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 Un jour au goût de nicotine { Chatalov Y. Nikolai } Done.

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Chatalov Y. Nikolai


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► Theme song : Moves like Jagger
► DC : Eamon F. Ryan ; Holguin J. Faust ; Claus G. Jason
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• Piercings et tatouages : Deux tatouages bleus au niveau des yeux.



MessageSujet: Un jour au goût de nicotine { Chatalov Y. Nikolai } Done.   Ven 25 Sep - 5:37






Chatalov Yuri Nikolai



• Sexe ; Tu veux r'garder ?
• Âge ; Vingt-quatre ans.
• Origine ; Russe.
• Motif d'incarcération ; C'est quoi ces questions à la con ? Pyromanie.
• Sexualité ; Sérieux, tu veux tester ?
• Groupe ; Dissidents, mon gars.
• Emplacement du Bracelet ; À la cheville droite. J'déteste avec un truc au bras.
• Personnage utilisé ; Grimmjow JaggerJack { Bleach.


• Ta musique préférée ; Celle que fait le feu lorsqu'il crépite.
• Ton fétiche ; Les choses qui brûlent. Genre, ta peau.
• Dr Pepper ou Coca ; J'aime pas l'soda.
• Grand ou petit ; Hinhin. Tu penses quoi quand tu demandes ça ?
• Ton habit préféré ; On en a réellement besoin ?
• Ta série préférée ; Te regarder jouir.
• Tu aimes les concombres ? ; Je laisserais cette question en suspend.


Physique ;


J'ai toujours aimé le bleu. C'est étrange, moi qui me balade toujours avec quelque chose de combustible. Au final, j'aime les couleurs froides et je préfère la chaleur. Me trouveras-tu bizarre ? Ahah ! Attends de voir la suite de ma présentation. Tu es bien là pour cela, non ? Mais parlons un peu de mon apparence. La première chose que tu as pu remarquer, je suis sûr, c'est mes cheveux. Ils sont d'un bleu turquoise qui reflète bien ma personnalité, voir plus ou moins. J'ai deux tatouages au niveau de mes yeux car, non, ce n'est pas un simple maquillage. Ils étaient délicats, mais je dois dire que je les apprécies réellement. Contrairement à c'que tu pourrais penser, je ne porte pas de piercings. J'aurais aimé, mais je me suis retrouvé en taule bien avant de pouvoir percer ma peau. J'ai pas eu le temps, peut-être plus tard. De base, je suis blond. J'ai juste opté pour une autre couleur que je m'empresse de faire chaque mois. Prenant soin de mon corps, je n'hésite pas à aller à la salle de sport pour ne pas perdre de temps, entretenant les muscles que j'ai créé au fur et à mesure des années qui se sont écoulées. J'suis pas un monstre, mais du haut de mon mètre-quatre-vingt-sept, j'impressionne pas mal de monde. C'est plutôt pratique, surtout quand quelqu'un me jette un sale regard et, j'peux t'assurer qu'en prison, mieux vaut faire la loi que d'se faire emmerder par les premiers trou d'uc qui passent par là. Le mien est bleu, d'ailleurs, mais je pense que tu l'as déjà vu. J'tiens ça de mon père, mais j'ai la finesse du regard de ma mère. Apparemment, j'leur ressemble asez fortement. J'pense qu'on peut clôturer là, c'est bon ? J'peux en finir ? Sincèrement, à quoi ça sert de faire une description de son physique lorsqu'on a la personne en face de soi ? Tsk.


Caractère ;


« En fait, tu es le seul qui me connait bien. Tu le sais, que mon caractère est loin d'être souple. D'ailleurs, tu as remarqué que les personnes autour de moi en ont souvent payé les frais. Néanmoins, je ne m'en suis jamais prit à toi. En même temps, jamais je ne pourrais te faire du mal. Pourquoi ? Tout simplement parce tu as toujours été là pour moi, quel que soit le moment. Tu sais que j'aime pas les gars qui tentent de me prendre la tête, non ? D'ailleurs, j'ai toujours préféré agir seul, n'avoir personne dans les pattes. C'est mieux, je trouve. C'est plus pratique. Au moins, si y a une gaffe, ça ne pourra être que de ma faute et rien d'autre. En plus de ça, aucun ordre, le bonheur le plus total. J'ai jamais aimé qu'on vienne me dire ce que je dois faire. Moi, je suis compliqué ? Oh mais seulement avec les autres, voyons ! Je ne serais jamais ainsi avec toi. Tu auras beau me faire n'importe quoi que je pourrais tout te pardonner. Les autres ne me comprennent simplement pas. Peut-être et certainement parce que je n'explique pas réellement ma façon de penser. Je garde tout pour moi, préférant ainsi juger les alentours et agir de mon propre grès. Ne trouves-tu pas que c'est la meilleure chose à faire ? Bien. Je n'ai jamais aimé qu'on joue avec moi, d'ailleurs, je le fais vite savoir. Jamais je ne tourne autour du pot, jamais je ne traînerais quelque chose derrière moi. Non, non, c'est trop lourd, ça m'empêche de bouger et de faire ce qu'il me plait. Au fond, les règles les plus strictes sont faites pour être enfreintes un jour ou l'autre.

Le monde ne me comprend pas et je ne comprendrais certainement jamais le monde. Pourquoi tant de règles, tant de lois alors que l'on peut tout simplement agir de par son propre chef ? C'est certainement cela qui causera ma perte. Pour le moment, je le vis bien. Je suis peut-être là, dans cette pièce sombre, mais je suis à tes côtés. Tout ira bien, ne t'en fais pas. Jamais ils ne te feront de mal et si jamais nous venions à être séparés, je ferais tout pour te retrouver. Tu es si doux, si beau, personne ne mettra la main sur toi. Ne crains rien, mh ? Ahah, ne rougis pas, voyons, ça me donnerait des envies assez dangereuses. ♥

Je ne fais certainement pas partie des Dissidents pour rien. Je ne dis pas être le plus fort de Luriguancho, mais le fait de voir les autres prisonniers baisser la tête ou tourner le regard à ma venue est tellement jouissif ! Tu verrais leur têtes, c'est à se tordre de rire ! Malheureusement, je ne le fais que lorsque je suis réellement amusé et, ça, ça fait peur à la quasi totalité de la Terre. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit. Mon sourire est flippant, tu trouves ? Vraiment ? Mh. Enfin, soit, on ne me changera pas aussi facilement. Pour dire, mon amusement ne se montre que très rarement et uniquement lorsque j'ai réellement envie de m'amuser. Jouer avec quelqu'un, l'emmerder jusqu'à ce qu'il veuille me donner des coups. J'ai jamais réellement eu peur de la baston, au contraire. J'aime plutôt ça, en fait. Pas que je sois suicidaire, mais je suis curieux de la force de ceux qui m'entourent. Tu es tout aussi fort, c'est vrai, plus ravageur. Je t'admire pour cela. Tu as tant blessé et pourtant, tu n'as jamais été accusé à tord. C'est assez ironique, tu ne trouves pas ? Je trouve ça assez égoïste. Suis-je seulement égoïste, d'ailleurs ? Je me pose souvent la question. Je pense l'être, tout du moins, un tout petit peu. Je pense souvent à moi et rarement aux autres, à moins que ceux-ci ne me paraissent réellement intéressants, voir attachants. Tu sais, je pourrais te parler pendant des heures, comme ça. Je pourrais t'étaler ma vie, tout comme tu pourrais m'étaler la tienne.  Néanmoins, as-tu seulement quelque chose à me raconter ? Je ne pense pas, vu que toute ta vie, tu l'as passée à mes côtés.

Alors, est-ce que ça vaut réellement la peine que je t'explique mes qualités ainsi que mes défauts ? Ai-je seulement une qualité ? Mh. Réfléchissons. Peut-être le fait que je sois loyal. Si un jour, je venais à avoir un compagnon, je suis sûr que je ne le lâcherais pas. Maintenant, ce n'est pas prêt d'arriver. On peut me penser infidèle, mais crois-tu réellement qu'il ne faut pas l'être avec quelqu'un que l'on côtoie uniquement que pour le plaisir ? Je m'en vais aussi vite que je suis venu, je viens pour ce que je veux, l'obtient et  repart. C'est aussi simple que ça. Je ne préfère pas m'attirer des ennuis avec les choses que l'on appelle la plupart du temps « Amour ». En fait, je ne me fais que quelques connaissances, quelques personnes avec qui j'essaie un tant sois peu d'être aimable. Des personnes qui ne m'apprécient pas forcément ou qui recherchent la même chose que moi ; L'utilité. Maintenant, la personne que je préfère aimer, c'est toi. On ne se crée pas d'histoires, on s'est toujours bien entendus. Enfin, tu n'as peut-être pas le choix, au final ?

Passons, passons. Je ne veux pas te mettre mal à l'aise. Mh, je vais peut-être devoir éteindre la lumière, d'ailleurs, le couvre-feu approche bien rapidement. Les gardes sont déjà en route pour l'extinction des feux alors que l'heure n'est pas encore arrivée. Je ne pense pas avoir d'autres choses à dire, mis à part de clôturer cette longue discussion qui, au final, n'a parlé que de moi. Je vais te laisser et te dis certainement à demain, toi qui sera toujours ma lumière, mon énergie, mon addiction. Ne t'en fais pas, je ne te laisserais pas longtemps seul dans le noir. Tu reviendras demain, lorsque ma journée sera terminée, lorsque j'aurais du temps libre. Nous sommes liés, toi et moi. Mais maintenant, c'est l'heure de dormir, alors je te souhaite une bonne nuit. »

Et c'est en refermant son briquet qu'il termina son long monologue, un mince sourire aux lèvres. Ses yeux pétillaient de malice, comme s'il venait de déclarer sa flamme à quelqu'un. Et c'est lorsque les gardiens finirent leur ronde qu'il put finalement s'endormir, l'esprit entièrement reposé.


Histoire ;


« Elles grandissaient sous mes yeux ébahis. Elles étaient là, si proches, tellement intenses. J'avais l'impression de rêver tout en observant ce spectacle majestueux. C'est fou, à quel point je les trouvais merveilleuses. Le ciel était sombre et pourtant, elles étaient là pour l'éclairer. C'est là que je t'ai rencontré. C'est à ce moment là que je suis tombé sous ton charme, totalement amoureux de cette forme que tu prenais. Tu t'es présenté à moi en ce moment si délicat, t'élevant dans les airs en créant quelques voûtes rougissantes, des spirales qui s'éternisaient avant de renaître de tes cendres. Cependant, je ne pouvais pas te capturer. Je ne pouvais pas te garder auprès de moi, alors je ne pu qu'attendre. Même en levant la main vers toi, je ne pouvais t'atteindre, je ne pouvais t'attraper pour te faire mien. Non, c'était impossible. Alors je devais me résigner, trouver une autre manière de te garder pour toujours auprès de mon corps. »

C'est ainsi que son monologue commença. C'est ainsi que, dans sa petite cellule, Nikolai commença à nous conter son histoire, à nous et à cette chose qui semblait si précieuse à ses yeux.

« En fait, on ne s'est pas connu tout de suite, toi et moi. Je suis tout d'abord né là bas, dans cette maison qui selon les souvenirs de ma mère, n'était pas très glorieuse. C'était en Russie que tout à commencé. Mon père partait à ce temps-là à la guerre, faisant de son mieux pour nous nourrir mon frère et moi. Il me dépassait de quelques centimètres et avait trois ans de plus. C'était un peu mon protecteur, celui qui était toujours là pour m'aider lorsque j'avais des misères. Bien sûr, c'était bien avant que tu n'arrives, mon amour. Ne sois pas jaloux, tu seras toujours et à jamais gravé dans mon cœur. Oh, si je pouvais t'embrasser, je le ferais. Ahah, ne sois pas si modeste ! Continuons, veux-tu? Je ne me suis jamais retrouvé dans les dates, alors je vais me contenter de te raconter ce qu'il s'est passé par la suite. À cette époque là, je devais avoisiner les dix ans. Je ne jouais pas avec les autres enfants et préférait passer mon temps à observer ce qui m'entourait. J'ai toujours été observateur, tu le sais. »

Il était couché à même le sol, dans un coin où aucun gardien ne pouvait le repérer. Il lui parlait comme s'il s'agissait de la prunelle de ses yeux, passant ses doigts à travers cette flamme qu'il semblait vouloir caresser.

« J'aidais souvent ma mère lorsqu'elle en avait besoin. J'allais faire la lessive, ramenant le linge tout en silence avant de me replonger dans mon observation. Je vivais bien, tu sais. Bon, on a souvent déménagé. Jamais nous n'avions une maison fixe, nous changions la plupart du temps, ayant pour habitude de ne jamais rester plus d'un an au même endroit. Si je devais te décrire chaque habitation dans laquelle j'aurais pu vivre, je ne pourrais pas. C'est trop flou, trop lointain. Ce que je me souviens, c'est lorsque je suis arrivé dans ce pays. Le Pérou, hein ? Quelle drôle d'idée. À mes treize ans, nous fûmes arrivés ici à bon port, accompagné de mon père qui avait cessé de se battre pour notre pays natal. Ses blessures étaient devenues graves et il s'était retiré du champ de bataille suite aux recommandations de ses supérieurs. Nous avions acheté à ce moment là une belle maison, un endroit que nous étions censé garder pendant le reste de nos jours. Je me demande ce que serait devenu ma vie si je n'étais jamais venu sur ce continent, si je n'avais jamais eu cette demeure. Je me demande combien de temps ça aurait prit avant que je ne te rencontre, si ça n'était pas arrivé ainsi. Nous passions du bon temps avec nos parents, mon frère et moi. Oui, juste. J'avais oublié de te préciser que j'ai un frère âgé de quatre ans de plus que moi. Nous n'étions pas si proches que ça, en fait. Je ne faisais rien de mon temps libre pendant que lui n'arrêtait pas de vouloir surprendre nos parents avec de bonnes notes sans rien recevoir en retour alors que pour ma part, on me considérait comme le petit « bijoux » de la famille. Je ne sais pas si c'est cela qui a fait naître une jalousie excessive chez lui ou non, mais dans tous les cas, à ce moment là, c'était le cadet de mes soucis. J'avais seize ans et lui vingt lorsque c'était arrivé. La nuit était tombée depuis longtemps lorsque j'étais descendu dans le salon. Je l'ai surprit à ce moment là avec une fille. Elle était jolie et possédait de longs cheveux blonds, semblables aux nôtres. Je me souviens que je l'avais fixé pendant quelques temps avant qu'il ne me remarque. Ah, c'est là qu'il a commencé à hurler. Il me disait de dégager alors que je restais là. L'ambiance avait quelque chose de romantique. Il avait disposé quelques bougies et avait arrangé le salon de manière à rendre l'atmosphère un peu plus « agréable ». Ce qu'il cherchait en faisant ça, je l'ignorais. Je n'ai jamais été très fort en amour. On prend son partenaire, on couche avec et c'est tout, non ? Enfin. Ton apparition approche, petite chose. »

Il avait sourit, confiant, comme s'il était en train de lui faire sa déclaration. Son regard se faisait doux, attendrissant pendant qu'il rapprochait ses lèvres de la flamme, laissant la chaleur les lui caresser avant de sourire après l'avoir « embrassé », s'éloignant juste après ce geste.

« Il s'était relevé, furibond. J'avais compris à ce moment là qu'il ne fallait pas l'emmerder, sauf que c'était trop tard. Il avait attrapé une bougie et me l'avait balancé à la gueule. Je l'avais vu arriver et m'étais protégé de mes avant-bras, évitant l'objet tout en lui gueulant dessus. On avait jamais été très bons amis, lui et moi. Nous avions préféré nous crêper le chinions alors que tu t'élevais derrière nous, commençant à consumer les meubles et le tissu sur ton passage. La demoiselle, ayant prit peur, s'était rhabillée en vitesse et avait crié qu'on devait sortir, nous tirant par le bras pour qu'on dégage. Sauf que mon frère avait voulu t'éteindre. Dans la panique, il avait prit un seau de reste de vaisselle qui traînait là et l'avait lancé sans calculer son coup. Sauf que rien n'y faisait. Les rideaux étaient déjà en train de brûler et l'atmosphère se faisait pesante, étouffante. Tu imposais dès lors ta marque et commençait à dominer le terrain. En ouvrant la porte, on était sortit pendant que Desya, mon frère, essayait d'appeler les pompiers. C'est là que j'étais resté ébahi. Mes yeux te fixaient, toi qui était devenu ma source d'inspiration. Pendant la panique générale, j'étais resté juste devant cette nouvelle maison qui était en train de brûler. J'étais resté là, la bouche entrouverte avec un fin sourire qui s'y dessinait, oubliant totalement que nos parents se trouvaient encore et toujours au dessus, dans les chambres. Quelques heures plus tard, nous étions orphelins. Ils n'avaient pas survécus et je fus obligé d'habiter avec Desya qui lui, avait commencé à travailler d'arrache-pied pendant que pour ma part, je finissais mes études, toujours rêveur de cette soirée qui avait bouleversé ma vie. Plus le temps passait et moins il me regardait. Enfin, ce n'est pas comme si, au final, il avait prêté attention à moi depuis le début.

Il bossait en tant qu'agent de sécurité et je voyais de plus en plus de monde rentrer et sortir de notre petit appartement minable. Je devais m'occuper de la cuisine pour qu'elle soit prête quand il arrivait et je devais aller dans ma chambre lorsque ses potes étaient là. Ce n'était pas réellement une vie, mais je pensais juste à me barrer, à finir mes études pour trouver un job et enfin faire ce que j'voulais. Sauf que c'était pas vraiment possible. J'étais une bonne p'tite femme de ménage pour lui et j'lui rapportait la propreté de l'appart. On s'engueulait pratiquement tous les jours et c'était de plus en plus rare les fois où je pouvais me prélasser dans mon coin. Je descendais même quand les invités étaient là, servant à boire et à manger comme une merde à ces gars qui ne pouvaient que rire à ma tronche. Jusqu'à ce qu'un de ses « potes » vienne me mettre la main aux fesses. Ce jour là, je m'étais retourné contre lui pour lui administrer un poing dans la gueule. Tu vois, ma patience à des limites. Même si à cet âge là, je ne me défendais pas beaucoup. La preuve, lorsqu'ils furent partis, mon frère était arrivé, m'avait choppé par les cheveux et m'avait claqué dans le mur. Je l'avais sentit passer, cette fois-là. Il avait préféré me gueuler dessus, me hurler que j'avais pas à toucher à sa « famille », à ces gens peu fréquentables qu'il côtoyait. Bien sûr, tu sais comment il est. Toujours à faire pire que mieux, toujours à imposer sa marque et ce, depuis que nos parents étaient décédés. J'avais toujours été en infériorité avec lui et surtout à partir de ce soir là. Il m'avait regardé, me demandant la raison de ma réaction. J'lui avais dit, ce qu'il s'était passé. Son sourire s'était agrandit, un peu comme celui du diable, celui d'un démon qui s'amusait du malheur des autres. »

Ses doigts effleuraient les courbes de la flamme rougissante, celle qui vacillait sous le souffle du bleuté. Ses pupilles s'affinaient comme celles d'un chat, attirées par le jaune et le rouge qui se mélangeait.

« Je le revois encore en train de tirer sur sa cigarette et de m'ordonner de retirer mon chandail. Sur le coup, je ne l'ai pas écouté. Puis il a insisté, jusqu'au moment où il avait levé la main sur moi. J'étais plus jeune alors il en profitait grandement, ce salaud. Il avait levé son cylindre de papier que tu consumais lentement, jusqu'à le poser auprès de mon grain de chair. C'était celui de droite, je m'en souviens. Il l'avait éteinte sur ma peau, m'arrachant des larmes et un cris de douleur étouffé par ma fierté. Et un avait recommencé plus bas après l'avoir rallumée, m'ordonnant de ne pas bouger. Je ne savais pas comment réagir à ce moment là. C'était si chaud et terrifiant, mais c'était toi. Alors, je m'étais laissé faire en échappant des larmes, sachant que ça laisserait des marques, tout ça. À chaque faux pas que je faisais, il en créait une nouvelle et ce, jusqu'à ce que je n'atterrisse ici. Mais avant cela, il faut savoir que ma vie n'a pas été de tout repos. J'endurais ce qu'il m'offrait en gage de punition, recevant des coups, voir des brûlures de temps en temps si j'étais sage. Il me faisait comprendre les règles de vie chez lui et n'hésitait pas à imposer ses ordres. Puis je pouvais sortir, le weekend. Alors j'allais dehors, déambulant dans les rues en me posant des questions. Qu'est-ce que la vie pouvait me réserver de pire ? Je n'en savais rien et à vrai dire, je m'en foutais. J'ai voulu te revoir d'une manière ou d'une autre, alors j'ai décidé de t'acheter. Tu as toujours été dans ce petit écrin d'argent, cette petite boite que j'ouvrais pour mieux t'observer, te voir naître et t'éteindre juste après. Ce n'était qu'éphémère, mais ainsi je pouvais me détendre, voir quelque chose que je trouvais agréable, rassurant. Lorsque je n'allais pas bien, je te regardais. Et j'ai voulu voir ta puissance. J'avais choisi une soirée, un moment où il n'y avait aucun nuage. Mon frère n'était pas là et j'en avais profité pour rouler un morceau de tissu pour le tremper dans de l'essence. Mon étonnement arrivait lorsque tu as commencé à t'étendre dessus. C'était fou, à quel point tu allais vite pour brûler des choses ! Je trouvais et trouve toujours ça fascinant, la façon dont tu te propages. Je souriais, lorsque mes yeux te scrutèrent de toutes parts. Puis j'ai décidé de te déposer au sol. Mon regard te suivais pendant que tu courrais sur les murs, grimpait aux rideaux. L'atmosphère était pesante, chaleureuse. C'était étouffant, la façon dont tu recouvrais les pièces. Tu m'encerclais et je me sentais enfin vivant. La sueur perlait sur ma peau, mes cheveux bleus contrastant avec toute cette lumière. Je les avais fait il y a quelques temps de cela, pour accompagner la couleur de mes yeux et ceux de mes tatouages, juste à côté de ceux-ci. C'était joli, tu ne trouves pas ? Ces deux couleurs totalement différentes s'associaient pourtant à merveille. J'étouffais, mais j'étais bien. Je riais aux éclats et ce, jusqu'à ce que je ne sente la fatigue me remplir, m'étrangler. Tu as failli mettre fin à mes jours cette nuit là, si les pompiers n'étaient pas arrivés pour mettre fin à tes jours. »

Il riait à son tour, avant de caresser le briquet de son pouce, effleurant le métal qui se réchauffait sous la flamme.

« Je me suis réveillé le lendemain, dans une salle blanche. J'avais ouvert les yeux sous le regard des médecins, me redressant lentement. Ils m'ont demandé ce qu'il s'était passé et je suis sûr que tu te souviens encore de ce rire éclatant. Je les avais regardé, mais ils ne m'avaient pas compris. Ce n'était pas compliqué, d'admirer quelque chose, non ? Plusieurs ont commencé à dire que j'avais reçu un choc traumatique, mais j'étais sûr que non.

Je suis resté quelques jours, avant de rentrer chez « moi ». Mon frère avait dû louer un appartement et je peux te jurer que j'en ai prit pour mon grade. Il disait que c'était de ma faute, qu'il avait tout perdu. En effet, il ne plaçait rien à la banque, alors ses billets verts précieusement cachés sous son drap de lit ne furent qu'un profond souvenir. J'ai encore des cicatrices de cette soirée passée avec lui, celles faites par les couteaux se trouvant dans le bas de mon dos. J'avais des marques, mais je m'en foutais. Il ne comprenait pas. Le problème, c'est que j'ai recommencé. Encore et encore. On parlait de mes incendies à la télévision, tout le monde paniquait ! C'était magique, drôle. Je jouais avec les forces de l'ordre, comme le faisait les chats. Si je devais me considérer comme un animal, ça serait un félin. Je m'amusais dans l'ombre, montrant mes œuvres au pays qui semblait avoir si peur. Pourtant, il ne fallait pas ? Tu vivais et tu grandissais de plus en plus, jusqu'à ce que je me fasse avoir. Tu avais consumé une famille en pleine journée et je n'avais pas fait attention. Quelques témoins étaient là et c'est ainsi que je finissais avec une peine de plusieurs années. Combien ? Je ne sais plus. Mon frère ? Je ne sais pas ce qu'il devient. En fait, je ne l'ai plus revu depuis que j'ai posé les pieds ici. Il s'en fou de moi, je pense. Mais au moins j'ai enfin la tranquillité que j'ai souhaité durant tout ce temps. Le principal, cependant, c'est que je suis avec toi. Je ne peux, certes, plus te faire grandir, mais sache que tu resteras à jamais gravé dans mon cœur. Je veillerais sur toi, j'en fais le serment. Allez, dormons. Il se fait tard. »





Flyremoon ;


• Comment es-tu là ; On se l'demande fort.
• Code ;
• Pays ; Belgium, again ♥
• Âge ; Trululu 18 ♥
• Sexe ; Masc-... Féminin.
• Cookies ou brownies ; Cookies forever ?
• Yaoi ou Yuri ; ... ♥

© Flyremoon.


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