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 Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque. || PV Dahlia Hanagata

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Symington Clyde

Détenu

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MessageSujet: Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque. || PV Dahlia Hanagata    Mer 19 Aoû - 22:44


Le coin des yeux rougis, la peau encore humide sous le flot de larmes qui s'y était déversé, ses paupières étaient closes, tandis que son corps se ballottait mollement dans les bras de Faust. Il était épuisé autant mentalement que physiquement et il n'avait pas tardé à s'évanouir une fois que le gardien eut terminé, le sperme roulant encore lentement sur ses cuisses. Les ruisseaux blanchâtres étaient dissimulés sous son pantalon, mais, une fois réveillé, ils ne manqueraient pas de le surprendre et de lui arracher ces grimaces d'horreur et de dégoût. Après tout, l'homme plus âgé d'une vingtaine d'années, presque d'une trentaine, l'avait à peine nettoyé, laissant le gros de sa semence en lui. Et ça le révulsait. Enfin, pas que le garde ne voulait pas le laver, il ne savait tout bonnement  pas y faire. Seulement, ça, Clyde l'ignorait.  Tout ce qu'il savait, c'est que cette présence gluante en lui lui donnait envie de vomir et cela ne changerait pas une fois sorti du monde des songes.

Faust transporta le corps endormi du jeune garçon jusqu'à sa cellule, le déposant dans le lit qu'il croyait être le sien. En réalité, le gardien l'installa par mégarde dans celui de sa colocataire, de celle partageant bon gré mal gré cette chambre trois étoiles. Dahlia Hanagata, c'était le nom de cette femme que, d'ailleurs, ni Clyde ni Faust ne comprenaient réellement. Tout ce que le roux savait d'elle était limité et, tout ce qu'il savait, il le comprenait à peine. Il ne saisissait pas comment elle pouvait aimer faire ces choses avec ces hommes, il trouvait ça si écœurant et il le trouvait désormais davantage après ce viol dont il avait été l'objet. Il avait vu sa sœur le subir et, maintenant, il l'avait subi à son tour. Toutefois, ces appréhensions qu'il avait sur l'acte sexuel, il ne les lui avait jamais dits à cette femme, même si ses ébats avaient tendance à le déranger et à l'empêcher de bien dormir. De toute façon, il pouvait toujours récupérer ses heures de sommeil durant la journée, c'est qu'il était comme ces gros chats, à dormir à manger tout simplement, sans ne rien faire d'autre. Alors, il ne disait mot. Au fond, ça ne le regardait pas ni ne l'intéressait. Quand Dahlia ramenait un partenaire, il leur tournait toujours le dos, fixant alors le mur de ces airs inexpressifs, de ces prunelles éteintes, se pinçant discrètement la lèvre de ses dents avant de fermer les yeux et de tenter de ne rien attendre, de se fourvoyer et d'imaginer qu'il était seul dans son placard. Quoique, en fait, même là-dedans, il entendait ses parents baiser comme de vrais lapins.

Le garde allongea le détenu sur le matelas, le couvrant après coup de la couverture jusqu'aux épaules avant de s'éclipser. Le prisonnier agrippa machinalement d'une main l'oreiller, la glissant sous celui-ci avant de le serrer dans son sommeil, tandis que son autre main apporta un peu plus les couettes contre lui, s'y blottissant. Il s'était recroquevillé sur lui-même, ramenant ses jambes vers son torse, ses pieds nus se sauvant des couvertes pour apprécier l'air frais. Bien que Faust ait pris la peine de le rhabiller, de lui remettre son linge, il avait omis ses bas et ses souliers, les déposant au pied du lit. Sa respiration était faible, mais elle n'était pas saccadée, elle était étrangement calme. C'est qu'il ne faisait aucun cauchemar en cet instant et, il faut l'avouer, la douce odeur de Dahlia s'échappant du lit l'apaisait. Ce n'était pas un parfum agressant, ce n'était pas un parfum acheté non plus. Non, c'était une flagrance qui lui était propre, une flagrance naturelle et de femme. Elle le calmait, étrangement.  
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Hanagata Dahlia

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MessageSujet: Re: Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque. || PV Dahlia Hanagata    Jeu 20 Aoû - 11:56

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Symington Clyde
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T'avais fait ton petit tour des cellules comme toujours à la recherche de quelques détenus qui voudraient passer un petit moment en ta compagnie. C'était toujours comme ça l'après-midi, t'avais plein de temps libre alors t'essayais d'en profiter en voyant à droite à gauche. Personne ne pouvait changer tes habitudes, tu resterais une prostituée jusqu'à ta mort.
Quoique les gens s'intéressent pas aux vieux, c'bien pour cela que tu devais souvent mentir sur ton âge, que des pédos dans la société faut croire. Tu venais de prendre 'une douche' plutôt mouvementée, ça t'avait pas plus dérangé même si t'aurais voulu rejoindre ta cellule un peu plus tôt pour voir ton cher coloc'. Qui sait, il était peut-être de meilleure humeur aujourd'hui.

Tu marchais dans le couloir, essuyant tes cheveux encore trempés avec une serviette lorsque ton regard remarqua quelqu'un quittant ta cellule... T'as tout de suite reconnu Faust et tu comprenais pas pourquoi il était venu. Merde. Il voulait sûrement récupérer son fric ! T'as accéléré la cadence pas pour le suivre mais pour tourner et rentrer dans la cellule. Tes affaires étaient en ordre, y'avait pas de bordel et tu te doutais bien qu'il était pas venu pour ça. Alors quoi...?

Ton regard se détourna vers le sol, voyant une paire de chaussures qui ne t'appartenait pas. Bah oui, tu portais jamais des baskets, ça n'allait pas dans ta garde robe. Tu préférais les talons, et les gars qui couchaient avec toi s'excitaient mieux avec. Tu remontais ton regard pour constater que quelqu'un était bien dans ton lit. Ça t'as surprise de constater que Clyde y était, il aurait jamais fait un truc pareil surtout sachant qu'il peut pas te blairer. Tu t'es assise sur le bord du lit pour l'observer un moment, tu savais que c'était la meilleure des occasions. Que cela ne se reproduirait plus jamais, qu'il fallait mieux que tu en profites maintenant...

T'aurais pu le faire s'il ne s'était pas retourné, te dévoilant des paupières gonflées. Pas parce qu'il s'était battu, plus comme s'il avait pleuré. Tu n'étais pas vraiment sûre de toi, c'est pas comme si t'étais une psychologue pouvant comprendre les autres. Tu comprenais juste les affaires de libido et ça, c'était pas super en ce moment... T'avais bien quelques envies mais t'es pas sûre qu'il te laisse tout savoir sur ses larmes. Néanmoins il se trouvait sur ton lit, t'avais donc le droit de d'assouvir ta curiosité.

T'as doucement soulevé la couverture, ouvrant sa main pour qu'il la lâche, déshabiller les garçons c'était tellement excitant... Tes doigts de fée ont attrapé son pantalon rouge pour le descendre lentement, c'était pratique les joggings, les jeans étaient trop durs à retirer. Tu t'es arrêtée après l'avoir descendu jusqu'aux genoux. Tes yeux se sont un peu écarquillés sous le choc et tu as gloussé discrètement.

- Pourquoi sont tous gays dans cette prison ? La sodomie ç'fait pas du bien.. Murmurais-tu pour toi même.

T'aimais pas passer derrière les autres, ton égo en prenait toujours un coup alors t'étais moins motivée. Surtout à savoir que le garde t'était plus accessible, merde t'avais plus d'raison de squatter son bureau. Le plus important c'était que t'éprouvais une certaine empathie envers Clyde, parce qu'avant t'avais vécu un truc similaire. Les risques du métier en quelques sortes. C'était pas la même chose mais presque. T'as passé ta langue sur ton pouce, m'ouais c'était la seule idée qui te paraissait correcte.

- S'il se réveille j'suis bonne pour m'faire frapper..

Sauf que t'avais pas envie de le laisser souiller. On t'refilait toujours le sale boulot, les douches étaient un peu trop loin pour que tu le portes là-bas alors tu ferais tes talents d'experte. Tout en évitant tes envies malsaines. Autant dire que c'était assez difficile et que tu préférais essayer de penser à des choses plus...saines comme ton fric. T'as dû retirer son caleçon et tu t'es penchée pour passer ta langue sur ses cuisses, retirant le liquide blanchâtre qui s'y trouvait. C'était pas dégueulasse, t'étais la seule à pouvoir en avaler autant sans te plaindre. Un peu comme, une banque à sperme.
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MessageSujet: Re: Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque. || PV Dahlia Hanagata    Jeu 20 Aoû - 22:52


Les couvertures épousaient maladroitement son corps, tandis que son souffle se faisait régulier. Sa poitrine montait et descendait doucement, il était assoupi et peut-être cela aurait-il duré encore bien longtemps si la détenue n'était pas rentrée, si elle n'était pas revenue dans cette cage rouillée. Lui qui était normalement sur le qui-vive, qui se réveillait dès lors qu'il sentait une personne près de lui, il resta plongé dans les bras de Morphée, tandis que la jeune fille s'assoyait sur son lit, à ses côtés. Vaguement, sa voix vint danser dans son songe, s'y mêler dans un doux écho à peine audible. Sa main était molle, bien qu'un peu crispée autour des couvertes, et elle se laissa aisément manipulée par Dahlia, s'ouvrant sous sa guidance. Les couettes quittant son corps, un long frisson lui rabroua l'échine et il se recroquevilla machinalement un peu plus sur lui-même, ses genoux presque ramenés contre son torse. Depuis quand ne se réveillait-il plus en la présence de la prisonnière? Depuis quand s'y était-il habitué, à son souffle, sa voix, son parfum? Il ne l'avait pas remarqué. Mais, au fond, il savait qu'inconsciemment, à force de partager la même cellule jour comme nuit, il avait pris pour habitude de dormir à poings fermés quand elle était là. Maintenant, au contraire, c'en était presque étrange de dormir sans la sentir près de lui, de l'autre côté de la pièce. Bien qu'en cet instant précis, elle était beaucoup plus près que d'ordinaire.  

Mes paupières étaient lourdes. J'avais l'impression de sombrer comme lorsque je plongeais sous l'eau du bain, quand je m'y cachais la tête pour ne plus rien entendre. Là, je me sentais bien, entouré par le silence et, si je fermais l'œil, c'était le noir, le vide. Il n'y avait plus rien. Mais je savais bien que je n'étais pas dans mon bain. Il n'y avait plus de bain où j'étais. Que des douches et des cabines. C'était des pommeaux suspendus et de l'eau qui me tombait sur la tête, martelait mes cheveux, mon dos et mes épaules. Alors, je me demandais. Je me demandais pourquoi j'avais cette impression? Je ne pouvais l'avoir, c'en était impossible. Rêvais-je? Est-ce que je dormais? Peut-être, ça me semblait logique. Dans un rêve, tout est alors possible. Est-ce que je pourrais y rêver de ma petite sœur? J'aimerais la revoir. Elle me manquait, son sourire me manquait, son rire aussi. Ses câlins, c'était la seule qui m'en avait jamais offert, c'était la seule qui ne me faisait pas peur quand elle tentait de passer ses bras autour de mon corps. C'était agréable de la sentir près de moi et, étrangement, j'avais aussi cette sensation, j'avais l'impression que sa chaleur se pressait contre moi. Ce rêve, il était agréable... sauf qu'il me paraissait bien trop réel. Oui, beaucoup trop réel.

Lentement, il sortait de sa torpeur, le froid cajolant sa peau le faisait frissonner à le réveiller, alors que la langue chaude de Dahlia contre sa peau le faisait frémir. Peut-être que s'il n'était pas en voie de couper court à son sommeil, il aurait pu en profiter plus longuement, son corps tremblant sous ses attentions. Ses jambes tressautaient, elles n'avaient, après tout, jamais passé sous l'assaut d'une langue, son joug les surprenait. Il commença à gigoter, il avait été une gentille poupée de chiffon jusqu'à lors, se laissant déplacer sans résister, mais, désormais, sa tête bougeait vivement de droite à gauche, sa main sous son oreiller était aux prises avec des spasmes, l'autre se resserrant autour du drap. "Hnn." Sa bouche était entrouverte, laissait passer quelques sons indéchiffrables : des geignements ou des gémissements? Lentement, ses paupières s'ouvrirent, ses cils battant l'air à plusieurs reprises, comme pour y voir plus clair. À cette vue qui s'offrit à lui, il figea, ayant tout d'abord pensé sous la sensation que c'était Faust qui n'avait pas eu son compte, puis, quand il avait aperçu une tête rose, c'était un discret soupir de soulagement qui s'échappa de ses lèvres. Seulement, il réalisa bien vite ce qui se déroulait, ce qu'elle faisait et il réagit au quart de tour, paniqué. Il la voyait, entre ses jambes dénudées, léchant le sperme, cette chose gluante qui le révulsait, comme si c'était banal.

Je crois que, probablement, je ne pensai pas avant d'agir, mon corps le faisant de sa propre volonté. Je m'étais redressé, rapidement, pour me reculer tout aussi rapidement jusqu'au mur. Bang. Le bruit résonnait à mes oreilles, comme lorsque je m'étais heurté au classeur en métal. Je me pliai, portant ma main à ma bouche, l'oeil prêt à sortir de ma tête, encore. Il me donnait vraiment cette impression. J'avais envie de vomir. Quand j'avais bougé, j'avais senti ce liquide glisser un peu plus de là et tacher les draps. Pourquoi il y en avait? C'était quoi, au juste? Avant aujourd'hui, je n'en avais jamais vu. On m'avait dit c'était quoi, une fois, seulement, je ne savais pas que c'était si dégoûtant. Je le sentais en moi, je le sentais sortir de moi. Mes jambes, sans même que j'y réfléchisse, s'étaient fermées et j'avais attrapé de mon autre main mon haut, le tirant vers le bas pour me cacher. Je ne sais pas pourquoi. Ça ne m'avait jamais déplu, avant, de n'avoir rien sur le dos devant quelqu'un. C'était juste un corps, c'était de la peau comme avec tout le monde, même si la mienne avait plus de cicatrices que les autres. Mais je n'avais pas envie qu'elle me voie, qu'elle voie ça. Je ne sais pas pourquoi. Pourtant, je sais qu'elle en voyait souvent, de ces choses, elle passait son temps à ramener des hommes et à les déshabiller, à les regarder aussi. Sauf que, là, je ne voulais pas que moi elle me regarde Je me sentais... sale? Mais pourquoi?

Ses pensées étaient pour le moins chamboulées, tandis que ses sourcils se courbaient, montrant pour une rare fois des émotions. Normalement, son visage était tout bonnement impassible. Il était vide de vie. Toutefois, en cet instant, tant de choses s'y lisaient; l'incompréhension, le dégoût et, surtout, la peur, l'effroi. Il semblait perdu, un peu comme ces animaux que l'on recueille sur le bord des routes. Et l'envie de pleurer remonta rapidement pour son grand désarroi. Les larmes roulèrent à nouveau, alors qu'il avait déjà tant pleuré. Il n'avait pas de repère, ne savait où donner de la tête ni à quoi s'accrocher. Il avait été battu par le passé, si bien qu'il en avait perdu un œil et avait hérité de toutes ses brûlures de mégot sur la palme de ses pieds. Si on prenait la peine de compter les coupures, ça n'avait pas de fin. Seulement, ça, ce qui venait d'arriver, c'était différent et il braillait comme un enfant. Reniflant, courbant un peu plus les sourcils, il relevait légèrement la tête vers elle, de ce regard étrangement suppliant pour quelque chose, mais quoi? Suppliant qu'elle lui fasse tout oublier, qu'elle trouve une solution pour éliminer cette boule qui tordait son ventre? Il ouvrit la bouche, les lèvres tremblantes, et prononça son nom : "Dah... lia." Il renifla, prononçant à nouveau son nom. "Dahlia... Dah... hic... lia." Il l'avait retenu, son nom, il avait une bonne mémoire, mais jamais encore ne l'avait-il appelé par son prénom, l'avait-il toujours ignoré. Sauf que là, il le disait, le prononçait de cette voix enrouée par les cris qu'il avait poussés, et il ne savait pourquoi.
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Hanagata Dahlia

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MessageSujet: Re: Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque. || PV Dahlia Hanagata    Sam 22 Aoû - 10:56

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Tu te doutais bien que ce que tu faisais lui plairais pas, qu'à son réveil les choses se compliqueraient. Ta langue habile il faut bien le préciser, se rapprochait de son entrejambe et pour le coup, c'était un beau supplice. Parce que ne pas pouvoir y toucher, cela ne t'étais jamais arrivée. T'étais jamais tentée, tu t'exécutais dès que t'avais envie de faire quelque chose, surtout ce genre de choses. En l’occurrence, ici c'était une fellation.

Juste à ce moment, tu sentis qu'il commençait à bouger, comme s'il avait des légers spasmes. Tu as fini d'avaler une dernière ligne de sperme, il en restait encore. Mais tu t'y remettrais d'ici quelques minutes, s'il était un minimum consentant. Tu as éloigné ton visage, remontant tes yeux pour croiser ceux du garçon, là tu savais qu'il t'avait totalement capté. T'as évité son genoux qui a faillit abîmer ta belle petite bouille. Hey, sans ça ton métier tombait à l'eau, normal que sur le coup tu t'en préoccupes un peu plus que de lui !

Néanmoins, face à son attitude, t'as reposé tes fesses sur le matelas. Ce n'était pas la position du seiza, même si tes jambes étaient repliées sur les côtés de ton corps. La preuve évidente c'était ton postérieur qui touchait le lit. Pas question d't'asseoir de manière à avoir des courbatures. Ton regard d'ordinaire pétillant de malice et de perversité affichait une lueur totalement différente. Ce n'était pas de la pitié, c'était de la compassion. Aussi fou que cela puisse paraître, il s'agissait bien de cela. Tu avais su, rien qu'avec ce sperme qu'il avait été sodomisé, en plus de sa réaction ça s'apparentait plus à un viol. Que du négatif et c'était à toi de t'occuper du après coup.

Cependant, c'était la première fois que Clyde ne t'ignorait pas. Tu le voyais qui se décomposait juste devant toi, ton coeur s'est serré pour une raison que tu ignorais. Peut-être parce qu'il te rappelait cette époque où t'avais eu vachement mal. Que t'étais tombée sur des sadiques maniaque du bdsm, qu'ils s'amusaient à voir ton regard presque suppliant. Presque. Parce que tu restes un symbole de fierté. Tu t'es avancée doucement vers lui, à la manière d'un chat au vue de ta position. Ton regard ne le lâchait pas, et avec une délicatesse que tu ne connaissais pas, tu as posé ta main sur sa joue, prenant garde à ce que ton ongle ne s'enfonce pas dans sa peau.

- Nous sommes les mêmes.

Murmurais-tu doucement en retirant ta main de sa joue, la rapportant vers ta poitrine pour abaisser ce soutif qui te servait de haut. C'était l'une de tes multiples cicatrices de ci et là, sur ton corps. Quatre ans, cela remontait un peu mais c'était encore présent. Comme quoi, certaines cicatrices persistent à pas vouloir quitter ta peau. Tu as laissé apparaître un sourire, fin sur ton visage, t'avais presque une tête d'ange, il te manquait plus que l'auréole et les ailes. Quoique ça t'allait pas.

- J'vais te nettoyer ça Clyde.

S'il faisait l'effort de t'appeler pour la première fois depuis ton arrivée, tu n'étais pas assez rancunière pour le laisser se démerder tout seul. Non, à la place tu t'es courbée en avant pour récupérer ta position de départ. Celle qui te permettait de glisser ta langue humide sur ses jambes et de retirer le liquide blanchâtre qui était encore présent. Tu n'avais pas envie d'avoir l'air gentille mais pour le coup, y'avait aucun autre mot pour te décrire à part soumise. Dans tes oreilles, ce mot sonnait comme une insulte alors tu consentirais à être gentille, du moins pour le moment.

Comme t'avais un bon coup de langue, l'histoire de l'extérieur fut réglée en quelques minutes. Maintenant, il te fallait passer à l'intérieur et pour le coup, t'avais jamais été fan de cela. De devoir prendre le rôle en pénétrant un mec... Mais c'était pas le moment de tourner en rond. T'as passé ton index et ton majeur dans ta bouche pour les humidifier au maximum et ainsi ne pas trop lui faire mal. Ceci étant dit, comme il venait de sortir d'une baise, ses parois ne devaient pas être trop resserrées mais tu préférais les choses biens faites.

T'avais toujours une position de chat, sauf que t'étais sur les genoux et les coudes. C'était plus facile d'être quasiment collée au matelas même si ta poitrine était écrasée et t'encombrait, t'allait pas te plaindre de l'avoir. T'étais pas censée savoir comment ça se passait, les mecs avec qui tu couchais ils y allaient sans vraiment préparer le terrain.

Pour le coup, t'as passé l'un de tes doigts, tu sentais déjà qu'en effet, Faust avait rien nettoyé. Ton index est rentré ensuite, t'as su directement qu'il était contracté sans trop l'être. Parce que tu pouvais quand même écarter tes doigts progressivement, observant le sperme couler lentement entre tes doigts. Au moins tes draps seraient un peu moins sales même si quelques gouttes se faisaient la malle en s'écrasant sur ton lit. Au bout d'un moment, y'avait plus rien qui coulait alors t'as resserré tes deux doigts avant de les retirer, passant de nouveau ta langue sur la paume de ta main pour retirer le maximum.

Sûr que c'était pas l'meilleur truc au monde mais ça te convenait un minimum. Sinon t'aurais pas été jusqu'au bout, à glisser ta langue pour récupérer le reste. Tu préférais largement les fellations, ça avait meilleur goût. T'as mis moins de deux minutes, te redressant après coup pour passer ta main sur tes lèvres et enlever cette odeur peu fameuse. Au moins, t'avais bien fait ton job et avec le sourire. C'était pas si mal non ?

- Pour l'coup, tu me laisseras dormir dans ton lit, j'pourrais laver mes draps que demain.
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Symington Clyde

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MessageSujet: Re: Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque. || PV Dahlia Hanagata    Sam 22 Aoû - 23:51


Le mur lui sembla bien froid pour sa peau bouillante, une légère fièvre prenant lentement d'assaut son front. Il avait certes réagi au quart de tour en se réveillant, sans toutefois avoir pour but de frapper la jeune femme. Il avait simplement cherché à s'en éloigner sous le choc. Ce qu'il avait fait, une longue et malicieuse douleur ayant joué dans le bas de son dos, lui arrachant un geignement. Il n'avait pu retenir ses larmes, elles s'étaient mises à couler d'elles-mêmes et continuaient à rouler, même lorsque la jeune femme posa sa main sur sa joue. Par réflexe, son œil s'était refermé, un peu comme s'il avait eu peur qu'elle le gifle, qu'elle le blesse un peu plus. Le roux s'était plongé dans le noir total un court instant avant de réaliser que c'était un geste doux, presque une caresse. Hésitant, il ouvrit à nouveau la paupière, bien qu'un peu tremblante. Son regard était incertain, sa main se levant en l'air un instant, prête à s'abattre contre la sienne pour la dégager. Cependant, son geste ne fut jamais mené à bien, la laissant plutôt choir à ses côtes avant de finalement aller rejoindre son autre main, tirant sur son chandail comme pour cacher son soi qu'il trouvait pour l'heure bien sale.

C'était froid, sa peau était froide. Est-ce que c'est parce que j'avais chaud? Je ne sais pas. Mais ça faisait du bien, ça apaisait la chaleur, sauf que ça restait sa peau. Je n'aimais pas être touché. C'était écœurant, c'était vraiment écœurant. Et maintenant, je trouvais ça même plus dégoûtant. Seulement... je ne voulais pas qu'elle parte. Si je la frappais comme je le faisais toujours, est-ce qu'elle me tournerait le dos? Est-ce que je me retrouverais seul alors que je ne sais pas quoi faire? Elle, elle semblait savoir quoi faire, elle fait toujours ce genre de chose avec les gens. Je me sentis hoqueter, puis renifler. Les larmes se calmaient. Sa main, à elle, dans le fond, elle ne faisait pas réellement peur, même si au début, elle m'avait fait sursauter et m'avait donné envie de tasser la tête sur le côté pour la fuir, pour fuir ce contact. Je sentais encore celui de Faust, j'avais l'impression qu'il était encore en moi, ce qui n’était pas tout à faux. Ça coulait même, ça sortait, c'était à lui, c'était lui. Je ne voulais plus me sentir comme ça, je voulais enterrer le souvenir de ses mains sur mon corps, de sa langue, de ses lèvres, de sa peau. Je voulais arrêter de me sentir sale.

Clyde ne comprit pas immédiatement ce qu'elle voulait dire par « nous sommes les mêmes », la fixant de ces airs interrogateurs jusqu'à ce qu'elle laisse entrevoir la cicatrice. Il n'était pas du tout dérangé d'apercevoir un peu plus de peau, car, pour lui, c'était tout bonnement de la peau autant pour les hommes que pour les femmes, il ne faisait pas de différence sur le sujet et il n'avait jamais compris pourquoi les gens étaient si pudiques. Peut-être parce qu'il n'avait pas été élevé avec d'autres? Seulement avec sa petite sœur, les deux ne portant pas plus d'amour aux vêtements l'un que l'autre, surtout en été où le soleil tapant de midi sur la maison les écrasait sous la chaleur. Ils se sentaient mieux sans ces tissus qui collaient à leur corps sous la sueur, c'était bien désagréable. Mais ici, on lui avait fait comprendre qu'il ne pouvait pas se balader en tenue d'Adam comme bon lui semblait. Enfin. Revenons à cette cicatrice. Son iris bleuté la fixa et, hésitant, l'une de ses mains légèrement tremblante délaissa son haut pour s'en approcher. Il n'avait jamais touché d'autres personnes de lui même à l'exception des membres de sa famille et ce n'est que du bout des doigts qu'il effleura la marque, rapidement, ne s'y attardant pas. Un peu comme un enfant qui chopait un biscuit discrètement, sachant très bien qu'il n'en avait pas le droit et que, si on le surprenait, il aurait le droit à un long sermon.

Je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas vraiment. Nous sommes les mêmes? Elle voulait dire quoi? Elle aussi, elle s'était déjà sentie sale comme je me sentais sale? Elle aussi, on lui avait déjà fait mal? On l'avait roué de coups? Je ne comprenais pas, mais ses mots, je ne sais pas pourquoi, ils me rassuraient. C'était réconfortant. C'était réconfortant de savoir que d'autres étaient comme moi? Non, ce n'était pas ça. Je ne sais pas. Mais ça m'apaisait. La boule dans mon estomac, elle devenait moins violente et moins grosse, j'avais moins envie de vomir, je me sentais un peu moins mal. Quand elle me dit qu'elle allait nettoyer ça, je pinçai ma lèvre inférieure. Oui, je voulais que ça parte, je voulais plus le sentir sur ma peau, c'était écœurant. Je ne voulais pas le sentir à l'intérieur non plus. Elle savait comment faire? Sûrement. Sûrement qu'elle savait, si elle proposait. Alors, je hochai la tête. Pas vivement, lentement et que deux trois coups. J'étais d'accord. Je voulais qu'elle enlève cette sensation, mais pourquoi je me fiais à elle comme ça? Parce qu'elle savait des choses que je ne savais pas. Probablement. Et qu'elle ne faisait pas peur, elle ne m'effrayait pas, elle. Je crois. Elle était gentille? Peut-être. Elle n'était pas méchante, je me disais. Maintenant que j'y pensais, même quand je me suis réveillé, je pense qu'elle enlevait ça. Est-ce que ça s'enlevait seulement en léchant? Ha, c'était pour ça qu'elle passait sa langue. Les tissus, ça ne fonctionnait pas pour ces choses, c'était trop gluant? Ça devait être ça. Ça restait collé à moins d'utiliser de la salive?

Le détenu tentait de s'expliquer les choses d'une manière qui lui paraissait logique et qui, au passage, excuserait qu'elle le touche. Quand elle se pencha pour reprendre où elle avait laissé, il ferma l'œil, serrant les poings. Il ne voulait pas voir ça et ses jambes tremblèrent, tressautèrent en sentant cettedite langue passer sur sa peau, débarrassant cette sensation gluante du sperme pour celle collante de la salive. Résistant à refermer ses jambes, il rentrait légèrement la tête dans ses épaules, cherchant à s'y terrer. Sa langue était agile, gracile, et elle le faisait frémir, de longs frissons longeant son échine. À l'exception de Faust, personne ne l'avait touché ainsi et il était sensible, exagérément sensible, comme un préadolescent prépubère. Après tout, il venait à peine de sortir de l'adolescence pour entrer dans l'âge des jeunes adultes. Il va de soi qu'il n'était pas complètement insensible et, mal à l'aise, il cachait ce début d'érection sous son haut, sa main par-dessus celui-ci et appuyant dessus comme si ce geste pouvait l'empêcher de grossir. C'est qu'il ne connaissait que peu de chose à l'anatomie humaine, au fond. Quand elle eut fini de lécher ce qu'il y avait à l'extérieur, il se décrispa, ses épaules jusqu'à lors tendues se relâchèrent. Pas pour très longtemps, le temps qu'elle humidifie ses doigts et que, lui, penche la tête sur le côté, une lueur interrogative dansant dans sa prunelle.

Quand ces doigts allèrent à cet endroit-là, je poussai un petit cri apeuré, surpris. J'me pliai en deux, ça brûlait, alors que je tapais du pied le lit. Je sentis mon regard devenir rond comme une soucoupe - cette expression, je ne la comprends pas trop, je n'ai jamais vu de soucoupe, mais j'imagine que c'est rond et grand. Mon corps trembla, mais ce n'était pas le même type de tremblements que lorsqu'elle me léchait. Non, il était différent celui-là. Douleur et peur mélangées, je crois. "... O-obligé?" Que je demandai, ne faisant pas de phrases complètes. Je ne faisais pas de phrases complètes, c'était inutile, tant qu'elle comprenait ce que je voulais dire. C'était simple. Je demandais si elle était obligée de faire ça comme ça. J'allais la repousser jusqu'à ce que je sente ça couler et je devins un peu plus livide. Oui, elle savait ce qu'elle faisait. Ça coulait, ça partait. Alors, je me retins de la repousser, elle m'aidait, elle nettoyait, comme elle avait dit qu'elle ferait. Elle ne mentait pas, Dahlia. Sauf que ça faisait mal, j'avais l'impression que c'était en feu, mais on n’avait pas mis le feu là, non? On avait mis des doigts et ça, mais pas de feu, pas d'allumette, pas de bougie, pas de briquet. Donc, pourquoi est-ce que j'ai l'impression que ça brûlait?    

Lorsqu'elle retira ses doigts, emmenant avec eux le reste du sperme, les muscles de son corps semblèrent s'affaisser doucement, soulagés. Même si la sensation d'une présence demeurait en lui, il se sentait mieux, il se sentait moins sale en ayant plus ces coulisses de sperme sur ses cuisses. Il dévia toutefois le regard lorsqu'elle lécha la matière blanche avant de le reporter sur elle à nouveau, quand elle prit la parole, avant d'observer le lit taché de petites taches blanchâtres, de petites taches de Faust. Il hésita un moment, elle disait prendre son lit. Alors, elle dormirait avec lui, non? Sauf qu'il ne pouvait vraiment pas la laisser dormir dans le sien, surtout comment elle l'avait aidé et, au fond, il lui en était bien reconnaissant, même si ça ne paraissait pas, même s'il ne disait pas merci. Ainsi, il hocha doucement la tête, acceptant de partager le matelas avec elle avant de chercher à descendre, oubliant les pantalons et les sous-vêtements. Après tout, il n'était pas un amoureux des vêtements. Il tenait toutefois toujours son haut vers le bas, cachant encore ce début d'érection. Seulement, bien évidemment, il ne réussit pas à se lever, ses jambes flanchant sous lui, et il tomba, le nez en direction du plancher de ciment.

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Hanagata Dahlia

Détenu

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MessageSujet: Re: Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque. || PV Dahlia Hanagata    Ven 22 Jan - 9:54

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Symington Clyde
« Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque »
Dahlia retiens toi... Ne lui saute pas dessus !






Après avoir fini ton job de nettoyage qui au passage ne t'avait pas vraiment procuré de plaisir. T'aurais préféré être à sa place franchement, depuis le temps que tu essayais d'avoir un coup avec le gardien. Néanmoins tu avais choisi de l'aider, par pur compassion, alors tu ne te plaindrais pas plus que nécessaire. Après avoir fini, tu t'es  doucement penchée vers le sol pour attraper une bouteille près de ton lit. C'était obligé, à chaque fois que tu y passais, tu buvais un peu pour ne plus avoir le goût en bouche. Certaines choses sont pas toujours agréables malgré le temps et l'habitude. T'as tourné le bouchon lentement, n'abîmant pas tes ongles pour ensuite pencher ta tête en arrière. Les dernières gorgées d'eau tombèrent, il faudrait que t'aille en rechercher avant demain après-midi sinon ce ne serait pas cool.

T'as fait tomber la bouteille par terre, la laissant rouler un peu, tu as reporté ton regard vers le p'tit Clyde. Tu n'avais pas vraiment été utile, n'importe qui aurait pu lui retirer ce sperme avec un peu de volonté. Néanmoins, c'était qu'une apparence c'que t'avait fait, le reste prendrait du temps avant d'être réparé. Lorsqu'on souffre d'un viol, ça se guérit pas avec un coup de langue, t'étais la première à le confirmer. Quoique t'étais un cas à part, t'avais eu l'habitude d'être un jouet. T'avais eu le droit à tout, t'étais sûrement la plus à même de le comprendre. La sodomie, tu le cachais mais tu n'en étais vraiment pas fan. Comme tu dominais toujours, tu faisais en sorte de ne jamais en faire mais certains clients voulaient parfois voir autre chose. Et là, t'avais pas le choix.

T'es sortie de tes pensées en le regardant, ton regard défila et descendu jusqu'à ce qu'il cachait. Un mauvais sourire avait gagné tes lèvres, t'étais belle, c'était normal que tu provoques partout ce genre de réaction. Pour toi, il n'y avait aucune honte mais il ne semblait pas de cet avis, pourtant Clyde était le premier à se mettre nu dès que l'idée lui venait. Alors t'étais un peu perdue, il allait être traumatisé à cause de ce que Faust avait fait ? Non, c'était peut-être juste un réflexe sans raisons. Tu as posé ton visage sur ta main en l'observant qui fuyait ton regard. Sûrement que lécher ce liquide ne te faisait pas remonter dans son estime.

- Clyde, s'tu n'y connais rien, j'peux bien t'apprendre pourquoi ça gonfle ~ ♥

Ta mauvaise langue ne se tairait jamais, en même temps, tu ne faisais qu'y penser. Clyde t'en devait une, autant que t'en profites pour voir s'il accepte et en plus, il n'éprouvera que de bonnes choses. Où était le mal ? Si c'était toi qui dominais, ce ne serait pas comme si tu étais passée par derrière, ton ego n'en souffrirait pas. Ce serait même le contraire, ton regard pétillant de malice le montrait bien même si Clyde n'avait pas encore accepté.

Rapidement peut-être un peu trop, ton colocataire essaya de descendre rapidement du lit. Comme c'était prévisible, encore dans le mou, il allait juste tomber en avant. T'étais pas celle ayant le plus de réflexe mais comme il était presque à côté de toi, t'as réussi à l'attraper par les épaules pour le tirer vers toi. Au moins, il ne s'était pas enfoncé dans le ciment et tu en profitas pour le serrer dans tes bras. T'avais encore des arrières pensées, tu pris sur toi pour le lâcher, d'habitude il te frappait toujours et souffler doucement dans sa nuque. Ben quoi ? T'avais le droit de le taquiner un peu.

- Fais 'ttention Clyde ~



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MessageSujet: Re: Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque. || PV Dahlia Hanagata    Jeu 28 Jan - 0:05


Son dos était collé au mur, un peu comme si le rouquin cherchait à s’y enfoncer et à s’y terrer. Seulement, le matériau dur, plus que solide, ne devenait qu’un dossier immuable, l’empêchant de se défiler et de se cacher. L’œil fermé, il tentait vainement de contenir ses sanglots, de cesser ses lamentations. Ce n’était pas parce qu’il suivait ce vieux concept que les hommes ne devaient pas pleurer, c’était plutôt parce qu’il n’aimait pas la sensation. Plus il se laissait aller aux pleurs, plus il s’épuisait et devenait si fatigué. Certes, dormir était son passe-temps favori, mais s’endormir car l’on a trop pleuré lui déplaisait. Ce n’était jamais un sommeil agréable et profond. Non, il était toujours secoué par des soubresauts et des réveils mouvementés. Puis, l’impression que sa peau s’asséchait et devenait collante était tout autant déplaisante. Il ne fallait même pas mentionner les reniflements. Ses parents ne lui avaient jamais montré à se moucher et tout ce qu’il savait faire, c’était ravaler la morve. Ni son nez ni sa gorge n’appréciaient la sensation. Il avait parfois l’impression qu’il allait s’étouffer, que l’air ne saurait passer et qu’il mourrait asphyxié. Cette panique qui le prenait d’assaut lorsque ses poumons réclamaient l’oxygène le tourmentait et le traumatisait un peu plus à chaque fois. Voilà pourquoi, après avoir fondu en larmes face à Dahlia, il essayait maintenant de se faire taire et se contentait de mordre ses lèvres. Il était plus facile de se concentrer sur cette légère douleur que celle qui vrillait son cœur.

Ses doigts, ils avaient quelque chose de différent. Ils étaient moins gros, plus fins et ils me faisaient moins mal. Ils ne me faisaient pas peur non plus, ils enlevaient cette chose en moi et, en fait, je devais lui en être reconnaissant. Je n’en pouvais plus de cette sensation, celle d’avoir l’impression qu’il était toujours en moi alors qu’il n’était même plus là. Ça devait faire un moment, même, qu’il s’était retiré. Qu’il avait enlevé ça de . Seulement, je me sentis mieux que lorsqu’elle enleva cette substance gluante. C’était sorti de lui et ce n’était pas de moi. Ce ne devait pas être en moi. C’était comme de l’urine, ça n’allait pas là. Et quand je la vis lécher ses doigts, je restai bouche bée – cette expression, je la comprends. Je ravalai ma salive, ramenant mes jambes contre moi et descendant un peu plus ma veste vers le bas, cachant cette chose qui avait encore gonflé. Pourquoi continuait-elle de durcir? Pourquoi, vraiment? Je ne saisissais pas, je n’avais pas du tout compris ce qu’avait dit Faust sur le sujet. En réalité, je préférais même ne pas comprendre. C’était écœurant. Elle prit sa bouteille d’eau – celle que, parfois, je venais boire dedans et prendre une gorgée lorsqu’elle ne regardait pas ou qu’elle était absente. Elle devait vouloir faire passer le goût? Ce ne devait pas être bon, en fait. Je ne voulais pas savoir.

Clyde était perturbé par la scène, embarrassé tout comme mal à l’aise et il ne savait plus où porter son regard. À gauche? À droite? Devant soi? Il est vrai que monsieur n’était pas pudique, qu’il pouvait se promener en tenu d’Adams dans les couloirs que cela ne le dérangeait pas, mais le fait que son entrejambe réagisse, durcissent ainsi, le gênait ou, plutôt, le rendait atrocement honteux. À son humble avis, ce n’était pas normal et ce l’était désormais encore moins depuis le passage du gardien. Il ne voulait pas être détesté, même si, paradoxalement, il savait bien ce que Dahlia faisait avec ces hommes dans ce même lit jour après jour. N’osant la regarder, il ne put apercevoir ce mauvais sourire qui, certainement, l’aurait pourtant mis en alerte. Ou peut-être pas. Décortiquer les expressions faciales n’avait jamais été son point fort. D’ailleurs, il en était plutôt incapable. Cependant, les paroles de la détenue attirèrent inévitablement son attention. Son grand œil bleu, limpide de toute impureté, et ce malgré sa récente mésaventure, la fixa, incertain. Voulait-il ou ne voulait-il pas apprendre le pourquoi? Il n’aurait probablement pas su le dire. Il baissa la tête, soudain penseur, prisonnier de quelconques réflexions qui partaient d’un sens à un autre, et sans réellement s’en rendre compte, il essaya de descendre du lit, oubliant l’état déplorable de ses pauvres et frêles jambes.    

Je n’arrivais plus à rester debout. Je n’avais plus de force comme cette fois où mon père m’avait tant battu que j’étais incapable de bouger, pas même le petit doigt. Simplement le remuer m’était douloureux à l’époque. Là, j’avais l’impression que mes jambes étaient des nouilles. Elles étaient molles et s’écroulaient à rien. Je ne sais pas si j’étais chanceux ou pas, mais elle me rattrapa avant que je ne tombe au sol et ne me blesse davantage. Je sentais ses maigres bras – car elle n’était pas grosse Dahlia – me prendre et me ramener contre elle. Je hoquetai de surprise, mon cœur semblant sauter plusieurs battements. Surpris, je restai immobile, foudroyé sur place. Je me retrouvai contre elle et je sentais ses seins contre mon dos, ces deux bosses moelleuses. Et j’eus encore plus mal en bas, tirant davantage sur ma veste. Son souffle chaud, il empira aussi les choses et je me recroquevillai légèrement contre elle. Je hochai la tête. Oui, je faisais attention. Je ne savais simplement pas que mes jambes ne m’écouteraient pas, qu’elles n’étaient plus solides comme elles étaient normalement. Du coup, je savais maintenant que je ne pouvais pas descendre ou je tomberai encore.

Le jeune garçon oubliait qu’il était blotti contre la femme, que son contact, qui d’ordinaire le révulsait, ne le dérangeait pas. Au contraire. Sa chaleur remplaçait celle de Faust et elle avait quelque chose de réconfortant, éloignant l’effroi qu’il ressentait encore lorsqu’il pensait à ces doigts et cette langue qui l’avaient parcouru. Hésitant, il tourna légèrement la tête afin de lui jeter un coup d’œil. D’une voix faible, à peine audible, il murmura : « Ça… » Et il dévia à nouveau son regard, le portant sur les briques. « Fait mal. » Il ne compléta pas sa phrase, tirant davantage sur sa veste – oui, c’était encore possible –, ce qui laissait entendre qu’il parlait de son érection. Pauvre enfant, il ne comprenait rien de rien à son propre corps. «… Pourquoi? » Qu’il s’enquit. Ne lui avait-elle pas dit qu’elle pouvait lui apprendre pourquoi cela gonfla? Alors, certainement, elle devait savoir pourquoi ça le faisait souffrir et pourquoi il n’arrivait pas à le contrôler. Mal à l’aise, il ne pouvait s’empêcher de se tortiller quelque peu contre elle, sursautant parfois lorsque sa peau touchait la sienne et il en redressait le dos.  
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MessageSujet: Re: Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque. || PV Dahlia Hanagata    

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Les lits, en prison, ils se ressemblent tous. Ou presque. || PV Dahlia Hanagata

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