le nouveau détenu bien amocher lui adressa un timide et charmant sourire... Vraiment... Malgré ses traits qui prenaient un certain charisme grâce à son sourire, il était dans un sale état! Enfin, autre que ses plaies saignantes et ses poignets couper, il avait le teint pâle... Quoi qu'il a toujours été pâle, mais là il avait un teint de malade, des joues creusées, des cernes bien marqués, des yeux rougis démontrant soit qu'il était drogué ou qu'il a passé son temps à pleurer. L'option deux étant la bonne. Le jeunot tremblait de tout son être encore secouer par tout ceci. Les gardes voulaient le présenter eux-même, mais Adriel mit sa peur de côté et pris l'initiative avant même qu'ils n'ouvrent la bouche. À commencer par un léger balancement des épaules vers l'avant avant de se redresser de nouveau bien droit. Puis, il tendit cette main fragile vers l'infirmier accompagner de ces mots :

« Bonjour, je suis Adriel Dawkins et vous, vous êtes?

Son espagnol était décidément bien maladroit, on reconnaissait trop bien son accent britannique proéminent. Toutefois, sa compréhension de la langue à augmenter quelque peu. Sinon, il est clair qu'il se sentirait plus aisé de parler en anglais. Face à "l'arrogance" du détenu le regard méprisant des gardiens le fixait... Ils lui avaient pourtant déjà dit comment se nommait l'homme qui s'occuperait de lui... Mais Adriel s'en tenait aux convenances et à la politesse qu'importe la situation... On lui répond justement :

« Hey le petit con, c'est pas le moment pour faire tes conneries et faire semblant d'être une personne respectable... T'as peut-être oublier, mais t'es un prisonnier maintenant.

Il resta muet... Ce n'était pas comme s'il parlait que ça changerait quoi que ce soit... Ou c'est ce qu'il croyait... Bon dieu qu'il avait l'air abattu, mais Adriel tentait de toute ses maigres forces de ne pas perdre la face pour autant. De ne montrer ni peur, ni mélancolie. Il souhaitait à tout pris miser ses efforts pour se montrer présentable. Hélas, il n'en avait l'air que plus misérable même s'il souriait. Tant qu'on ne connaissait pas les "raisons" de sa venu, c'était à se demander comment quelqu'un d'aussi fragile à pu aboutir ici? Je mettrait ma main au feu qu'aucun prisonnier ne s'était présenter de la sorte, encore moins avoir fait une révérence poli ainsi que de lui tendre la main. Ou même d'avoir ignorer la réputation que pouvait bien avoir ce monsieur Vsevolod.


Dernière édition par Dawkins Adriel le Mar 9 Aoû - 3:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam   Mer 20 Jan - 20:13


Vaguement, j'écoutais le patient se morfondre en excuse, les yeux baissés et le regard hagard. Son poignet était pansé, tandis que son visage tirait toujours sur le blafard. Il n'avait pas pensé, hm? Le fixant froidement, je me penchai vers lui, chacune de mes mains attrapant les deux barres de métal encadrant le lit d'infirmerie, et ce solidement ainsi que dans un bruit de tintement. Je le surplombai de ma forte carrure, l'observant comme si je contemplai un vulgaire insecte sous ma semelle. Sèchement, ma voix tonna et j'aperçus du coin de l'œil une infirmière sursauter :

- La prochaine fois que tu chercheras à t'enlever la vie, je ferai en sorte de te sauver, certes, mais tu le regretteras. Alors, ne te manque pas. Compris?

Un regard glacial, un regard mécanique. Je pouvais classer les détenus qui passaient en plusieurs catégories bien définies. Il y avait, évidemment, ceux qui se devaient de nous rendre une petite visite afin de compléter leurs examens médicaux, ceux qui avaient peu de chance et devenaient les victimes d'autres prisonniers, leurs putes ou leurs punching bag, ceux qui aimaient un peu trop les bagarres pour leur propre bien, les masochistes qui avaient un peu trop joué et, finalement, les idiots tels que lui. Ceux qui cherchaient à s'enlever leur vie, à mourir lamentablement. En toute franchise, si ce n'était pas de mon travail, je ne les soignerais pas et je les aiderais même à mettre un terme à leur misérable existence. Ils m'horripilaient et, malheureusement, avaient aussi tendance à assombrir mon humeur. Elle ne volait déjà jamais bien haut. Il faut dire que sourire et rire étaient presque chose proscrite. Mes traits, durs et meurtris par les flammes, ne possédaient pas une très grande gamme d'expressions. Elles vacillaient entre l'impassibilité et l'énervement. Ce n'était pas très diversifié, je l'avoue, toutefois, cela me convenait amplement.  

Après qu'il ait acquiescé, je me relevai sans plus un mot. Prenant ma tablette et mes feuilles, je tournai les talons, m'éloignant de cet homme avant de perdre le contrôle. Plutôt, je vins discuter avec une collègue, vérifiant nos horaires respectifs. Je devais, il semblerait, m'occuper d'un examen de routine. C'était chose fréquente, surtout lorsqu'il s'agissait d'un meurtrier doublé d'un violeur. Aucune infirmière ne voulait s'en approcher et même certains des infirmiers préféraient s'abstenir. Ainsi, j'en prenais la responsabilité. Qu'il soit un voleur ou un tueur en série, je m'en contrefichais. Il restait certainement un homme et, au fond, ce qu'il avait fait importait peu dans cette prison. Et encore moins face à moi. Il serait traité comme je traitais les autres, détenus ou non. Je ne possédais pas cette morale qu'on prônait. Tant qu'il me respectait, tant qu'il sache se montrer obéissant et docile, son passé n'était qu'information supplémentaire. Elle était tout bonnement futile. Un homme ne se définissait pas uniquement par son histoire et les récits, de toute façon, ont toujours cette part de trou noir qu'on ignore. Ils ne racontent pas toujours que la vérité, le mensonge vient souvent s'y mêler. Ce que l'on dit, ce que l'on entend, peut-on réellement s'y fier? Et, dès que je l'aperçus, je sus tout de suite que cette histoire, je ne devais pas la tenir pour acquise. Elle était fausse.

On toqua à la porte et dès que je donnai mon accord, on le poussa à coup de pied. Titubant, il manqua certainement de tomber. Sans broncher, sans ne serait-ce même que gronder, il écouta et posa un pied puis un autre et un autre jusqu'à arriver près de ma personne. Machinalement, je fronçai les sourcils et je le détaillai. Ce n'était qu'un pur réflexe. Je l'avais développé durant la guerre, dans ce temps où un coup d'œil devait suffire pour repérer les ennemis des amis. À l'époque, c'était une question de vie ou de mort. Désormais, ce n'était plus qu'une vieille manie qui me collait à la peau. Lui? Un meurtrier? Un violeur? Se moquait-on de moi? Ces yeux rougis et ces immenses cernes, ne les avait-on pas remarqués? Que l'on me dise que c'était dû à la drogue et je rétorquerais que vous n'étiez qu'un pauvre idiot. Je sais reconnaître les effets d'une drogue des pleurs. Ses pupilles n'étaient pas dilatées. Ces joues creusées et ces blessures... Je soupirai, un peu excédé, je dois l'admettre. Il n'avait rien à faire ici. Enfin, ce n'était pas mon problème. Les injustices étaient chose courante en ce bas monde. Il y en avait jour après jour et il continuerait d'y en avoir jour après jour. La vie n'était pas juste. Elle était même, en réalité, la pire des vauriens.

À ma surprise, cet être frêle, si petit qu'il semblait pouvoir se briser en un claquement de doigts, prit ce courage à deux mains. Celui que même les gardes, parfois, n'osaient prendre. J'avais rarement rencontré de personnes si polies. Enfin, surtout en ces lieux où cela semblait n'être qu'un lointain concept. Il se présenta et tendit la main. Sans la moindre hésitation, je vins la prendre de ma main libre, l'englobant de mes larges paumes. Les miennes étaient affreusement rugueuses, marquées par le temps et les intempéries. Je n'avais pas passé ma vie dans un coin chaud à me prélasser et cela avait laissé de vives empreintes. Je ne pus répondre immédiatement puisque les gardes me coupèrent avant même que je n'ouvre la bouche. Froidement, je leur lançai un regard réprobateur où des lueurs sombres valsaient. Le message était clair, cependant, je pris la peine de leur rappeler :

- Et vous? Avez-vous oublié qu'un « bonjour » était la moindre des politesses, messieurs?

Mon ton était sec et cassant. Avant de sermonner un autre, il faut s'assurer d'en avoir le droit. Ils étaient ceux qui méritaient le sermon. Reportant mon attention sur le jeunot, je serrai sa main un peu plus poliment avant de me présenter à mon tour.

- Bonjour, je suis Varlaam Vsevolod. Je serai responsable de votre examen.

Plissant les paupières, je l'observai longuement, m'attardant sur des plaies fraiches, avant de délaisser sa main puis de relever le regard vers les deux gardiens. Je repris la parole, mon ton de plus en plus froid. Même l'Antarctique semblait soudain bien chaud.

- D'ailleurs, il m'a été dit qu'il devait seulement passer un examen médical. En aucun cas ne m’a-t-on mentionné que je devrais le soigner, car des gardes ne sauraient contenir leur besoin de domination et profiteraient de leur position. La prochaine, veuillez passer vos nerfs sur quelqu'un qui vous aura actuellement fait quelque chose à vous.

Et la dernière phrase était encore plus sinistre.  


•.......•

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Dawkins Adriel

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MessageSujet: Re: Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam   Mar 26 Jan - 4:44

Il attendit sagement que l'homme imposant lui serre la pince, c'est ce qu'il fit. Ce simple geste le rendit heureux et rayonnait son sourire. Il y a longtemps qu'il n'avais pas rencontrer quelqu'un sans préjudice. Sans se faire traiter comme un chien. Ça ne lui prenait pas grand chose pour rendre cet être angélique heureux. Le Russe avait une bonne poigne solide, mais avec une force raisonnable pour ne pas blesser davantage notre cher Adriel. En même temps, frêle comme il est, pourrait inciter à ménager ses forces pour ne pas le blesser. Le jeunot aux cheveux d'argent la serra délicatement aussi. Adriel constate au premier contacte de ses larges mains de l'infirmier qu'elles étaient rêches, sablées et secs! Contrairement à les siennes qui étaient douces comme de la soie. Le plus âgé des deux constatera aussi qu'Adriel possédait de longs doigts fins délicats; de véritable doigts de pianiste. Pour revenir aux mains de Vsevolod, considérant le métier du géant ce n'était pas tellement surprenant qu'il ait des mains si abîmée, mais à cette intensité? Adriel se doutais qu'il était loin d'être qu'un simple infirmier, il devait y avoir autre chose. Ces mains ont été décidément misent à rudes épreuves, elles avaient beaucoup de vécu et elles étaient puissantes. Il devait manipuler de objets bien lourds en métal et froid. On aurait dit des mains de soldat. Peut être avait-il fait la guerre? Avec ce regard perçant et comment il s'était sentis décrypter ça ne serait pas surprenant. Néanmoins, si la texture de ses mains n'étaient pas agréables au toucher, sa chaleur en revanche étaient d'un grand réconfort pour ses mains glacé comme l'hiver. L'infirmier peut constater sa froideur quelque peu déconcertante... Une mauvaise circulation sanguine? Peut-être bien. Sinon il tremblait. Peut être avait-il froid? Mais la ventilation semble fonctionner correctement en plus nous nous retrouvons dans un pays chaud. Cela dit, Adriel avait la peau naturellement froide. Bien que son alimentation presque inexistante ne devait pas aider quant à sa température. Lorsqu'ils se faisaient interrompre dans leur salutations, le regard froid et distant de Valaarm devint quelque peu colérique et son ton démontrait son irritation. Le regard d'un sergent sermonnant ses subordonner pour leur manque de discipline. Le jeunot ne dit rien, prenant plutôt note que cet employer prenait la discipline et les notions de politesse à cœur refusant de les voir bafoué de la sorte. Ce qui le rassurait et ne saurais refuser son support. Lui-même, il était bien d'accord que la politesse était importante. Enfin, ça se voyait, sinon le jeune homme ne se donnerait pas autant de mal à vouloir être poli même dans une circonstance pareille. Pendant ce temps, il même pu profiter de sa chaleur plus longtemps entre ses doigts. C'était si agréable qu'il en oubliait la texture de celle-ci.

« Tché! Ce n'est même pas au détenu de causer!

Répondit ce dernier. Adriel décida de ne toutefois pas l'écouter et continuer la conversation qu'il avait avec ce Russe comme s'ils n'existaient pas. Ils n'avaient pas rouspéter plus que cela craignant cet infâme Vsevolod tout autant que les prisonniers. Il continuait donc de se présenter de manière officielle.

« Enchanté de faire votre connaissance infirmier Vsevolod.

Dit-il avec un sourire légèrement plus confiant. L'échange pour le moment terminé, il finit par lâcher sa main et fit de même. Même s'il aurait préférer la tenir plus longtemps cette grande main chaude pour réchauffer sa main froide. Étrangement cet homme semblait lui procurer un sentiment de sécurité et de soulagement. Alors que beaucoup de détenus étaient d'accord pour dire que Varlaam est l'infirmier le plus terrifiant qui leur étaient donner de connaître. Pour sa part, Adriel avait une bonne impression de ce dernier. Par sa froideur et sa sévérité, il lui rappelait quelqu'un, mais ne saurais dire pourquoi pour le moment... Il avait ce sentiment, sans pour autant l'avoir rencontrer auparavant... Une impression de déjà vu on dirait. Qu'est ce qui est d'autant plus drôle c'est que c'est aux gardiens d'assurer la sécurité des détenus pour eux-même et les autres. Cependant, c'est un infirmier qui faisait en sorte que le jeune homme se sente en sécurité. Trouver l'erreur! Ou peut-être pas...

Varlaam le dévisageait à nouveau, mais cette fois-ci en plissant des yeux. En dépit de la peur qu'elle faisait naitre en ce timide jeune homme, il ne se laisse pas impressionner et le laissa l'observer avec minutie. L'homme aux cheveux cendrés, finit par presque grincer des dents tout en accusant ses collègues de la sécurité de lui avoir infliger une bonne partie de ses blessures. C'était avant même que le garde répondit qu'Adriel décida de l'interrompre.

« Oh non détromper vous monsieur. Ceci, tout désignant sa brûlure sur la joue, ce n'est pas de leur faute. J'étais déjà dans cet état avant mon arrestation, ils ne sont pas a blâmer pour ça c'est quelqu'un d'autre. Je vous le jure.

Il avait raison pour cette blessure là, il faudra blâmer quelqu'un d'autre. Hors ses tortionnaires n'étaient pas présents. Quoi que pour les bleus et les ecchymoses qui lui parcourait le corps, on ne pouvait pas se tromper de coupable! Quoi qu'à bien y penser, les gorilles qui l'accompagnaient ne l'aidait certainement pas à se remettre de ses maux... Tant physique que mental. L'un de ces ronchons pris la parole pour dire une bêtise scandaleuse.

« Pfff! Menteur! Il se l'est probablement infliger cela lui-même juste pour faire pitié et se déculpabilisé de ses fautes abominables! Ou juste pour ne pas qu'on soupçonne que c'est lui le taré qui a osé faire ça a sa propre fiancée!

Silence. On vit dès lors la tête du jeune homme s'abaisser piteusement... Il ne tiendrait pas longtemps a ce qu'on lui répète continuellement ces mensonges. Adriel sentait ses larmes lui monter aux yeux et le brûler vivement de leur chaleur, de leur acidité saline et de leur amertume. Les sanglots secouèrent de plus belle la frêle personne qu'il était. L'élément déclencheur à ceci c'était lorsqu'ils avaient mentionné sa fiancée... L'art de mettre le couteau dans la plaie le pauvre! Il fit tout de même tout son possible pour contenir ses larmes. Il se retenait aussi d'hurler que c'était faux! Tout était faux!!! Tout ça n'était que mensonges et chimères. Ce qui lui aurait valu un tapage en publique d'autant plus que personne ne le croirais. Du moins, pensait-il.

À le voir aller... On se dit que la frêle personne qu'il était ne saurait survivre en ce milieu hostile... Surtout avec cette étiquette de violeur qu'il a maintenant coller à la peau! Ce silence semblait durer une éternité jusqu'à ce qu'une voix hautaine et glaciale brise le silence de son mécontentement à l'égard des gardiens qui sont pas foutus de faire leur boulot comme il se doit. De plus, ils ne faisaient que prouver leur manque dévouement par ces terribles propos :

« On t'as pas demandé de le soigner non plus, il peut bien crever de toute façon c'est la peine de mort qu'il aurait dû mérité.

La mort?! Avaient-ils la moindre idée de ce qu'ils disaient? Non, pas que ça aurait terrifier le doux garçon aux cheveux de nacre, bien au contraire... Il n'avait pas songé à cette idée jusqu'à maintenant... Pourquoi n'avait-il pas eut cette idée plutôt? C'était la question qu'il se posait en ce moment. Il pourrait stopper ses souffrances juste comme ça et rejoindre sa bien aimée... On pouvait apercevoir qu'il était en train de songer sérieusement à cette idée morbide malgré sa tête qui était pencher. Il était même sur le point d'avoir une absence dans son regard; il était proche du bout du rouleau... Il faudra faire quelque chose avant qu'il ne songe à un plan pour concrétise son éventuel suicide...


Dernière édition par Dawkins Adriel le Ven 29 Avr - 2:02, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam   Ven 29 Jan - 19:20


C’était de petites mains, douces et bien frêles. Il m’aurait suffi d’appuyer un peu plus fortement pour les broyer et les réduire en miette. On aurait dit des doigts de pianiste ou de femme, mais certainement pas d’homme. En définitive, ce n’est pourtant pas ce à quoi je m’attardai ni ce qui accapara mon attention. En réalité, ce fut plutôt son sourire qui, soudainement, devenait bien plus rayonnant sous ce simple geste. J’admets sans mal que l’on m’a rarement offert de tel sourire, se contentant généralement d’un regard baissé, fuyant le mien, et de lèvres pincées, atrocement crispées. Il attisa ma curiosité et je ne pus m’empêcher de le scruter un court moment. Cependant, la froideur de sa peau me remit vite à l’ordre, elle qui me rappelait déjà la couleur laiteuse de la neige. Inévitablement, les souvenirs de mon pays natal refaisaient surface, les routes enneigées et les paysages couverts de blanc ressurgissant. Je ne pris pas de temps à les chasser, ils n’avaient pas lieu d’être. Pas au Pérou, cet endroit si chaud que la neige ne prenait place qu’au sommet des monts.  

-Et je ne crois pas que ce soit plus à vous de parler, messieurs.

Mon ton restait froid et cassant. Si j’avais bien ramené quelque chose de la Russie, c’était cette froideur et cette impassibilité sèche. Les gardes avaient tendance à m’exaspérer et c’était d’autant plus vrai avec ces deux petits idiots. J’aurais bien aimé que ce soit plutôt Faust qui s’occupe d’accompagner ce détenu, je n’aurais pas eu ces commentaires plus stupides les uns que les autres. Ils ne savaient pas même fermer leur trappe lorsque demandé et ils continuaient d’intervenir alors que leurs propos étaient vides de sens. Ils n’apportaient rien, ils n’étaient que lourdeur et futilité. Seulement, ils ne semblaient pas comprendre à quel point le tout était déplaisant, non voulu. Mon regard avait pourtant été équivoque, toutefois, j’imaginais qu’ils croyaient qu’au vu de leur poste, ils avaient tous les droits. Croyez-moi, détenu ou membre du personnel, je ne faisais pas la différence. J’en connaissais d’ailleurs un qui l’avait appris à ses dépens.

- Il en va de même pour moi, monsieur Dawkins.

Il était poli, choisissant ses mots avec soin, alors je lui rendais la pareille. Si je demandais politesse c’est que j’étais aussi capable d’en faire preuve. Il serait hypocrite de ma part, autrement, de l’imposer. Je relâchai finalement sa main, la libérant de mon étreinte avant de la porter sur ma tablette et mes feuilles de papier. Déjà, j’entamai un examen rapide, le détaillant de mes yeux bleutés jusqu’à en grincer des dents. Ces gardes! Je ne rechignais jamais à travailler, j’y mettais même tout mon âme si l’on puit dire, cependant, cela ne signifiait pas pour autant que je désirais me surcharger de travail dont j’aurais pu me passer. Aussitôt que je vociférai mon mécontentement, il prit immédiatement leur défense à ma grande surprise. La majorité des détenus qui m’était donné d’avoir rencontré en aurait plutôt profité pour tout mettre sur leur dos. Ils n’auraient pas hésité une seule seconde à leur faire vivre les pires misères, soit par désir de vengeance ou par simple sadisme. Ce jeunot, contre toutes attentes, fit exactement le contraire. Ces hommes étaient-ils si écervelés pour être incapables de s’en rendre compte ou fermaient-ils volontairement les yeux? Gardant mon ton froid, mais moins austère lorsque je m’adressai au détenu, je pris la parole sans attendre :

- Je ne parlais pas des brûlures, monsieur Dawkins.

Puis, je jetai à nouveau un regard aux deux hommes. Je plissai les paupières, fronçant les sourcils. Je commençai à m’énerver et ils ne m’avaient d’ailleurs toujours pas salué, et ce même après que je leur ai rappelé les règles de bienséance. Je pris une bonne respiration, retenant cette envie de leur encastrer le crâne contre le mur de brique. Je n’avais jamais été très patient avec les crétins. Ils avaient le don d’appuyer sur mes cordes sensibles comme nul autre. Je savais que je devais éviter le tapage, déjà que certaines infirmières s’étaient arrêtées dans leur travail pour s’approcher et jeter des coups d’œil interrogateur. Même certaines d’entre elles avaient compris, rien qu’en observant les réactions du jeune homme, qu’il n’était pas aussi monstrueux qu’on le disait. Il ne faut jamais se fier aux racontars.

- Et dites-moi, comment se serait-il infligé lui-même des brûlures aussi droites, aussi nettes? Ses mains auraient, de base, tremblées et déraillées. Croyez-moi, la douleur d’une chair qui flambe est insupportable. L’odeur, de même, ne donne envie que de vomir. Il ne les a pas faites, il en aurait été incapable. Vous ne remarquez même pas qu’il tremblote? Tout ce que je vois, ces des hommes qui préfèrent se contenter d’une fausse vérité qui les réconforte. Car, après tout, vous aimez passer vos nerfs sur les détenus, mais, pour ça, il vous faut de la haine, de la colère, une raison qui, au final, n’a aucun sens. Sinon, vous vous sentirez coupable et vous voulez croire que vous êtes justes. Vous n’êtes que des lâches incapables de supporter le poids de leurs actions, maintenant, sortez avant que je ne vous sorte moi-même de l’infirmerie. Je ne supporte pas ceux qui ne prennent pas au sérieux le travail d’infirmier et qui croient avoir tous les droits sur la vie et la mort. Vous n’êtes pas des bourreaux, que des gardiens. Probablement, vous ne savez même pas ce qu’il en coûte de prendre une vie, la sensation du sang sur ses mains et la vue d’une vie qui quitte un corps. Réfléchissez avant de parler ou taisez-vous.

Mon sermon se fit si sec qu’il n’admettait aucune protestation. Si jamais ils essayaient de prendre la parole, je les faisais taire d’un geste de la main tout aussi brusque. Bientôt, Il n’y avait plus que ma voix qui se répercutait contre les murs en échos, tous ayant pris une pause pour m’écouter.  Mon ton résonnait, malgré moi, j’avais appris à le faire porter dans les camps. Je n’avais d’autre choix que d’hurler pour couvrir les gémissements et les pleurs dans la piètre tente qui servait d’infirmerie. Ces hommes, savaient-ils que les mots pouvaient être tabous? Qu’ils influençaient ce que les autres pensaient et les orientaient. J’étais bien placé pour le savoir, moi qui usais souvent de cet atout pour obtenir ce que je désirais. Et j’obtenais toujours ce que je désirais. Il ne fallait pas être devin pour deviner l’impact de leurs paroles sur le jeunot et je me penchai alors vers lui, attrapant son menton entre la douceur et la brusquerie, avant de relever son visage vers le mien. Je voulais voir ses yeux, son expression. Je l’ai dit, je n’aimais pas travailler lorsque j’aurais pu m’en passer et il valait toujours mieux prévenir que guérir.  

- Et ne pensez pas à fuir et à jouer au lâche. Car, si vous osez, certes, je vous soignerai et ferai en sorte de vous ramener parmi nous. Mais l’enfer que vous vivez présentement vous paraîtra soudain tel un paradis. Est-ce clair?      


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MessageSujet: Re: Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam   Ven 25 Mar - 19:19

Il lui sourit comme si c'était quelqu'un qu'il connaissait depuis un moment. Alors qu'il en fait de même pour tout le monde. Réservant toujours un sourire pour chaque être humain qu'il rencontrait. Dans le meilleur et le pire des moments, surtout le pire! Pourquoi? Il était simplement ainsi; bienveillant. Puis, dans ses moments les plus sombres, il ne voulait pas paraître chagriner, il ne voulait pas évoquer de la pitié, il voulait tout simplement paraître fort comme si rien ne l'embêtait, ceci dit c'est un peu raté depuis le jour ou toutes ces péripéties infernales avaient commencées. Adriel tenta alors de se rattraper. Le jeune brûler n'a jamais bien aimer partager ses malheurs. S'il était pour déprimé, il préférait le faire seul sans spectateur et sans personne pour le consoler. C'est pour cela qu'il souriait pour bien paraître et si un malheureux le croiserait, ce serait pour égayer sa journée s'il le pouvait. 

Leur rencontre se serait déroulé sans drame si ces gardes se taisaient, effectivement. Mais il tenaient absolument à y mettre leur grain de sel qu'importe les conséquences... Chose qu'ils regretteront amèrement, quoi que ça aurait pu être pire. Par exemple, si une bagarre éclate entre l'infirmier contre les deux agents de sécurité. Tous dans la pièce ressentait l'énervement du Russe monter en flèche. Grondant de plus en plus. Lorsque Adriel se méprend sur les propos de l'infirmier, son vis-a-vis répondit froidement, mais sans se montrer arrogant comme il le faisait avec ces crétins. Sachant qu'Adriel n'était pas stupide et comprendrait son erreur. Il se ravisa donc dans ses paroles et se corrigeait.

« Oh... Dans ce cas, je ne saurais nier ou mentir a ce sujet.

Admit-il tout en baissant la tête timidement se souciant de l'avoir offenser en pensant qu'il se méprenait dans ses accusations d'un peu plus tôt qui tout compte fait étaient tout à fait justifier. Autrement dit, il ne niait pas les gestes violentes qu'on avait poser sur sa petite personne. L'un deux serrait les dents. Malgré que le détenu avait pris leurs défense, ils le remercièrent, si bien, qu'ils prirent un ton haineux lorsqu'Adriel n'avait pas pu nier la vérité.

« Espèce de scélérat!

De la reconnaissance qu'il l'ai défendu à tort? De la prise de responsabilités de leurs gestes? Aucunement! Avaient-ils un désir de suicide? Peut-être bien, ou peut-être étaient-ils inconscient que la patience de Varlaam touchait à sa limite. De toute façon, il y aurait-il un seul pour prendre la défense de ces imbéciles belliqueux et colérique autre que ce jeune homme ici présent? Mais non, selon eux, c'était comme si Adriel s'est soit disant retourner contre eux, mais pourquoi le jeunot mentirait-il à ce sujet? Ces brutes épaisses semblaient avoir oublier que n'importe quel autre prisonniers auraient saisi l'opportunité de les accuser de tout et de rien sur leurs dos. Pourtant, Adriel n'avait pas agit ainsi. Ces ingrats vivaient vraiment les yeux clos! En plus, il étaient même aller jusqu'à dire qu'il mériterait la mort pour la simple raison que c'est un violeur et rien d'autre. Il n'y a pas eut un instant où il s'étaient douter que ces accusations étaient erronés, les indices étaient pourtant nombreuses, mais aucun de ces indices n'avaient de valeur à leur yeux tant qu'elle n'était pas matérielles. Si seulement ils savaient! ... Pauvres, pauvres, pauvres sots! Heureusement pour notre cher Adriel, il avait enfin rencontrer quelqu'un qui avait les yeux grands ouvert et le voyait pour ce qu'il a été toute sa vie... Innocent. Une douce fleur parmi ces épines et ce poison vénéneux. Une rose encore toute blanche, pure et sans tâches. Cela saurait-il durer? Personne ne le sait.

Du moment où ces idiots ont blasphémés une fois de plus, le détenu avait baisé la tête bien basse et misérablement. Ses tremblement ont même redoubler d'intensité. Malgré que le Russe le fit remarquer à ses collègues ils semblaient complètement indifférent de la chose, pour eux, il devait sans doute jouer la comédie depuis son arrestation. Il est vrai que c'était le cas pour certains détenus, mais celui-ci paraissait un peu trop honnête pour que de la comédie pur et simple. Enfin, selon eux, car le point du vu du grands brûler robuste, était tout autre. Cela concernait également les gardes, il pointaient que leur agissements étaient pour cacher leur culpabilité et cherchaient sans doute une raison comme une autre de passer leurs nerfs quelques part. Ils se mirent à grogner de mécontentement tels des chiens. Aussi, ils commençaient à avoir peur de l'imposante bête que Varlaam était. Cet homme faisait bien honneur à sa réputation. Réputation pour laquelle Adriel ignorait totalement.

Pendant ce temps, doucement son esprit s'absentait pour réfléchir sur la question de mourrir, il entendit toute même le discours de Vsevolod. Cependant, il l'entendit comme un murmure lointain. Alors qu'en vérité, il se tenait face à lui tandis qu'il engueulait les gardes de sa voix puissante et portante. Tous les autres s'étaient tue pour l'écouter. Même les infirmières avaient cesser leurs tâches pour y prêter une oreille attentive et indiscrète. Tout en observant plus attentivement ce dit "violeur meurtrier". Quelques unes restaient septiques, se disant qu'il méritait la prison, mais pour une raison complètement différente, mais d'autres avaient commencer à penser comme Varlaam : peut-être était-il innocent après tout? Tous étaient témoins de la patience de Varlaam qui venait de s'épuiser. Le regard qu'il lança, plus que sa réplique les a fait enfin chier dans leurs frocs. Maintenant, il serait plus sage de débarrasser le plancher et ce rapidement. C'est ce qu'ils furent rapidement en jurant contre l'infirmier, le disant complètement fou.

Une fois que ce fut fait, l'infirmier s'empressait de redresser le menton du jeunot sans délicatesse le regardant dans les yeux... Il vit des yeux bleutés vidés. Maintenant dépourvu d'éclats quelconque. Son patient avait l'air d'un mourant par ses prunelles qui démontraient une absence inquiétante... Peut-être serait-il trop loin pour l'écouter ou peut-être pas. L'homme sévère ne reculait pas pour autant, confiant de le transpercer et pouvoir le ressaisir de nouveau, avec brutalité s'il fallait en passer par là. Mais il commença par lui souffler ces mots véhiculant une certaine menace qu'il ne se gênera pas a mettre a exécution si Adriel ne lui obéissait pas. Même si ces paroles n'étaient un simple murmure. Sa voix avait pourtant percuté comme un marteau réduisant un mur en poussière. Cette même voix grave avait sut repêcher l'absent de ses songes profondes et morbides. Son éclat reviens même si toutefois la note de chagrin qui le hantait était toujours présent. Un petit silence se fit. Les mots de Varlaam faisait écho dans ses oreilles. Ayant son regard plongé dans le sien, une lueur de peur fit son apparition, lorsqu'il constata son impassibilité face aux actes horribles qu'il s'affirmait être capable de faire et son sérieux dans sa menace. Le russe n'avait nul besoin de mots et de gestes prouver qu'il était belle et bien capable de commettre des gestes cruels, il n'avait eut besoin d'un seul regard pour bien se faire comprendre. Le jeunot ravala clairement sa salive se sentant intimider même s'il ne l'était pas un peu plus tôt. Le prisonnier avait beau faire son idiot à ses heures, il savait reconnaître le danger quand il le voit. 

« Bien... Monsieur.

Sage décision. En voilà un qui sera bien docile et il n'oserait faire quoi que ce soit pour chercher à le contrarié. Quoi qu'on remarque qu'il n'avait pas fait de promesse à ce sujet et avec raison. En prison, tout peu arriver... TOUT! Ça il le savait que trop bien, c'est bien pour cela que cet endroit était si terrifiant...
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MessageSujet: Re: Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam   Mar 3 Mai - 21:05


La franchise, en théorie, était une belle vertu qu'on vantait. Pourtant, en pratique, on souhaitait souvent le mensonge, le préférant à la vérité tout comme à la réalité. C'était le cas avec ces gardes ; ils disait les désirer (du moins, celles qui les avantageaient d'une manière ou d'une autre) et, de façon contradictoire, ils poussaient le jeune à mentir - il faut dire qu'eux-mêmes mentaient comme ils respiraient. Pour ma part, j'appréciais l'honnêteté d'Adriel, supportant mal qu'on me ris au nez et qu'on tente de jouer au plus malin. Ça ne marchait pas souvent, j'avais eu mon lot d'idiots dans ma vie et je savais les reconnaître.  

- Entre lui et vous, vous êtes bien les scélérats, coupai-je froidement et sèchement avant de me lancer dans un long monologue. Si vous tenez à vous éterniser à l'infirmerie, je vous donnerai une raison de loger dans les lits. Maintenant, dégagez.

J'avais l'habitude de sermonner tout comme de me faire écouter. Mes discours avaient souvent ces teintes de menace. Cependant, il fallait les prendre en considération, car elles étaient tout sauf des paroles en l'air. Je disais quelque chose et je m'y tenais, le mettant en exécution sans la moindre vergogne ; mes mots étaient des promesses et je ne m'y dérogeais jamais. Pestant et jurant à mon encontre, ils rebroussèrent chemin et je me dis vaguement que je devrais leur apprendre les bonnes manières. Seulement, ce n'était pas le moment pour ce faire, j'avais d'autres chats à fouetter, à commencer par monsieur Dawkins. Les inepties des gardiens l'avaient touché plus que je ne l'aurais cru, ses prunelles ternes et mornes en témoignaient. À nouveau, je m'adonnai à des palabres austères et sinistres. Ceux qui prenaient leur vie ne valaient pas mieux que de la vermine; ils ne méritaient que d'être écrasés sous ma semelle et jetés dans une fosse. Sauf que ce petiot ne s'était toujours pas entaillé les poignets et avant qu'il ne me donne plus de travail - comme il en donnerait davantage au concierge -, je préférai prévenir que guérir. Que j'aime ou non une personne, ce sentiment était futile pour mon travail et si on me l'emmenait sur un brancard, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour le sauver. Afin de mieux lui faire regretter son stupide choix. La mort était facile, c'était un bon échappatoire. Vivre en enfer demandait plus de courage et, suite à sa réponse, je me doutais qu'il  le comprenait.

- Vous me voyez ravi que vous compreniez. Maintenant, suivez-moi. Nous avons déjà perdu assez de temps et l'horaire risque d'être décalé.

Nous n'avions pas toute la journée et aussi étonnant que cela puisse paraître, l'infirmerie était bien occupée. Les détenus avaient tendance à venir régulièrement y faire un tour suite à des bagarres ou à un passage à la douche. Avant de les envoyer en isolement, il fallait s'assurer qu'ils n'allaient pas y mourir comme des rats - ce qui, à mon humble avis, ne serait pas réellement dérangeant. Un perturbateur de moins et on s'en porterait mieux. Autant pour le portefeuille de la prison - ça coûtait cher à nourrir - qu'ici. Ils avaient tendance à zieuter les infirmières, et ce de manière un peu trop salace. Il ne fallait même pas parler de leurs blagues.

Bref, je le dirigeai ainsi vers des rideaux blancs, presque immaculés, que je ne tardai pas à ouvrir. D'un geste de la main, je l'invitai à prendre place sur le mince lit dont les draps et les couvertures avaient été changés récemment. Déposant son dossier sur une petite table en métal, je lui ordonnai par la même occasion :

- Enlève ton haut.

Bien qu'il soit toujours menotté, il pouvait retirer son haut jusqu'à ce que celui-ci prenne place sur ses poignets. C'était bien suffisant pour l'auscultation. J'aurais préféré les retirer, cependant, les gardes étaient partis avec les clefs et, sans elles, c'était quelque peu difficile de les ouvrir. Je ne m'étais pas non plus spécialisé dans le crochetage. Normalement, j'aurais sauté directement sur les préparatifs avant que le médecin n'arrive - je n'étais qu'un infirmier -, mais je croyais qu'il était préférable de vérifier les blessures porter par mes collègues et, s'il y a lieu, de les désinfecter. Les cellules n'étaient pas exactement l'endroit le plus stérile et le plus salubre qui soit, surtout à Luriguancho. Même l'infirmerie peinait à rester suffisamment propre, du moins, selon mes critères.

- Dis-moi où ils t'ont roué de coups, ordonnais-je tout en enfilant des gants de plastique.

Ils n'y étaient certainement pas allés de mains mortes et je voulais vérifier que les dégâts n'avaient pas été trop importants. Une côte fêlée est si vite arrivée. Et, surtout, il était si frêle, si petit, si menu, qu'il me donnait l'impression de pouvoir se briser d'un instant à l'autre, un peu comme une allumette entre ses doigts. Il me faisait penser à un lapin jeté dans un enclos de renard, sans défense et inoffensif. J'avais la certitude de le revoir avant la fin de la semaine et certainement parce que, cette fois, les détenus lui auront passé dessus. Les nouveaux ne passaient pas inaperçus et certains prisonniers étaient vite à les réclamer. Même s'il y avait quelques femmes, elles n'étaient pas suffisantes pour calmer les ardeurs et les détenus aux têtes d'ange ainsi qu'aux traits fins devenaient rapidement des substituts. Peut-être que je devrais lui donner quelques conseils afin que ce soit moins douloureux ou qu'il évite de se blesser davantage - moins j'avais de soin à prodiguer, mieux je me portais. J'y réfléchirais, le temps de le scruter.  

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MessageSujet: Re: Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam   Jeu 12 Mai - 3:52

Non seulement l'étiquette du violeur lui était coller sur la peau, mais en plus, les gardes complexaient sans doute un peu sur sa façon de jaqueter. Son beau parler les irritaient et sentaient comme si Adriel avait l'audace de se prendre supérieur à eux alors que c'était absurdement faux! Il était très humble et se fichait pas mal du langage d'autrui, en autant que ce soit compréhensible, il était loin de se montrer arrogant où bien supérieur. Vaarlam, pour sa part, n'avait pas peur de démontrer sa dominance, sa supériorité, son arrogance, ainsi que d'inculquer des leçons de manière brutal en crachant son poison! Heureusement, il n'eut de recourt à la force comme ces chiots peureux s'étaient bousculés vers la sortie pour ne pas subir sa colère. En ce qui concerne le jeunot se réveilla doucement de ses songes sinistres par cet homme menaçant, ravalant sa salive. Jusqu'ici, il n'avait pas souffert de ses tortures habituels qu'il infligeait aux prisonniers comme ses petites écarts de conduite étaient minimes. Il fallait le dire pour quelqu'un qui connaissait à peine le monstre qu'il était, il s'en sortait très bien! Mieux que les gardes qui s'étaient sauver la queue entre les jambes! Maintenant en pleine possession de sa conscience, il l'écoutait et le suivit docilement en hochant la tête d'approbation. Il ne souhaiterait en rien retarder son horaire bien charger.

« Bien entendu.

Il le laissa passer devant en emboitant le pas derrière lui. Ses tremblements avaient cessés du moment que son escorte étaient sortie et que l'infirmier le prenait en charge. Il s'y sentait mieux et en sécurité... Cependant, dans un petit coin de sa tête, il se demandait ce qui avait fait fuir les gardes si promptement et avait l'impression d'avoir raté un épisode. Ce qui fut le cas. Malgré tout il aimerait s'en souvenir. On lui tire le rideau et le laissa passer en premier. Le jeune homme se mit proche du lit sans s'asseoir attendant qu'il le lui demande. C'était ce qu'il lui demanda en silence d'un geste de la main. Son patient s'exécutait sans discuter. Une fois qu'il est confortablement assis, le jeune anglais regardait autour de lui analysant le lieu... Jusqu'à ce que la voix du Russe retentis de nouveau pour un nouvel ordre.

« Enlève ton haut.

Ordre qu'il n'aimait pas, mais pas du tout! Cependant, il savait qu'il n'avait pas le choix. Il se mordit la lippe inférieure. On pouvait y apercevoir son mal aise qui s'était dessiner sur ses traits fins. Il n'avait jamais aimer se dévêtir devant autrui et ce fut encore pire depuis qu'il a été défigurer. Il était pudique et cela se voyait. Mais il décida de prendre son courage à deux mains encore une fois. Il devra le faire étant donné qu'il ne souhaitant aucunement lui faire perdre son temps davantage. Consciencieux qu'il devait fort probablement être déborder. Surtout sachant désormais que le Russe n'était pas reconnu pour être patient. De plus son intuition lui dictait qu'il ne s'accommoderait pas à son comportement fortement pudique... Adriel se disait, qu'au moins, ils étaient seuls contrairement à la fouille à nu où ils étaient quatre à l'observer, ou plutôt le reluquer, et c'était déjà ça de gagner. Mais alors qu'il se mouvait pour retirer ses vêtements, ses poignets coupaient davantage ses poignets... En raison que ces menottes étaient bien trop serrer! Pendant que le grand brûler se préparait pour l'auscultation de sa voix timide, il tentait d'avoir son attention un moment.

« Hmm... Monsieur Vsevolod?

Il attendit qu'il se retourne et continu sur sa lancer, même s'il craint que sa demande sera peut-être refuser compte tenu de son crime, mais il s'essaya en dépit d'un refus imminent. Comme on dit : qui ne tente rien n'a rien.

« Cela vous gênerait de me passer... Hmmm... Quelque chose de long... fin et... et.... solide... S'il-vous-plait?

Demanda ce dernier avec maladresse tout en cherchant ses mots avec le peu de vocabulaire espagnol qu'il connaissait. Une fois qu'il avait répondu à sa demande et on lui tendit un objet similaire à la description qu'il lui avait donné. Il lui sourit doucement comme il savait si bien le faire. Tout en le remerciant.

« Merci.

C'est sans tarder qu'il entreprit de crocheter ses menottes commençant par la gauche. Cela pris à peine quelques secondes que ce fut régler et une main fut libérer. Il fit de même pour l'autre côté qui ne pris à peine plus de temps... Il était doué pour ce genre de chose, il en avait l'habileté et la patience, mais n'aimait pas démontrer ce genre d'habileté devant des gens. Comme quoi il n'avait pas oublier ce qu'on lui avait appris durant l'époque où il était un clochard errant dans les rues de l'Angleterre.  Le jeune Britannique ne se donna pas le choix cependant, ses poignets le faisait bien souffrir et ce avec raison! C'était même étonnant qu'il ait pu l'endurer sans se plaindre une seule fois. D'ailleurs en portant des vêtements aussi épais, sans parler qu'il cachait ses liens de métaux avec ses manches longues, il était difficile de remarquer que ses poignets saignaient dû au fait que c'était si serrer. Un soupire de soulagement s'échappa de ses lèvres une fois les poignets libres. Il tendit l'objet et ses menottes à l'infirmier pour qu'il en fasse comme bon lui semblerait. Les menottes étaient souiller comme le bout de ses manches. La tige en métal, pour sa part, était un peu abîmer, mais il était facile de la redresser. Ni vu, ni connu.

Il entreprit, une fois libérer, de retirer ses vêtements. Quoi que lentement à main tremblantes et timides. On pouvait voir combien ça le gênait de se dévêtir devant des étranger. Il faut d'ailleurs mentionner que ce fut la deuxième fois aujourd'hui. Néanmoins devant du personnel de la santé cela semblait moins le gêner que devant la sécurité. Il retira son pull en premier et déboutonnait sa chemise ensuite avant de la faire glisser lentement sur ses épaules osseuses. Le tout posé soigneusement à ses côtés. Il détournait le regard ne voulant pas y faire face à son expression lorsqu'il constaterait que cette vilaine brulure encore fraîche et saignante serpentait le long son cou, de son torse et encore plus loin. À certains endroit des gales s'était former et à d'autres endroits la gale était déchirer et le sang était à peine sécher signe qu'on ne laissait pas cette vilaine blessure guérir en toute tranquillité. Rajoutons à ce pauvre corps meurtri des bleus assez sévère, sans compter qu'on pouvait très bien voir son squelette et compter ses côtes sans problèmes. Au moins, ses côtes ne semblait pas croche et, par chance, il semblerait pas y avoir de saignement interne. Forte heureusement! Comme quoi certains avait tout de même un peu de chance dans leur malheur. Malgré la fragilité apparente d'Adriel, des coups, il pouvait en encaisser! Apparemment, le jeunot était plus solide qu'il n'y parait. Surtout si on prenait en compte de la carrure de ses bourreaux sachant qu'ils pouvaient frapper fort, très fort. Enfin, tant mieux, car c'est loin d'être les derniers coups qu'il recevra de sa vie! Donc, il avait intérêt à tenir bon! Il pourra au moins compter sur son endurance dans cet environnement carcérale hostile. Il faudra pour le moins s'assurer que ses plaies ouvertes n'avaient pas commencé à s'infecter... Si tel était le cas, il faudra les traiter sans délais.

Son vis à vis constata bien ce qu'il voyait. Un spectacle bien piteux. On pouvait voir avec ce corps menu et abîmer qu'on ne lui avait pas fait de cadeau. Loin de là! La justice, comme elle se plait à être nommé, à été d'une injustice écœurante! Suite à cette horrible vue, il commentait à ce sujet justement, comme quoi qu'on ne l'avait pas raté! Oh ça non! Et il y avait eut un bon nombre de personnes qui lui étaient passer sur le corps. Ça oui!

« Oui... Et ils sont loin d'avoir été les seuls.

Ceci était donc l’œuvre de plus d'une personne. Que ça été ses bourreaux, la police quand on l'avait arrêter, les gardiens qui l'ont amener devant le juge, jusqu'à ces vaut rien de gardiens de prison... Dès qu'on lui avait passé les menottes, c'est comme si on l'avait condamné, malgré son avocat et son témoignage touchant, le juge et la couronne l'avais condamné dès le premier regard. Ne croyant pas un seul mot de ce que cet être angélique pouvait raconter. Ils n'ont fait qu'observer les preuves, dites, irréfutables. Alors que ces mêmes preuves étaient trafiqué dans le but de l'accuser. Ce qui à marcher à merveille. Durant tout le processus, il avait dû endurer les petites crises de colère et de dégoût de plus de deux misérables hommes. Si à la cours on aurait été à une époque plus sombre on le lui aurait jeter des pierres sur sa pauvre petite personne! Il sursauta légèrement au plastique qui retentit dans la pièce et croisa son regard un instant pour rapidement s'en défiler en baissant la tête avec honte. Honte de son corps et ne voulant confronter son regard surtout si de la pitié venait à hanter ce regard froid et austère. Ce qui ne fut pas le cas, mais il préférait toutefois s'en détourner.

En attendant qu'il s'attelait à sa tâche, Adriel coopérait docilement. Cela à dû être bien reposant pour l'infirmier qui devait, en générale, se battre pour avoir ce qu'il voulait et travailler sans qu'on ne le gêne. Le gentilhomme se permit cependant de se perdre dans quelques songes regardant par la fenêtre. Le fait d'avoir eut une absence le troublait et voudrait savoir ce qu'il avait raté. Tentant de se souvenir de ce discours. Un bon moment passait, n'y arrivant toujours pas, il céda timidement à la curiosité.

« Pardonnez moi de vous demandez ceci, mais que leur avez-vous dit pour qu'ils partent? Alors que... J'étais... Enfin, absent.
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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam   Ven 24 Juin - 21:31


Un peu de tranquillité, apportée par le départ des deux gardes, et la docilité du détenu eurent le don de calmer mon irritation. L'énervement, bien que toujours présent, se fit moins ressentir une fois près du lit d'infirmerie, derrière les rideaux. Certes, mon visage gardait généralement ses airs impassibles, cependant, l'ambiance autour de ma personne et, surtout, mes yeux trahissaient ma mauvaise humeur. Le tout devenait plus sombre, plus glacial, repoussant quiconque voulait s'approcher. Ça en était devenu palpable avec ces deux crétins et, une fois qu'ils eurent pris leurs jambes à leur cou, la tension dans l'infirmerie baissa de plusieurs crans. Les infirmières reprirent leurs occupations, plusieurs s'étant arrêté pour prêter oreille à notre discussion, Monsieur Dawkins sembla soudain moins tendu et plus relâché, ses tremblements s'atténuant, voire disparaissant, et, quant à moi, ma voix ne se fit plus aussi cassante. Je n'adoptai pas non plus de comportement brusque à l'égard du prisonnier, lui qui faisait preuve d'une rare obéissance et d'une tout aussi rare politesse.

Ainsi, lorsqu'il m'appela, je daignai lui lancer un regard par-dessus mon épaule et, lorsqu'il me demanda ce service, l'exécuter ne me dérangeait pas. Je ne tiquai pas. D'un autre côté, le trombone que je lui tendais, je me doutais ce à quoi il servirait. De même, je savais aussi que s'il venait à enlever ses menottes, à s'en débarrasser, il ne représenterait pas un danger, pas même une menace. Si jamais il était assez fou pour tenter quoi que ce soit, ce qui serait étonnant,  j'étais  en mesure de le restreindre en un claquement de doigts. Sa carrure, sa frêle silhouette, ses fins muscles; il lui serait impossible de me résister si je désirais l'immobiliser. Ce n'était ni de la vantardise ni de l'arrogance. Je me connaissais suffisamment bien et, malgré tout, je gardais mes précautions,  ne le prenant pas non plus pour un chaton sans défense. Même acculé, l'animal faible et blessé pouvait montré les crocs et les griffes. Peu importe que je sois avec lui ou un autre, je restais toujours aux aguets.

Désormais que les gardiens avaient quitté mon infirmerie, je ne me gênais pas pour délaisser l'espagnol et me tourner vers l'anglais, qui était probablement la langue maternelle de Dawkins - si je considérais son nom. Au vu de son accent et de ses mots maladroits, quoique polis, il était facile de comprendre qu'il n'était pas à l'aise avec l'espagnole et je m'y étais cantonné seulement parce que je doutais que les deux autres hommes sachent le parler. Ils avaient déjà assez de difficulté à saisir les ordres dans leur langue première, alors dans une seconde, il ne fallait pas rêver.

- Si vous avez de la difficulté avec l'espagnol, on peut aussi se tourner vers l'anglais, lui proposai-je dans cette langue, mon accent russe troublant quelques paroles.

Sans lui jeter de regards, alors qu'il se déshabillait après avoir crocheté ses menottes - je ne posai pas de question sur ce talent, ça ne m'intéressait pas -, je me concentrai à préparer l'auscultation, lui indiquant de les poser sur le lit ou la table de métal, au choix, tant qu'il ne les laissait pas traîner sur le plancher et il en allait de même avec ses vêtements. Fouillant dans l'armoire, je sortis du coton et du désinfectant. Je n'avais pas besoin d'un dessin; les gardes avaient clairement trop resserré ses liens. Ils ne s'étaient certainement pas montrés décents même en le menottant. Plutôt, ils se seraient sûrement fait un malin plaisir d'écraser ses frêles poignets, de le blesser autant qu'ils le pouvaient. C'était ce type de personne; il était facile de s'en prendre à plus faible, sauf qu'ils n'oseraient pas se comporter de la même manière avec des baraqués. Les représailles seraient trop dangereuses, trop imminentes, et j'aurais pu en rire tant c'était risible, pathétique.

Une fois qu'il fut dévêtu, je m'attardai finalement à son corps dénudé, détaillant les plaies plus qu'autre chose. Aucune lueur de pitié ni de désirs charnels ne passa dans mes yeux. Mon regard restait impassible, dépourvu de toutes émotions, et ce malgré ses paroles. Qu'ils étaient les seuls ou non, je savais seulement que j'avais du travail. Je n'éprouvais ni envie de justice ni colère. Ça me faisait, somme toute, ni chaud ni froid.

- Et ils ne seront certainement pas les derniers, commentai-je froidement. Connais-tu au moins quelques positions de défense pour limiter les dégâts? J'ai autre chose à faire qu'à te remettre sur pieds et ce serait bien d'éviter l'infirmerie autant que tu le peux.

Je ne tardai pas à m'approcher, attrapant un de ses poignets sèchement, et je m'attardai à désinfecter la plaie. Préalablement, j'avais imbibé le coton d'alcool éthylique et, désormais, je pesai sur la blessure sans la moindre once de délicatesse. Je le tenais fermement au cas où il tenterait de retirer son poignet sous les picotements. La douceur n'a jamais été mon point fort et je me bornais à nettoyer sa peau déchirée, lacérée par le métal, en faisant fi de ses réactions. Qu'il gémisse, se plaigne ou tremble, ça ne m'atteignait pas. Tout ce que je voulais, c'était d'effectuer mon travail rapidement sans prendre de pincette - autrement, on perdait un temps précieux et j'en n'avais définitivement pas à perdre. Toutefois, il ne faut pas croire que je bâclais et, au contraire, je me faisais minutieux. Pas une seule parcelle de la blessure n'échappa au coton.

Sans sourciller ni relever le regard, sa question vint se heurter à un mur. Ce que j'avais fait? Peu de chose. C'était des peureux, des faiblards, de faux-semblants, et ce type de personne n'osait jamais me tenir tête bien longtemps, surtout ici où les rumeurs couraient de bon train. Ma façon de traiter les détenus déplaisants, voire seulement mes patients, étaient connus de tous et mon caractère n'était pas non plus chose cachée. J'étais plus tendre avec mes collègues et davantage patient avec le corps médical. Cependant, il ne fallait pas jouer avec le feu, car l'on savait qu'avec moi on s'y brûlerait et ce ne serait pas que le bout des doigts.    

- Je n'ai dit que la vérité et je me suis contenté de les prévenir. S'ils voulaient jouer les trouble-fêtes, qu'ils le fassent en dehors de mon infirmerie. Ils avaient le choix de sortir sur leurs deux jambes ou je pouvais leur faire passer la porte à ma manière. Ils ont préféré la première option.

Changeant de coton, car il avait un peu trop absorbé de sang, je pris un légère pause, le temps d'imbiber le nouveau d'alcool, plaquant le morceau ouaté contre le bout de la bouteille.

- D'ailleurs, si tu tiens à rester en un seul morceau, je te conseillerais d'éviter tes moments d'absence. La plupart des détenus ne sont pas des saints et, contrairement à toi, ils se sont retrouvés ici pour des raisons valables. Ils ne se gêneront pas pour utiliser ces moments à leur avantage. J'en connais quelques uns qui se feront un malin plaisir d'en profiter pour te tourmenter.

Il ne semblait pas idiot et il devait s'en douter, sauf que je croyais nécessaire de le prévenir. J'avais l'impression que si on ne lui disait pas, il ne le prendrait pas en compte. Enfin, peu importe, je pris son autre poignet et repris le travail.

•.......•

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Dawkins Adriel

Détenu

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MessageSujet: Re: Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam   Mar 16 Aoû - 3:09

Depuis le départ de ces imbéciles belliqueux, Varlaam semblait s'être calmé, quoi qu'il persistait à garder des traits froncés, démontrant sa mauvaise humeur qui elle ne s'était pas tout à fait dissiper. Néanmoins, le détenu semblait plus détendu en dépit de l'aura menaçante que dégageait l'infirmier. Passer derrière les rideaux, il se rendit compte que Varlaam était l'être le plus professionnel qui lui était donné rencontrer jusqu'à maintenant. Il ne le jugea pas, il ne le lorgnait pas et encore moins fut-il tenter de poser des questions sur ce petit talent de voleur qu'il avait. Pour ce qui était du trombone et ses menottes, il posa ces objets sur le plaque de métal non loin. Lorsqu'il s'était dévêtit avec beaucoup de pudeur, il ne l'observait ni avec pitié et encore moins avec désir. L'infirmier ne saura jamais à quel point le détenu apprécie ce geste. Geste qui semblerait banal, mais qui ne l'était point pour ce jeune homme. Quoi que, dans la perspective du russe, savoir si cela plaisait et rendait Adriel heureux était sans doute le dernier de ses soucis. Pour lui, Adriel Dawkins, prisonnier ou pas, il n'était qu'un patient comme un autre. Rien de bien extraordinaire. Une fois que le jeune maigrichon abattus s'était dévêtu, il plia et posa soigneusement ses vêtements à ses côtés. Il a pris la peine d'évité que ses manches ensanglantés ne tâche le lit. Plutôt consciencieux le jeunot.

Après un moment à l'écouter, ou plutôt, à l'endurer, parler avec plusieurs pauses hésitations et maladresse, le civil décida de se tourner vers l'anglais. Adriel ne semblait guère surpris, mais son visage trahissait son soulagement. Toutefois, il nota bien cet accent Russe tout de même proéminent qui ne s'était pas fait entendre dans ses oreilles avant maintenant. Il faut dire qu'il avait l'air très accoutumer à cette langage. Même si en vérité, il se doutait que par son physique et son comportement qu'il devait être un Russe. Avoir été aveugle, il l'aurait prit pour un espagnol jusqu'à ce que l'infirmier change de langue pour l'anglais. Contrairement à Varlaam, Adriel n'étais point aussi habitué que ce dernier pour le langage péruvien. Malgré ses efforts à parler une langue qui lui était étrangère, il serait bon qu'il repose un peu cette pauvre mâchoire. Par ailleurs, ce sera surtout sa langue qui sera reconnaissant de ce geste. N'étant pas habituer à l'espagnol qui n'utilise pas les même muscles pour articuler leur mots doucereux, ça pourrait lui accorder un peu de repos de ce côté là, ça ne semblait pas grand chose, mais dans les circonstances, c'était un cadeau! Il lui sourit donc avant de répondre avec une fluidité assurer :

« Ah! Voila une offre généreuse pour laquelle je ne puis refuser. Je vous remercie de votre considération monsieur Vsevolod.

Dit-il avec un accent criant ses origines Britanniques, mais son accent très anglais était ma foie bien charmante, si on en appréciait l'accent toutefois. On pouvait toute suite s'apercevoir de son aisance et on pouvait entendre son enchantement de pouvoir parler avec sa langue maternelle. Elle semblait le lui avoir manquer.

Suite à la première question de l'infirmier à propos des auteurs de ses bleus ainsi que ses plaies, il enchaîna avec une autre question qui semblait l'étonner un peu... Autrement dit, lui demandait-il s'il savait se battre ou même se défendre? La réponse était non. Il ne connaissait même pas les bases. Même lorsqu'il était clochard plus jeune, il n'était pas rares que des adolescents ou jeunes adultes un peu immature s'amusait à lui roué des coups pour le plaisir. Dans ces moments là, il ne s'était jamais défendu ou même tenter de le faire paralyser par la peur. Il ne pouvait que l'endurer jusqu'à ce que ce soit fini. Côtes fêler, briser ou que de simple bleus, tout dépends comment frappait ses persécuteurs, il avait toujours sut endurer le pire... Et donc il ne put répondre que ceci en secouant la tête doucement :

« Non, je ne sais rien de tout cela.

Lorsque l'infirmier approcha et saisissait son poignet sans délicatesse, il ne bougea pas d'un pouce et se laissa faire. Même lorsqu'il imbibait sa blessure d'alcool il ne battit même pas d'un cil à la douleur. Son vis-à-vis par contre sentis dans sa poigne les veines et nerfs du jeune homme qui tressautaient de douleur qu'on leurs infligeaient avec sa brusquerie sèche. En dépit des protestations de son corps, le visage de l'anglais restait impassible comme si ce n'était rien. Durant ce petit silence, il la brisa pour compléter la réponse qu'il avait énoncer un peu plus tôt.

« Je ne sais peut être rien de tout cela, certes, mais je sais endurer.

Ses lèvres dessinaient un léger sourire. Un sourire se voulant brave avec les commissures qui s'étiraient doucement. Le genre de sourire qui voulait masquer sa tristesse et son chagrin. Frêle peut-être, mais il faut bien avouer qu'il a un certain courage. Cela dit, s'il faisait comme par le passé, c'est-à-dire, endurer une côte brisé prétendant que ce n'étais rien avec un sourire tout aussi charmant aux lèvres, il risquerait bien de se faire réprimander! De plus, dans ce genre de situation, ce soit disant courage se transformerait vite en bêtise. Et pour rien au monde, il souhaiterait être réprimander par cet homme! Déjà qu'une fois que ses paires saura qu'il a été soigner par ce dernier et qu'il daignera dire qu'il apprécie cet homme, ils le croiront tous fous! Ou incroyablement masochiste!

Quant à son endurance pour la douleur, il tentait toujours de se dépasser. Il faisait de sorte de toujours être prêt à endurer le pire. Étouffer ou ignorer sa douleur c'était en effet ce qu'il pouvait faire de mieux. Une endurance spectaculaire pour une créature si fragile. On le croirait facile a brisé... Alors que ce serait le sous-estimer. Même ses geôliers s'en étaient aperçu. Ce qui les décevaient amèrement... Eux qui voulaient le punir par la douleur physique il n'en fit rien. Aucun cris, gémissements ou de lamentations ne sortirent de sa bouche, et encore moins de supplications d'arrêter. Adriel ne répondait pas, comme s'il ressentaient nullement leur coups. Alors qu'en vérité il ne faisaient que les ignorer. Ce qui pourrait attiser et expliquer leurs comportements inexcusable de tout à l'heure.

Pendant que son vis-à-vis le soignait, le jeune angélique observait ce qu'il faisait avec léger intérêt. Il voyait bien qu'il le soignait avec minutie et une telle dévotion. Pour ce qui est de la délicatesse, elle n'y était point, mais le simple fait qu'il se dévoue autant le rendit un peu plus jovial et reconnaissant. Il y avait longtemps qu'il avait vu une personne travailler avec autant de rigueur. Cela semblait suffisant pour l’égailler un peu. Songeant que ce n'était pas tout le monde qui le bousculerait de gauche à droite et bâclerait leur travail. Varlaam lui rappelait qu'il y a encore des gens dans ce pays qui exécutaient leur travail avec soin.

Lorsque ce fut son tour de lui poser une question, Varlaam semblait surpris et y répondit avec une simplicité bien résumer sur un ton un brin nonchalant. Il ne s'était pas non plus donné la peine de répéter mots pour mots ce qu'il avait hurler à tue-tête qui était, toutefois, comme il le disait, la stricte vérité. Quoi que lorsqu'il prétends avoir "prévenu" ces pauvres chiots, c'était un euphémisme... J'aurais plutôt dit "menacer pour qu'il détalle au plus vite s'ils ne souhaitent pas que je m'en occupe moi-même". Sinon ouais, c'était presque ça. Le britannique était maintenant curieux de savoir pourquoi il avait pris sa défense alors qu'il ne lui avait rien demander... Il doit bien y avoir une raison, pensa ce dernier. Autre que celle de lui donner plus de boulot alors qu'il aurait pu s'en passer. Mais il n'osa pas poser la question pour ne pas le déranger dans son travail pour ce genre de sottises impertinentes, du moins, à son avis. Il faisait bien et son silence sera récompenser plus tard.

« Au moins, ils ont su démontrer un brin de sagesse pour cette fois-là.

Osa-t-il se moquer un peu. Quoi que rien de bien méchant comme moquerie et même s'il y mettait du cœur, il ne saurait y arriver, car il est ainsi. Il faut dire que ces sales chiens auraient été complètement fous alliés de défier le Russe! Ils auraient sans doute couru vers leurs morts... Ou à l'hôpital en urgence pour finir hospitaliser durant des mois interminables. Le coup de poing dans le mur ce n'était pas que du bluff pour leur faire peur et ça, ils le savaient trop bien.

Varlaam retira son coton qui s'était souiller d'une couleur. Il en prit un nouveau pour l'humidifier d'alcool avant de recommencer son manège. Pendant sa légère pause. Il se permit de lui lancer un conseil. Mais dans ces mots, il entendis une toute petite phrase qui semblait lui faire tomber le masque qu'il se rebâtissait peu à peu... Cette phrase qui le frappait si fort! Qui lui infligeait tant de douleur, mais qui lui apportait, à la fois, un grand bien. L'alcool qui rongeait son poignet n'était comparer à cela. Comme si ce n'était pas que son poignet qu'on l'en avait enduit, mais son pauvre cœur anéantis et meurtrie. Son corps entier subissait le picotement agressif de désinfection. Son sourire se fada pour une bouche semi-ouverte. Ses yeux s'agrandirent doucement. Ses prunelles ne portaient pas que de la mélancolie cette fois, mais il semblait ému... Si ému que ses yeux redevinrent vitreux et la vision en devenait flou. Cependant, il étouffa un sanglot qui voulait le secouer et fermit les yeux s'interdisant de verser une larme de plus devant qui que ce soit. Il devra patienter avant de déverser toutes ces larmes qu'il retenaient de peine et de misère... morceau ouaté contre le bout de la bouteille... "La plupart des détenus ne sont pas des saints et, contrairement à toi, ils se sont retrouvés ici pour des raisons valables." ...

Il profita de quelques secondes qui semblait durer une éternité pour Adriel, afin de se reprendre en main et ne pas céder à l'émotion. Voilà sa récompense. Tout ce qu'il souhaitait, c'était qu'une personne ait foie. Foie que ce jeune homme n'avait pas commis tous ces horribles crimes pour lesquels il était inculper. Tout simplement croire en son innocence. Qu'il y croit comme fer n'était pas nécessaire, tout ce qu'il demandait c'était qu'on le croit. Qu'on le rassure qu'il avait raison. Car, le doute n'était pas loin d'y siéger tant on insistait sur le fait qu'il était un tueur et un violeur. On le lui rappelait si souvent que cela pouvait facilement se comparer à un lavage de cerveaux. De quoi le faire basculer vers la folie peu à peu. Le simple fait que Varlaam avait sous-entendu qu'il n'avait rien à faire ici, pour Adriel, cela signifierait qu'il n'était pas fou... Il n'avait pas sa place en cet Enfer. Malgré toutes ces embuches et ces gens qui insistaient qu'il était le menteur dans cet histoire. Adriel n'était pas loin de perdre la foie en lui-même... Chose qui, en son état actuel, il ne pouvait se permettre de perdre! Et ce à tout prix!!! Il rouvrit les yeux et tentait de parler de nouveau malgré sa gorge serrer par l'émotion reprenant ce magnifique mas que qu'était son sourire.

« O-oui... Je n'ai aucun mal à vous croire qu'ils voudront sans aucun doute en abuser ou s'en servir d'une quelconque façon contre moi....

Ses yeux brûlaient d'envie de laisser couler ces perles salés d'émoi, mais il préférait s'abstenir détestant pleurer devant autrui. Voilà une pointe d'orgueil? Oui, mais en même temps, qui était réellement dépourvu d'orgueil? Il avait pris une légère pause pour avaler sa salive et reprendre où il en était dans sa réponse, car non, il en avait pas fini. Mais cette fois c'était pour.... Eh bien... Écoutez-le et vous verrez?

« Cependant, cela ne ne m'étais jamais arriver auparavant. Ces "absences" tels que vous dites, est un état bien nouveau pour moi. Quelques temps après mon arrestation pour tout dire. Il m'est difficile pour moi d'en sortir. Si je devais décrire ce que je ressent lorsque je suis ainsi, je dirais que c'est comme si je m'étais figé puis que je m'y noyais. Je suis impuissant du flot de mes pensés et je suis incapable de bouger... Néanmoins, aujourd'hui, je crois avoir une idée à quels moments, ils se déclenchent. Alors, je ferais de mon mieux pour évité que ces incidents se reproduisent à l'avenir, je le promets.

Oui vous avez bien compris... Il tentait de rassurer Varlaam. Que l'inquiétude de l'infirmier était d'ordre paternel, ou pour lui "évité du travail supplémentaire" comme il l'affirmait depuis tout à l'heure, cela n'avait pas d'importance. Le but était de le rassurer point final. D'ailleurs noter que cette fois, il a bien affirmer le promettre, alors que pour le suicide, il n'avait pas évoquer autant de certitude que maintenant... En même temps, vu son espagnol, peut-être avait-il oublier comment on disait "promesse" en espagnol? Ou vu la peur que Varlam lui avait inspirer en était la cause de son manque d'assurance dans sa réponse? Bref, de quoi lui donner le bénéfice du doute.

Sinon pour faire suite à cette "idée" de ce qui pourrait déclencher ces incidents, il n'en avait nullement l'intention d'en parler à Varlaam. Hors de question! Il préférait garder cela pour lui. L'élément déclencheur était pourtant bien simple. Du moment, qu'on parlait des circonstances de la mort de sa défunte tendre moitié, il perdait le contrôle de son esprit fuyard. Bien jouer gamin! Le jeune ange aux cheveux d'argents avait compris l'origine de ses absences... Alors que ces incidents ne se s'étaient produit que 2 à 3 fois. Cela dit, comme l'ex-soldat avait pu le pressentir, Adriel était loin d'être stupide... Il était parfaitement conscient d'où il était. Plus que n'importe qui en vérité...
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Bienvenu en Enfer (partie I)| Pv. Vsevolod Varlaam

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