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 Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]

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Vazquez Z. Abel

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MessageSujet: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Mer 16 Sep - 4:52

Cela fait quelques semaines que je travaille maintenant pour le centre carcéral pénitencier unisexe de Luriguancho. À passé la serpillière, frottant le plancher, la tordre et recommencer... Je dois vous dire... Je hais mon nouveau travail. Je maudis le monde et le destin de m'avoir enchaîné ici comme un vulgaire prisonnier. Je n'ai pas les mêmes chaînes que ces autres criminels, mais je suis dans le même bateau qu'eux. De plus, je suis moi-même un criminel endurcis comme la plupart d'entre eux en plus, mais cela personne ne le sais. Personne n'est au courant et c'est très bien ainsi. Je me plains sans doute la bouche pleine... J'ai de l'argent un job respectable, un appartement et je pourrais faire tout ce que j'ai envie ou presque. Tandis qu'eux, ils sont cloîtrés dans une cage à compter les petits points qu'il y a au plafond. Même à cela, ce n'est pas la vie  d'un honnête homme que j'envisageais...

J'envisageais la poursuite de ma glorieuse carrière en tant que tueurs à gages. Voyageant partout, à m'enrichir des têtes mises à prix. Peut-être qu'après mon méfait accompli, je pourrais songer sans doute à un peu plus à m’abandonner un peu plus à trouver une femme digne de moi. J'ajoute qu’inversement, je voudrais aussi être digne pour elle, même si je suis la banalité et l'ennui en personne. Mon bonheur ne dépendait que d'une mort! Une seule! La seule proie qui a su m'échapper à tous les coups d'une mort certaine entre mes mains. Il a toujours su me glisser entre les doigts! Lui, il avait la chance, moi, j'étais condamnée à de l'infortune... Du moment que la vie quittera son regard fourbe, c'est ainsi que je considérais qu'il a payé le prix pour tous ses crimes qu'il a commis. Dont celui que je ne saura jamais pardonner... L'acte d'avoir assassiné ma précieuse belle-frangine avec ses sordides méthodes! C'est aussi ainsi que je considérerais que son âme pourra se reposer en paix et que je récupérerais mes années de vie que gaspiller à le chercher pour mettre un terme à son existence qui était enviable avant qu'il se fasse arrêter de nouveau.

Durant un moment, je semble avoir arrêté mon mouvement redondant d’astiquage de plancher avec ma si bonne amie la serpillière... Je me rendit compte de cet arrêt qui n'était pas si soudain que cela. J'ai rêvassé en plein taffe ou est-ce... Ah! Je comprends mieux... Je n'avais pas installé ce fameux panneau d'avertissement pour éviter qu'on patine dans les couloirs... Je remets mon outil dans le sceau et je pars chercher cette pancarte de plastique dense. J'avoue être assez négligent en ce qui concerne la sécurité des autres... La réponse est pourtant simple... J'en ai rien à foutres d'eux! Puis, si une personne en particulier pouvait s'y fracasser le crâne bien dure pour souiller mon plancher d'un liquide écarlate, je pourrais être renvoyé sur le champ avec joie! Mais bon, c'est trop beau pour que ça n'arrive de toute façon... Je ne peux pas non plus me permettre de me faire renvoyer tant que je n'ai pas confirmé sa présence ou son absence en ce lieu.

Je suis donc partie chercher ce panneau jaune flamboyant dans mon placard de concierge. D'ailleurs, non, je n'ai toujours pas localisé ma cible, depuis ces dernières semaines... Mes parents se sont-ils eux aussi moquer de moi en m'envoya à un endroit où il n'était pas là en fin de compte? En même temps, on pourrait facilement me dire : "Mais cet endroit est immense!"... C'était loin d'être ça le problème... Le problème étant que j'étais toujours posté dans des endroits où il n'y avait pas un chat pour pouvoir accomplir mes devoirs en tant qu'homme de ménage en tout tranquillité. Je retourne justement à mon poste installant ce que j'avais ramené de mon placard à balais... C'est là que j'entendis une voix qui m'écorchait les oreilles...

Rien qu'à sa voix mon sang bouillonnait et je me retiens de ne pas serrer des poings... Je pourrais la reconnaître partout et je ne me tromperais jamais. Elle était si distincte, vous n'avez aucune idée! Comme je me sentis interpeller, je lève de mon regard si agréable comme à mon habitude ~ Eh bien non, sombres crétins! Je levais mon regard l'analysant de la tête aux pieds jusqu'à ce que je croise ses iris et plonge les miens dans les siens. On pourrait simplement croire que j'étais un concierge très désagréable... Je sais pas à quoi mon prédécesseur ressemblait de ce côté-là, mais s'il était lui aussi du genre grognon, je le bats certainement à plat de couture en ce moment. Je n'ai jamais été bien commode... Mais lui, c'est différent... Je le méprise de tout mon âme, de tout mon corps et de tout mon être. Je ne le montre pas, un assassin se doit de cacher ses émotions. Cela dit, je peux me permettre de me montrer intimidant et inaccessible. Malgré ma retenue, il était difficile d'être insensible à l'appel du sang. Mes veines peinent à contenir ce liquide de rubis de pulser et circuler à une cadence frénétique. Mon cœur piaffe contre mon torse avec rapidité, le tout orchestré par une main de maître... Ma rage sans nom et sans limite.

Te revoilà enfin... Toi ton sourire jovial implacable! Tu as décidé d'apparaître devant moi après toutes ces semaines...

Piero Josef Guarnicionero...
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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Mer 23 Sep - 3:15


Act. 1
Tu es là, dans le couloir, où tu n'es pas vraiment censé être, mais tu as trouvé le moyen de te faufiler juste parce que tu as un peu trop envie d’assouvir ta soif de curiosité. Tu es pire qu’un rat, on te retrouve partout où tu ne devrais pas être et, quand on se retourne, on fait le saut en t’apercevant. Contre toute attente, tu peux te faire discret, passer inaperçu le temps de te glisser derrière un garde ou un autre détenu. [À t’écouter, on dirait que tu me prends seulement pour une grande gueule. C’en est blessant, tu sais? Je ne fais pas que parler et déclamer de belles phrases. Je me tais quand je dors, un peu comme tout le monde!] Faux. Tu parles dans ton sommeil et ça a d’ailleurs tendance à énerver ton voisin de cellule. Tu savais qu’il avait envie de t’étouffer? Il paraît que tes divagations sur la conspiration américaine le rendent quelque peu dingue. [Je n’y peux rien si les Américains sont partout, s’ils ont leur nez fourré dans chaque petite magouille de chaque pays. Ils battent même les ovnis, ces voyeuristes. Je te jure, ils se font un malin plaisir à nous espionner, comme quoi ils n’ont pas trouvé un meilleur moyen de gaspiller l’argent des contribuables.] Tu m’entends soupirer longuement, dans ta tête. Tu m’exaspères, car je sais que tu ne crois pas un traitre mot de ce que tu me dis, sauf quand même temps, je commence à poser des questions sur ta santé mentale, si un truc ne tournait pas rond dans tes méninges. [Hm? Je suis en parfaite santé. Oh, regarde, une licorne volant à dos de lutin américain!] Tu as beaux me l’indiquer, je ne suis pas assez débile pour regarder dans cette direction, t’es con ou quoi!?

13h00 venait à peine de sonner, la période de temps libre débutait et, toi, déjà, tu avais détalé comme un lapin, te faufilant parmi la marée de prisonnier. Tu ressemblais à un poisson qui nageait à contre-courant, qui ne suivait pas la directive du banc. Tout bonnement, tu étais l'aliéné du groupe. [Tu aurais pu choisir autre chose que ces bestioles aux globes globuleux et à la peau poisseuse. Tu sais, comme des moutons. C'est joli et confortable ces petites bêtes, beaucoup plus agréables à l'œil par ailleurs. J'aurais encore mieux préféré des vaches ou même des bisons - tu savais que leur viande était excellente? Peut-être que l'on pourrait user du loup pour ta métaphore, ils vivent en meute après tout.] Veux-tu bien ne pas m'interrompre pour râler et regarder où tu mets les pieds avant de glisser? À moins que tu n'aies envie de te fracasser le crâne et de répandre ton jus de cervelle sur le plancher, en compagnie de l'eau. Tu la voyais même miroiter sous la lumière, te narguant de reflets. Tu avais ignoré le panneau jaune, jouant à l'aveugle ou au myope, tu avais apparemment besoin de lunette. [D'où j'en aurais besoin? Je ne suis qu'un pauvre poisson égaré de son banc, de sa pauvre famille. Il y a des montures ajustées à des écailles, à un nez et à des oreilles absents par tout hasard? Si oui, je suis preneur! Même si je maintiens que ma vue est parfaite. Du moins, pour un hareng.] Tu m'énerves, trébuche vite et brise-toi la nuque. Une fin pathétique t'irait à merveille! [Et tu m'aurais joué pour à peine deux rps, ça en serait aussi lamentable de ton côté  surtout vu le temps que tu as pris pour terminer ma magnifique fiche.] ... Tu peux toujours te péter les dents, ça fermera peut-être un peu ton clapet. Il n'est pas interdit de rêver dans ce bas monde.

Bref, malgré ce jaune qui arrachait les rétines, tu fis mine de ne pas l'apercevoir, tu l'ignoras comme on ignore les fourmis et passa outre. Cependant, tu t'arrêtas bien vite. Même si tu savais que l'ancien concierge avait quitté les lieux et que, donc, ta petite magouille te permettant d'effectuer ton trafic de cigarettes était désormais à l'eau, tu avais décidé de tenter d'approcher le nouveau. Tu ne le connaissais pas, tu ignorais même son nom et, quant à son caractère, tu n'avais aucune idée de ce qu'il en était. Facilement manipulable, corrompu, grossier? Cependant, tu te doutais que ce ne serait pas un jeunot innocent, plein de candeur. Ce n'était pas ce qu'on retrouvait en prison, et ce autant chez les détenus que chez les membres du personnel. [La dure, dure réalité. Que veux-tu? On ne peut pas avoir que de charmantes infirmières ici, il fallait aussi des concierges. Quoiqu'une concierge aurait pu être bien, dans un habit bleu complet, les boutons du haut défait, dévoilant la base d'une poitrine voluptueuse dénudée, pointant sous le tissu puisqu'elle ne se serait pas revêtue d'un soutif. Miam, j'en baverais.] Évidemment, tes pensées dérivaient sur de l'obscénité, incapable de te montrer décent pour ne serait-ce qu'un court instant. Tu en oubliais presque la raison de ta venue, perdue dans tes fantasmes. Pour faire court, tu voulais simplement aborder ce nouvel employé, cerner son caractère et vérifier si oui ou non tu pouvais t'en servir, s'il te serait utile. Alors, évidemment, la première chose que tu fis fut de le héler et, au passage, de tester un peu ses réactions. Une pierre deux coups.

- Holà♥! Alors, vous êtes la nouvelle femme de ménage? Où est votre plumeau?

Malgré ses airs bourrus, toi, tu ne te départissais pas de ton sourire. Tu ne t'en départissais jamais face à une autre personne, même lorsque la situation était désespérée, même lorsque tu souffrais le martyre. Tu souriais. C'était ta façon de narguer les autres, peu importe ce qui t'arrivait. De dire que, non, tu n'étais pas briser et que tu te moquais ouvertement d'eux. [Voyons, voyons, un sourire était jour mieux venu qu'une grimace, qu'un froncement de sourcil.] Et, pourtant, tu les fronçais, la dégaine de l'homme t'interpellant. Tu avais l'impression de l'avoir déjà aperçu auparavant. Quand? Tu n'en avais aucune idée. Seulement, il te semblait familier et, immédiatement, ça t'intrigua. Toi qui avais une bonne mémoire, ne pas pouvoir replacer quelqu'un te perturbait et ce fut d'un bon habile que tu t'approchas de lui, te penchant quelque peu pour arriver à hauteur d'yeux, plongeant alors les tiens dans les siens, y décelant une étrange animosité. Oh? Entretenait-il une haine à l'égard des criminels? Ce fut la première chose à laquelle tu pensas sans savoir réellement de quoi il en retournait. [Ce ne pouvait pas être moi qu'il détestait, je suis si charmant!] Tu es si charmant que bon nombre de personnes rêve de t'encastrer dans le mur, voire même de te castrer. Des pères, des frères. Les ennemis, ils ne se comptaient pas. Le jaugeant sans toutefois le toiser ni le dévisager, tu lui demandas :

- Excusez-moi, vous me semblez familier. On se connaît?

On aurait dit une phrase de drague, tout droit sortie d'un arlequin. [C'est qu'il n'était pas laid non plus. Ça ne valait pas une femme au double D, mais sa taille me semblait à croquer.] Pervers.
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Vazquez Z. Abel

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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Ven 25 Sep - 17:53

Rien que d'entendre sa voix, ça me faisait le même effet que des griffes caressant un tableau d'ardoise! Je hais cette voix! Sa voix caressante enveloppée de velours pour tenter de charmer tout ce qui vit. Moi heureusement, je suis insensible à ses charmes. Son charisme à même, l'effet contraire sur moi. À sa question déplacée, je le toise de ce regard de tueur que j'avais... Si Piero serait maso, il oserait peut-être dire ou penser que mon regard était alléchant et très sexy... Ah! Mais si bien sûr! Il peut l'être, dans les cas que ça l'arrange bien! Je m'explique. Ce qu'il prétend aimer un instant plus tôt, ce sera l'inverse l'instant plus tard. Il s'amuse avec vous pour vous troubler, vous mélanger et vous perdre dans un stupide labyrinthe pour mieux vous manipulez. Il passe également son temps à se contredire aussi, de quoi en devenir complètement fou! Même s'il disait la vérité, occasion rarissime, je vous l'assure, il était plus sage de ne pas y croire. Je connaissais trop bien cet homme sous toutes ses coutures pour ne pas voir qu'il ment comme il respire! Je me demande même pourquoi suis-je le seul à m'en rendre compte sur toute la planète entière?! Enfin, il y a une explication à cela... Ils sont tous cons!

Parlant de cela, lorsque nos regards se croisent, je vis son sourire éternel sur son visage de Casanova; son visage tatoué d'une larme et d'une étoile... On dirait un clown, sauf que ses blagues, je ne les trouvais pas drôles du tout... Comme la blague de se tenir là devant moi respirant encore! ... Calme-toi Abel ce n'est pas le moment de briser ton balai entre tes mains... Je serrais le manche en bois, cependant, je m'efforçais de détendre ma poigne. Je me redresse alors que mon vis-à-vis m'approche d'un bon et se penche pour être à la hauteur de mes prunelles de nuits... Il semblerait que je lui sonne une cloche. Malgré qu'il le cache, j'ai pu le voir sourciller. J'ajoute que j'ai remarqué qu'il me détaillait de ses iris de miel avec sa grande minutie, cela dit, ce dernier ne m'observait pas comme un étranger. En moi, il reconnaissait quelqu'un qu'il a cotoyer il y a des décénie au paravant, sans pourtant être capable d'y mettre le doigt dessus. Ce sera bien une première! Habituellement, on m'oubli si facilement c'était un de mes talents en tant que tueur à gages; se faire oublier rapidement. Il était loin d'être stupide, je le sais trop bien... Mais l'intelligence n'avait rien avoir que c'était tout de même un con comme les autres... C'est de sa voix presque mielleuse qu'il me pose cette question comme s'il s'adressait à une gonzesse... J'ajoute que cette scène pourrait sembler un peu comme un cliché bien ennuyeux....

Je vois que la prison avec les hommes l'a fait découvrir des choses... Enfin, je le savais déjà comme je l'Ai vu avec d'Autres hommes aussi durant ces dernières années. Cependant, plus jeune, il n'aurait jamais regardé ma taille ainsi... Maintenant que j'ai vieilli d'une vingtaine d'années, je lui plais? Quelle mauvaise plaisanterie dégoutante! Comme je le disais, ce Piero était un sacré clown, mais ses vannes sont pourries! Comme cet homme et ses conneries de clown, ils sont tout deux pourris jusque dans l'âme! Sa question ne me troublait point. Je n’excellais sans doute pas dans le mensonge comme cet artiste de la menterie, je maîtrisais très bien cet art néanmoins! Je réponds donc sans hésiter d'un ton posé, sec et glacial.

« Non. Sinon je me serais souvenu d'un connard en ton genre...

Je marque une pause trempant ma bonne amie dans son seau d'eau savonné pour reprendre le travail l'essorant d'abord avant d'astiquer le plancher. Mon regard le quitte pour m’acquitter à mes tâches en tant que concierge... Que j'ai honte d'avoir tombé si bas! Soit, au moins, je sais qu'il était ici je vais pouvoir confirmé sa présence. Je prendrais soin de noter tout ses faits et gestes pour savoir quand et comment mieux frapper pour que sa mort survienne sans que quiconque ne se doute qui est derrière son meurtre. Tel à mon habitude professionnelle. Tel l'expert en meurtre que j'étais et que je suis toujours d'ailleurs! Je reprends la parole faisant des mouvements de vas et viens sur le plancher pour plus ou moins nettoyer chaque recoin de ce foutu couloir.

« Maintenant dégage; j'ai beaucoup de travail à accomplir.

Fis-je sans cacher ma sécheresse. J'ai caché ma haine dans l'ombre tout ce temps... Je ne vois pas pourquoi je m'en priverais maintenant qu'il me voit comme un simple étranger... À bien y penser, ça ne change pas tellement du lycée, même s'il avait soit disant une bonne mémoire, il finissait par m'oublier quand ça l'arrangeait. Après tout, en tant que gamin, je ne faisais rien d'extraordinaire et je refoulais ma méprise à son égard. Si bien que ma haine contre lui m'empoisonnât, mais ça ne fait rien! J'aurais sa peau quoi qu'il m'en coûte, je vendrais mon âme si cela pouvait m'y aider! Je continue à laver le plancher alors que Piero restait sans doute planté là comme un imbécile. Prépare-toi Abel... Il voudra faire de toi sa marionnette comme les autres et te faire jouer à un jeu que lui seul avait le contrôle! Il profitera de la moindre faiblesse que je montre. Si toutefois j'en montre, car heureusement pour moi, je ne montrais pas mes faiblesses aisément! Que la partie commence qu'on en finisse!
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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Ven 2 Oct - 2:25


Act. 2
Décidément, tu te faisais un malin plaisir d’embêter les mauvaises personnes, ceux dont le regard devenait sombre à tes taquineries qui, il faut l’avouer, étaient bien déplacées. Tu n’avais pas changé, pas d’un iota, et ce depuis ton arrivée. Il faut dire que réussir à te changer désormais relèverait d’un miracle. Certes, tu pouvais bien penser que cet homme serait alléchant dans une tenue de bonne, le tablier en froufrou et les bas montants en grillage, seulement, tu n’étais pas obligé de le dire à voix haute, tous ne partageaient pas tes goûts et celui-ci ne semblait pas, justement, les partager, si tu prenais en compte cette noirceur qui prenait d’assaut ses yeux déjà bien hantés par la pénombre. [Pourtant, je suis certain qu’il serait magnifique dans cette tenue. Il avait un balai dans les mains et, évidemment, ce qui siérait au reste de la scène serait cette robe noir et blanche. Et voyons, je ne parle pas de ces vêtements sexys, à ras les fesses, mais plutôt le classique, un vrai habit de bonne et pas ce que l’on retrouvait dans les fantaisies des pornos. Ou dans une soirée d’Halloween. Le collet montant, couvrant son cou, le tissu gonflé au niveau de ses épaules et descendant un peu en dessus des genoux, voltigeant au rythme de ses pas. Des collants, bien sûr, mais noir et opaque avec ces petits souliers propres. Pas de ces immenses talons hauts. Non, il serait bien de garder cette petite taille qui donnait envie de le câliner. Les manches viendraient se terminer à ses poignets couronnées de trois boutons sur le côté. Pour clôturer le tout, il y aurait ce bonnet délicatement décoré de dentelle blanche posé sur le sommet de sa tête, se mêlant à ses cheveux d’ébène. Ha, quel magnifique tableau.] Évite de baver, veux-tu?

Ce regard noir qu’il te lança, avec raison, ressembla à s’y m’éprendre à ceux de ces assassins endurcis, de ces meurtriers froids et distants que tu croisais par moment dans la prison, au détour d’un corridor. Toi, tu y répondis à ton tour par un regard, mais le tien était un brin amusé, des lueurs lubriques dansant discrètement au fond de tes prunelles, reflétant encore cette image qui était venu hanter tes pensées. [Avoue qu’elle est géniale! En plus, avec ses airs revêches, c’est alléchant. Je l’imagine bien, dans le salon, en train de nettoyer la table basse, penché et…] Pardon de te couper dans tes fantasmes, sauf que le topo a été bien compris et j’aimerais avancer dans l’histoire plutôt que de t’écouter déballer tes envies tordues. Enfin, tu l’analysais de tes yeux pas seulement pour t’imager ces scènes de ménage, mais aussi par habitude. Même si les gens ne s’en rendaient souvent pas compte, tu avais cette manie de les étudier, de les détailler et tu le faisais sans gêne sur cet homme. Tu vis cette poigne se serrer, ses jointures presque blanches sous la force qu’il y mettait, bien qu’il sembla se détendre. Peut-être était-il en colère, au vu de ce que tu lui chantais et de comment tu l’abordais, ce ne serait pas très surprenant au fond. Ce serait même une réaction banale, une réaction humaine. Sauf que cela t’amusa, de constater que ce gentil concierge, que ce bon citoyen, tentait de réprimer sa frustration. C’était si différent avec les autres prisonniers, certains t’auraient déjà sauté à la gorge.    

Tu t’étais approché à la manière d’un félin, un petit bond agile réduisant la distance entre vous deux. Ton visage vint à son tour se rapprocher du sien. Il te semblait si familier. C’en était presque troublant, toi qui n’oubliais pas un seul faciès. [Surtout que le sien, assez grincheux, ne devrait pas m’échapper tant que ça. Il ne doit pas y en avoir des dizaines de personnes telles que lui, même si monsieur semblait bien banal, commun. Peut-être qu’avec une petite couche de rouge à lèvres, il sortirait un peu plus du lot.] Car en plus d’avoir le désir de l’habiller en femme, tu voulais aussi le maquiller? Quel fanfaron tu faisais, sérieusement! Et qui de normalement constitué réfléchirait à ces choses dès sa première rencontre avec un autre, dis-moi? [Ça va, ça va, ça ne semble pas être la première fois que je le croise, alors je peux bien fantasmer sur ce que je veux ♥] Exaspérant, c’est ce que tu étais. Et dire qu’avant, tu reluquais à peine le cul des hommes. Tu t’étais adapté à la vie en prison, il faut croire. Et tu t’y étais peut-être un peu trop bien adapté. Certes, tu avais bien couché avec quelques garçons à l’époque, avant ta première incarcération, mais ce n’était que pour tester, assouvir ta curiosité. Et c’était surtout de grosses conneries d’adolescent. Sa réponse à ta question ne se fit pas tarder, fusant bien rapidement de cette bouche contre laquelle tu aurais bien volé un baiser, juste pour l’emmerder.

- Ouch, tu me brises le cœur, darling. Me traiter de connard alors qu’on ne se connait pas, c’en est blessant.

Mielleusement, tu te fis insistant sur le « pas », appuyant sur ce mot de ta langue de vipère. En théorie, oui, vous ne vous connaissiez pas. Évidemment, il n’allait pas t’offrir un accueil de fleurs et de roses, surtout en considérant quel personnage ennuyant tu étais. Tu t’entendais plutôt à être rembarré et non insulté ainsi. Connard, ce n’était pas un gentil qualificatif et, pourtant, on te l’avait dit souvent. Tu ne pouvais même plus compter le nombre de fois qu’on te l’avait sorti. [Quoique, normalement, ça prend tout de même un peu plus que deux phrases avant qu’on me le sorte. Il prenait facilement mouche le petit?] Ou il n’avait tout bonnement pas envie de t’avoir dans les pattes, toi qui portais le label de prisonnier, de criminel. Les gens civilisés un tant soit peu n’auraient probablement pas envie de se taper la discussion avec toi, ce qui est tout à fait compréhensible. Malgré tout, tu ne tournas pas les talons, et ce même lorsqu’il entreprit de poursuivre son travail, t’ignorant dès lors, et ce même lorsqu’il t’ordonna sèchement de quitter les lieux et de lui donner la sainte paix. Tu ne t’en offusquais pas. Un banal citoyen n’avait certainement pas envie de s’approcher d’un détenu, tu pouvais, après tout, être un meurtrier et qui sait ce que tu pourrais lui faire. [Moi je sais et je suis bien certain qu’au fond, il aimerait ça, qu’il en redemanderait.] Oh, la ferme, tu m’énerves.

À l’évidence, tu ne partis pas, tu étais un emmerdeur par excellence et, au contraire, tu fis un autre pas vers lui. Enfin, un demi-pas, tu étais déjà bien trop près pour te permettre un vrai pas, une vraie enjambée. Tu empoignas son menton, tes doigts allant épouser les courbes de son visage, avant de le relever pour observer un peu plus ses prunelles, plongeant les tiennes dans les siennes, souriant de ces airs atrocement séducteurs, de ceux qui feraient tomber les donzelles – sauf que tu semblais oublier que ce n’en était pas une, mon grand, et que pas tout le monde était forcément attiré par le même sexe. [Ça s’apprend, ça s’apprend.] Pas réellement, idiot. D’un ton mièvre, tu soufflas près de ses lèvres :

- J’ai véritablement l’impression de t’avoir croisé quelque part et je peux toujours t’aider avec ton travail après coup, si tu veux discuter avec moi. Tu veux bien, darling?

Ton sourire était à croquer, à faire fondre, et il camouflait tous ces petits calculs que tu avais déjà faits, tous ces plans qui tournaient dans ta tête. Car tu y pensais toujours, à ce qui t’avantagerait, surtout dans un tel endroit. Puis, pour une fois, tu ne mentais pas. Il te semblait familier, tant que c’en était troublant et perturbant. Pas que tu le laissas paraître, remarque.
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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Ven 2 Oct - 5:20

Je l'observais tout autant qu'il m'observait. M'analysant de la tête aux pieds. Quoi que son regard analytique semblât refléter des pensées lubriques qui me firent froid dans le dos. Dégoûtant... J'ignorais quel genre de fantasmes il s'imaginait, et Dieu merci, je n'avais pas à le savoir! Je frémissais dédaigneusement rien que d'y penser! Lorsqu'il finissait par s'attarder à mon expression, il vit ma colère et certainement mon dégoût! Ça non plus je n'avais pas le cacher, je n'encouragerais certainement pas une perversité immonde telle que l'homosexualité... Mais bon autres que ses pensées lubriques pour me chercher à me déstabiliser, il était ainsi, un esprit d'analyse. Piero sentait que je lui cachais quelque chose et avait pour but de me rendre complètement dingue pour que je crache le morceau. J'ai tout vu! Je connais tout de toi sombre crétin! Je ne tomberais pas dans un piège aussi lamentable comme toutes ces autres brebis stupides! Je le regardais, lui et sa lamentable improvisation d'être peiné par mes mots brutaux et vénéneux qui brisait son pauvre petit cœur qu'il n'avait pas. Bon dieu que ce type m'exaspérait! Lui et ses comédies théâtrales à dormir debout! Je ne me gênais pas d'en rajouter à sa prétendue douleur :

« Inutile de te connaître t'as une tronche de connard et vraiment, vraiment désoler d'avoir heurté tes sentiments fillette. Aller, va jouer avec poupées et chatons sans oublier de prendre la porte de sortie!

Lui ordonnais-je sans ménagement. Je l'avais vu, maintenant, il pouvait dégager et ce sera mon tour de concocter un plan pour avoir ta sale tête! Je n'avais pas envie de l'avoir dans les pattes durant mes quarts de travail. Plus tard peut-être bien, mais pas maintenant Sinon, j'avais très bien entendu son insistance sur le fait que je ne le "connaissais pas" et je ne sourcillais point. Il savait qu'un truc clochait, mais je ne m'en fais pas avec ça et j'avais eut la réplique facile espérant que ça éteigne ses soupçons, mais comme je le connais bien ça prendra plus que cela pour descendre ma notoriété, je le sais bien. Quoi qu'il soit, même dans le cadre où j'étais un étranger pour lui, les humains excellaient dans l'art d'avoir des préjugés sans fondements, surtout envers un criminel et j'avais fait pareille. Quoi que pour ma part ce n'était pas des préjugés et certainement pas sans raisons! Ou encore, tout comme moi, certains peuvent se montrer difficile d'apprécier autrui. Ce qui, en revanche, est totalement mon cas! Qui plus est, il est difficile de se faire apprécier par quelqu'un qui éprouve de la rancœur contre vous! J'avais bien plus de rancœur et de colère que quiconque contre ce bastardo... Si seulement je pouvais être armée, j'aurais pu en finir, là, tout de suite! Mais c'est beaucoup plus compliqué de faire venir des armes sans se faire remarquer ici. Faut être malin et connaître les systèmes par cœur. Malheureusement pour moi, contrairement à mon "bon ami", je ne suis jamais allé en prison et donc je manque d'expérience en cet aspect. Donc pour l'instant, j'observais et j'analysais comment tout ce cirque fonctionnait dans un seul but! L'assassinat de ce dernier.

Je continuais mon travail sans même le regarder un seul instant rendant sa présence insignifiante. Espérant qu'il parte, mais il était tenace et tenait absolument à ce qu'on remarque sa présence! Il n'a jamais apprécié qu'on l'ignore, et même ça l'attire! Il ne lâchera pas le morceau jusqu'à ce qu'il ait eut ce qu'il veut! ... Je dois par contre avouer que j'éprouve un dédain d'affirmer cela, mais la ténacité est un trait que nous partagions tous les deux... Car moi non plus je ne lâcherais pas mon morceau et je tiendrais mon bout aussi longtemps qu'il me le faudra! Pas question de relâcher ma garde ou de me laisser déstabilisé aisément. Après la tactique de tenter de me culpabiliser, il change de tactique. Piero se rapproche davantage, comme s'il n'était pas déjà assez près de moi. Le prisonnier venait ensuite glisser ses doigts caressants sous ma mâchoire me forçant à le regarder de haut pour renforcer un complexe de taille. Putain toi et tes 1m87, tu me fais quand même chier! Ce n'est pas pour autant que je vais m'emporter pour si peu! Mon ennemi d'enfance vient ensuite me susurrer une phrase sensuelle et mielleuse près de mes lèvres pour que je succombe à son charme telle une demoiselle... Un peu plus et on dirait qu'il allait me voler un baiser tiens! À son geste, je m'étais pourtant arrêté d'astiquer le plancher sous nos pieds. D'ailleurs, j'aurais dû réagir au quart de tour! Lui mettre son poing à la gorge pour le faire taire, puis dans les côtes et, finalement, pour mon bon plaisir, un bon coup de poing dans la tronche! Mais non, au lieu de cela, je l'affrontais de mon regard ténébreux foudroyant le siens, par ses prunelles de miel qui cherchaient à m'envoûter. Le tout d'accompagner de son charmant et stupide sourire! Je le fixais longtemps moi aussi... Assez longtemps pour me procurer quelques charmantes idées. Par exemple, sa tête coupée et saignante que je présenterais fièrement à mon client, tel un trophée! Tout en pensant à la manière de le faire crier, haleter de peur, pleurer, et souffrir! Bon sang qu'il serait si bon de l'entendre supplier pour sa misérable vie! Il serait tout aussi bon de l'entendre, me maudire et se mettre en colère jusqu'à outre-tombe... *tousse* Enfin... Trêves de rêveries! Je note donc que sa seconde stratégie soit celle de me séduire... C'est quoi son problème putain?! Ah oui! Il est tout aussi brillant que sot! Franchement, chercher à séduire ton tueur, c'est complètement absurde! Comme si ça allait fonctionner! Franchement, si tu voulais séduire, va séduire donc une de tes copines de cellule à la place, elles sont toutes à toi pour le temps qu'il te reste! Je le fixais longuement de mes prunelles empoisonnées par la fureur et c'est donc d'un coup de manche à balai, que je tenais toujours, que je frappais sa main pour qu'il relâche sa prise douce et suave de mon visage. Mon expression n'est devenue que plus agressive, surtout que Piero se tenait si près de mon visage! On pouvait voir mes sourcils sombres froncés, mon nez plisser et je marmonne de manière posée, mais on pouvait clairement entendre ma fureur dans ma voix solide.

« Et moi, je m'en fiche éperdument si, par hasard, j'ai ressemblé à un de tes amants, une connaissance ou ton voisin avant qu'on te foute dans ce trou à rat! Parce que, non, j'affirme que je ne t'ai jamais vu de toute ma vie si ce n'est pas aux nouvelles à la télé! Un petit conseil, ne m'appelle pas "darling" et non, je ne veux pas causer avec un taré comme toi, ni que tu "prêtes main forte" dans mon placard à balai merci! Je n'ai pas besoin de l'aide d'un sale clown perverti comme toi!

Moi chaque petit sous-entendu gay et salace, j'avais le don de tous les repérer... Va savoir pourquoi! Quoi que j'ai un excellent enseignant et il se tient à quelques centimètres de ma personne. Après que j'ai rétorqué à ses palabres idiots, j'avais foutu ma serpillière dans son seau d'eau savonneuse qui nous éclaboussait légèrement tous les deux. Sans pour autant le décrocher du regard un seul instant et je clarifie mon souhait. Un souhait qu'il semble ne pas vouloir saisir depuis ces derniers instants :

« Alors, si c'est tout : fiche.le.camp! J'espère avoir été clair l'emmerdeur.
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Guarnicionero J. Piero

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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Sam 10 Oct - 0:28


Act. 3
À priori, tout comme toi, le concierge te semblait se plonger dans une observation minutieuse, t'analysant comme tu l'analysais. Cependant, ce n'était probablement pas pour les mêmes raisons. Pour ta part, il va de soi que tu l'examinais pour combler ton imagination d'idées lubriques, d'idées dites inavouables - dont pourtant, tu ne te gênerais certainement pas de dire à voix haute si l'occasion se présentait. D'autre part, tu voulais le replacer, tu voulais titiller ta mémoire et forcer tes souvenirs à s'aligner les uns en face des autres. Tu pouvais être orgueilleux et le fait de ne pouvoir te rappeler où tu l'avais déjà aperçu ennuyait ta fierté. Quant à lui, tu décelais dans sa contemplation cette colère presque sourde au même titre qu'un dégoût profond. Visiblement, il s'était fait une conception de ta personne. Il faut dire que tu avais le don pour les premières impressions ou, peut-être, cette appréhension haineuse n'était pas récente. [Ce n'est pas de la colère, ce n'est pas de la colère qu'on y lit! C'est plutôt de l'ardeur, un vrai brasier de désirs. Ce sont les lueurs de convoitise qui valsent dans ses prunelles. Elles sont magnifiques d'ailleurs, je m'y perdrais.] Crois ce que tu veux, pense ce que tu veux, continue à te fourvoyer si tu le souhaites, sauf qu'au fond, tu sais bel et bien la réalité. Tu cherches seulement à l'emballer de dentelle. [C'est plus joli. Je vais y mettre un pompon d'ailleurs. Ce sera la cerise sur le gâteau.]

Sa réplique, au contraire de te frustrer, ne te fit que sourire davantage. Tu aimais les gens de réparties, les joutes verbales n'en étaient que plus intéressantes, que plus intenses. Un petit rire discret, presque un soupir moqueur, passa tes lèvres, accompagnant cette nouvelle risette. À force d'être entouré de brutes épaisses, les ripostes commençaient à te manquer. Ça t'avait toujours amusé, entre autres car tu les gagnais la majorité du temps. Les gens abandonnaient, exaspérés ou dépités. Ça te réjouissait. Jouant à l'idiot, tu lanças un regard à gauche et à droite à la recherche de ladite porte de sortie, chose qu'il n'y avait pas dans ce corridor, avant de répondre :

- J'aimerais bien jouer avec mes chatons, sauf que c'est interdit d'avoir des animaux de compagnie ici. Quant à mes poupées, elles m'ont été confisquées...

Tu laissas ta phrase en suspens, le temps qu'il t'ignore et entame de nettoyer à nouveau le sol. C'est que tu le dérangeais pendant son travail, une véritable nuisance. [Allons, allons, j'étais prêt à l'aider, j'allais même lui proposer. Ce n'est que passer le balai, ce n'est pas si sorcier.] Je ne sais pourquoi, mais je doute que tu réussisses même à accomplir cette simple tâche. Ce serait trop te demander, toi qui as toujours rechigné à effectuer tes corvées, les reléguant aux autres ou aux oubliettes. Tu attendais qu'autrui l'accomplisse, disant innocemment que tu l'avais oubliée. [C'est différent, c'est différent. Là, j'ai une bonne raison pour l'accomplir, contrairement d'auparavant.] En effet, tu passais à chaque fois outre l'interdiction de sortir, ignorant les ordres de tes parents, les balayant nonchalamment du revers de la main. Restant silencieux, tu ne repris la parole que lorsque son menton se retrouva prisonnier de tes doigts, relevant son visage vers le tien. Il était petit, beaucoup plus que toi. C'en était même charmant, au fond.

- Par contre, tu peux toujours les remplacer mon cœur

Il va de soi que tu ne faisais pas référence à ces poupées pour les gamines. Tu insinuais plutôt celle des adultes, les poupées gonflables. Machinalement, tu t'en pourléchas les lèvres, penchant légèrement la tête sur le côté en le dévorant sans plus te gêner du regard. Tu ne cherchas pas même à t'en cacher, les lueurs discrètes et indécentes devenant bien plus présentes, vacillant avec gracieuseté dans tes iris de miel. Cette suggestion, d'ailleurs, t'enchantait. [Il ferait une magnifique bonne, il ferait aussi une magnifique poupée dont j'aimerais bien en manipuler le corps à ma guise.] Étrangement, j'ai la certitude que cet enthousiasme n'est pas partagé. D'ailleurs, il te foudroyait du regard, son visage laissant bien entendre que tu l'emmerdais et que, non, il ne te connaissait pas. Il vint même abattre le manche de son balai contre le revers de ta main et tu dus la retirer à contrecœur. À moins de souhaiter te retrouver avec des bleus. La secouant un instant, tu vins la porter à tes propres lèvres, déposant un baiser se voulant câlin, rassurant. [Un bisou magique pour faire partir la douleur, tu connais?] Effectivement, je connais. Cependant, c'est plutôt les autres qui viennent embrasser le bobo. Le faire soi-même est en quelque sorte assez pathétique et lamentable.

L'écoutant déballer son mécontentement, tu souriais, un brin amusé. Ça te divertissait toujours d'observer un autre se perdre sous une certaine colère, une certaine fureur. Ses réactions étaient en quelque sorte excessives à ton humble avis et c'en était rigolo, carrément amusant. Finalement, peut-être n'auras-tu pas trouvé ce que tu étais venu chercher, mais tu auras découvert un nouveau passe-temps. Tu prêtas une oreille attentive à chacun de ses mots, repérant ceux qui t'intéressaient et délaissant ceux qui te semblaient superflus. [Un peu d'écoute sélective ne fait jamais de mal!] Un peu, peut-être, en effet. Sauf que tu le faisais tout le temps, c'était une vilaine manie que tu avais. Tu sélectionnais ce qui t'importait, ce sur quoi tu pouvais lancer une pique et tu ignorais ce qui était inutile à ton humble avis. Il disait ne jamais t'avoir vu, tu en doutais. Toutefois, tu décidas de laisser ce petit point de côté et, plutôt, de te concentrer sur un autre aspect. Sournoisement, tu rétorquas à l'instant où la serpillère tombait dans le seau d'eau et vous éclaboussait :

- Hm? Je n'ai jamais parlé de placard à balai. Tu as envie qu'on s'y rende rien que nous deux, mon trésor? ♥

Avec un malin plaisir, tu te fis une joie d'appuyer sur tes derniers mots, détachant chacune des syllabes. Les surnoms ne te manquaient pas, tu en avais une ribambelle en réserve. En définitive, tu insinuais qu'il était celui ayant les mauvaises pensées, les pensées perverses et que tu étais un bambin innocent. [C'est bien lui qui a lancé l'idée du placard à balai, je n'y ai même pas fait référence. Mais... Il a de bonnes idées en réalité. J'aimerais passer un moment dans cedit balai en sa compagnie, je suis certain qu'on pourrait trouver quelque chose de bien intéressant à y faire. J'espère qu'ils sont insonorisés d'ailleurs, ça en serait dommage autrement. Un habit de concierge, ça peut aussi être très sexy. Tu imagines les boutons du haut détachés, ses vêtements débraillés?] Non, je ne l'imagine pas. Je ne préfère pas. Enfin, il n'était pas le premier à t'appeler l'emmerdeur et ce ne serait certainement pas le dernier. C'était ce que tu étais, c'était le rôle que tu te donnais et que tu endossais joyeusement. [Je ne suis pas réellement un emmerdeur, seulement un beau parleur.] Façon détournée de dire que tu es un chieur, toi qui a l'affreuse tendance à embêter tout ce qui avait le malheur de croiser ton chemin.

- En réalité, j'ajouterais que je ne suis pas un clown, mais bien un pierrot.

C'était une vanne pourrie sur ton nom et tu ne relevas pas le perverti, le laissant bien à sa place. Tu étais un homme pervers, un homme qui aimait les plaisirs de la chair et tu ne t'en cachais pas. Selon ton opinion, ce n'était pas quelque chose à dissimuler, ce n'était pas honteux. Tu étais tout bonnement un homme comme un autre avec quelque chose dans le pantalon qui fonctionnait un peu plus que ta cervelle. [Les deux fonctionnent très bien et la plupart du temps en concert, je te signale.] Et c'en est presque un problème si l'un et l'autre ne peuvent être dissociés. Bref. Au bout du compte, tu ne partis pas. Tu restas là, à ses côtés, bien décidé à jouer ton rôle d'emmerdeur à la perfection.
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Vazquez Z. Abel

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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Mar 13 Oct - 3:38

Désoler, mais pardon?! Tu me prends vraiment pour un con?! Ah! Mais oui, évidemment, il prend tout le monde pour des cons... Comme moi d'ailleurs... Le monde est rempli d'imbéciles selon moi aussi ...... Ah, mais suffit, on ne se ressemble pas autant que cela à la fin! Niais-je dans ma tête. Mais non, il me prenait vraiment pour un idiot pour me faire croire qu'il ignorait où se trouvaient les sorties! Franchement! Il était dans cette prison plus longtemps que moi et le sachant intelligent comme je le sais, il doit avoir mémorisé toutes les sorties de cet établissement par cœur... Donc son excuse est plus que pitoyable, si ce n'est qu'un gros mensonge comme d'habitude. Un bon mélange des deux, en déduis-je. Une chose était sûre, il voulait me coller aux baskets! Enfin, ça et me provoquer... Le pire! C'est que ça marche... Merde! Je commençais déjà à me faire avoir! À croire que je l'intriguais à ce point, enfin... Ce serait normal sachant qu'il me connaît un peu tel qu'il le soupçonnait. Toutefois, il cherche encore où il m'avait connu. Vas-y! Perds ton temps! Je ne te cracherais pas une seule réponse descente à ce sujet! Je réponds d'ailleurs à son excuse lamentable :

« Je m'en fous et la sortie est à ta gauche imbécile.

Question de lui "rappeler" où elle était. Mais il devait sans doute déjà le savoir comme je l'ai mentionné plus haut. Cela dit, il ignore que je sais absolument tout de lui! Ça, c'est un atout que je tiens à garder rien que pour moi! Hors de question qu'il le sache, ni maintenant, ni jamais! D'ailleurs, le fait qu'il veut m'aider est une véritable blague! Celle-là non plus, je ne la trouvais pas drôle de toute évidence... Une ennuyeuse plaisanterie! Il n'y a que ce clown qui se trouvait drôle à s'en plier en deux! Il n'a jamais été attrait au ménage, je me souviens encore dans notre jeunesse ou parfois, il me forçait, moi ou d'autre jeunes gens, à faire les tâches ménagères à sa place au risque de retrouver ma tête dans les cuvettes de l'école. Comme si ça l'intéressait... Tout ce qu'il veut, c'est de me replacer, rien de plus. Enfin pour le moment... Ses objectifs sont tout aussi changeant que lui-même. Ayant assez, je lui ai averti de changer de surnom et il me dit de les remplacer. Il fit ce que j'ai demandé...

Si si! Puis, voilà qu'il sort tous ses synonymes pas possibles de surnoms plus stupides les uns que les autres, de ceux dont les tourtereaux à l'eau de rose dégueulasse aiment s'interpeller! Cela ne fit que m'enrager... Le pire! C'est lorsqu'il me propose de remplacer ses "poupées" qui ont été soit disant "confisquer", j'ai rapidement compris qu'il parlait bel et bien de ces poupées pour adultes que certains utilisaient lorsqu'ils étaient en manque... Le plus dégueulasse dans tout ça, c'est qu'en plus de me demander de remplacer ses poupées, il me reluque de manière encore plus lubrique que jamais. À croire qu'il s'imaginait déjà en train de m'enculer et me faire crier comme une chatte en chaleur. Ce qui me fit frémir d'un frisson de dégoût absolu si ça ne me donnait pas tout simplement la chair de poule! Tout mon corps se tendit des orteils jusqu'à la pointe de mes cheveux d'ébènes qui se dressait un à un sur ma tête. Vraiment, tu es tombé bien bas! Plus bas que je n'aurais pu imaginer saleté de Diable! Si bas que je ne répondrai même pas à ta sordide provocation. J'aurais presque aimé d'être assez lâche pour regarder mes pieds, mais non au lieu de cela, je m'encre à observer ses prunelles mielleuses et vicieuses avec ce regard endurcit. Juste pour te démontrer que tu n'était pas drôle du tout et que tu me dégoûtait au plus haut point! Ah oui! Lorsqu'il tenait mon visage et le releva vers lui-même, ce grand connard? Ouais, parce qu'en plus de me faire chier avec tes paroles à la con, il fallait que tu me démontres à quel point tu as grandi enfoiré! Putain qu'il me faisait royalement chier! Ouais, j'ai compris! Je ne suis pas de ceux que ces femmes qui adorent! Ces hommes 1m80 et plus! Il ne se gênait même pas pour me démontrer qu'il était plus grand que moi et bon dieu que je haïssais ce sourire auquel je pouvais lire avec facilité : « Que tu es mignon Abel ~ » bordel! Ses dents, je le lui péterais d'un bon crochet du droit! La tentation était très forte, mais je résiste toutefois... Heureusement!

Pour résister à la tentation, je me contentais de lui taper sur les doigts avec mon manche à balai... Je fus légèrement satisfait de lui avoir fait du mal. Dès lors, Piero s'est « auto-bécotterbobo » ... Ce que ça pouvait être diablement pathétique! Abel soit reconnaissant qu'il ne t'a pas demandé et obliger à ce que toi, tu le lui fasses à sa place! Ma foie, j'ai bien raison! Je me suis évité cette humiliation heureusement. De toute façon, ce n'était pas comme si j'accepterai de le faire, même sous la menace! Pfff! Il pouvait bien aller de le faire mettre ou je pense! Dans mon petit excès de colère posé et tout en restant calme, je le distrait de son objectif premier. Ce qui est à la fois une bonne nouvelle et une mauvaise. Car maintenant, il ne me lâchera pas d'une semelle, s'en était certain! Je pourrais le menacer autant que je le voudrais, ce serait mes actions qui auraient été le plus efficaces, et encore, ce n'était pas si sûr. Comme je l'ai mentionné, Piero ment comme il respire, il pourrait prétendre être un masochiste si ça l'arrangeait bien. Ha! Voilà qu'il me lance une pique me retournant mes propres dires. N'essais pas enfoiré, j'ai bien compris tes sous-entendus et ce n'était pas mon idée!

« Si c'est pour refaire ton sale portrait, avec plaisir! Mais autrement, non. Tu peux te mettre ton manque de sexe où je pense avec tes comparses. De toute façon, je vais torcher derrière vos dégâts de tapettes dans les douches tous les jours!

Puis, voilà qu'il se prenais pour un saint! N'essais pas de jouer aux innocents avec moi Piero Josef Guarnicionero! Tu es tout sauf pure et chaste! Je connais ta perversité et elle était sans limite! Si tu étais le Diable d'un vice en tout particulier, je dirais celui de la luxure sans hésiter! Tu ne m'auras pas avec tes palabres! Encore ces idées lubriques n'en as-tu pas déjà assez? Combien de fantasmes empiles-tu pour pouvoir te les repasser en boucle jusqu'à ce que tu te rendes cellule enfin?! Si, toutefois, tu te décides de partir un jour et de me laisser finir de laver ce couloir en paix! Ce que je ne me suis pas arrêté de faire. Ce n'est pas parce que tu es là que j'aurais la décence de m'arrêter et t'écouter, toi et tes sales conneries. Ah! Il faut que je me casse les couilles à en entendre une autre justement! Une autre de tes vannes pourries à propos de son prénom... Je le regardais plus qu'exaspérer que jamais avant de soupirer avec agacement :

« À ton avis, j'ai l'air d'un amateur de cirque?
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Guarnicionero J. Piero

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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Dim 18 Oct - 18:24


Act. 4
L'innocence te faisait défaut depuis belle lurette, si jamais tu l'avais été. Même enfant, tu étais étonnement intelligent tout comme mature pour ton âge. Quoique tu le cachais sous des gamineries, ayant bien compris comment te jouer des adultes et obtenir ce que tu voulais par les pleurs ou tes airs boudeurs. [Les parents sont souvent de vraie soupe au lait avec leurs enfants, ils ne savent leur refuser leurs caprices, surtout dans un centre commercial. Apparemment, les miens préféraient dépenser de leur portefeuille bien garni pour éviter une crise en public.] En sachant ça, tu en profitais dès que tu apercevais une chose qui te plaisait, une chose que tu désirais. À l'époque, il était aisé de l'obtenir. Aujourd'hui, c'était une autre histoire et même si, en cet instant précis, tu cherchais à rester auprès de lui, auprès de ce concierge, il était à parier que les larmes n'aideraient pas. Tu n'étais plus un enfant, qu'un vulgaire gamin, tu étais désormais un adulte et il fallait se comporter comme tel. Enfin, pas que tu agisses de manière posée. Malgré tes airs candides, sa voix fut sèche, fut équivoque, t'avouant qu'il se foutait de tes chats et de tes poupées, de tes histoires à dormir debout. Toutefois, il prit au moins la peine de t'indiquer où était les sorties, il avait réellement envie que tu dégages, que tu lui foutes la sainte paix. Ce que tu n'étais pas décidé à lui fournir, visiblement. Ses réactions étaient bien trop amusantes pour le délaisser dès maintenant. Ou, peut-être, tu pourrais prendre ta révérence et revenir une autre journée, aller réfléchir dans ta cellule sur cette impression qu'il te donnait.

- Oh, merci mon ange! Et si tu me raccompagnais? J'ai peur de me perdre en chemin.

Menteur. Tu l'avais trouvé jusqu'ici, tu pouvais le retrouver pour le retour. Ce n'était pas sorcier. [J'ai un sens de l'orientation pourrie, je me perds facilement.] C'était, encore, bien faux. Tu ne t'étais jamais perdu que ce soit à Lisbonne ou Barcelone. Tu as toujours vécu dans les dédales des villes de l'Espagne, ces villes dont l'orientation était primordiale pour se retrouver. Tu saurais parfaitement retourner à ta cellule sans son aide. Mais tu le demandais tout de même, simplement pour contempler sa réaction. Te lancerait-il sur les roses comme il le faisait depuis le début? Certainement. Vous n'étiez pas à un rendez-vous galant. Il suffisait d'écouter les insinuations que tu lui envoyais, des insinuations bien indécentes qu'on évitait de lancer à un potentiel amoureux. Après tout, qui a envie d'être considéré comme une poupée gonflable? Comme un grossier objet sexuel? Peu de gens, tu pouvais me croire là-dessus, petit con. [Mais! Il serait si charmant dans ce rôle pourtant, je suis certain qu'il ferait un jouet magnifique, à croquer. Il ferait baver, surtout avec une laisse autour du coup, des oreilles et une queue de chien en prime. Simplement splendide!] Tu passes réellement du coq à l'âne, de bonne à poupée puis à chien. Tu devrais au moins choisir un unique fantasme, tu en avais trop en tête. [Ce n'est pas ma faute s'il me donnait de ces idées, s'il faisait fonctionner mon imagination.] J'ai l'étrange certitude que ce n'était pas son but et ce n'était pas parce qu'il ne te répondit pas, qu'il ne te renvoya pas une réplique cinglante, qu'il était pour autant d'accord avec tes idées tordues. La preuve, ses yeux qui se plongeaient dans les tiens ne s'entendaient pas à rire, à se fourvoyer dans le plaisir de la chair. Tout du moins, pas avec toi. [Et je répète que je suis certain qu'au final il en jouirait pour son dû.] Et je répète que tu n'es qu'un pervers, qu'un vil personnage.

Suite au coup sur ta pauvre main, tu la becquetas doucement, lui lançant un regard amusé. Souriant, tu imaginais aisément ce qui taraudait son esprit et, taquin comme moqueur, tu ne pus t'empêcher de lui lancer une autre de ces provocations à la noix. Il n'avait pas réagi à la dernière de paroles, seulement de gestes, mais tu savais bien que ça l'ennuyait même s'il n'avait dit mot. Il t'avait frappé, certes légèrement, cependant c'en était assez pour désirer l'emmerder un peu plus que tu ne le faisais déjà. Tu tendis ta main faussement blessée, il n'y avait que de légers élancements, l'approchant de ses lèvres en lui soufflant :

- Tu ne veux pas y déposer un bisou magique? Tu es celui qui m'a fait mal après tout, prends tes responsabilités.

Et c'était toi qui parlais de responsabilités, toi qui les fuyais toujours, qui les reniais en détournant les yeux. Si tu ne les vois pas, elles n'existent pas. [C'est faux, je prends mes responsabilités très à cœur. Quand elles sont intéressantes.] C'est-à-dire jamais. Si tu savais les prendre, tu n'aurais pas laissé cette adolescente aux prises avec ton enfant qu'elle avait refusé d'avorter quand tu étais encore à l'école, tu n'aurais pas nié tes responsabilités lorsque tu avais couché avec ta professeure, tu aurais dit haut et fort que tu étais celui qui l'avait séduit et tu aurais tenté d'éviter qu'elle se retrouve derrière les barreaux. Ne joue pas au parfait gentleman, tu es un lâche Piero, un lâche qui ne sait reconnaître ses torts, ses responsabilités, qui ne peut supporter le poids des conséquences. Tu préfères fuir la réalité, tu préfères la dissimuler par des mensonges. [Ne dit-on pas que les mensonges sont plus jolis que la vérité? Et les mensonges de politesse sont les bienvenus pourtant, tout le monde en fait jour après jour.] En effet, sauf que, dans ton cas, ce n'était pas des mensonges de politesse. N'essaye pas d'avoir le beau rôle avec moi, je te connais et je sais parfaitement que tu as et auras toujours le mauvais rôle. C'est ce que tu es, une crapule, un homme calculateur et manipulateur.

Ses mots te firent rigoler quelque peu à nouveau. Alors, comme ça, il voulait bien s'y rendre si c'était pour te casser ta jolie petite gueule? Ce n'était pas si étonnant. Il faut croire que même lui a des limites à sa patience et il semblerait que tu les avais atteintes. Il est vrai que tu n'avais pas couché avec quelqu'un depuis ton arrivée qui remontait à quelques jours seulement. Tu n'étais pas ici depuis des décennies. [Encore heureux, ma peine est de quelques années seulement, pas pour des dizaines d'années. J'ai bien envie de retourner à l'extérieur avant d'atteindre mes quarante ans.] Tu as peur de ne plus plaire? Tu te prends pour une gonzesse ma parole! Les hommes, même plus vieux, ont généralement un certain charisme qui continue d'attirer les autres, qui continue à attiser les envies charnelles, au contraire des femmes. Ne t'en fais pas avec de telles âneries, prend plutôt en considération ce qu'il te dit. [He? Et il me dit quoi?] Mais tu vas l'écouter bordel!

- Qu'est-ce que tu es violent, mon cœur! Je ne suis pas en manque, crois-moi. Vu tous mes dégâts dans les douches que tu ramasses ♥

Tu n'avais pas encore eu le temps de t'amuser dans les douches dernièrement, seulement, ça, il n'avait pas besoin de le savoir. Il te tendait la perche, tu la prenais et y répondait. Jetant un coup d'œil à l'horloge, tu te dis que tu devras bientôt le délaisser, histoire de ne pas te faire passer un savon par les gardes. Après tout, tu n'étais pas censé adresser la parole aux membres du personnel et surtout pas de les emmerder autant. Sauf que tu voulais rester encore un peu, juste un peu. [5 ou 10 minutes de plus ne feraient pas de différence, non?] Ça va dépendre si on te tombe dessus ou pas.

- C'est l'occasion idéale d'apprendre à aimer le cirque donc, tu verras, c'est fabuleux ♪
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Vazquez Z. Abel

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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Mar 27 Oct - 6:22

Putain... S'il voulait que je l'accompagne aussi, il faudrait que ce soit c'est pour te pousser dans un trou pour y crever! Tché! Non oublie-moi. Ah! Comme il a de l'imagination! Je le croirais presque télépathe à me fixer de manière toujours si joueuse tendant sa main vers moi me demandant de la bécoter d'un baisé magique pour guérir de sa blessure... Fous-toi-la dans le cul ta main si j'y suis! Puis, soudainement, il a dit juste trois mots de trop pour littéralement passé les bornes!

Oh non... Oh non... Il a tout de même pas prononcé ces mots-là.... Surtout ce foutu mot! Putain de bordel de merde, c'est une blague non?! Tu te fous de moi Piero Josef Guarnicionero?! Tu te fous complètement de ma gueule?! Je ne parle pas là qu'il a piqué mon idée par je-ne-sais-comment. Enfin, à ses heures il peut être un télépathe! Mais je parle bien qu'il parle de "responsabilités"! Où étaient-elles lorsque tu as regardais tes sales crétins de gorilles tabassés des innocents pour leurs bons plaisirs alors que tu te moquais d'eux. Ce genre de moment, il y en a eut par centaines! Tant au lycée qu'en prison, je suis sur que tu n'as pas changé cette fâcheuse habitude. Où étaient-elles lorsque tu as fomenté une révolte à la prison Espagnole et que tu as accusé ton complice qui lui aussi aurait payé pour te voir mort! Où étaient-elles lorsqu'une lycéenne voulait garder le bébé pour que vous l'éleviez ensemble et que t'as accepter pour finalement t'enfuir! Où étaient-elles? Lorsque tu as piqué ma première copine et que tu l'as laissé après quelques temps l'humiliant et la couvrant de honte lui collant l'étiquette de pute sur le front?! Je vous rappelle que j'étais le seul de tout le bahut qui savait qu'elle n'était pas une pute. Elle n'avait plus personne pour la soutenir, sauf moi. J'étais en colère contre elle, oui, cela ne faisait pas d'elle une pute pour autant! Elle était juste indécise et c'est normal lorsqu'on est adolescent, je le savais mieux que n'importe qui! Où étaient-elles?!?! Lorsque ma grande sœur s'est fait virer et que les cinq mois qui en suivirent-tu ne t'étais même pas donné la peine de lui rendre visite pour lui demander pardon?! Où étaient-elles?!?!?! Le jour où elle s'est pendue?! Hein?! Dis-moi où est-ce qu'elles sont passées tes responsabilités à ces moments-là?! Nulle part! Puis des exemples comme ceux-ci, je pourrais y passer 10 ans à tous les racontés en détails aussi précis que ta sale mémoire! Car, j'ai une très bonne mémoire aussi! Surtout pour ce genre de choses! Donc tu es le dernier qui a le droit de me faire des leçons de morale à ce propos sale fils de pute!

« Ne me parle surtout pas de "responsabilités" alors qu'en tu n'en prends aucune! Tu n'as aucune idée de ce que c'est et tu n'as certainement aucun respect en ce qui concerne la notion du devoir non plus!!!

Dis-je la voix tremblante de colère le nez bien plisser de colère et mon regard est devenu plus poignant le genre de regard agressif et limite animale... Un peu plus et on pourrait me comparer à une bête. Je m'étais emporté... Il m'a bien eut... Merde... Je ne devais cependant démontrer quoi que ce soit, c'est avec un esprit clair qu'on peut se sortir de bien des embarras Abel. Souviens t'en! Je respire calmement et c'est bon s'il me pose des questions, j'ai une réplique en tête pour calmer ses soupçons. J'ai ce qu'il faut pour me sortir de l'impasse que j'ai créée... J'étais maladroit, mais au moins j'ai la fierté de rattraper mes maladresses. C'est déjà ça. Ah! Parce qu'en plus de me sortir de mes gonds, tu veux me dégoûter en plus? Eh bah, merci beaucoup, je vais délaisser mon dîner qui m'attend ce midi, tient! Ça y est, mon appétit a pris son biais d'avion, il est loin maintenant. Il cherchait vraiment à me séduire et sans doute plus. Il se fiche de toi Abel, respire, il se fiche de toi! Décidément, tu courtises tout ce qui passe, tu dois être soit désespérer d'avoir de l'attention, ou tu es en manque... Ou encore toutes ces réponses! Donc, ouais pour moi t'était perpétuellement en manque espèce de sale gigolo! Je ne voulais pas connaître les détails de ces douches plus salissantes que pour faire sa tâche première : nettoyer! Je ne suis pas un phobique des germes, mais les germes appelés « homosexuels » alors là, tu peux être sûr que je suis très pointilleux là-dessus! Ce n'est pas loin si pour nettoyer cet endroit infecte, je me pointe en scaphandre.

Bref, ce type n'est rien de plus qu'un lâche. Cela m'irritait bien plus que sa mythomanie, c'est son plus grand défaut. Un véritable vaut rien! Il n'a certainement pas d'honneur non plus... Moi non plus d'ailleurs, j'ai tout de même tué sa famille dont sa précieuse jeune soeur sans me poser de question... J'ai sorti leurs tripes pour que quand il reviendra, il souffrira... Inutile d'avoir attendu son retour pour le regarder, je le savais et ça me satisfaisait un peu.  Ce fut mon moment de consolation dans son échec. Bien que ce n'était pas assez! Elle était innocente, certes, cela ne m'a pas empêché de faire mon travail. Oh que non! Je sais que je ne suis pas quelqu'un de totalement sans tâche, je sais être cruel et froid. Je me suis dit qu'au moins le petit bonheur d'avoir passé du bon temps qu'il a eut dans son batifolage à se saouler avec des copains, sera ruiner du moment qu'il la verrait... Ce bonheur aura un goût de poison! Il souffrirait enfin d'une martyre similaire au mien... Mais je considère que je n'ai sans doute pas été assez cruel à l'époque. J'étais plus impatient et moins rusé autrefois.

« Ouais et bien ça promet de m'emmerder, sans parler d'être terriblement chiant et ennuyeux...
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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Jeu 17 Déc - 1:08


Act. 5
La goutte d’eau de trop tomba, le verre déborda. Le fil tendu se brisa, cassant en son centre. Les gonds qui grinçaient, au départ discrètement, puis de plus en plus bruyamment, éclatèrent enfin. Bravo, tu avais dépassé les bornes et atteint les limites de sa patience. En étais-tu fier? [Oh oui, tu n’as pas idée!] Je crois que si, je sais tout comme toi que tu souris, que des risettes moqueuses, amusées, creusent tes pommettes, tandis qu’il crache son venin. Tu avais à peine haussé les sourcils sous cette colère sourde. Elle grondait et tu l’acceptais de bon cœur, voire l’accueillais même à bras ouverts. Toutes tes autres paroles passèrent sous silence, lui qui, désormais, ne semblait retenir que quelques mots. Responsabilité. Voilà ce qui résonnait à tes oreilles, cette chose abstraite dont tu ne savais concevoir le concept. [Allons bon, ce n’était pas utile dans mon quotidien. Les responsabilités ne mènent qu’à des fardeaux, qu’à des cul-sacs, et elles t’empêchent de poursuivre ton chemin. Elles n’ont pas leur place ici-bas.] En effet, elles ne siéent pas à un homme tel que toi, elles ne siéent pas à un vaurien, car si enfin tu les prenais, tu ne serais plus ce salaud corrompu, ce salaud dont le cœur s’était refermé, complètement scellé, à la mort de sa sœur cadette. Ai-je tort? [Je ne suis pas un salaud, seulement un businessman.] Donc, un salaud.

Seulement, ces mots qui franchissaient ses lèvres – douces lèvres que tu souhaitais embrasser simplement pour les goûter, les savourer, et te délecter de ses réactions – t’interpellaient. Ce n’était pas des paroles que tu t’attendais à entendre. [Ils me font mal voyons! J’en ai le cœur qui se serre.] Sale menteur.  Elles ne t’interpellaient pas en ce sens, mais en ce qu’elles insinuaient. Le ton indiquait son irritation et, peut-être, une fureur plus profonde, alors que ses phrases désignaient un secret, ouvraient le voile sur un mystère passé. [J’aime les mystères, j’ai l’impression d’être un détective. Oh! Tu crois qu’il accepterait de jouer aux policiers et aux criminels avec moi? J’aimerais bien lui passer les menottes suite à une longue course poursuite, le plaquer contre le sol et le fouiller de fond en comble.] Pour une fois, pour une unique fois dans ta vie, te serait-il possible de ne pas penser à des idioties, de réfléchir à autre chose qu’à des fantasmes et de te pencher sur la réalité, sur ce qu’il y en face de toi plutôt que dans ton imagination? [Enfin, mes pensées sont quand même orientées vers ce qu’il y a en face de moi. À ce que je sache, il s’agit bien du concierge, non?] Tu vas me rendre dingue, saleté.

Le contemplant déverser son flot d’indignation, ta main soudainement oubliée restait près de ses lèvres. Ni lui ni toi ne vous en souveniez. Les petits élancements étaient dorénavant de l’ordre du passé pour ta part et, pour la sienne, peut-être était-elle tout bonnement sortie de sa tête. Des bruits de pas résonnèrent un peu plus loin au même titre que deux voix. Elles discutaient et, toi, tu les reconnus aussitôt. Tu reconnaissais aisément les voix des gardes, toi qui prenais la peine de les mémoriser. [Je me disais surtout qu’elles devraient être sublimes, pantelantes et criantes. J’aimerais bien les entendre sous cette version. Je suis certain que ça en serait jouissif.] Pervers. Tu lanças un regard derrière l’homme avant de le reporter tout aussi rapidement sur lui. Vivement, ta main dévia et l’autre suivit le mouvement, attrapant un instant ses poignets le temps de déposer un baiser rapide et d’appuyer tes lèvres contre les siennes – recevoir une gifle n’était pas dans tes attentions. En définitive, tu n’avais su résister à l’envie. Quoique tu ne résistais jamais à tes envies, te laissant bercer par tes désirs et tomber dans la débauche. Mielleusement, tu susurras d’un souffle chaud contre sa bouche :

-Tu sembles bien me connaître, mi amor.

Les sous-entendus valsaient dans ton ton, toutefois, tu n’ajoutas rien, préférant te redresser et prendre du recul. Tu fis vivement quelques pas vers l’arrière, fuyant son courroux que, tu te doutais, ne devrait pas tarder à tomber. Après tout, tu avais déjà dépassé les bornes et voilà que tu les dépassais davantage. [J’aime me surpasser.] Et tu devrais apprendre à te surpasser dans un autre contexte. Peut-être un qui soit davantage saint autant pour autrui que pour toi. Sauf que c’était solliciter l’impossible, un peu comme si on demandait à un diable de devenir un ange. Levant les mains au ciel, simplement pour démontrer que tu étais, pour l’heure, inoffensif. Toutefois, au fond, tu ne l’étais jamais. Tu ne l’as jamais été et tu ne le seras jamais.

-Il faut croire que ce sera pour une prochaine fois. Tu verras, ce n’est pas ennuyant ni emmerdant. Le cirque fait rire et sourire, c’est une magnifique mascarade dont l’éclat camoufle le quotidien morne. Même si ce n’est qu’éphémère, on y oublie nos problèmes. J’espère que l’on se recroisera bientôt, I’m already missing you, dear.

Ce n’était pas un espoir, tu ferais en sorte de le recroiser. La prison n’était pas petite, certes, mais tu sauras où le retrouver, où apparaître pour le surprendre et le faire sursauter. Ce n’était que partie remise. Te pourléchant les lèvres, tu le fixas une dernière fois, un large sourire s’esquissant sur ton visage. Tu repensas un instant à ce baiser furtif, son goût s’éternisant. Ce n’était qu’un léger aperçu et tu le savais bien. Tu n’avais pas pressé suffisamment longtemps ta bouche contre la sienne pour en profiter, pour le savourer comme il se devait. [Hm, je ne ferais pas la même erreur la prochaine fois. J’en profiterai réellement.] Tu es fou, tu es cinglé, mais tu ne l’es pas encore assez pour t’attarder davantage sous les bruits de pas qui s’approchaient. Tu pris un autre pas vers l’arrière, saluant le nouveau concierge d’un signe de la main, t’apprêtant à t’éclipser.    
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Vazquez Z. Abel

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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Sam 19 Déc - 4:42

En voyant ce sourire carnassier, je comprends que me faire péter un câble était dans ses plans, mais carrément! Ce qui me fait sortir davantage de mes gonds!!! Putain, j'ai encore entré dans son jeu!!! Tomber dans son piège! Le pire, c'est que je savais qu'il allait me piéger de la sorte! C'est très réussi cela dit. Ce vil manipulateur, vraiment, tu ne peux être que le Diable en personne et rien d'autre pour manipuler qui tu veux, comme tu l'entends!

Je le vois à nouveau me lorgner, mais cette fois à la place de s'attarder à mes hanches, je crois que c'est mes lèvres qu'il regardait de la sorte... Juste ce regard lubrique et en ressentir ses pensées érotiques qui tournaient autour de moi me dégoûtait et me donnait une de ces sales chairs de poule! J'en frissonne même! Enfin de dégoût et de mépris. Quoi que même en crachant mon venin, il semblait insister pour ce "bécobobo". Je recule mon visage de sa main. Maintenant que j'y pense, il n'y a pas que sa main qui était trop proche de moi... Le reste de ce taré était également bien trop près de ma personne! Reste loin saleté! Oust! Oust!! Heureusement, des gardes approchent, ils pourront bientôt le remettre à sa juste place.... En cellule! Pensais-je... Putain pourquoi je mets la vie au défi de me faire encore plus chier moi?! Tout ça pour une gaminerie...

Ce que je ne me suis pas attendu à ce qu'il fasse ça quand même! Piero retire sa main de ma bulle alors je dois dire que ça, ça m'avait soulager... Espèce d'imbécile! Soudainement il tenait mon poignet de son autre main et il est venu rapidement m'embrasser... Il a posé ses lèvres sur les mienne et semblait même y prendre goût! J'ai figé là mais totalement! Normalement, j'aurais réagi illico! Quoi que je sais qu'un crochet du droit ou du gauche aurait été beaucoup trop prévisible, j'aurais opté pour un bon coup bien placé dans l'os pubien et je suis plutôt bien placé en plus. Mais non, au lieu de ça j'ai été figé de surprise... Putain de bordel de merde!!! Je n'en reviens pas!!! Un sale germe m'a embrassé?!?!?! Mais en plus, il me souffle dessus avec son haleine, tel un Casanova pensant me séduire, cette phrase-là... Là, plus que de la colère, il doit noter dans mon regard un dégoût des plus total! D'ailleurs, je lui crache littéralement en plein visage. T'en veux de ma salive?! Prends-toi la en pleine tronche salopard de merdier!!! Je rétorque d'un ton bien dégoûté! Il a bouger assez vite pour évité que je le repousse avec violence; ce que j'aurais fais!

« Eh bien, quand on connaît un taré en ton genre, c'est amplement suffisant pour tous les connaître ces saloperies de criminels, putain de pervers!

Je me fiche bien de passer pour un concierge avec beaucoup de préjugés qui mettait tous les criminels dans le même panier. Vaut mieux se passer un rôle que de se faire découvrir après tout. Après lui avoir craché en plein visage, j'essuie du revers de ma manche mes lèvres également. C'est dégelasse, c'est dégelasse que c'est dégelasse! Malgré que je lui aie craché dessus, il semble s'en ficher complétement et continuer à raconté ses sordides conneries!

« Épargne-moi surtout de tes sordides délires de clown complétement taré!!

Grognais-je presque de manière animale en plissant sérieusement du nez. Là, j'en ai ma claque! Je voulais qu'il paie le prix fort pour sa perversion et tout le reste! Tiens! Le voilà le coup sur l'os pubien! De quoi lui calmer ses ardeurs! Usé de mes poings aurait été tristement prévisible. Ah, ouais... Un assassin, ça joue jamais franc jeu non plus et je ne me battrais certainement pas "fair play" avec ce connard de mes deux! Oh que non!!! En plus, le fait que je soit plus petit que lui, j'ai juste l'angle parfait pour bien le faire souffrir son bas-ventre... À croire que ce n'est pas si mal d'être petit... Putain que ça me fait chier de penser que je fais la remarque que je suis plus petit que cet énergumène!! Bref! Quoi qu'il en soit, si je peux frapper là où j'ai la certitude que ça va faire mal, même si ce n'est pas de façon "honorable", croyez moi, je vais le faire! Ce n'est pas avec l'honneur, la gentillesse et toutes ces conneries-là qu'on gagne! Je le sais trop bien! Même lui, il le sait tout aussi bien comme moi! "La fin justifie les moyens" comme on dit hein?! Saleté de Clown?! Le voilà tombé la bouche bien grande ouverte. C'est douloureux pas vrai, hein?! Putain que te voir endolori est si jouissif! Cependant, malgré ça, je n'arrive pas encore à m'en réjouir de ce moment. Je ne souriais même pas. Je ne m'en réjouirais que lorsque que l'éclat de ta pitoyable vie sera éteint pas avant démon! Je prends ma serpillière et la retourne rapidement pour mettre le bout du manche en bois dans sa bouche. Je pose ma main sur le manche. Si je cloue ma serpillière dans sa bouche de ma main, c'est la fin! Il en sera enfin fini de Piero! Je pourrais obtenir ma prime de ta tête et tout sera terminé pour lui! Je pourrais en finir ici et maintenant! Si seulement je pouvais apercevoir de la peur, du regret dans son regard, j'en serais ô combien satisfait de le percevoir! Il n'en a aucune idée du soulagement que ça me donnerait d'en finir là et tout de suite! J'y suis presque! Si près de mon but! Mais les voix et les pas qui se rapprochent dangereusement m'a distrait dans mon geste et mon élan...

Alors j'ai le choix, soit je le tue ici et maintenant pour pourrir le restant de ma vie en prison en son nom... Ou je le tue un autre jour... Le problème, l'occasion ne se présentera pas toujours à chaque fois et bon sang qu'il mérite de mourir... Il le mérite si bien! On pouvait trop bien apercevoir mon regard froid et apathique d'assassin... Il doit franchement se douter que je suis loin d'être le bon petit citoyen ordinaire que je prétendais être! Merde! Moi qui ai rêvé de ce jour pendant 19 pénibles longues années! Si j'en finissais ici et maintenant, il aurait jamais su qui l'a tuer ou pourquoi et ça, je m'en moque bien... L'important, c'est que je le sache. Mais le fait qu'il puisse vivre et s'en douter c'est certainement pas mieux!!! Sauf si ça pourrait le rendre fou... Mais il est déjà bien assez taré comme ça, c'est bien ça l'ennuie. Il vit très bien avec ses délires actuels! Merde, ils se rapprochent de trop près trop rapidement!!! Je n'ai pas beaucoup de temps pour hésiter imbécile! Faut que je me décide et vite avant de me faire prendre la main dans le sac!!!

Ah puis merde, je suis vraiment qu'on con! Car, j'ai fait une saleté de connerie! En dépit de mes envies fortement meurtrières qui me criaient en moi, j'ai pris la putain décision de retirer le balai de là et de reprendre rapidement mes activités comme si de rien n'était! Heureusement juste avant qu'ils tournent le coin pour nous apercevoir tous les deux... J'astique avec une passion effrénée mon plancher pour faire sortir ma frustration du moment! Putain que tu n'es qu'un sale merdeux! Guarnicionero Josef Piero!!! Les gardes virent Piero par terre et le concierge qui ignore le détenu continuant de passer la moppe un peu plus loin. Ils accélérèrent le pas et demande :

« Hey! Il s'est passé quoi ici?!

J'arrête mes activités et les regarde de mon air stoïque comme à mon habitude.

« J'en sais rien, demander le lui.

Dis-je tout simplement avec froideur. Je lui lance un de ces regards haineux comme j'en lance à tout le monde. Quoi que pour Piero la haine est un peu plus soulignée, mais trop souvent le commun des mortels n'en faisait pas toujours la différence. Puis de toute façon, je suis souvent témoin de garde qui maltraite les détenus. Espérons que c'est sur eux que je suis tombé!


Dernière édition par Vazquez Z. Abel le Jeu 14 Jan - 6:46, édité 1 fois
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Guarnicionero J. Piero

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MessageSujet: Re: Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]   Mer 13 Jan - 21:23


Act. 6
Tes lèvres, une fois posées contre les siennes, semblèrent le prendre de court, le figer un instant sur place à ton grand bonheur. Tu hésitas à allonger le baiser, à voler cette bouche un peu plus longtemps, sauf que toute bonne chose avait une fin et tu savais bien que si les gardes te surprenaient en train de le harceler sexuellement, tu aurais probablement droit à la cellule d'isolement. [Hey! Je ne le harcelais pas, voyons donc! Je ne lui offrais qu'un peu d'amour. Rien de plus, rien de moins.] Je crois, à son regard dégoûté, qu'il se serait bien passé de cet amour. Ce n'était pas le type qu'on offrait à une personne qu'on venait à peine de rencontrer. Même si, au fond, tu te doutais que ce n'était pas votre première rencontre. On n'embrassait pas les gens à tout va simplement parce qu'on le désirait - surtout ceux du même sexe. Seulement, j'imagine que ce principe de bon sens te faisait atrocement défaut. [Tu es réellement casse-pied, en fait. Il a de jolies lèvres, il seraient dommage de les laisser seules, plonger dans la monotonie. La solitude ne leur sied pas, il veut mieux qu'elles soient accompagnées de leurs consœurs, c'est moins triste.] Tu sais qu'il y a des gens qui aiment beaucoup la solitude et ne sont pas très sociables? Qu'ils préfèrent resté loin des énergumènes tels que toi et souhaitent ardemment garder pudeur et vie privée? [Hm? Tu disais?] Laisse tomber.

Il faut admettre que tu ne t'attendais pas à ça, et ce même si ce n'était pas la première fois que l'on te crachait au visage. [Arrête de rire, tu veux?] Tu m'excuseras, mais l'image est si amusante. La salive roulait sur tes joues et elle semblait presque tomber en larme jusqu'à ta mâchoire. Par réflexe, tu avais fermé un instant les yeux avant de te reculer d'un ou deux pas. Certes, tu avais évité la gifle, sauf que monsieur ne possédait pas qu'un unique tour dans son sac. Tu le découvrais bien malgré toi, quoique tu le méritais amplement, toi qui avais jouer avec le diable. Alors qu'il essuyait sa bouche du revers de la main, tu l'imitais à ton tour, nichant ton nez contre la chemise de ton bras et t'y frottant. Malgré cette humiliation, ton sourire ne te quittait pas. Il continuait d'enjoliver tes traits, tes yeux ne démontrant pas même une once de colère. Après tout, tu étais loin d'être furieux. Plutôt, tu étais même amusé et tu te contentais de l'écouter d'une oreille discrète. Tu ne disais rien, tu te murais dans un silence de tombe. Tout ce que tu lui offrais, pour l'heure, était un sourire qui disait, hurlait, que tu savais. Que tu savais des choses que tu ne devrais pas avoir compris. Tu agissais toujours en parfait imbécile heureux, toutefois, tu décelais la vérité avec aisance, tu décortiquais les mots des autres à la manière d'un boucher avec son bétail. Tu voyais ce que les autres ne voyaient pas. Et, selon toi, la meilleure manière de saisir le caractère et les secrets d'un autre était de le mettre hors de lui, d'appuyer là où il ne fallait pas. [C'était toujours amusant, tu vois?] Menteur.

Puis, vint le coup. Un coup que, évidemment, tu n'avais pas vu venir. Un coup qui te fit te plier en deux, un coup qui t'arracha une horrible grimace de douleur. Il n'y était pas allé de main morte. Tes genoux fléchirent et, lourdement, tes rotules touchèrent le plancher dans un grand fracas. Instinctivement, ta bouche s'ouvrit à la recherche d'air, ton souffle soudain coupé. C'était un coup lâche, des plus bas, mais qui étais-tu pour te plaindre? Toi aussi tu en avais usé, et ce bien souvent. Cependant, ce qui te rendit perplexe ce fut surtout ce morceau de bois qu'il enfonça dans ta grande gueule. Le goût était loin de valoir celui d'un lolipop à la fraise, il était même plutôt infecte. Un mélange de bois sec, de poussière et de désinfectant. Pourtant, lorsque tu relevas le regard, tu fis abstraction de la douleur et te fis à nouveau provocateur. C'était ta vie, provoquer. [Il me tendait la perche -littéralement- et je me devais de la saisir, n'est-ce pas?♥] Tu pouvais la prendre, bien sûr, et risquer de mourir au passage aussi. Pourquoi pas. Peu importe si tu croyais que la faucheuse ne viendrait jamais te faucher, la réalité était bien différente des croyances, des fantasmes. Ce regard antipathique qu'il te lançait, tu le connaissais. Pas seulement  à cause de ces assassins que tu croisais au détour d'un couloir. Non, il te semblait familier, comme si cet homme en particulier te l'avait déjà lacé. Où? Encore, tu ne t'en souvenais pas et, pour l'heure, ne voulais-tu pas te concentrer sur ton ânerie, sur ton désir de l'énerver un peu plus? Ta langue, agile, se mit à tourner autour du bout de bois, l'encerclant et le couvrant de salive. Tes lèvres se resserraient autour de lui, prenant ces airs obscènes. Pervers, écœurant. Ce n'était qu'une vulgaire serpillière, sale et usée, et tu agissais comme si elle était tout autre chose. [Comme une délicieuse lolipop ♥]

Malheureusement, ce petit jeu ne perdura pas bien longtemps, ton regard soutenant le sien sans grande difficulté. Tu ne craignais pas qu'il l'enfonce davantage, qu'il cause ta mort. Il ne le pouvait pas, pas avec ces gardiens dans les pattes. Être de l'autre côté des barreaux était beaucoup plus plaisant, beaucoup plus intéressant qu'être derrière ceux-ci. Il n'en prendrait certainement pas la chance, le risque était bien trop grand, n'est-ce pas? Mais, tu devrais le savoir, parfois, les gens n'agissent pas selon la logique. Lançant un coup d'œil aux gardes, tandis que monsieur utilisait à bon escient la serpillière, tu leur offris cet éternel sourire dont on se passerait bien. [Il est si joli pourtant!] Et si hypocrite. À leur question, tu haussas légèrement les épaules de cette manière nonchalante - et ton ton fut du même calibre.
 
- Il était si éblouissant que j'en suis tombé à la renverse ♥

L'un d'eux tourna des yeux, le deuxième te dévisageant en soupirant longuement. Tu n'avais pas tardé à te faire une belle réputation et ils te connaissaient, pour leur désarroi, très bien. [Que veux-tu, je suis une star!] Être connu n'est pas nécessaire une bonne chose, petit idiot. Tu attendis qu'ils viennent jusqu'à toi, t'attrapant par les bras pour te soulever, toi qui n'avais toujours pas de force dans les jambes. Pour une surprise, c'était une surprise. Il savait taper, le concierge. Ils s'excusèrent du dérangement auprès de l'autre homme, maugréant un peu sous le poids de ton corps. Tu n'étais pas tout à fait une plume. Puis, ils te ramenèrent vers les cellules et, toi, tu tournas la tête vers le concierge afin de l'apercevoir et de lui balancer une dernière petite pique.

- À bientôt, mi amor 
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Deux faces de la même pièces qui se rassemblent | Pv. Guarnicionero J. Piero [Terminé]

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