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 Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Lun 1 Fév - 4:34







C'était écœurant, humiliant et rabaissant. Pour dire, même retiré, je parvenais encore à percevoir sa présence. Je le sentais presque encore en moi, lui qui avait réduit à néant mon intimité personnelle. Pourtant, il était sortit. Je ne ressentais que ce vide qui m'envahissait, cette chaleur qui m'avait quitté et, désormais, celle de son foutre qui cherchait à s'échapper de mon corps, me mettant par la même occasion, mal à l'aise.

Tu sais qu'il est encore en toi, Faust ? Tu le sens à peine, mais il est là. Juste bien moins envahissant qu'avant. Il ne bande juste plus et toi, tu n'y fais pas attention.

Réprimant un air écœuré, je déviais le regard. Mon orifice maintenant dépourvu de cette imposante présence ne parvenait pas à se refermer correctement et c'était certainement la raison pour laquelle ça me picotait. C'est dingue, je n'aurais jamais imaginé qu'un homme pouvait être aussi violent. Est-ce qu'il baisait sa femme de la même manière ? Alors je la plains. Enfin, faudrait-il encore qu'il ai pu en avoir une. J'avais le palet sec. Bordel, juste un peu d'eau, ça ne te tuerais pas de me l'apporter ? Tsk. Je rageais intérieurement, claquant ma langue dans ma bouche. J'avais presque mal à la mâchoire et de nombreux spasmes s'emparaient de mon corps. Frustration, me voilà. Plissant les lèvres, j'essayais de les humidifier comme je le pouvais, ayant encore la lippe gonflée par ses baisers qui se trouvaient être un peu trop violents. Erh. Passant ma main sur ma bouche, j'essayais de la débarrasser de cette odeur, de cette salive qui n'était pas la mienne. Le fait qu'il soit un homme n'était pas le problème, loin de là. Le soucis présent, c'est que je venais de me faire violer pour une broutille.

Mais tu as aimé. Tu as perdu la tête sous ses coups et ta prostate n'a jamais été aussi satisfaite de sa vie. Te souviens-tu de la fois où tu avais baisé avec Phebus ? Et bien, dis toi que celle-ci est cent fois mieux.

Tu déconnes ? C'est le pire jour de ma vie ! Et je le vois encore, pendant que je me remet de mes émotions, en train de lécher mes larmes. Pervers. Obsédé. Connard. Enfoiré. Je le traitais de tous les noms d'oiseau, sans pour autant les prononcer à voix haute. Non, il lirait bien assez dans mes yeux. Ça suffira amplement. Cette langue était perfide, trop gluante à mon goût. Je l'avais déjà assez sentie pour aujourd'hui. De même pour sa voix. Celle-ci était ... Terrifiante. Était-ce réellement le mot ? Fronçant les sourcils, je l'écoutais en soufflant, mes bras resserrés autour de lui afin d'éviter de tomber. Je roulais des yeux, observant ses muscles. Un frisson, suivit d'un second. Personne ne pourrait battre un monstre pareil, hein ? C'était impossible, à moins d'être un surhomme.

« Tu as décidé de reprendre le rôle de ma défunte mère ? »

Oups. C'était sortit tout seul. Mais ma voix était vachement rauque et faible. Avais-je perdu de l'assurance à ce point ?! Sérieusement. J'enrageais et j'avais envie de lui rendre la monnaie de sa pièce. C'était du foutage de gueule, hein ? J'étais ici avant lui et à cause d'une putain de douche, Monsieur avait décidé de refaire mon éducation ? Mais bien sûr, on aura tout vu. Mes yeux me piquaient, alors je les frottais du dos de ma main. Reniflant, j'essayais de me reprendre. Ce n'était que du sexe, Faust. Que du sexe.

Tu essaies de te rassurer, hein ? C'est bien beau tout ça... Mais que vas-tu faire après ? Penses-tu réellement pouvoir lui tenir tête ? Alors tu ne tiens pas à la vie, mon cher. Je me demande ce qu'aurait dit ta femme si elle était encore en vie. Te voir dans un état pareil ne lui aurait certainement pas plu.

Heureusement, elle aura gardé une bonne image de moi. Mh ? Alors ne ramène pas les morts sur le tapis. Pour l'instant, c'est le cadet de mes soucis. Je n'ai rien compris, hein ? Alors oui, effectivement, c'est vrai. Je ne comprend pas. Je ne LE comprend pas. Ce taré devrait me reposer, là, maintenant. Il devrait me laisser dormir et récupérer. Pas besoin de sentir ses doigts dégueulasses toucher mon intimité fragilisée. Ah ça non. Qu'il aille se faire mettre. Bien profondément. J'aimerais pouvoir lui rendre la pareille pour qu'il comprenne. Avait-il des sentiments ? Je pense pas. D'ailleurs, j'étais loin de m'imaginer que mon colocataire était aussi dérangé. Avait-il attendu le moment opportun pour sortir les crocs ? Il manquait plus que ça !

Et le pire dans tout ça, c'est qu'il était encore en toi. Tu pouvais encore le sentir lorsqu'il bougeait et ça te dégoûtait. Regarde-toi, à sursauter de temps à autre et à t'agripper. Pathétique, mon pauvre vieux. Et tu te disais flic ? Ça ne m'étonne pas que tu n'aies pas réussi à sauver ta femme.

Tais-toi donc, conscience de merde. Tu ne sais même pas de quel sujet tu traites, alors il vaudrait mieux pour toi que tu la ferme avant que je ne m'énerve. Je n'ai pas envie, surtout pas pour le moment. Tu sais, je pense que j'ai eu mon lot de conneries pour la journée. J’apercevais mon chat dans un coin, lui jetant un coup d’œil. Ah, toi. Même s'il n'était qu'un animal, je me sentais un peu mal qu'il puisse me voir dans un état pareil.

Lorsqu'il s'accroupissait, je ne pouvais m'empêcher de tressaillir, de le sentir à nouveau. Merde, qu'il se retire. Sérieux ! Je frémissais de plus belle, surtout lorsque sa semence se mit à couler sous les flexions. Erh... Je retroussais la lèvre supérieure. Ce que j'aurais aimé me redresser, mais je n'avais plus aucune force dans mes jambes. Fabuleux, non ? Étais-je franchement voué à me laisser faire par ce tyran ?

Qu'on m'apporte une bouteille de champagne à mon bureau demain. Et que ça saute.

« Et que me vaut autant d'attention, tout d'un coup ? »

Sarcastique jusqu'au bout, n'est-ce-pas ? J'espère que tu n'étais pas suicidaire, car pour l'instant, c'était mal partit. Tu devrais juste te reposer et ne plus y penser. C'était un peu comme une piqûre ou un sale moment à passer, ne t'en fais pas, tu l'oublieras bien vite... Si seulement tu n'étais pas si buté.

Ma voix me faisait surtout mal en ce moment. Ma gorge était nouée et c'était à peine si je parvenais à prononcer le moindre mot, mais je détestais le silence. Je ne voulais pas qu'il m'étouffe.


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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Mar 9 Fév - 21:19

Une histoire de baignoire.... De douche.
Holguin J. Faust & Vsevolod Varlaam
Une fois l’adrénaline et la colère passées, la fatigue que j’avais jusqu’alors éloignée, chassée du revers de la main, revint m’étreindre sournoisement, enlaçant mes membres d'une certaine malice et dérobant avec lenteur mes forces. En toute franchise, dormir m’aurait été bien plus favorable que le nettoyer. Cependant, j’avais entrepris quelque chose et je devais le mener à bien, et ce jusqu’au bout. Je n’étais pas homme à bâcler. C’est bien sur quoi se basait mon travail, la minutie et la justesse de chaque geste, de chaque mot. De même, je n’appliquais pas cette façon de penser qu’à l’infirmerie, mais aussi dans ma vie privée. J’ajouterais, par ailleurs, que tout ce qui relevait de personnel devenait un objet de perfection, voire d'obsession comme certains - dont je tairais le nom - diraient. J’étais peut-être strict avec les autres, toutefois, je l’étais tout autant avec moi. Si je demandais quelque chose à autrui, c’est qu’initialement, je l’accomplissais moi-même.

Je fus plus clément, lui laissant ces petites réactions de dégoût, dont celle de se frotter les lèvres de sa main. Mon regard ne tiqua pas, restant totalement impassible. J’aurais pu appuyer, verser du sel sur la plaie, et revenir l’embrasser, le souiller autant de fois qu’il effacerait ma présence, et ce simplement pour lui rappeler qu'à partir d'aujourd'hui, il était mien et qu'il serait à jamais sale. Toutefois, je n’étais pas un idiot qui se fourvoyait. Cet homme, il était écœuré et, certainement, il devait me haïr. Je n’avais pas cherché à me faire aimer, c’était ainsi donc tout ce qu’il y avait de plus légitime. Haïs-moi si tu le veux, tu peux aussi souhaiter mon décès au passage, seulement, peu importe ce que tu penses ou ce que tu désires, rien n’arrivera. Voyez-vous, la rébellion pouvait toujours s’écraser. Encore et encore. J’éteindrai la flamme jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des cendres, sauf que j'aurais la décence de lui laisser son dégoût et même de le laisser transparaître. Ce n'était pas pour flatter mon ego, pour me dire que j'avais fait un bon travail - il n'était jamais assez bon en réalité -, mais tout bonnement puisque le briser complètement serait certes plaisant, cependant, ce n'était pas nécessaire. Son esprit était déjà suffisamment fissuré pour l'heure et s'il reprenait les rênes, se faisant à nouveau désobéissant, je n'aurais qu'à m'immiscer davantage dans ces quelques cassures afin qu'elles craquent un peu plus.

« Si ta mère te traitait ainsi, j'aurais bien aimé la rencontrer. » Que je rétorquai froidement à son commentaire, ne lui accordant pas même un regard et préférant me concentrer sur ce que je faisais. S'il voulait jouer à l'enfant indocile, soit, je le punirai et prendrai le rôle du parent. En toute franchisse, je me disais vaguement qu'il valait mieux que je n'ai jamais de réelle progéniture. Si c'était le cas, même moi je viendrais à la plaindre. Ou à plaindre son entourage une fois qu'elle aurait grandi, surtout si elle hériterais de moi. Quoi qu'il en soit, je n'avais pas pour intention de devenir père, ce n'était pas un problème et, à mon âge, il fallait avouer que je me faisais déjà vieux, trop pour élever un bambin de ses couches à l'adolescence. Parlant de gamin, Faust me fit penser à eux, attisant même un sentiment quelque peu malsain, tiraillé entre le trouver adorable et l'envie de lui faire un peu plus de misères. Reniflant et se frottant les yeux, prisonnier de mes bras, il était, si l'on peut dire, mignon. Du moins, c'est ce qu'un de mes vieux camarades aurait probablement dit. Cet homme avait des goûts bien douteux et était loin d'être un saint. J'imagine que nous étions plusieurs dans ce bateau.

À mes mouvements, il sursautait, s'agrippait, et je ne disais mot. Plutôt, je préférai m'occuper du bain, faisant mine de ne pas remarquer le ruissellement de sperme qui, finalement, avait trouvé un moyen de s'échapper, empruntant un chemin ou un autre. Je fixai le bain se remplir, agitant un instant ma main dans l'eau pour m'assurer de la température. Je n'avais pas envie de le brûler, de lui décoller la peau des os. En faire de la bouilli n'était pas dans mes intentions. Il eut à nouveau l'audace d'émettre un autre commentaire et j'en arquai les sourcils. Ne craignait-il pas les représailles désormais? Croyait-il déjà être au bout du rouleau? J'avais bien dit - silencieusement et à moi-même - que je ne remuerai pas davantage le couteau plus que nécessaire, ni n'ajouterai du sel aux plaies. Je ne voulais pas le briser totalement, je voulais qu'il soit en mesure de poursuivre le travail, sa routine, ou ça causerait certainement quelques problèmes, notamment monétaire. Le loyer n'était pas gratuit et je ne désirais pas le payer qu'avec ma part de salaire. Seulement, s'il continuait dans sa lancée, peut-être que j'y repenserai. Un infirmier, en fin de compte, gagnait relativement bien sa vie.

« Je crois t'avoir dit de simplement accepter ma gentillesse, Faust. » Et ma voix se fit plus froide, plus autoritaire et plus forte. Il semblait avoir des bouchons dans les oreilles, monsieur n'écoutant absolument rien. Ou peut-être que mes mots passaient par une oreille pour ressortir par l'autre, le tout en un coup de vent?

Quand je jugeai qu'il y avait assez d'eau, je fermai les robinets et vint le prendre par les hanches, le soulevant en me redressant et en me retirant par la même occasion, mon membre frissonnant sous le froid. Bon gré mal gré, je le déposai dans le bain, lui lançant un regard intimidant, laissant bien entendre qu'il valait mieux pour lui qu'il reste gentiment dans le baignoire, le  temps que je sorte et prenne les serviettes. Je n'avais pas envie de mettre de l'eau partout, ce serait d'autant plus contrariant de devoir passer la serpillère. J'avais bien l'intention d'aller dormir une fois son intimité nettoyée. Je pris donc les objets en question, les déposant près du bain avant de venir m'y glisser à mon tour, prenant place derrière lui. Je l'installai entre mes jambes et je dois admettre que l'on se retrouvait serré. Deux hommes, dont un qui était presque un géant, dans la même baignoire, rendait le tout assez étroit. Mais enfin. C'était toujours plus confortable qu'une tranchée bondée. Mes mains vinrent se faufiler, frôlant ses cuisses avant de les empoigner et de les écarter, tandis que mes lèvres s'approchaient de son oreille, y soufflant tel un courant d'air glacial : « Et si on s'y mettait? »  
 

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Sam 27 Fév - 4:45







L'amertume était un drôle de goût. Genre, celle qui t'enroue la gorge et qui te ramène rapidement sur Terre. Il s'était passé quoi, hein ?

Ah, ouais. J'avais subit un viol. Putain. Mes tempes me faisaient mal et en plus de ça, je devais encore supporter mon agresseur. Mon coeur se resserrait, comme mes paupières. Je pouvais pas... Juste pioncer ? Juste dormir ? Non. Monsieur se préoccupait BIEN TROP de moi pour avoir la décence de me laver. Génial et en plus de ça, j'étais aux petits soins. Wouh, la chance ! Retroussant mes lèvres à ses remarques, je grognais intérieurement. Son sens de l'humeur n'avait rien de drôle, pour le coup. Et quoi, j'allais réellement devoir me farcir ce Russe tous les jours ? La belle aubaine. J'en trépignais d'impatience ! Pour le coup, mes muscles ne savaient plus quoi faire. Mes cheveux, eux, étaient encore mouillés de par la douche. Ils étaient poisseux et répugnants. Est-ce que j'allais avoir la chance d'avoir un p'tit shampoing ? Ah. Autant ne pas trop rêver. Pour dire, je pense changer de savon. Car sincèrement, celui qu'il m'avait fait goûter me laissait une horrible haleine. Ça restait dans le fond de la gorge, me répugnait tout en me donnant envie de vomir. Sincèrement. J'en frissonnais encore. Là, juste contre ce mastodonte.

Je pense qu'on allait être de bons amis, tous les deux. Je pourrais même appeler la police, je pense qu'il riraient bien. En fait, j'pense que ça se retournerait plus contre moi. Qui se souciait des viols, encore ? Je roulais des yeux, maugréant dans ce qu'il me restait d'esprit. Soupirant lourdement, j'essayais de me remettre plus ou moins 'confortablement', car fallait avouer qu'il était pas si confortable que ça. Y aurait eu une paire de seins, je dis pas, mais là ! Puis merde, ce mec m'avait prit de force ! J'avais encore d'horribles sensations et c'était le retour du frisson numéro deux.

« Oui, oui. Je sais. »

Gentillesse, mon cul. Littéralement parlant. J'avais jamais vu quelqu'un d'aussi agréable, au point de m'attacher à ma barre de douche, celle que j'avais solidement fixée lors des rénovations. Oh, pour sûr, elle tenait bien ! La prochaine fois, je ferais en sorte de rendre les choses moins solides, niveau fixation. Ça pourrait m'aider. Je fermerais la porte à double tour. Je m'enfermerais dans ma chambre avec mon chat. Fronçant les sourcils, je le laissais faire, m'agrippant bien maladroitement à ce corps si musclé. Sincèrement, quand vous le faites, éviter les douches. C'est pas confortable et c'est vraiment froid. J'avais presque peur de la facture d'eau juste après ça. Combien de temps ça avait duré, d'ailleurs ? J'en avais presque perdu la notion, me demandant bien quelle heure il pouvait être.

Et de toute façon, je n'eus pas trop le temps d'y penser que tu m'avais déjà soulevé. T'étais vraiment fort. Peut-être un peu trop. J'avais grimacé en sentant ton membre sortir de mon intimité, réprimant une mine de dégoût lorsque ta semence glissait sur mes jambes, m'arrachant de nombreux spasmes. J'aimais pas ça. J'avais l'impression de me retrouver gosse, quand ma défunte mère décidait de me laver. À cette époque là, j'avais les cheveux longs et elle se faisait un malin plaisir à me les coiffer n'importe comment. Sauf que... je suis sûr que, bizarrement, ce n'était pas ce que tu allais faire, hein ?

En sentant l'eau sur mes jambes, je frémissais. N'empêche que ça faisait du bien, je ne pouvais pas le cacher. La chaleur détendait mes muscles qui en avaient un peu trop prit pour leur grade, me faisant soupirer d'aise. J'étais cassé, comme une marionnette dont on avait scié les fils qui la maintenait. Son regard... je l'aimais pas. Détournant le mien au moment même où il me l'avait lancé, je ne bronchais pas, restant pour le coup, assit dans la baignoire, alors que cette douleur ne cessait de me prendre, s'élançant dans mon corps. C'était plus trop de mon âge, ce genre de partie de jambes en l'air. D'ailleurs, ce type, il était un peu plus vieux que moi, non ? Putain. Il devait être en forme pour ça.

Le silence régnait, alors que je déglutissais en attendant patiemment. Mon regard se mettait à fixer l'eau qui m'entourait, alors que je bougeais les doigts à l'intérieur, essayant d'attraper toutes ces fines molécules qui, au final, me glissaient entre les phalanges. Ah, j'aurais aimé être ces petites particules ! Au moins, je n'aurais pas eu à subir ce genre de choses. Mais, au fond, je le méritais. Un sentiment amer revenait, me faisant détourner le regard. Je regrettais, Clyde. Je suis désolé. Frictionnant la peau de mon bras gauche avec ma main droite, je réfléchissais, me demandant bien comment je pourrais m'excuser. Ah, il allait certainement me fuir et détaler ! Le karma, c'est ça ? Et bien, mon pote, t'as bien choisi ton jour ! Je lui avais fait subir mille fois pire et le PIRE dans tout ça, c'est que je ne m'en étais pas voulu à ce point. J'étais juste un déchet, j'avais juste envie... De démissionner et de déménager.

Sauf que mes pensées furent chassées en un instant, me ramenant à la réalité d'un coup sec. Tremblant, je sentais sa masse imposante derrière mon corps, s'y glissant contre. Il était... Trop grand. Ma respiration déraillait à nouveau alors que je tentais de la récupérer. Calme-toi, Faust. Calme-toi. Ne dis rien et il te foutra la paix. La vie reprendra. Tu lui adressas juste plus jamais la parole, hein ?

Rentrant la tête entre mes épaules, je faisais pitié. Ses mains eurent l'effet de me faire trembler, de me donner des sueurs froides. J'étais terrorisé. J'avais envie de rire, de chialer, mais rien ne venait. À la place, j'avais la gorge nouée, la sensation d'une corde qui se resserrait autour de mon cou, n'attendant qu'un ordre, de faire tomber le tabouret qui me maintenait encore debout à ce moment-ci.

« Mh mh. »

Je hochais la tête, fébrilement. Non, mais quelle gosse je faisais ! Mais putain, que tes mains étaient chaudes. Elles étaient grandes et peu importe le fait que ton regard était assassin, ton corps le réchauffait. Il me dégoûtait. Tu laissais des traces invisibles, alors que j'écartais difficilement les jambes, grimaçant en même temps que tu continuais ta course. Tu étais vraiment obligé de sortir le grand jeu ? C'était juste un lavement, pas besoin d'être aussi proche! Et ma tête s'éloignait de la sienne, comme lorsqu'on mettait deux aimants incompatibles l'un à côté de l'autre. Mes jambes, elles, ne faisaient que trembler, rien qu'en se disant que j'allais encore le sentir en moi pendant quelques instants. Je n'avais pas subi assez de supplice, nan ? Mais nan, bien sûr que nan.

Le plus important, c'était que maintenant, Monsieur allait être sûr qu'en rentrant, la douche serait rien que pour lui.


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Dernière édition par Holguin J. Faust le Mar 1 Mar - 4:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Dim 28 Fév - 18:48

Une histoire de baignoire.... De douche.
Holguin J. Faust & Vsevolod Varlaam
Le toisant de haut, je l'observais, me disant vaguement qu'il ressemblait à un petit chiot, de ceux qu'on aperçoit de temps à autre dans une boîte, abandonné et délaissé. Pour couronner le tout, on pouvait aussi ajouter la mauvaise température et la pluie battante. Aisément, j'imaginais des oreilles touffues et rabattues contre sa tête, une queue tout aussi garnie de poil cachée entre ses jambes. Cette pensée pouvait presque me faire sourire; c'en était, si l'on peut dire, adorable. Je dois admettre que j'avais toujours eu un certain faible pour les chiens, ces animaux dont la loyauté n'était pas frêle et, au contraire, se tenait fièrement jusqu'au bout. Ils suscitaient, souvent, bien plus de respect que les hommes. Sauf que, lui, ce collègue, n'était pas pourvu d'une truffe et d'un collier - bien que je suis certain que ce dernier lui siérait à merveille. Il n'avait rien pour attiser le peu de compassion qu'il me restait. Je l'avais épuisée depuis belle lurette au champ de bataille.

Prenant place derrière lui, glissant mon corps derrière le sien et mes jambes, qui se retrouvèrent quelque peu fléchies et coincées, de chaque côté de ses flancs. Faust, finalement, se faisait plus docile, hochait tout bonnement de la tête et évitait même mon regard. Sincèrement, pour ce soir, je crois qu'il avait retenu la leçon et que je n'aurais pas à appuyer davantage sur la plaie. C'en était parfait, je voulais me reposer avant mon prochain quart de travail, déjà que j'aurais peu de sommeil pour la journée de demain. D'ailleurs, travaillait-il? Si c'était le cas, je lui conseillerais fortement de prendre un jour de congé. Il ne fallait pas se fourvoyer; il ne saurait être en mesure de marcher. Je n'y étais pas allé de mains mortes - malgré qu'en fin de compte, je fus plutôt clément, tendre, comparé à ce que j'aurais pu être s'il s'était fait plus désobéissant. Tandis que j'écartais ses jambes, mes doigts ayant longé sa peau jusqu'à l'intérieur de ses cuisses tout comme mon visage s'était frayé un chemin au creux de son épaule, près de son oreille, je demandai sèchement :

« Travailles-tu demain? » Tout en posant la question, mes index se rapprochèrent de son intimité certainement bien enflée. Il avait été si étroit et, pour ma part, je n'étais pas exactement petit. Sans plus de façon, sans même une once de tendresse, je le pénétrai et écartai sa chair afin de faciliter l'écoulement du sperme. Mes index s'occupaient d'éloigner les parois chaudes et humides, alors qu'un de mes majeurs s'introduisait, crochetant la dernière phalange, et il retirait le liquide gluant. Il grattait, s'incrustait, ramenait la semence. Bien sûr, ce n'était que pour enlever le plus gros, je ne pouvais pas exactement me rendre au plus profond de lui avec mes doigts - j'avais peut-être de grandes mains, mais il y avait des limites. Le reste, ce devrait s'évacuer par lui-même. L'eau ferait un bon travail, elle pourrait s'insinuer et nettoyer si on lui laissait le temps. En attendant, on pouvait se passer une serviette et se laver de nouveau. Nos corps étaient, après tout, couverts de sueur.

À vrai dire, je n'étais pas des plus ravis de prendre un bain. Je ne les aimais toujours pas, eux qui attisaient un certain dégoût chez moi. Toutefois, je savais qu'une douche serait impossible, considérant l'état quelque peu lamentable de mon colocataire. Je ne le croyais pas être capable de tenir debout. D'un autre côté, en faisant trempette, l'eau détendait les muscles et apaisait les ardeurs, ce qui, probablement, calmerait mes courbatures à venir. Je savais déjà que mon dos se ferait une joie de me martyriser. M'étirant, je pris la rose de douche une fois mes doigts retirés. La savonnant, je m'enfermai dans un mutisme pesant. Il n'y avait plus rien à dire; tout avait été dit. De même, je n'avais jamais été bavard et lancer la conversation ne me tentait pas réellement. Je commençai pas le laver, lui, et je viendrais après. Ses épaules, sa nuque et son dos passèrent en premier, puis ce fut ses bras, un à la fois, que je tenais d'une main et que je nettoyais de l'autre. Je frottais méticuleusement, prenant soin de ne laisser aucun recoin impropre. Son torse, son ventre, ses côtes et ses flancs; ses cuisses et ses mollets. Je passai même sur ses parties génitales, et ce peu importe les protestations, laissant toutefois en paix son intimité. Elle avait bien assez souffert pour aujourd'hui et le savon ne ferait qu'augmenter les sensations de brûlure. Savonnant une seconde fois la rose, je la passai à mon tour sur mon corps, mais un peu plus rapidement.

Pour être totalement franc, ses cheveux étaient en pagaille - tout comme les miens - et étaient carrément dégoûtants, poisseux et loin d'être glamours. Même s'il se les était lavé, cela ne paraissait pas le moins du monde. Par bonté ou par responsabilité, je décidai d'y passer le shampoing. Entre délicatesse et gestes secs, mes doigts, une fois enduits du produit, se faufilèrent entre les mèches de ses cheveux noirâtres, massant au passage son cuir chevelu. Contemplant la mousse blanche envahir sa tête, je m'assurai d'avoir bien fait mon travail avant de penser à le rincer. M'étirant à nouveau tout en me redressant légèrement, je vins prendre le pommeau mobile et me rassis. L'allumant, les jets dont la pression était mise à douce vinrent le marteler et je fis en sorte d'enlever toute cette mousse, l'observant longer son corps, en épouser les formes, jusqu'à l'eau du bain. Elle devenait embrouillée, grisâtre ou peut-être blanchâtre? Après coup, je replaçai le pommeau et repris ma place. Je n'avais pas l'intention de quitter immédiatement le bain et je m'installai plus ou moins confortablement, ma tête reposée contre le carrelage et les paupières closes. Je devais l'avouer, j'étais relativement épuisé et la chaleur qui se dégageait de l'eau me détendait, relaxait mes muscles. Autant en profiter, maintenant que nous y étions, même si je me doutais que Faust préférerait quitter la pièce dans les plus brefs délais pour rejoindre sa chambre, être seul et avoir la sainte paix. Sauf que je n'avais pas l'intention de lui laisser ce loisir; il ne dormira pas seul ce soir.   
 

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Mar 1 Mar - 4:27







Ce silence de mort me broyait les intestins. Plus le temps passait, plus j'avais l'impression d'être dans un rêve ou plutôt, dans un cauchemar. Les clapotis de l'eau semblaient résonner au plus profond de moi, alors que je le sentais pressé contre mon dos, me réprimant des airs de dégoût. Je n'avais pas à faire le moindre geste, vu que Monsieur se chargeait de tout pour moi. Fermant les yeux, j'essayais de m'imaginer un autre monde ou plutôt, de me dire que c'était un autre gars qui était en train de me toucher. Et encore, ça ne marchait pas. Simplement parce que le seul homme a avoir mon autorisation était ce crétin de collègue grisonnant. Pas lui. Pas ce Russe. Je retroussais la lèvre, alors que je pouvais sentir ses doigts s'approcher de mon intimité et s'y presser sans plus de cérémonies.

Sa voix était semblable à un éclair, celui qui rabroue l'échine et qui ne semble pas vouloir vous lâcher. Elle résonne dans mon crâne, retentit et m'empêche de penser correctement. Alors, j'ouvre la bouche, mais aucun son n'en sort. Je veux l'envoyer chier, lui hurler dessus. Je veux lui crier ma frustration, mais rien. Je n'arrivais pas à parler, ni à bouger le moindre petit doigt... Contrairement au sien qui s'était fait une joie de pénétrer à nouveau mon corps. C'était... Moins douloureux, mais étrange. Comme si mon corps tout entier s'était fragilisé, sensible de cette partie incroyable de jambes en l'air. En fait, je ne m'étonnais plus du fait que Varlaam était seul. Comment quelqu'un pourrait sincèrement s'attacher à une créature pareille ? Il me foutait les jetons. Il me glaçait le sang. Il arrivait à me faire baisser les yeux en face des siens. Mais je ne devais certainement pas m'entendre en ce moment même. Par contre, toi, je sais que tu te concentrais sur ma voix, sur ce que je ne voulais pas entendre de ma propre personne. Tu vois, ces soupirs ? Ils proviennent de tes actes. C'est entièrement ta faute et je le clamerais aussi haut et fort qu'il le faudra. Mes parois intimes se resserraient autour de tes phalanges, alors que ta semence semblait quitter les lieux.

Je n'ai jamais aimé être « rempli » et je pense que je n'apprécierais jamais. Je n'étais pas fait pour être le soumis d'une relation, non. J'en avais mal aux reins. Le simple fait de rester assit était une véritable torture, alors je ne vous dis pas à quel point ça pouvait être pire d'être en sa présence.

« Je travaille, oui. »

Enfin. Elle était sortie. Rauque, tremblante et peu assurée, ma voix avait enfin retentit dans cette pièce glaciale. Mes doigts se resserraient sur ma peau, m'agrippant à moi-même alors qu'il me nettoyait. Sauf que je ne m'attendais pas à ce qu'il aille aussi loin, voyez ? Mes muscles s'étaient figés d'un seul coup au moment où il se mit à aller plus loin, à vouloir me laver entièrement. Ce n'était pas une chose que faisaient les amants, ça ? Alors pourquoi prenait-il la peine de prendre soin de sa victime, du mec qui lui avait servit de défouloir ? Je serrais les dents, l'amertume me rongeant les sens. J'avais l'impression d'avoir un rat dans le corps, un rat qui grignotait et qui grattait rien que pour sortir de cette prison. Ce rongeur devait certainement représenter ce dégoût que je portais en moi, cette rage que j'avais envie d'expulser. Mais lui, il s'en fichait. Il avait eu ce qu'il voulait.

Toutes ces choses passèrent dans ma tête, jusqu'à ce qu'il ne vienne s'attaquer à mes cheveux. Oh, c'est lâche ! Mais tu ne savais certainement pas à quel point mon cuir chevelu pouvait être sensible. C'était peut-être et certainement le seul endroit que j'aimais qu'on caresse. Alors je ne te dis pas cette frustration en sentant cette dextre, tes doigts se glissant entre les mèches. Je m'en mordais la lippe, doucement. Je ne voulais pas me blesser, simplement parce que j'avais peur que tu me blesse en retour. Au contact du shampoing, je fermais les yeux, alors que tu finissais fermement de me laver les cheveux. Putain, Varlaam. Arrête de me retourner sens dessus dessous. J'en appréciais presque ces caresses, bien que franche, mais quelque peu agréables.

Puis, je fermais les yeux. Je ne bougeais pas, comme un chiot figé dans la neige, dans le froid glacial qui l'entourait. Comment pouvait-il faire si froid, alors que je transpirais à cause de la chaleur ambiante ? L'eau s'écoulait sur mon corps et, bizarrement, je ne ressentais pas la propreté. Je me sentais toujours sale. Je voulais gratter ma peau, là où il l'avait touchée. Alors je ne bougeais pas, attendant qu'il réagisse. Mais rien. Allait-il franchement rester là, à attendre un peu et à se reposer ? Et moi, je pouvais sortir, ou pas ? Le goût amer remontait, le rat parvenant à retrouver la sortie. La boule dans ma gorge se resserrait alors que je sentais les larmes monter à nouveau, mais sans son. Aucune voix, le calme plat. Mes yeux rougissaient derrière leur paupières, alors que j'essayais de ravaler ces larmes. Non, par pitié, ne craque pas. La peur m'envahissait, mon pénétrait. Elle m'encerclait et je ne parvenais plus à m'en défaire. Déglutissant, je prononçais d'une voix rauque, attendant presque le verdict avec crainte et impatience.

« Je peux sortir ? »

Merde, Faust. Mais depuis quand poses-tu ce genre de questions alors que tu es chez toi ?!


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Mer 2 Mar - 1:06

Une histoire de baignoire.... De douche.
Holguin J. Faust & Vsevolod Varlaam
« Prends congé; tu ne seras pas en mesure de marcher demain. » Dis-je sèchement, gardant toujours ce ton fort autoritaire tout comme austère. Aucune pointe de compassion ou de tendresse. À vrai dire, je ne désirais pas que l'on me l'amène à l'infirmerie et que je sois obligé de lui prêter l'un de nos piètres lits. Sachant l'état lamentable dans lequel il sera, il vaudrait tout simplement mieux pour lui de rester à la maison. De même, je n'avais pas envie de le ramasser et de le remettre sur pied si un détenu profitait de la situation. Je ne l'imaginais même pas boiter, alors courir après un prisonnier et faire la loi, c'était complètement impossible. Quitte à m'occuper de sa personne inutilement, il valait mieux prévenir. À moins qu'il ait envie de broyer un peu plus son orgueil, ce même orgueil qui devrait probablement lui interdire de rester sagement alité. « Si tu protestes, je te menotte au lit et j'appelle moi-même M. Lawrence. Tu sais très bien que je le ferai. » La parole d'un infirmier, en prime, vaudrait sûrement son pesant d'or. Même si je le nettoyais et même si on prenait notre bain dans un eau chaude, relaxante, ses muscles allaient hurler à l'infamie. Je me doutais aussi que son intimité avait probablement été quelque peu déchirée. Il avait été franchement étroit et j'avais bien souvent forcé le passage.

Avec minutie, je le lavai de fond en comble, faisant mine de ne pas entendre ses soupirs ou de sentir ses muscles crispés sous le passage de mes mains et de la rose de douche. Je pris d'ailleurs soin de ne pas laisser le shampoing rouler jusqu'à ses yeux lorsque je me penchai sur son cuir chevelu. Ils étaient déjà bien assez rouges ainsi, il n'y avait pas besoin d'en rajouter davantage. Une fois le tout fait, une fois les choses remises à leur place, je pris un peu de temps pour moi-même, pour relaxer. C'est que la journée avait été épuisante et, cette soirée, n'avait pas été de tout repos. Autant pour lui que pour moi. La fraicheur du carrelage était d'un franc contraste avec l'air chaud, dégagé par l'eau du bain. Je fermai les paupières, respirant lentement. Cela faisait du bien et je dois admettre que j'appréciais cette docilité dont il me faisait enfin part. S'il en avait été ainsi dès le départ, il n'aurait pas eu à subir cette dure punition. J'espérais sincèrement qu'il avait retenu la leçon, je n'avais pas exactement toujours le temps de lui inculquer l'obéissance. Me détendant, j'oubliai presque qu'il était là, mon corps bien trop satisfait. C'est que l'abstinence, au bout d'un moment, devenait un fardeau et enfin l'avoir brisée avait enlevé ce poids pesant sur mes épaules. Baiser était, au final, un instinct propre aux hommes, aux animaux, et y contrevenir engendrait un lourd stress.  

Je fus ravi, voire enchanté, qu'il demande la permission de sortir; j'étais certain qu'il trouvait ça aberrant. Ce l'était peut-être, sauf que ce qui était dans la norme, ce qui était dit normal, je ne connaissais pas. Enfin, je savais les principes, sauf que je ne les appliquais pas et il devra apprendre à vivre avec mes règles maintenant qu'il avait eu un aperçu de ce côté de ma personnalité. « Tu peux essayer, mais je ne te garantis pas que tu vas réussir. » Relevais-je d'un soupir calme, gardant pour l'heure les paupières closes. S'il parvenait à se hisser hors du bain sans tomber, sans flageoler ou embrasser les dalles du plancher, j'applaudirais. Serait-ce une agréable ou désagréable surprise? S'il était en mesure, finalement, de marcher, peut-être qu'au fond j'aurais été trop indulgent, trop tendre avec lui. J'aurais alors du le marteler un peu plus longtemps et un peu plus fortement. Cependant, j'étais tout de même assez confiant et j'avais la certitude qu'il s'humilierait. Parce que ce le serait, humiliant, de s'écraser lourdement au sol. Sa fierté en avait déjà pris un coup; voulait-il continuer de la morceler?

Cependant, il n'avait pas tort. Sortir était une bonne idée; nous ne pouvions pas nous prélasser plus longtemps, car même si je le mettais en congé forcé, moi, pour ma part, j'avais du travail demain matin et il ne me restait déjà que quelques heures de sommeil en vue. Sérieusement, je commençais à regretter le temps de ma jeunesse. À cette époque, les nuits blanches étaient récurrentes et m'affectaient plus ou moins. Aujourd'hui, je ne pouvais pas m'autoriser de telles fantaisies. Un peu à contrecœur, je me levai, m'aidant des bords du bain pour soutenir mon vieux corps. Enjambant le bain, je fus donc le premier à sortir et je lui laissai le loisir de demander mon aide ou de tenter de s'extirper par lui-même. Prenant une serviette, j'essuyai mon corps tout en le surveillant du coin de l'œil. Je n'avais pas envie qu'il se fende le crâne et que le plancher se retrouve couvert de sang, dilué par l'eau qui en mettrait un peu partout. J'aimais aussi bien ce tapis au ras de la douche, il serait dommage de le ruiner. De plus, je ne désirais pas avoir un cadavre sur le dos; l'idée de devoir cacher le corps ne me tentait guère, j'étais fatigué, et passer la serpillère me déplaisant même davantage.  
 
Une fois bien séché, je plaçai le tissu trempé au bon endroit et j'attendis patiemment sa décision, le toisant du regard. J'étais préparé à le réceptionner si monsieur essayait réellement de se mouvoir seul et, au passage, j'étais aussi prêt à lui tendre la main pour l'aider à prendre pied sur les dalles froides. Je lui laissais le choix, toutefois, dans les deux cas, que cela lui plaise ou non, il terminera dans mes bras.
 

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Mer 9 Mar - 3:59







Ses ordres ne me plaisaient pas. Il fallait que j'aille travailler demain, je n'allais pas prendre un arrêt maladie rien que pour ses beaux yeux. Enfin, beaux... S'ils étaient moins froids, peut-être que je pourrais les admirer un peu plus longtemps. Peut-être que s'il avait été moins autoritaire, j'aurais été plus apte à apprécier. Sauf que ça n'a jamais été son but. Salaud. J'aimerais bien l'y voir, moi. J'allais répliquer, grogner et l'envoyer chier. Sauf que je n'avais pas eu la peine de répondre qu'il avait ouvert la bouche avant moi. Déglutissant, je me ravisais. Il était sérieux, hein ? On dirait un foutu film d'horreur ou bien une émission à la con, enfin, vous voyez le genre. J'ai juste l'image de moi en victime, alors que le premier plan est fixé sur le salaud, le violeur. Varlaam, sérieux. Qu'est-ce qu'un Russe fiche ici ?! Qu'est-ce que j'ai fait pour me retrouver avec toi ?!

Le silence était pesant. Je le laissais envahir la pièce, juste le temps de réfléchir un peu. Juste un moment. Soupirant avec force, je grognais, ma gorge enrouée me faisant défaut.

« Bien. Je resterais ici. »

Et je suis sûr et certain qu'il pouvait sentir mon énervement dans le timbre de ma voix. Mais comment pourrais-je rester stoïque face à une situation pareille, hein ?! Il était là à me dicter ma vie, à me dire ce que je devais faire et moi... Moi ! Je me dégoûtais. Je me révulsais. Il me disait quoi faire et me voilà en train de l'écouter. Bien, Faust, bien ! Bravo ! Lui s'en sortait bien, en tout cas. Je me demande bien depuis combien de temps il n'a plus baisé, d'ailleurs. Il semblait ravit, voir un peu trop. J'en frémissais, rien qu'en repensant à cette intrusion des plus gênantes. Est-ce qu'il le faisait ainsi à chaque fois ? Je plaignais fortement ses partenaires. Erh. Comment on pourrait, sincèrement, avoir l'envie de se faire prendre par un pieu pareil ?

Le soucis, c'est que l'eau était lourde. Elle ruisselait sur mon corps et, déjà que par habitude, on se redresse difficilement d'un bain, là, j'avais l'impression de ne plus avoir de force. Sursautant, je lui jetais un coup d’œil, au blond. Il s'était relevé avec une facilité monstrueuse, alors que l'eau faisait quelques clapotis contre la porcelaine de la baignoire. Grimaçant, je me laissais quelque peu porter par les vaguelettes, avant de tenter une sortie. M'appuyant à mon tour, je forçais sur mes bras, grimaçant sous la douleur. Mon bas du dos me faisait un mal de chien, putain ! J'avais le cul en feu, littéralement !

« Putain de- »

Je me mordais la lèvre, légèrement, jurant ouvertement avant de sentir mes jambes faiblir. Mes muscles tremblaient, jusqu'à ce que je vacille vers l'avant. Il devait bien se marrer, ce con. En tout cas, je galérais un peu trop à mon goût. On va dire que même ma première fois n'avait pas été aussi douloureuse. Avec Phebus, j'avais juste un peu galéré. J'avais juste eu mal sur l'après coup, mais jamais je n'avais eu autant de misère à me relever. Le monde était contre moi pour le moment. Alors je soufflais, je grognais, jusqu'à me redresser d'un pas lourd. Haletant, je fronçais les sourcils, serrant les dents. Comme si j'allais lui demander de l'aide. Bien sûr, on aura tout vu ! Mais qu'il dégage, aussi, ce con ! Je voulais plus voir sa tronche de la soirée, ni même de la semaine. Qu'il crève, cette ordure !

Je pestellais, avant de fixer le rebord de la baignoire puis... Le sol. Il fallait enjamber, hein ? Jetant un bref regard aux alentours, j'évaluais les distances. En fait, y avait réellement rien pour que je m'y agrippe. Que dalle. Et lui, il me fixait, il s'amusait certainement.

« Pourquoi tu restes planté là ? »

Je grognais, lui lançant une sale œillade. Ah, mais... Peut-être que MONSIEUR allait tenter de me réceptionner en princesse ? Quelle aubaine ! Manquait plus que ça ! Si ça se trouve, le PAUVRE était en train de me plaindre ou bien de se foutre ouvertement de ma pauvre gueule. Génial, fait chier.

En m'appuyant sur le mur, m'agrippant au mieux, je tentais un pas vers l'avant, grimaçant sous la pression. Merde. J'échappais une larme, alors que je grinçais des dents. Est-ce que c'était possible, de se sentir à ce point déchiré de l'intérieur ? Le moindre frottement me faisait devenir fou. La moindre petite pression me faisait tressaillir. Je soupirais, attendant avant de réfléchir. J'avais besoin d'aide, hein ? Je pouvais pas rester planté là. Mais mon orgueil en prenait un coup. Quoi que je fasse, j'étais ridicule. Le soucis, c'est que j'étais trop fier pour oser lui demander de l'aide. Shit.

Alors que je passais un pied au dessus de la rambarde, je soufflais, la douleur se faisant plus vive. Puis, je restais ainsi, un moment. Le froid du carrelage rendait vie à ma jambe qui ne cessait de trembler, alors qu'en poussant, je pouvais sentir mon pied glisser. Alors, je le regardais, faible. Merde. MERDE.

J'allais ouvrir la bouche, avant de la refermer. Pas d'impératif, hein ? Non mais je rêve. Tuez-moi qu'on en parle plus ! Les mots semblaient rester au plus profond de ma gorge, alors que finalement, je me taisais. Allez. Bouge, Faust. Mon autre jambe se mettait à bouger, à remonter au dessus de la porcelaine et de finalement, se poser à côté de l'autre. Merde, c'était putain de douloureux. Par contre, je ne pensais pas pouvoir faire un pas de plus. M'éloignant de lui, je tenais de marcher doucement, glissant les pieds au sol, m'agrippant solidement aux rebords. Elle était où, cette foutue serviette ? Balayant la salle du regard, je la cherchais, pour ensuite me rendre compte qu'elle était à l'opposé. Nom de Dieu.

Je fronçais les sourcils, avant de lui jeter un simple regard plein de méprit. Me tournant difficilement, j'annonçais un pas. Sauf que ce qui devait arriver arriva. Je chancelais, avant de finalement basculer vers l'avant. T'es qu'un con, Faust.

Vraiment con. Tellement idiot et DÉBILE que je me rattrapais sur lui, sur son épaule. Je m'y serrais, le souffle court. J'étais juste putain de fatigué. Grognant, je répliquais.

« ... Chier. »

Et subitement, je cherchais à aller m'appuyer ailleurs, autre part que sur sa foutue peau. Elle était chaude et plus je me retrouvais en contact avec elle, plus j'avais l'envie de vomir. Alors je tendais le bras vers l'essuie, le choppant rapidement. Seulement, me frotter nécessitait d'utiliser mes deux mains et, pour le coup, tenir sur mes jambes n'était pas chose facile. Qu'il quitte la pièce, là, au moins, je pourrais ENFIN être tranquille et respirer un peu mieux.

Sincèrement, qu'est-ce qu'il attendait, cet abruti ?!


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Ven 11 Mar - 21:53

Une histoire de baignoire.... De douche.
Holguin J. Faust & Vsevolod Varlaam
Avant qu’une protestation ne sorte de sa bouche, ce que j’étais certain taraudait le bout de sa langue, j’avais un peu plus insisté. Il n’était pas en état de travailler; pas besoin de se fourvoyer. Bien que j’entendis sa réponse, il ne fallait pas croire que je lui laissais un semblant de choix et s’il s’entêtait, je lui ferai comprendre un peu plus sévèrement. Peut-être que la fatigue lançait l’assaut, mais il y avait bien d’autres façons de m’y prendre que de le marteler. Il avait déjà testé la solidité de mes nœuds – et, au passage, de ma cravate; il faudrait que je pense à la jeter aux ordures ou, peut-être, je pourrais aussi la garder et la réutiliser comme aujourd’hui – et je me disais que, certainement, il n’avait pas envie de repasser par là une seconde fois. Ni cette nuit ni demain.

Visiblement à regret, mon collègue grogna qu’il resterait, acquiesçant par ce fait mon ordre. « Bien. » Que cela lui plaise ou non, ça ne m’intéressait pas. Ce qui comptait, c’était qu’il m’écoutait enfin ou, plutôt, qu’il ne prenait pas à la légère mes paroles, mes menaces. Le menotter au lit, après l’avoir violé et maltraité, était chose beaucoup plus douce et, évidemment, je n’hésiterais pas à m’y remettre. C’était une méthode beaucoup moins violente, cependant, elle portait elle aussi fruit. Par contre, je dois admettre que je ne me souvenais plus si je possédais ou non des menottes. Je préférais me fier à celles de métal, solides et froides, plutôt qu’à de vulgaires cordes qui, tôt ou tard, finissent toujours par se fendre, se délier juste assez. Même si je connaissais des nœuds pour pallier le problème, ma confiance en eux n’était pas suffisamment forte pour que je m’y repose. Je devrais fouiller dans ma chambre lorsque j’en aurais l’occasion, histoire de m’en assurer. Autrement, j’irais passer commande, car je suis sûr que j’en aurais besoin dans les prochains jours.

Une fois lavé, ayant nettoyé Faust comme il se devait, je me levai, sortis du bain et me séchai. Mes pensées, désormais, voguaient à demain, réfléchissant aux mille et une choses qui m’attendaient. Machinalement, je classais ce qui était important de ce qui ne l’était pas, hiérarchisant les différentes étapes de ma journée. Autrement dit, par quoi je commencerai et par quoi je terminerai. En même temps, j’observais du coin de l’œil l’homme s’acharner, buté comme il était. Un juron commença à s’enfuir de ses lèvres, tandis qu’il se redressait difficilement. Mon regard s’étrécit, réprobateur. « Surveille ton langage, Faust. » Ordonnais-je froidement, gardant ce ton équivoque. Je n’avais jamais aimé les mots grossiers et, pour ma part, j’avais tendance à les éviter – même si, rarement, je me relâchais. Les quelques fois où ils m’échappaient, ils me venaient toujours en russe. C’était plus instinctif, personnel, voire intime.

Les jambes faiblardes, il semblait pourtant décidé à se débrouiller seul. Il faut admettre que son obstination méritait une certaine admiration. Il ne fallait pas être devin pour appréhender la douleur qui hantait ses hanches, ses reins, ses fesses, son dos. Tout son corps avait eu droit aux mauvais traitements; n’avais-je pas entaillé sa peau de morsures?  Pour appuyer cette idée, il versa même une larme sous les mouvements. Devait-il réellement chercher à faire le brave? Cela ne servait à rien, plus maintenant et surtout pas après qu’il ait bougé ses hanches au-dessus de moi, toutefois, j’eus la décence de me faire patient, ne m’offusquant pas sous la brusquerie de ses paroles. « J’attends. » Répondis-je simplement, ni fleurs ni dentelles. Vague et flou, il lui fallait lire entre les lignes : j’attends de voir si tu vas chuter ou non. Ce n’était pas par moquerie – je n’étais pas homme à rire et encore moins là-dessus –, mais tout bonnement car je voulais me rendre au lit dans les plus brefs délais et attendre qu’il y rampe ne m’enchantait pas du tout. L’aube pointerait le bout de son nez avant qu’il soit sous les couvertures.

Contemplant son manège, je me demandais quand, exactement, ses jambes allaient flancher et, surtout, pourquoi il prenait la direction opposée à la serviette. Je le suivis du regard, arquant un sourcil lorsqu’il revint sur ses pas. S’était-il rendu compte de son erreur? Je ne crois pas qu’il avait dans l’intention de rejoindre son lit et Morphée encore trempé. Il ne manquerait plus qu’il attrape un rhume, déjà que la fièvre risquait de se faire forte demain. Finalement, ce qui devait arriver arriva et il eut le réflexe de s’agripper à mon épaule. Je ne bougeai pas d’un iota, me contentant de répéter : « Langage, Faust. » Une phrase complète n’était pas nécessaire, il la connaissait. Il pouvait la compléter de lui-même, ce n’était pas un idiot. Laborieusement, il réussit à atteindre le tissu, l’attrapant dans le but évident de se sécher. Ce qui ne serait pas de tout repos.

Un soupir las et quelque peu exaspéré se fit atteindre, tandis que j’attrapai son poignet et ramenai son autre main vers mon épaule. C’était un peu brusquement, alors je pris mes précautions et l’enlaçai de mon autre bras afin de le retenir. « Tiens-toi à mes épaules et je te déconseille d’y mettre les ongles. » Tonnai-je et lorsque je fus sûr qu’il ne s’effondrait pas, je lui pris la serviette sans attendre de réponse. Aussitôt, je m’occupai de sécher ses cheveux, y balançant le tissu avant de frotter. J’y allais avec une certaine douceur, plus que lorsque je lui avais passé le shampoing. C’est qu’il n’était plus en équilibre et manquait de s’écrouler. Un peu trop de brutalité et je le voyais bien s’affaisser à la manière d’un château de carte sous un souffle. « Et ne te plains pas; j’ai hâte d’aller me coucher, alors sois un bon garçon et laisse-toi faire. » Précisai-je. Considérant sa fierté et son entêtement, je ne m’étonnerais pas de l’entendre rouspéter ou, au moins, grogner. Plus ou moins inconsciemment, je me disais que tous grognements étaient dignes d’un chien et que, plus je le regardais, plus je le dressais, plus il leur ressemblait. Devrais-je lui mettre une laisse au cou? J’ai la certitude qu’un collier de cuir lui siérait à merveille.

 

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Ven 18 Mar - 2:50







Son regard était tout sauf supportable. Plus le temps passait, plus j'avais l'impression de me désintégrer, d'étouffer dans mon propre air. Il se faisait oppressant, désagréable. Attendre, mais attendre quoi, au juste ?! Qu'est-ce qu'il foutait, le rustre, à rester planté là et à me regarder galérer ? J'osais simplement ne pas penser au fait qu'il pourrait éventuellement mater, même si cette probabilité se faisait éloignée. Alors je soupirais avec force, l'écoutant en manquant de réprimer et de grogner. Non, je tenais à ma vie. Je tenais à mon cul et je voulais dormir ce soir. J'étais à deux doigts de l'imiter, genre comme un gosse qui râle. Nianiania, ton langage. J'vais lui en foutre, moi, du langage ! C'est pas ma mère, il a pas à me dire quoi faire, merde ! Je me mordais la langue pour ne pas lui répondre désagréablement, me faisant violence. Calme-toi, Faust.

« Oui papa. »

J'étais franchement à deux doigts d'exploser. Ce mec se foutait de ma gueule. Il se payait ma tête en plus de ça. Est-ce que c'était juste de la peur ou de l'énervement ? Je n'osais plus bouger, figé près de lui ou plutôt, tout contre lui. Je l'écoutais néanmoins, me demandant bien comment je pouvais faire une chose pareille. Mes mains se posèrent sur les fameuses épaules, alors que je baissais la tête. Je bougeais un peu des jambes, celles-ci engourdies, parvenaient à me faire un mal de chien. Merde, putain. J'avais le cul en feu, de même pour mon orifice. Ce crétin, cet abruti... Il y avait pas été de main morte.

Ses gestes n'étaient tout de même pas si brusques que ça. Je me laissais faire, manipuler à sa guise. Fermant les yeux, j'essayais de penser à autre chose, alors que ses grande mains se frottaient contre ma chevelure de jais. J'en tremblais encore, rien que d'y penser, rien que d'imaginer que tout pouvait recommencer à tout moment.

« J'ai l'impression de me faire traiter comme un gamin... Mais on a quasi le même âge, tu sais. »

Ma voix était encore enrouée, mais ça allait déjà mieux qu'avant. Mais ses paroles me faisaient rire... Le pauvre ! Lui qui m'avait baisé comme un animal était fatigué, la belle aubaine ! Oh lala ! Je me sens navré pour ce pauvre Russe de merde, pour le coup ! Non, mais, fatigué, j'vais lui en foutre. Au moins, moi, j'irais pas bosser demain. Certes, je n'avais pas envie de rester à me morfondre dans mon lit, mais c'était toujours mieux que de boiter devant les détenus qui me poseraient bien trop de questions.

Les viols me dégoûtaient, Varlaam aussi. Ses grandes mains me faisaient frémir. Elles m'empêchaient de penser correctement, me rappelant encore et encore qu'il avait dès à présent le contrôle sur mon propre corps. Néanmoins, je devais admettre une petite chose ; Il était doué. Ses gestes étaient calculés, délicats sans trop l'être. S'il n'avait pas un caractère pareil, peut-être qu'il aurait pu avoir une jolie copine. Pour le coup, là, ça m'étonne même pas qu'il soit célibataire.

« T'es pas le seul à vouloir de la paix, du calme et qui a envie de dormir. »

Baissant la tête, je me mordillais la lèvre, agacé de son comportement. Et si ça venait à recommencer ? Non. Je voulais pas. Alors j'avais juste eu l'envie de me rouler dans mes couvertures, là, tout de suite. Je souhaitais qu'il en termine rapidement, qu'il me relâche, que je puisse tenter de me barrer en douce. J'aurais une bonne nuit de sommeil, ça me fera le plus grand bien.

Je ne le remerciais pas, mais il ne le méritait pas. D'accord, il avait été sympas en m'aidant deux à trois fois, mais c'était cet obsédé qui a fini par me violenter contre les parois de la douche. Je vous jure, je la verrais lus jamais de la même manière ! La prochaine fois, je lui ferais bouffer ma queue jusqu'à ce qu'il s'étrangle ! .. Enfin, ça, c'est ce que je me disais.

« Je suis plus un gosse. »

Ma voix se faisait agacée, comme celle de quelqu'un qui était à deux doigts de chialer. J'étais un gars fort, hein ? J'en avais vu des vertes et des pas mures, alors c'est pas maintenant que ma carapace allait se briser. J'avais peur, j'étais triste, mais aussi terriblement déçu. De moi même comme de par mon colocataire, dont j'ignorais tout au final.

Qui sait, peut-être qu'un jour, je pourrais enfin trouver son point faible ? Une fois que le blond eut fini avec mon corps, je détournais le regard, balayant la pièce du regard afin de trouver mon pyjama qui traînait, grommelant en me disant que je ne savais pas marcher pour une seule et même connerie. Peut-être qu'au fond, il était juste fatigué et à bout de nerfs, même si ça n'expliquais rien. Pourquoi moi, sérieux ?


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Dernière édition par Holguin J. Faust le Ven 25 Mar - 3:13, édité 2 fois
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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Jeu 24 Mar - 20:58

Une histoire de baignoire.... De douche.
Holguin J. Faust & Vsevolod Varlaam
Je ne relevai pas son ironie, pas pour l’heure, et je me contentai de lui sécher les cheveux. Attentivement, je passai la serviette, essuyai chacune de ses mèches les unes après les autres. Dormir trempé lorsque l’on était exténué, c’était courir après les maladies, voire se jeter dans leurs bras. « Il n’y a pas que les parents qui s’occupent de leurs enfants; il y a aussi les amis, les amours, tout ce beau bataclan. Je ne te traite pas comme un gamin, mais comme un patient. » Coupai-je, omettant de mentionner notre âge. Vieillir, c’était certes humain, sauf que je détestais y penser. Mon âge, je ne l’aimais pas. Plus le temps passait, plus je m’affaiblissais. Mon corps n’était plus capable de supporter les mêmes épreuves qu’auparavant. Il y a encore quelques années, j’aurais pu passer la nuit dans le lit, à le pilonner, et, le lendemain, me rendre au travail sans le moindre problème. Désormais, ce n’était plus possible et mon corps réclamait sommeil tout comme repos.

Une fois assuré que les gouttes d’eau ne tourmentaient plus ses cheveux, je descendis le tissu, passant sur sa nuque, ses épaules, son dos. Mes yeux se plongèrent un instant dans les siens avant de dévier, de regarder ce que je faisais. Intense, le bleu de mes iris semblait miroiter, un peu à la manière des rayons du soleil sur l’océan ou sur la glace. Consciencieux, je l’observais tout en m’exécutant, n’oubliant pas le moindre recoin. Une fois le torse et les bras faits, je m’accroupis pour m’occuper du bas. Une jambe à la fois, je m’assurai qu’il ne perde pas l’équilibre. Le gardien pouvait toujours prendre appuie sur mes épaules, sauf que cela ne garantissait rien, que peu de chose. Si on me posait la question, il pouvait à tout moment s’effondrer et, dans cette position, je ferai office de matelas. Ce n’était pas dérangeant, considérant la taille et le poids de l’homme, seulement, je préférai l’attraper plutôt qu’il ne s’étale sur ma personne. Alors, je me tenais à l’affût du moindre tressaillement.  

« Je n’ai mentionné que le désir de dormir, le reste vient de toi. » Repris-je en me levant, passant une main le long d’une cuisse jusqu’à sa hanche que j’empoignai. Je le tenais fermement contre moi, tandis que je me penchai légèrement sur le côté pour remettre à sa place la serviette humide. « Physiquement, du moins. » Approuvais-je d’un ton toujours aussi neutre. Aucune émotion ne s’y distinguait, il n’y avait rien. Certains auraient dit que c’était une moquerie, une sale pique, et moi je disais qu’il ne s’agissait que d’un fait. Je ne le connaissais pas assez pour savoir si oui ou non il avait un retard mental – ce qui serait étonnant au final. Il avait la stature d’un adulte; la chair, les muscles, les rides. Je ne le considérais pas comme un enfant; un enfant n’aurait pas supporté notre nuitée, je l’aurais démoli. Lui, il était bien assez fort pour en prendre. Du moins, son corps l’était. Pour ses états d’âme, ça, c’était une autre histoire – mais si je me permettais de m’avancer, son comportement qui n’avait pas délaissé son entêtement, sa fierté futile et son front effronté, laissait entendre qu’il était aussi fort mentalement. Ce n’était pas une fillette qui allait s’écrouler pour si peu. Il en faudrait plus, beaucoup plus, avant qu’il ne sorte le drapeau blanc et n’abdique totalement, et ce même si sa voix tremblait, chevrotante aux souvenirs frais de la soirée.  

Nous avions terminé ce que nous étions venus faire et il n’y avait dès lors plus d’intérêt à rester plus longtemps dans la salle de bain. Sans attendre ni demander son avis, je le pris sur mon épaule à la manière d’un sac de pommes de terre, le balançant sans trop de douceur. Pas violemment, bien entendu, mais pas tendrement non plus. Un de mes bras vint agripper ses jambes jusqu’à déposer ma main sur ses fesses, le tenant fermement contre moi. « Évite de gigoter, compris? » Avais-je prononcé par la même occasion. Je ne croyais pas l’échapper même s’il se tortillait, cependant, je n’avais pas envie de m’occuper d’un asticot et je désirerai peut-être le lancer moi-même au sol s’il s’y mettait. Ma patience était à ses limites.

D’un pas nonchalant, je sortis de la salle de bain, refermant la porte derrière moi, et je passai dans le couloir jusqu’à la chambre de Faust que j’ouvris. Encore, je refermai la porte, mes mouvements beaucoup plus amples que lorsque nous nous étions rendu au bain la première fois. Une main de libre, il était plus facile d’attraper les poignées. Je ne me gênai pas pour me diriger vers le lit, relevant les couvertures pour qu’on n’y voie que les draps. Sans gêne, je jetai le gardien sur le matelas, roulant mon épaule après coup. Ça faisait un moment que je n’avais rien porté d’un tant soit peu lourd et je le ressentais. Rapidement, je me glissai à mon tour dans le lit, derrière son dos, puis je recouvris nos deux corps des couvertures. Un de mes bras se fraya un chemin sous son cou, tandis que l’autre venait l’enlacer, se faufilant sur une hanche et sur son ventre. Le ramenant contre moi, ses fesses à la hauteur de mon bassin, je soufflai, les paupières déjà fermées : « Bonne nuit. »
 

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Ven 25 Mar - 3:13







Nianiania. Il me faisait chier. L'envie de changer d'habitation me démangeait, mais ce n'était pas à moi de dégager. J'avais des contraintes, des responsabilités et cette colocation n'allait certainement pas dans mon sens. Mais que voulez-vous ? La vie est mal faite. Plus je regardais ses mains se balader sur mon corps, plus j'avais envie de l'envoyer valser, lui et ses valises. J'avais l'impression qu'il se chargeait de moi comme le ferait une nounou, me lavant et m'essuyant ensuite. Ce temps-là était révolu depuis bien longtemps selon moi. Enfin, ça, c'était mon point de vue. Est-ce qu'il se trouvait franchement obligé de m'essuyer de la sorte ? Serrant les dents, je le laissais faire. Qu'il s'estime heureux que je n'ai plus l'envie de me battre, car je peux vous jurer qu'il aurait bien pu rejoindre le carrelage. Note à moi-même, je disais ça, mais je n'avais certainement pas assez de force pour l'envoyer valdinguer. J'avais au moins, à nouveau une motivation pour continuer les altères ; lui péter les dents. Oh, au moins ça rejoindra son look débraillé. Est-ce que c'était franchement un infirmier, ça ?! Des cicatrices dans tous les coins, une attitude froide et morbide, des jugements à la con et une mentalité de merde pour aller avec. Mais allons-y gaiement, allez !

Au moins, il en avait fini avec ses conneries. Une fois qu'il avait reposé la serviette, je soupirais, bien content que tout cela soit terminé.Mais le plus dur restait à venir. Mon coloc m'a violé. Je veux dire, il est là, à côté de moi comme si de rien n'était. Aucune conscience, ce gars ! Sale enflure, va. J'espère que tu te feras un jour défoncer, si ce n'était pas déjà fait. Mais pendant que je râlais intérieurement, en plein conflit, je sursautais. C'était une blague, là ? J'espère, car elle était de très mauvais goût.

Décollant du sol, je m'agrippais à son corps, écarquillant les yeux. Il pouvait pas juste me reposer, là ?! Je veux bien que j'avais mal, mais j'étais quand même capable de foutre un pied devant l'autre ! Et depuis quand on « s'occupe » de ses victimes, de par les temps qui courent ?! Sale ordure, va ! Qu'il me touche pas avec ses sales pattes, putain !

Jurant de tous les noms, je protestais, m'appuyant sur son épaule pour me surélever et surtout pour tenter de lui foutre une raclée. Sauf que non. Non, Faust. Reste calme. Tu lui mettras du cyanure dans son plat demain. Ou un bon pied de biche chauffé en plein dans les entrailles de par ton joli petit cul, ça te dit ? J'en devenais vulgaire, seigneur. Mais heureusement, tout ceci ne sortait pas de ma bouche. Oh que non ! J'avais pas envie de me faire étriper à nouveau. Certes, j'étais fou, mais pas suicidaire non plus. Chien de l'armée, va.

« Tsk. »

Et ça va me donner des ordres encore longtemps ? Que j'aurais aimé lui dire. Sauf que mes paroles mourraient au fond de ma gorge, m'empêchant de prononcer le moindre mot. Merde, Varlaam. Juste, MERDE. En plus de ça, pour couronner le tout, Monsieur s'en allait vers ma chambre, sans même avoir eu l'obligeance de me laisser enfiler un vêtement. Non, bah non. Y en avait pas besoin. J'aime pas dormir à poils, non. J'ai mes habitudes, oui. Et là, pour l'instant, il a le don de tout briser, de m'empêcher la moindre chose et de même réussir à me priver de mon air.

Je voyais les draps s'écarter, alors que je semblais m'accrocher à lui. Il allait pas me balancer, hein ?! Il allait pas oser ?! Je bouillonnais de l'intérieur, avant de m'écrouler contre le matelas en grimaçant. Et mon dos, connard, tu t'en fiches ?! Mais bien sûr ! Allons-...

« ... Qu'est-ce qu- »

Je clignais des yeux, l'observant s'approcher. Je devenais livide en voyant la masse imposante se glisser dans mon propre lit, s'installant à mes côtés. J'en déglutissais, tremblant un peu. Il allait réellement rester là ? J'étais dos à lui, figé comme un rock. Putain, j'vais lui en foutre de-

Sursautant, coupé dans mes injures mentales, je sentais ses bras me rapprocher, en frémissant de dégoût. J'étais censé comprendre quoi par là ? C'était pas une « simple punition », non ? Fallait en plus de ça qu'il vienne dormir avec moi ? Putain, il pouvait au moins me lâcher ! Je m'en mordais la lippe, alors que je ramenais mes jambes vers l'avant, fuyant son bassin. Le toucher de sa peau était bien assez intense pour me rendre un haut-le-cœur. Ça fait depuis combien de temps, exactement, que j'ai dormi seul ? Est-ce que je pourrais seulement fermer l'oeil, en sentant son souffle dans ma nuque ? Son étreinte était forte, comme s'il serrait une peluche contre lui. Déglutissant, je balbutiais, pas sûr de mes paroles.

« ... je suppose. »

Et j'essayais de fermer mes paupières en ne souhaitant qu'une chose ; que ce cauchemar cesse.


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   

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Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18

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