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 Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18

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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Ven 21 Aoû - 5:21

Une histoire de baignoire.... De douche.
Holguin J. Faust & Vsevolod Varlaam
Ses paroles tout comme ses gestes rebelles s'adoucissaient, ils laissaient leur place à ce regard effrayé, ce regard empli d'effroi qu'il me lança alors que je commençai à peine à me mouvoir en lui, mon bassin se lançant dans un rythme effréné. Je ne prévoyais pas le ménager, au contraire. Je prévoyais le défoncer en forcené, graver cette douleur en lui au point qu'il ne l'oublierait jamais, c'est bien ce que je me répétais depuis le départ, depuis que j'avais commencé à le remettre à sa place et c'est alors ce que je commençai enfin à accomplir. Ce dessein, je le mènerais à bien mon cher Faust. Nous avions la soirée devant nous qui nous attendait et j'aurais bien aimé dire la nuit, mais je travaillais le lendemain. Je devais dormir. Deux heures suffiront certainement, pour mon repos? Pour le reste de ces heures, nous les passerons ensemble et je lui apprendrai ce qu'étaient la souffrance et le plaisir mélangés. Je me doutais qu'il le ressentait, ses gémissements et ses geignements le trahissant, son membre pulsant n'aidant pas non plus sa cause. Je faisais en sorte de frapper sa prostate à chaque coup, la malmenant sans la moindre once de pitié. Après tout, ce concept me faisait défaut et, au fond, ce n'était pas plus mal.

Cependant, il y avait une chose qui me déplaisait dans cette position. Bien que je pouvais le marteler à mon bon vouloir, ce que je faisais encore et encore, je ne voyais pas son visage. Je ne pouvais apercevoir ses expressions que lorsqu'il daignait me lancer un regard, je ne le décidai pas. Je n'appréciais pas ce fait. Je voulais voir ses traits se déformer, les contempler et apprendre où je devais taper, ce qui lui faisait mal, ce qui lui donnait envie de jouir. Sa virilité pulsait, mais il s'obstinait et refusait d'y toucher de lui-même. Ça ne m'étonnait pas, cet homme avait un orgueil bien présent, dirais-je surdimensionné pour sa petite taille? Il était fier et cette fierté ne se briserait pas en un clin d'œil ou un claquement de doigts. Soit. Mais lorsqu'elle se briserait, il serait alors bien plus difficile de recoller les morceaux. Ils s'éparpilleraient loin les uns des autres en millier de petites pièces effritées et, même si par un quelconque miracle il réussissait à les rassembler, du moins, les plus gros morceaux, les fissures resteraient présentes et quelques petites entailles resteraient vides, trouées, un peu comme avec un vase. Il ne pourrait la reconstruire complètement et il me suffirait dès lors d'appuyer sur ces parties plus fragiles.

Alors, quand te briserais-tu, dis-moi?

Seulement, soudainement, ses gémissements me semblèrent plus étouffés et je savais bien que sous les coups, il ne pouvait garder la bouche fermée. À moins de se mordre? De s'intimer le silence? J'en donnais un plus violent, m'enfonçant jusqu'à la garde avant de me pencher à nouveau sur son corps, mes lèvres encore tâchées de son sang s'approchèrent de son oreille, allant y susurrer tout au creux de cette voix neutre et froide et, pourtant, aussi si sinistre : "M. Holguin, je croyais vous avoir dit de ne pas vous faire mal?" C'était un murmure aussi faible qu'un battement d'ailes, tandis que ma main tenant sa hanche remontait, la longeant de mes doigts à peau rude, allant rouler ce piercing et le tapoter. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Cinq fois. Je repris alors la parole, une fois mon index posé sur la bille et l'écrasant contre sa peau d'une petite pression, rien de trop fort. "Maintenant. Sois calme et écoute-moi. Sois docile et ne cherche pas à me résister." Mon doigt se mit alors à peser plus fort, écrasant le piercing doucement contre une vertèbre lombaire. "Ou cette fois-ci, je l'arrache. Je t'ai assez averti, je ne te donnerais plus d'autres chances. C'est bien clair?" Ma voix était sèche, ma voix était sérieuse. Obéis-moi Faust, obéis-moi ou tu le regretteras, le regretteras au point d'être né.

J'attendis plus ou moins sa réponse. Gardant ma clef de bras bien solide, mon autre main délaissa le bijou métallique pour choper son épaule et le relever, le redresser tout en restant en lui. Il était serré, il se contractait depuis le tout début autour de ma colonne de chair, l'enlaçant dans une étreinte grisante. C'était étroit, c'était agréable et ça faisait un bien fou. Il faut aussi dire que cela faisait un moment que je n'avais pu profiter d'un tel instant, où je n'avais pu baiser avec quelqu'un. Cet homme, je me demandais si c'était aussi son cas, mais seulement pour un court laps de temps. C'est lorsqu'il fut bien passablement droit que je le relâchai son poignet, libérant son bras qui, je me doutais, devait lui élancer. Sans plus de façon, je me retirai d'en lui, sa chaleur me manquant aussitôt et mon membre bien dressé hurlant à l'infamie. L'air était bien froid, désormais. Sèchement, je le retournai, le guidant sur la paroi à nos côtés, et non celle d'en face avec le pommeau. Je l'y plaquai de dos, joignant ses deux poignets au-dessus de sa tête, les tenant d'une main. Il était vraiment petit comparé au mastodonte que j'étais. Je dus m'abaisser pour être à la hauteur de son visage, mes lèvres allant happer sauvagement les siens, tandis que je cherchai à plonger mes yeux bleutés dans les siens. Ils lui déconseillaient de tenter quoi que ce soit qui pourrait me déplaire. Mon autre main vint se placer sous son menton, le relevant vers moi et l'empêchant de se désister au baiser. Il valait mieux pour lui qu'il ne me morde pas. "N'oublie pas, je n'hésiterais pas à te lacérer si tu oses faire un quelconque geste suspicieux ou me désobéir." Que je soufflai contre sa bouche, avant de glisser à nouveau la mienne près de son oreille, lui ordonnant dans un susurrement : "Passe tes mains autour de mes épaules et tiens-toi fermement." À mes mots, je libérai ma poigne, mes mains parcourant dès lors son corps en descendant jusqu'à ses fesses, prêt à le soulever. J'attendais qu'il s'exécute et il valait mieux pour lui qu'il s'exécute.
 
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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Dim 23 Aoû - 14:42







Je pensais pouvoir éteindre ma voix, pouvoir me taire un peu plus en continuant ainsi. En endurant ses coups. En continuant de plier sous sa violence. Mais lui n'était pas prêt de me laisser faire. C'était plus qu'un viol, plus qu'une partie de jambes en l'air. Je n'étais certainement pas prêt, en sachant ce qu'il me réservait encore. Je ne pu que relâcher ma lèvre en échappant un cris rauque, qui s'écrasait contre les parois de la douche, contre le carrelage froid. C'était bon, autant que douloureux. Encore une fois, je vacillais entre le plaisir et la souffrance, entre cette prostate qui me procurait du désir et les parois de mon intimité qui se déchiraient sous la violence de son passage. Ses paroles résonnaient entre les murs, me faisant trembler pendant que je l'écoutais, que je ravalais ma salive tout en essayant de me concentrer sur quelque chose d'autre que cette présence brutale en moi, autre que cette voix de serpent à sonnette. Sauf que rien ne marchait. Malheureusement, je ne pouvais que l'écouter, sentir ce souffle qui se rapprochait de mon oreille, de cette pression et de cette violence qui déchirait mes muscles, l'intérieur de mon corps. Et les phrases qu'il m'annonçaient me donnaient envie de hurler de plus belle. C'était mon corps, le mien ! Pas le sien ! Je voulais juste faire ce qu'il me plaisait, même pendant qu'il était en train de l'abuser.  J'allais répliquer, avant de sentir la tendance changer. L'air se faisait lourd, étouffant pendant que ses mains se glissaient sur mon corps, à nouveau. Ce contact était rugueux, malgré l'eau qui avait ruisselé sur ma peau. Il était dur, sec, lorsqu'il effleura la barre de fer qui traversait ma peau, ce piercing auquel je tenais tout de même. Il n'allait pas l'arracher, hein... Pas du tout. Il pouvait pas, c'était du bluff. Enfin, je disais ça mais il était tout de même en train de me prendre. Cet homme était agressif.

« A-h... Kh. Ok. D'accord, j'ai compris. »

Lâche le maintenant. Relâche la pression, ça fait mal. Je me resserrais sans même le vouloir autour de lui, ne cessant de penser que ma chair pouvait se fissurer à n'importe quel moment, me disant qu'il en fallait peu pour qu'il ne vienne me l'arracher avec brutalité. Je grimaçais certainement, me mord... Non. Je serrais les dents, baissant la tête. C'était bien trop, là. C'est bon, t'as eu ce que tu voulais, connard.

« C'est... Clair. »

Ma voix était tremblante, restant parfois bloquée en travers de ma gorge. Je n'arrivais pas à sortir les mots que je voulais et de toute façon j'avais bien trop peur. Et en même temps, je n'étais pas capable de les ravaler, formant ainsi une boule désagréable, me donnant envie de suffoquer sous l'angoisse et la tension qui se faisait insupportable. Encore plus lorsque mon corps se raidissait, se courbant vers l'arrière sous la pression. C'en était douloureux, encore plus lorsqu'il forçait sur mon épaule. J'étais à présent droit, mes jambes tremblantes pendant que j'essayais de garder l'équilibre, me foutant pas mal de me resserrer autour de lui. Outre le fait qu'il paraissait plus imposant à l'intérieur, ça me permettait de garder un peu plus d'équilibre, bien que c'était fortement gênant. Même si pour cet abruti, ça devait être l'extase. Rien qu'à cette pensée, j'en fulminais presque, mes joues devant certainement cramoisies. Et lorsqu'il me relâchait, je ne pouvais qu'éprouver l'extase. Ça faisait du bien et mes muscles se tendaient pendant que je récupérais aussitôt mes membres.

Néanmoins, je ne comprenais pas pourquoi il se retirer. Mes yeux s'écarquillaient, une autre crainte se réveillant en moi. Et quoi ? C'était quoi maintenant ? Quelle autre chose allait-il trouver pour s'amuser et pour me rabaisser ? Le vide qui se trouvait en moi me faisait du bien, autant qu'il me perturbait, à présent. Depuis combien de temps n'avais-je plus baisé avec quelqu'un ? Bien plus que je ne le pensais. La dernière fois... Je ne sais même plus quand c'était. Et je n'avais eu qu'une seule fois où Phebus m'avait prit ma virginité, ce salaud. Je préfère quand même que ce soit lui qui l'ai eu que ce bâtard aux cheveux blonds. Je me retournais sans plus de manière, entraîné par sa poigne et percutant le mur glacé. Pour une fois, j'avais plutôt envie de chaleur, ma peau frémissant juste en sentant le carrelage froid, me faisant avoir la chair de poule. J'avais bien fait de profiter de mes bras, car j’eus à peine le temps de m'en remettre qu'il me les levaient, m'obligeant à lever les bras et à raviver la douleur au niveau de mon épaule, provenant de cette morsure, de cette entaille qui saignait encore de temps à autre.

Je baissais la tête, détournant son regard congelant. Je ne pouvais pas me cacher et ce rustre était en train de me regarder. Je pouvais sentir ses pupilles me détailler, me rendant totalement malade. Pour dire, je n'osais même plus me défendre, mes bras restant par dessus ma tête, ne forçant plus contre sa poigne. Je ne faisais que serrer les poings, me retenant de hurler. Non, ça lui ferait bien trop plaisir, il serait bien trop heureux de pouvoir me rendre la pareille. En pire. Je le fuyais du regard, jusqu'à ce que je sente ses doigts sur mon menton. Il me le relevait et je le voyais se rapprocher. Instinctivement, je voulais me reculer, déglutissant à son approche. Non, dégage. T'as pas le droit. Tu peux pas aller si loin. Prends mon corps si tu veux, mais mes lèvres ne sont pas une simple friandise. La boule au niveau de ma gorge se resserrait, ma pomme d'Adam montant et descendant lorsque je ravalais ma salive, mon cœur ratant plusieurs battements. Ses lèvres se fracassaient contre les miennes avec la même violence que ses coups de reins, pendant que je plissais les yeux, ayant du mal à suivre le rythme. C'était... Chaud. Sucré, salé ? Le goût de fer y était toujours présent, celui du sang de mon épaule, celui de ma lèvre qui était fissurée de par mes canines. Les siennes s'écrasaient contre les miennes, se percutant encore et encore, me mettant hors d'haleine.

Jusqu'alors, je n'avais jamais été aussi apeuré, je pense. J'aimais juste pas qu'on s'accapare ma bouche de cette manière. Ma lippe se gonflait sous la pression, me gênant quelque peu avant que je n'entende sa deman... Ou plutôt son ordre. C'est en tremblant que je passais mes bras autour de ses épaules, me rapprochant à contre cœur de ce corps bouillant, ce corps qui me désirait avec avidité. Il en avait envie et pas qu'un peu. Je pouvais sentir sa virilité contre la mienne, tout aussi dure, cherchant plus de contact. Sa peau était douce, rugueuse à certains endroits. Maintenant, je pouvais observer ses cicatrices, ces brûlures qui lui balafraient le torse, le visage. C'était intimidant. Étrangement, une petite voix dans ma tête me hurlait de ne pas trop lui chercher des noises. La preuve, la sanction était radicale. Je devais lever mes bras pour m'accrocher à lui, ma taille ne me permettant pas, mais alors pas du tout, de le dominer. Le souffle contre mon oreille était grisant, tout autant que ses contacts qui pouvaient se faire soit doux et agréables, soit rudes.

Ses mains sur mon corps parvenaient à faire en sorte qu'il s'arque, mon torse contre le sien, mes jambes s'entremêlant presque dans les siennes. Il allait me soulever... Hein ? Il allait vraiment me prendre de face ? Je préférais encore être de dos, de ne pas le voir. Qu'il ne puisse pas croiser mes sentiments, qu'il ne puisse pas voir les larmes qui humidifiaient mes yeux. C'en était gênant. Moi qui ne pleurait jamais, me voilà dans de beaux draps. Mes doigts s'agrippaient à sa nuque, fermement. J'avais de la force, hein, faut pas le croire. Juste que face à lui, je ne rivalisais pas. Vraiment pas. Je n'étais qu'un gardien, un ancien flic, sans plus. Je connaissais les trucs de base et j'enquêtais surtout sur quelques domaines, j'étais à moitié sur le terrain.

« Ça te va... Comme ça ? »

Je posais mon front sur le haut de son torse, soufflant un instant ces quelques mots d'une faible voix. Mon orifice me brûlait déjà, cette sensation de vide, de dilatation soudaine laissait des traces. Ça faisait mal, c'était presque mieux qu'il revienne à l'intérieur. Juste à ses pensées, je devenais écarlate, serrant les dents. À quoi j'étais en train de penser, là ?! Ressaisis-toi, te laisse pas abattre, merde ! Je serais les poings, attendant simplement qu'il s’exécute. Je l'avais écouté, j'ai obéit, alors maintenant, j'espérais au moins qu'il serait un homme de parole.


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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Lun 24 Aoû - 19:30

Une histoire de baignoire.... De douche.
Holguin J. Faust & Vsevolod Varlaam
Ses mots me ravirent, il acceptait donc, bien que ce fut de mauvais gré. Maintenant, il devait donc simplement s'y tenir et, ça, à savoir s'il en serait capable ou non, je le découvrirais bientôt. Au moins, semblait-il avoir saisi que plus aucune erreur n'était permise, à moins qu'il ne souhaite perdre ce piercing et tacher le bain de sang. Et, ce piercing, l'arracher ne serait pas suffisant, ce que j'en ferais par la suite, il valait mieux qu'il l'ignore, sauf si je désirais qu'il rende ses repas, qu'il vomisse le contenu de son estomac. Il n'avait pas besoin de le savoir, il le découvrirait s'il me désobéissait à nouveau. Je lui ai dit, bien assez d'avertissements avaient été donnés et j'ai été assez patient, surtout si on prenait en acompte mon état de fatigue. Normalement, j'aurais pris plus de temps, mes avertissements auraient été plus concis et peut-être aurais-je laissé passer quelques petites choses. Mais, aujourd'hui, ce ne serait pas le cas. Soit il apprenait, soit j'allais le lui apprendre. Tout en parlant, il se resserra autour de ma colonne de chair, me procurant cette vague de plaisir plus que délicieuse. C'était à se demander s'il n'en avait réellement pas l'habitude, de plaire à un homme et de le satisfaire.

Et ce fut encore plus agréable lorsque je le redressai, son étreinte devenant un pur étau d'exquise chaleur. Je l'aidai à maintenir son équilibre quelque peu précaire aux premiers abords, puis plus solide une fois bien droit. Ce fut ainsi un peu plus à regret que je me retirai, le temps de le retourner sèchement et d'emprisonner ses poignets contre la paroi de la douche. Mes yeux parcoururent son visage, descendant vers le bas. Certes, ils restaient froids, si glacials que l'arctique paraissait soudainement bien chaud, mais une lueur d'envie s'y dissimulait. Il avait un corps désirable, agréable, et il m'enchantait. Alors, autant en profiter. Ses lèvres furent la prochaine partie de lui que je marquai et je le vis, le sentis, vouloir se reculer, de même que déglutir. Après tout, un baiser, c'était intime, c'était ce que faisaient les amoureux, ceux qui s'aimaient plus que ceux qui s'envoyaient tout bonnement en l'air pour le plaisir de la chair. Il relevait de quelque chose de plus important, il avait une signification bien plus profonde et je la brisai. On ne fera pas que baiser, on fera aussi l'amour, tout du moins, ce qui s'en approche le plus. Certes, le départ aura été brutal, toutefois, je sais me montrer doux et tendre lorsqu'on m'écoute. Je peux reléguer la violence aux oubliettes, le temps d'une obéissance sans faille.

Sauvagement, je profitai de ses lèvres un court instant, allant murmurer mon ordre à son oreille et il s'exécuta. Je m'étais penché pour lui permettre d'entourer mes épaules et ma nuque de ses bras. J'étais bien grand après tout et ça en serait plus facile pour lui. Un vague sourire ourla mes lèvres, indéchiffrable. Tout en déposant un baiser tendre sur son front, je répondis à sa question, à savoir si ça allait. "C'est parfait." Il avait obéi, je saurais alors le récompenser et me montrer moins brusque. Cachant son visage contre mon torse, il se tenait fortement à mon cou, tandis que je le soulevais sans grande difficulté. Il était plus petit et je ne le trouvais pas bien lourd. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il faisait poids plume, mais, dans mes bras, il ne faisait pas non plus poids lourd. J'avais empoigné chacune de ses fesses, ces deux amas de chair, les tenant fermement avant de les écarter l'une de l'autre avec délicatesse. Maintenant à bonne hauteur, je pouvais nicher mon visage au creux de son cou et de son épaule, ce que je fis, allant déposer des baisers du côté où je ne l'avais pas mordu. Je dévorai alors son cou, montant jusqu'à son oreille où je suçotai malicieusement le lobe, soufflant : "Tiens-toi bien avec tes jambes aussi."

Ses jambes, je m'étais d'ailleurs placé entre, les relevant quelque peu, qu'elles puissent s'installer confortablement sur mes hanches. Je voulais avoir un plus grand champ d'action pour la suite à venir. J'aperçus ce rouge qui prenait d'assaut la peau de son visage, mais je ne dis mot. Cela ne m'empêchait pas de me poser quelques questions, notamment sur leurs raisons d'être. Seulement, je ne voyais pas l'intérêt de les poser à voix haute. Doucement, je me présentai à nouveau à l'entrée de son intimité, le pénétrant avec beaucoup moins de violence cette fois-ci. Lentement, avec encore une délicatesse qu'on ne me croirait probablement pas capable de posséder, j'allai jusqu'au fond, jusqu'à la garde de mon membre. Il palpitait et était plus qu'heureux de retrouver la chaleur de son intimité. En ce court laps de temps, elle lui avait atrocement manqué et il avait bien haï l'air froid et chargé d'humidité de la salle de bain. Sans hésitation, sans me gêner, j'allai presser le bout de ma virilité contre sa prostate qui avait été malmenée par mes coups de boutoir un peu plus tôt. Là, peut-être la cajolerai-je, enfin, tout dépendrait de Faust. J'appliquai le dressage que l'on donnait au chien, celui basé sur la récompense, mais aussi les conséquences. S'il ne voulait pas souffrir et qu'il désirait que je poursuive dans cette voie plus agréable, il savait ce qu'il devait désormais faire.

Le maintenant contre la paroi, son dos appuyé contre le carrelage, j'entamai de longs vas et viens langoureux, mon bassin montant et descendant, mon corps plaqué contre le sien, écrasant son anatomie entre nos deux ventres. Je le tenais contre moi, ma respiration se faisant quelque peu rauque au fur et à mesure de mes coups. Cette position était loin d'être dépourvu d'efforts physiques, c'en était au contraire bien essoufflant et épuisant. Ça aurait été certes moins difficile de l'étendre au sol et d'écarter ses jambes, toutefois, cela demandait que l'on sorte de la douche, j'étais bien trop grand pour m'étendre dans le fond du bain. Cependant, cela prendrait du temps et je refusais de le lui accorder, il ne devait pas pouvoir penser, il ne devait pas pouvoir réfléchir, il devait être pris dans le moment présent, ni dans le passé, ni dans le futur. Je revins chercher ses lèvres des miennes, l'embrassant avec douceur cette fois-ci, ma langue cherchant à se frayer un chemin jusqu'à sa consœur, mes yeux se posant dans les siens, lui intimant de me laisser passer. Autrement, un petit coup de boutoir un peu plus féroce pourrait bien resurgir.      
 
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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Mar 25 Aoû - 17:06







Réponse perdue à cause de Faust, tellement débile, qu'il a édité au lieu de faire "citer".


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Dernière édition par Holguin J. Faust le Jeu 27 Aoû - 3:48, édité 2 fois
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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Mer 26 Aoû - 3:37

Une histoire de baignoire.... De douche.
Holguin J. Faust & Vsevolod Varlaam
Ses jambes s'enroulèrent autour de ma taille, réduisant un peu plus la proximité entre nos deux corps. Lui qui cachait pour l'heure son visage dans le creux de mon épaule, n'était-ce pas presque adorable? Pour un grand garçon tel que lui. Enfin, il obéissait sans rechigner. Avait-il finalement décidé de m'écouter ou redoutait-il les punitions de la soirée? Demain, qu'en serait-il? Quoiqu'il en fut, je murmurai à son oreille chaudement, contrastant avec ce ton froid que je prenais depuis le tout début : "Bon garçon." Le traitais-je comme un chien? Certainement. Je ne pourrais dire comme un enfant, car il n'était pas aussi innocent qu'eux, il avait perdu depuis bien longtemps cette lueur candide reluisant dans leurs petites prunelles. Non, c'était un adulte qui connaissait probablement déjà la dureté de la vie, surtout si l'on considérait où il travaillait et où il avait travaillé. Et, aujourd'hui, je lui montrais un peu plus cette dureté dont la vie pouvait faire preuve. Elle était rarement rose, du moins, dans mon monde ne l'a-t-elle presque jamais été. Elle était plutôt rouge. Tout ce que je me souvenais de la douceur relevait de ma mère. Je ne l'avais pas appris lors de mes amourettes, car il n'y en a jamais eu. Il n'y a eu que des partenaires qui ont partagé un bout de chemin, un bout de ma vie, mais ils ont tous terminé par disparaître, souvent sous les bombes et les fusillades. Oui, ceux que j'avais rencontrés et qui avaient écartés leurs jambes pour ma personne, c'était bien souvent des camarades de guerre qui souhaitaient, au fond, profiter d'un peu de bon temps, sachant que demain pouvait être le dernier jour.  

Ou des fous qui désiraient souffrir le martyre pour leur rappeler qu'ils étaient encore vivants.

Cet homme, même s'il pleurait, même s'il chialait contre mon épaule, il restait buté comme une mule et fier tel un paon. Il refusait catégoriquement de se toucher, semblait-il, préférant supporter cette douleur d'un membre gonflé réclamant délivrance. Dans ce cas, le supporterait-il longtemps, très longtemps. Je n'avais pas l'intention de le libérer avant les petites heures du matin et j'étais quelqu'un de difficile à satisfaire, même si cette position m'arrachait quelques râles de plaisir, lui qui se contractait d'une façon plus qu'exquise autour de mon membre. Quand je décidai une chose, je la menais à bien et je décidai que je ne jouirais pas avant que lui-même ne le fasse, avant que ces jets blancs ne s'échappent de son anatomie. En réalité, je pouvais tout bonnement bien me contrôler, je n'étais pas une bête affamée, bien que je n'avais pas assouvi mon appétit sexuel depuis des lustres. D'ailleurs, peut-être était-ce pour ça que mes mouvements, même doux, se faisaient toujours avides? Cherchant à aller plus loin, à explorer cette intimité au grand complet, ne laissant alors rien d'inexploré? Peut-être.

Désormais, il avait la décence de faciliter l'intrusion, s'étant courbé pour me laisser passer, pour m'introduire à nouveau en lui et le marquer un peu plus. Soit il ne voulait plus souffrir, soit il voulait mettre un terme à cette scène le plus rapidement possible. Pour la première option, cela dépendrait comme dit de lui, pour la deuxième, c'était malheureusement impossible et il devait probablement le savoir, s'en être rendu copte. Je n'étais pas quelqu'un qui y allait de mains mortes, non, au contraire. Je faisais quelque chose, je le faisais bien, que cela en déplaise. Je le sentis sursauter, son corps faisant un minuscule bond contre ma personne. Était-il surpris? De ce plaisir que je pouvais aussi lui faire partager? Que sans douleur, son point sensible lui montrerait le paradis, lui ferait goûter l'ivresse des cieux? Peut-être, peut-être pas. J'aurais aimé apercevoir l'expression de son visage, la contempler pour apercevoir la ribambelle d'émotions qui devaient bouillir en lui. Pour une seconde fois, je le sentais sursauter à nouveau lorsque son dos rencontra la paroi. Cette fois, je me doutais, c'était dû à la froideur du carrelage. Elle avait eu le temps de perdre la chaleur qu'elle avait accumulée sous la douche.

Mes oreilles se laissaient bercer par ses soupirs, par sa voix gémissante sous les coups, même s'il tentait de l'étouffer vainement. C'en était impossible, au fond. Je faisais en sorte, après tout, de taper dans cet endroit à chaque coup, de lui procurer du plaisir, plaisir honteux qui devait l'humilier et le rendre fou de rage. Quand bien même, il avait retenu la leçon de garder cettedite rage en lui et de ne pas la cracher, de ne pas la hurler. Lentement, je lui apprendrais bien des choses, je le dresserais. Je n'avais pas prévu de montrer cette facette à mon colocataire, souhaitant avoir une relation dite normale par la société. Maintenant que le pas était franchi, je ne pouvais pas revenir en arrière et je ne me retiendrai donc pas. Viens, je te ferais vivre à la fois un enfer et un paradis. Je n'étais pas qu'un démon, je savais aussi tenir parole, ce qui leur faisait défaut. Ils n'étaient que vicieux et sournois, eux. Ne devait-il pas se contenter chanceux d'être tombé sur moi plutôt que sur un autre? Non. Puisqu'au fond, il n'avait pas de chance, il en aurait eu si son chemin n'avait pas croisé le mien ou s'il n'avait pas éveillé cette partie de mon caractère.

J'aperçus ses yeux vaciller, c'est qu'il n'aimait pas que je l'embrasse. Peut-être aimait-il cela encore moins que le reste? Comme si cette chose était intime, réserver qu'aux amoureux. Dois-je avouer que ce n'était pas totalement faux. Cependant, je voulais qu'il oublie ça et que la prochaine fois qu'il embrassera quelqu'un, ce ne soit alors que mes lèvres qui lui viendraient à l'esprit. Je déposerais un baiser sur sa bouche autant de fois qu'il le faudra pour ce faire. Je te briserais, je l'ai dit, et ce ne serait pas qu'un peu. Mes lèvres s'entrechoquèrent contre les siennes, se mouvant au rythme de mes coups, se pressant un peu plus contre elles lorsque je montais et s'éloignant quelque peu lorsque je descendais. Une larme roula sur ses joues, j'en fis fi. Je n'allais pas cesser la progression de ma langue dans sa bouche pour si peu. Elle s'enfuyait d'ailleurs de la mienne, allant se cacher. Je plissai les yeux, donnant un coup plus brusque, fort et profond en représailles. Ne m'évite pas, Faust. Je ne crus pas bon d'interrompre le baiser pour lui expliquer la chose, ce coup et le regard que je lui offrais devraient suffire - enfin, s'il ouvrait à nouveau les paupières et dévoilait ses iris sombres. Comme je l'avais remarqué, il était assez intelligent pour comprendre. Ce n'était pas une sale bête.

La sueur perlait sur ma peau, ruisselait un peu à la manière des gouttes d'eau, le long de mon corps. Même s'il acceptait d'engager sa langue dans un ballet langoureux avec la mienne, le rythme que j'entrepris ne se ralentirait pas. Non, j'en avais pris un pour le faire crier de plaisir. Des coups rapides en profondeur qui savaient où frapper, voilà ce que je lui offrais. Cette position, je la maintiendrais aussi longtemps que je ne m'en lasserais pas, bien que d'autres se glissaient déjà dans mon esprit. Il aurait le droit d'en expérimenter plusieurs, je lui en montrerai certaines qu'il n'avait probablement jamais essayées. Et celle-ci? L'avait-il déjà essayé? Je me doutais qu'il n'était pas vierge de ce côté, mais loin d'en avoir eu l'habitude. Mes doigts étaient fermes autour de ses fesses, presque crispés, et je les écartai pour me permettre de passer un peu mieux et de m'introduire davantage. Ne me refuse rien, Faust, ou tu crieras... au moins, ce sera de plaisir, mais aussi de frustration. Car, oui, je le faisais exprès, je faisais exprès d'écraser son membre de mon bas-ventre, me collant à son corps lorsque je remontais en lui. Et, à chaque fois, lorsque je redescendais, je m'en écartais pour recommencer le manège. J'étais un homme, moi aussi, et je savais que ce n'était pas suffisant pour jouir, sachant aussi à quel point cela pouvait être frustrant. Je le repousserais à ses limites, c'est promis.
 
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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Jeu 27 Aoû - 3:46







Sa voix me glaçait le sang. Me prenait-il réellement pour quelqu'un que je n'étais pas ? Comme un gamin à qui il devait refaire son éducation, ou voir, à son chien ? J'avais juste envie de hurler, j'étais pas son clebs. L'intonation qu'il prenait me nouait la gorge de plus belle, m'empêchant de produire la moindre parole. J'étais incapable de répliquer, incapable de le remettre à sa place. Après tout, j'avais bien trop peur d'empirer mon cas. Le silence régnait dans la pièce, il n'y avait que ma respiration hachée, celle que je voulais garder pour moi, refusant de lui laisser ce plaisir de m'écouter. Mon corps se rapprochait du sien à chaque mouvement, chaque poussée qui ne faisait que me pénétrer d'avantage. Il ne pouvait qu'explorer encore et encore cette intimité qui était mienne, jusqu'à ce qu'il ne vienne la pénétrer. Cet homme la connaissait bien, maintenant. Il savait où taper, comment s'y prendre. Il était doué, c'est vrai. C'en était grisant, autant qu’écœurant. Je ne voulais pas gémir, encore moins contre sa bouche, contre ces lèvres qui s'attaquaient aux miennes. Cette langue qui s'infiltrait me donnait envie de mordre, de le dégager de mon corps. C'était chaud, humide, contrairement à son regard qui me donnait froid.

Je voulais bien l'y voir, lui, à se retrouver face à quelqu'un d'autre, de se voir dans la même position que moi. Qui aurait cru qu'il me serait arrivé ça aujourd'hui ? Comme quoi la vie est parfois bien injuste en vous réservant des tonnes de surprises. Je pense que je n'en étais pas à ma dernière, croyez-moi. Était-il réellement conscient de ce qu'il était en train de faire ?

Ses yeux ne le trahissaient pas. Pour ma part, je préférais fermer les miens, éviter ce contact bien trop gênant. Alors je devais me concentrer sur cette bouche qui s'accaparait la mienne, sur cette langue qui se frayait un chemin entre mes lèvres, quémandant l'accès. Sauf que je n'aurais pas du l'éviter. Son coup avait été fatal, il m'avait fait écarquiller les yeux, mon corps faisant un bond contre le sien. Je m'agrippais à ses épaules, mon torse se soulevant à un rythme saccadé. C'était bon en même temps que douloureux, mais je commençais à m'y faire, de cette présence. Elle me comblait, me complétait et au final, mon corps commençait à apprécier le traitement, d'un côté purement sexuel. Depuis quand ne m'étais-je plus envoyé en l'air avec quelqu'un ? J'échappais certainement une larme que je ne voulais pas, celle qui s'effaçait sur ma joue à cause de la sueur, rendant ma peau bien plus salée qu'elle ne l'était avant que je ne sorte du bain. C'est bon, j'ai compris. Je devais jouer le jeu, c'est ça ?

J'entrouvrais les yeux, lui accordant un regard fatigué. Je n'en pouvais plus, alors je finirais par m'abandonner dans ses bras. La gorge nouée, je passais maladroitement ma langue contre la sienne, jouant inconsciemment de ce piercing qui l'ornait, ce dernier montant et descendant pendant que je la bougeais, la frottant contre celle de ce blond. J'espérais juste qu'il n'ai pas l'idée de l'arracher, lui aussi. J'aurais tant voulu qu'il n'apprenne pas son existence. Enfin, c'était trop tard. Au final, qu'est-ce que je connaissais de lui ? Rien. Nada.

Alors je me contentais de le fixer, abandonnant à l'idée de passer un moment agréable. Que me voulait-il, réellement ? Était-ce franchement ce qu'il voulait ?

Mes doigts s'agrippaient à sa nuque, mes jambes glissant contre ses hanches, recherchant toujours à s'accrocher d'avantage. Je n'étais pas doué pour le domaine physique, ça devait faire un bon moment que je n'avais plus fait de sport. Mon corps était bien moins entretenu qu'auparavant, mon boulot de gardien me demandait moins d'effort physique que lorsque j'étais policier. C'était difficile de se maintenir à lui, à supporter ce plaisir, m'obligeant à se resserrer encore et encore autour de lui, me rendant la tâche plus ardue et compliquée qu'elle n'aurait dû l'être. Mon souffle s'écrasait contre sa bouche, alors que je tentais de suivre ses mouvements. Au final, c'était moins douloureux d'aller dans son sens, de supporter ce calvaire encore un instant.

Allait-il franchement tenir le rythme ? Quel âge avait-il ? Certainement proche du mien, tout du moins, je suppose. J'espérais qu'il en finisse, qu'il se lasse de la situation. Je voulais juste dormir, espérer que ce qui se passait à l'instant n'était autre qu'un mauvais rêve, un simple cauchemar qui me rendrait vite à la réalité, me réveillant dans ce bon vieux lit aux côtés de mon chat.

Juste ça, je n'en demandais pas plus. Je voulais me défaire de cette douloureuse étreinte, de ce souffle contre ma peau, de ces mains qui m'agrippaient le postérieur, me donnant un contact plus que désagréable en plus de sentir mon sexe contre son bas ventre, ce dernier se retrouvant écrasé de temps à autre en même temps que mes testicules, m'arrachant de larges frissons. Je ne me libérerais pas, je n'y toucherais pas. Je ne le ferais pas, j'avais bien trop de fierté pour me rabaisser à ce niveau. Et cette langue, je voulais la quitter. Bien qu'elle était agréable, douce, contrairement au reste de ses gestes. Elle était taquine, cherchant à continuer plus loin. De mon côté, je faisais de mon mieux pour le satisfaire, pour éviter un prochain coup de buttoir un peu trop violent, même s'ils ne faisaient que s’accroître, de devenir de plus en plus rapide. Je ne ressentais presque plus cette douleur au niveau de l'orifice, la plus éveillée était celle de mon épaule que je n'oublierais pas de si tôt.

Mes yeux le regardaient, presque tristement, las. Je tentais de distinguer quelque chose, une quelconque forme de vie, autre que la haine, que la rage et la domination. C'était difficile, dans cet océan bleuté, dans ce cercle si profond. Je m'y perdrais presque, dans cette abysse dénuée de sentiments, d'émotions. Que gagnerais-tu, sincèrement, mis à part le fait que je ne te cherchais plus jamais de noises ?


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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Lun 31 Aoû - 5:55

Une histoire de baignoire.... De douche.
Holguin J. Faust & Vsevolod Varlaam
Ses yeux, ils fuirent les miens, se dissimulant sous des paupières closes jusqu'à ce coup de bassin un peu plus fort, un peu plus puissant. Là, ils s'ouvrirent à nouveau, s'écarquillant et vacillant. Je voyais cet abandon qui le prenait lentement d'assaut, lui qui commençait finalement à renoncer à me tenir tête, jetant au placard ses envies rebelles pour enfin accueillir convenablement ma langue de la sienne. Certes timide et maladroite, mais au moins prenait-elle la peine de s'engager dans un ballet avec sa consœur. À l'occasion, je constatai l'existence d'un autre piercing, un trônant sur cettedite langue. Froid, le métal se faisait vivement sentir, contrastant avec le muscle chaud et humide. Machinalement, je le taquinai, le faisant rouler à mon tour et passant ma langue sous, dessus, sur les côtés. Je l'explorais, je le dessinais, j'apprenais à le reconnaître comme j'apprenais à connaître le reste de sa bouche. Ce n'était pas un baiser chaste, c'était un baiser désireux, un baiser avide, et je me plaisais à le tourmenter. Vaguement, je me disais que Faust devait avoir un petit côté masochiste, s'il aimait tant les piercings, la peau trouée par une aiguille. De même, une idée se glissa discrètement dans mes pensées, une petite question y taraudant. Si un autre bijou de ce type venait marquer sa belle peau, où prendrait-il place? Où siégerait-il? Où serait-il le plus joli, le plus approprié?

Ses mains, ses jambes, ils se crispaient autour de mon corps, se resserraient. Cette position, je me doutais, ne devait pas être si aisée à tenir. Tout comme elle me demandait de l'effort, elle devait lui en demander tout autant. Sous mon coup plus violent, ses doigts s'étaient resserrés dans mon dos et j'espérai un instant que ses ongles n'aient pas eu la charmante intention de me laisser quelques griffures en souvenir. Je ne relâchai ses lèvres que lorsque je le sentis à bout de souffle, le laissant alors respirer quelque peu. Son intimité s'habituait, cela se sentait et c'en était même bien plus agréable. Agrippant un peu plus fermement ses fesses, je m'enfonçai jusqu'à la garde, un petit râle de plaisir s'échappant de ma bouche pour mourir contre la sienne, étant resté bien prêt. Je n'étais pas insensible, même moi faisais quelques bruits lorsque la sensation était délicieuse, grisante. C'était normal, c'était humain et, aux dernières nouvelles, j'étais encore humain. Froid et agissant à la manière d'une machine, d'un automate, mais encore fait de chair et d'os, ressentant le bien-être tout comme le mal-être.

Ne souhaitant pas qu'il s'écroule dans mes bras, je décidai que changer de position ne serait pas mal venu. Son regard était fatigué, il n'avait plus la force de me résister ou seulement l'envie. Ainsi, il ne devrait pas causer de problèmes et même s'il osait ou tentait, le remettre à sa place et lui faire baisser la tête ne serait ni compliqué ni difficile. Une de mes mains se glissa complètement sous lui, le soutenant de mon avant-bras, tandis que l'autre longeait son corps pour se faufiler derrière son dos, me reculant d'un pas pour le décoller de la paroi froide de la douche. Tout en le tenant solidement contre moi, je lui murmurai : "Tiens-toi bien." Et j'entrepris par la suite de sortir du bain, passant une jambe, puis une seconde. Je bougeais en lui au rythme de mes pas, de mes mouvements. Il était hors de question que je délaisse pour longtemps son intimité, alors je restai en lui tout bonnement. C'était confortable, ça me réchauffait et me faisait frémir. Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas ainsi senti et j'en profiterais donc. Je faisais deux pierres d'un coup, si l'on rajoutait la punition à l'équation. Au moins pouvait-il se contenter chanceux qu'elle ne soit pas orientée que sur la souffrance, que sur une douleur insupportable, mais aussi sur le plaisir charnel. Ou peut-être pas.

Je m'approchai du comptoir près du lavabo de porcelaine, ma main délaissant son dos pour balayer ce qu'il y avait : rasseoir, dentifrice, verre, mousse à raser, serviette, brosse à dents, peu importe, tout se retrouva sur le côté, laissant bien assez de place pour y déposer son postérieur, ce que je fis par ailleurs. Cette nouvelle position serait alors bien moins difficile à tenir pour lui ainsi que pour moi et, en même temps que je le déposais sur cette nouvelle surface froide, je lui dis : "Tu peux lâcher mes épaules, désormais." Toutes ses actions, je les dicterais. Ce ne serait peut-être pas de A à Z, cependant, ce serait pour une grande partie. Pourquoi? Pour lui apprendre à qui il devait obéir, pour qu'il ne puisse plus penser, agir, sans en avoir reçu l'ordre. C'était une utopie, certes, toutefois, elle avait quelque chose d'attirant et je ferais en sorte de m'en approcher le plus possible, un peu comme les hommes avec la tour de Babel et leur Dieu. Sauf que moi je me retrouverais pas puni par un Dieu inexistant. Mes mains se posèrent un instant sur ses hanches avant de longer langoureusement ses cuisses chaudes, les pressant jusqu'à ses genoux. Là, s'il n'avait écarté ses jambes, s'il n'avait relâché leur prise autour de ma taille, je les éloignai de mon corps, juste un peu, juste pour dire.

Relevant ses jambes vers le haut, je vins porter ses mollets sur mes épaules. Je cherchai toujours à m'enfoncer le plus loin possible en lui et je prendrai donc la position la plus adéquate pour se faire. Mes prunelles parcouraient son corps, s'en délectaient quelque peu avant que je n'entame à nouveau une cadence rapide et profonde, montant et descendant dans son intimité avec avidité. Mes mains étaient redescendues, avaient à nouveau longé ses cuisses pour venir agripper ses hanches et m'aider à le marteler, rapprochant son bassin quand je plongeai en lui et l'éloignant quand je me retirais. Lentement, je commençai à sortir de son corps pour mieux y entrer à nouveau, tapant toujours et éternellement dans ce point sensible que j'avais découvert. Je l'avais trouvé et je n'étais pas sur le point de le lâcher de si tôt. Je ne le quittai pas des yeux, tandis que je lui demandai de détourner les siens des miens, de regarder derrière nous, de regarder ce miroir qui nous reflétait. Grand, il faisait la hauteur du pan de mur et la largeur d'au moins deux hommes. Situé derrière nous, il va de soi qu'il offrait une magnifique vue sur nos deux corps qui se mêlaient l'un à l'autre, qui ne formait qu'un tout et, moi, je voulais qu'il l'aperçoive, je voulais qu'il réalise un peu plus la situation et que celle-ci se grave davantage dans ses souvenirs. Tu n'oublieras jamais cette soirée, Faust, jamais.
 

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Jeu 3 Sep - 2:24







Cet océan, je m'en souviendrais toute ma vie. De même que cette présence qui ne faisait que me brûler, continuant jusqu'à ce qu'il vienne à me consumer entièrement. La danse entre nos langue se faisait sensuelle et, étrangement, parvenait encore à m'exciter. Je ne te dis pas à quel point c'était frustrant, de ressentir du plaisir tout en étant écœuré de quelqu'un. C'était une douce ironie, une grosse mascarade. Sa vie avait certainement du être bien triste pour devoir agir de la sorte à cet âge. Mes mains se resserraient à lui, alors que je fermais les yeux avec férocité lorsqu'il allait et venait en moi, préférant me concentrer sur cette langue, sur ce muscle humide et taquin. D'ailleurs, elle l'avait trouvé, mon piercing. Je le sentais le rouler, me faisant quelque peu frémir. Je n'avais plus eu de baiser de la sorte depuis bien longtemps déjà. Cette chaleur me manquait, en même temps qu'elle me faisait à présent peur. La boule métallique dansait en fonction de ses gestes, Varlaam devait finalement bien s'amuser avec celle-ci. Malheureusement, ses coups de buttoirs ne ralentissaient pas pour autant. J'aurais bien aimé avoir un instant de répit, surtout au niveau de mon membre. Je devenais fou. Je voulais me toucher, mais en sa présence, ça m’écœurait. Je ne devais pas me rabaisser à ça, je devais garder la conscience et ne pas me laisser dévorer aussi facilement.

Mon corps ne lui appartiendrait certainement pas aussi facilement. Tout du moins, c'est ce que j'espérais. Vivement que ça le fatigue. À bout de souffle, nous nous écartions, bien que ce n'était que de quelques centimètres. Je pouvais toujours sentir sa respiration contre la mienne, alors que je la reprenais, échappant quelques soupirs. Je resserrais mes lèvres l'une contre l'autre, préférant les étouffer sans avoir à me mordre. Sa bouche se retrouvait proche de la mienne, bien trop proche. J'avais bien fait, jusqu'à ce qu'il ne s'enfonce entièrement. Je pouvais sentir ma chair s'écarter, lui laissant assez de place pour ensuite le sentir au fond, sentir son bas ventre contre mon fessier qu'il écartait sans retenue. Mes poings se resserraient, agrippant la peau de son dos sans même m'en rendre compte. Un soupir s'échappait de ma bouche, s'éternisant contre sa lippe avant qu'un autre gémissement ne se fasse entendre en même temps que le sien. C'était horrible, j'avais pas signé mon bail pour ça.

J'étais gêné et pas qu'un peu. Depuis quand je poussais ce genre de cris, moi ? Inconsciemment, je plaquais mon bas ventre contre le sien, écrasant un peu ma verge contre ce dernier pour y faire quelques frottements, soupirant d'aise. Je me dégoûtais, à quémander de l'attention. Je me dégoûtais à vouloir jouir de cet homme. Je n'avais même pas le droit de me mordre, c'est ça ? Alors je me glissais dans le creux de son cou, préférant attraper la peau de ce dernier sans toutefois y planter mes canines. J'étouffais mes gémissements de cette manière, ceux-ci mourant au fond de ma gorge, me laissant cette douleur au même endroit, cette boule qui revenait sans cesse. Les caresses de ses mains me faisaient frémir, poussant mon corps à sa limite. Je n'osais plus bouger, alors je le laissais me porter, attrapant ses épaules sans sourciller. C'est ce qu'il voulait, non ?

« Ouais... Mh. »

Ma voix était faible, à peine audible alors que je le sentais encore bouger, juste à cause de ses pas. Je fermais les yeux, n'osant plus les ouvrir pour voir ce qui allait se passer. Néanmoins je fus obligé de les rouvrir pour voir ce qui se passait. Je sursautais au boucan, jetant un coup d’œil aux affaires qu'il envoyait valser. Je veux bien qu'il se croyait tout permis, mais il pouvait quand même faire gaffe à mes objets. Je soupirais, avant de sentir le comptoir froid sous ma peau. Elle m'agressait, m'arrachant un autre frisson alors que je m’exécutais dans la seconde qui suivait. Je ne voulais certainement pas me retrouver avec un autre handicap. Il voulait arracher mon piercing ? Je ne lui laisserais pas cette joie. Toutefois, en même temps, j'avais envie de me rebeller, de lui encastrer mon poing dans sa belle gueule balafrée. Je n'avais même plus la force de lui lancer un sale regard, alors je fronçais les sourcils, le fixant, déçu et en même temps terriblement blessé.

Mes mains allaient se rattraper sur le rebord du comptoir, m'y agrippant en me demandant combien de temps durerait encore cette « punition ». Mon cœur s'accélérait au fur et à mesure de ses gestes, mes membres refusant de m'obéir et de se rebeller. Mes jambes tremblaient entre ses mains, mon corps ayant frémit à son toucher. J'étais dans de beaux draps, adieu la fierté pour ce soir. Se faire baiser par le cadre infirmier de son lieu de travail était quelque chose d'extrêmement incroyable, si vous voulez mon avis. Je plaignais un peu les détenus, au final.  

Je me retrouvais un peu relevé au niveau du bassin, jetant un coup d’œil à ma verge qui palpitait, me faisant souffrir. Jouir de par ses coups de reins ou de par ma main ? J'allais me mordre la lèvre, mais juste à un instant, la pinçant deux à trois secondes avant de la relâcher, détournant mon regard du sien. Je me retrouvais les jambes sur ses épaules, mon dos touchant la surface glacée du meuble et un peu du mur. Ce n'était pas très confortable, si vous voulez mon avis. Ne pourrions nous pas poursuivre dans le lit, sur de beaux draps histoire que je ne me tape pas un mal de dos phénoménal ? Non ? Bien.  

Ma tête se retrouvait vers l'arrière, se rejetant subitement à un coup plus ample, profond. Il avait donc plus de facilité, hein ? Je riais ironiquement, légèrement à bout. Mes doigts tremblants se rattrapaient sur les rebords de la plaque sur laquelle je me trouvais, cherchant à me garder conscient de la situation. Je ne perdrais pas la tête, il ne parviendra jamais à me briser. Non. Je lui jetais un regard, déterminé de ma décision. Haletant, j'échappais quelques soupirs au fur et à mesure de ses venues, me cambrant sans même le vouloir, sans même m'en rendre compte. Mon intimité se resserrait autour de sa verge, la choyant au contraire de ce que je voulais faire. Le vide me prenait rapidement, m'arrachant un frisson avant que je ne rejette à nouveau la nuque vers l'arrière, manquant de me mordre la lippe, ouvrant alors la bouche pour laisser ma voix s'exprimer.  Un cris rauque, un cris de plaisir. C'en était écœurant.

Le plaisir se propageait en moi,  à chaque va-et-viens. C'était bon. Bordel que c'était bon. Alors pourquoi est-ce que je me sentais si mal ? Son regard croisait le mien, ceux qui étaient larmoyants, luisants de luxure. C'était ce type qui m'avait rendu ainsi, il devait être fier de ses actes. N'était-ce pas lui qui était fatigué après une dure journée de travail ? Mon cul, ouais. Puis son regard déviait, me montrant un autre endroit. Machinalement, j'y jetais un coup d’œil, avant de virer pourpre. La chaleur se propageait sur mon visage, la gêne resserrant mon cœur. C'était vraiment ça qu'il voyait de moi ?

Refermant immédiatement les yeux, j'échappais une ou deux larmes. Enfin... Depuis quand étais-je en train de pleurer ? Je ne les sentais pas, à force de sentir mes yeux me brûler. Je ne pensais pas être dans un état aussi lamentable, sincèrement. Je tournais la tête, le sentant entrer et sortir de mon corps à son bon vouloir.

Arrête de jouer avec moi, arrête de me manipuler ainsi. Fou moi la paix, j'ai rien d'intéressant, alors dégage ! S'il te plait. Dégage. Fou le camp. Laisse moi.

Plus je pensais et plus ma gorge s'enrouait, me donnant envie de hurler tout comme je me retenais de ne pas me toucher, pas devant lui, pas devant cette créature qui me dévorait du regard, qui s'amusait de la situation. J'écartais les jambes, me contractant à chaque poussée qu'il m'offrait, à chaque fois qu'il effectuait le moindre mouvement. Je jurais, échappant un juron étouffé par un gémissement, écœuré de cette vision de nos deux corps, de cette union que je n'aurais jamais souhaitée. Alors libère-moi, lâche-moi et trouve toi quelqu'un d'autre.

L'avais-je réellement mérité ? Putain. Mon membre me faisait mal. Mon dos également, de même que ma gorge et mes yeux qui me brûlaient. Je n'osais pas imaginer à quel point je marcherais mal le lendemain. Je n'osais simplement pas imaginer comment la soirée pouvait se terminer. Est-ce qu'il me laisserait au moins dormir ? Pourrais-je seulement gagner mon lit ? L'image de mon chat revenait dans mon esprit. Elle devait certainement être en train d'attendre devant la porte de la salle de bain que je sorte. Aah, attends juste un peu. Je ne pense pas qu'il serait d'humeur à me laisser partir afin que je puisse t'offrir quelques caresses.

Le monde était mal fait, hein ?


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Ven 11 Sep - 19:24

Une histoire de baignoire.... De douche.
Holguin J. Faust & Vsevolod Varlaam
Lui ayant interdit de se mordre, il trouva un autre moyen de se faire taire, d'étouffer ses gémissements, ses lèvres venant alors se presser contre mon cou, attrapant la peau entre elles, le tout après ce cri qui s'était évadé de sa gorge à mon coup bien plus profond que les autres. J'étais entré complètement en lui, jusqu'à la garde, car cela serait alors plus aisé pour moi de me déplacer. Pour l'heure, je n'avais pas envie de quitter son antre chaud et humide, ma virilité y était si bien choyée. Je n'avais dit mot en sentant ses doigts s'agripper à mon dos, s'y resserrer. Je n'étais pas assez sévère ou strict pour le réprimander sur ce sujet, je n'étais pas aveugle ou écervelé. Je tapais dans cet endroit et, évidemment, il y allait donc avoir des réponses de sa part. De même, je me doutais que c'était fait inconsciemment, sachant ce qui l'attendait s'il s'avérait de me blesser. Les représailles seraient au centuple. J'avais la certitude qu'il ne souhaitait pas les subir. Cependant, pour la peine, ma prise sur son fessier s'était davantage resserrée, mes ongles griffant par la même occasion sa chair, tandis que ce râle de plaisir s'échappait de mes lèvres pour mourir près des siennes, contre ce gémissement que lui-même me laissait entendre.

Je me retins de faire un quelconque commentaire lorsqu'il pressa son membre contre mon bas-ventre, s'y frottant avant d'en soupirer d'aise. Il restait buté, il refusait de se toucher, mais pour combien de temps encore? Son corps criait, hurlait, qu'il le désirait ardemment. À cette prochaine position, celle où je l'emmenai jusqu'au comptoir pour l'y prendre à nouveau, il ne pourrait se soulager d'une telle façon. Mon torse serait bien trop éloigné du sien et il n'aurait d'autre choix que d'user de sa main pour se cajoler puisque, non, je ne lui donnerais pas cette attention, je ne caresserais pas son membre de mes doigts. Il devait le faire de lui-même ou supporter cette douleur d'une anatomie réprimée dans ses désirs. Elle palpitait, hurlait d'être délivrée sous le plaisir que je lui donnais encore et encore. Je ne prévoyais pas m'arrêter avant qu'enfin il ne jouisse, avant que les petites heures du matin ne viennent. Le réalisait-il? C'était une bonne question. Désormais, il était docile et je passais outre ces quelques regards déplaisants qu'il me lançait. À la fin de cette nuitée, il les aura perdus et, si jamais ce n'était pas le cas, je n'aurai qu'à lui rappeler cette scène dans la douche et il changera de regard, c'était plus que certain.

En sursautant au boucan que je provoquai, il se contracta autour de ma chair et c'en était grisant. Je dégageais simplement l'endroit pour pouvoir l'installer, quelques petites choses tombant au sol. Je n'y jetai pas même un coup d'œil, me contenant de garder mes yeux bleutés sur l'homme en face de moi. J'en avais un peu cure que mon rasoir se casse, qu'un verre se brise et que mon dentifrice s'ouvre, déversant un peu de pâte blanchâtre sur le plancher. Un coup de balais, puis de serpillière et tout serait propre à nouveau. Pour le moment, toutefois, ce qui m'intéressait, c'était de le faire gémir, de le faire crier, de l'humilier plus qu'auparavant. Désormais, il écoutait gentiment, ses iris reflétant ce sentiment de déception avec un certain mélange de douleur. C'était satisfaisant, mais loin d'être assez à mon humble avis. Bien sûr, je savais que cette position n'était pas confortable, elle ne valait pas un matelas ou les coussins d'un canapé. Seulement, depuis quand son confort était-il une priorité? Il ne l'avait jamais été. Et, cet endroit, il était en somme parfait pour cette petite chose, pour qu'il puisse s'entrevoir dans le miroir derrière nous et je sus immédiatement quand il s'aperçut, son visage devenant rouge pivoine. Alors, même cet homme plein de fierté et d'orgueil pouvait rougir ainsi? Il faut dire que le spectacle qu'il m'offrait avait quelque chose d'exquis, qui en ferait bander plus d'un de désir. Sa tête qui se rejetait vers l'arrière, ses gémissements qui se faisaient de plus en plus entendre, ce corps si désirable qui se courbait, c'était à croquer.

Un vague sourire discret ourlait mes lèvres, tandis que je venais les déposer sur son mollet, mordillant avec sournoiserie sa chair, lui lançant un regard en coin. Tu le voyais, n'est-ce pas? Ce plaisir que tu ressentais à te faire prendre, à me sentir en toi, jusqu'au fond de toi. Tu ne pourras le nier sous aucun prétexte. Tu avais vu tes yeux? Ce voile de luxure, d'envies lubriques? Certainement. Et il avait refermé aussitôt ses paupières, et ce fortement, comme s'il venait d'apercevoir un cauchemar. Était-ce trop difficile à contempler? La vérité faisait mal, que l'on disait. Encore, des larmes roulèrent sur ses joues et je les observai un court instant, n'ayant cessé mes coups de buttoir. Je me demandais, quand était-ce la dernière fois qu'il avait tant pleuré? Le coin de ses yeux, demain, aura rougi, ça, c'était presque sûr, voire évident. Cette idée me plaisait, de savoir qu'il porterait la marque de ce que je lui avais fait un peu plus longtemps, que, demain, quand il observera son reflet, il ne pourrait penser qu'à cette soirée, cette nuit qu'il allait haïr au plus profond de lui. Croyais-tu que tu ne te brisais pas, que je ne te briserais pas? Pourtant, c'était déjà le cas, ta fierté s'était fragmentée et tu m'obéissais, tu rougissais, tu pleurais. Peu importe ce que tu croyais être, tu n'étais tout bonnement qu'un simple et banal homme et cette situation te rendait que tu le veuilles ou non lamentable tout comme pathétique.

Je m'enfonçai à nouveau complètement en lui, signe que j'allais donc faire quelque chose, pour que je m'interrompre. Une main posée sur ses cuisses, gardant son bassin contre le mien, je m'étirai pour ouvrir de mon autre main la pharmacie, penchant la tête sur le côté pour mieux apercevoir les objets qui trônaient sur les tablettes. Je tassai les pots, fouillant un instant avant d'attraper ma crème à main à l'odeur de menthe. À force de se laver les mains, ce que l'on faisait sans cesse en étant infirmier, la peau craquait, laissant place à bien des fissures douloureuses. Pour l'éviter, il suffisait de l'enduire dans ce petit remède miracle. J'en ouvris le bouchon, avant d'écraser le contenant en plastique et de laisser le produit froid tomber tout d'abord sur le membre dressé et fébrile du garde, puis, de le diriger vers le bas, vers son intimité et ma propre virilité qui se remettait à bouger pour introduire à chaque coup un peu de cette crème froide. Nous n'étions plus dans la douche et cela faisait déjà un bon moment que j'avais refermé le robinet. L'eau qui avait agi en tant que lubrifiant disparaissait lentement et comme il n'était pas une femme, il va de soi que son intimité n'allait pas s'humidifier à nouveau d'elle-même. Elle avait besoin d'un petit coup de pouce. Puisqu'il était désormais bien docile, je me donnais alors la peine de poser ce petit geste, autrement, son sang aurait très bien pu servir de lubrifiant.
 

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Ven 18 Sep - 1:39







C'était malsain. Je ne pouvais qu'être mal à l'aise, ressentant cette lourde pression qui me transperçait, qui m'arrachait ces larmes, ces soupirs que je ne connaissais pas jusqu'alors. Enfin. Au final, j'étais heureux de ne pas avoir eu ma première fois avec cette situation, mais avec Phebus. Ouais, je ne regrettais rien. Ses ongles raclaient ma peau, allant et venant par dessus cette dernière avant de s'y agripper à quelques endroits. Je pouvais sentir son bassin se rapprocher en même temps que cette colonne de chair qui semblait aller si profondément... J'avais juste l'impression qu'il allait me dévorer d'un instant à l'autre, me rendant presque incapable de réfléchir correctement. Ses gestes, aussi simples soient-ils, ne cessaient de se réitérer, d'aller et venir, de me troubler avant de s'éloigner et de revenir à nouveau. Ils étaient de plus en plus rapides, de plus en plus brutaux. En aucun cas je n'aurais pensé un jour me faire baiser de la sorte et ce, dans tous les sens du terme. M'accrochant du mieux que je pouvais au meuble, je fermais les yeux, tremblants, préférant m'éloigner de cette réalité et peut-être d'imaginer quelqu'un d'autre. Ce qui fut malheureusement chose impossible. Ce n'était pas lui, ça ne pouvait pas être comme la première fois. C'était douloureux et ma prostate allait certainement s'en souvenir pendant des siècles à venir.

J'étais comme un animal de compagnie auquel on venait de lui attacher une laisse, me montrant dès à présent qu'il était impossible de m'enfuir. Jusque quand allait-il continuer de me marteler ? Je voulais juste me taire, enterrer les sons que je produisais à jamais pour ne plus mourir de honte. Et je le ferais, je finirais par oublier ce jour pourri. Ou peut-être pas, tout allait dépendre de la suite. Mais désormais, je pense que je ferais tout pour éviter ce colocataire un peu trop agressif. Perdu dans mes quelques pensées encore lucides, je me contractais, levant la jambe qu'il tenait avant de frémir, me courbant à contre cœur pendant qu'il ne trouvait rien de mieux à faire que de mordiller ma chair, s'amusant. Il était fourbe, aussi traître et salaud que je ne l'imaginais. Qui aurait cru que ce blond mystérieux soit un aussi grand connard ? Bien entendu, je gardais mes mots scellés à l'intérieur de mes lèvres. Je n'osais plus parler, je n'osais plus bouger. J'étais comme dans le plâtre, les membres liés et totalement impossibles à bouger. Pourtant, mes muscles se contractaient, me hurlant de faire quelque chose pour ne plus tenir ce supplice plus longtemps.

« Hn. Ah... Ah... Hn ! »

Les soupirs, je ne parvenais pas à les calmer. C'était de pire en pire. Plus je commençais à me perdre et plus je laissais mes soupirs s'en aller. C'était comme une obligation, comme si mon corps décidait de par lui même de se mettre à gémir, de ne contenir que le plaisir et de rejeter la douleur. Sauf qu'encore une fois, je n'avais rien souhaité de tout cela. Le souffle court, je voulais attraper l'air de ma main tout en espérant pouvoir prendre quelque chose. Peut-être le peu de raison qu'il me restait et que cet homme était en train de piétiner au fur et à mesure de ses coups. Finalement, vu que la chose semblait impossible, je restais agrippé à ce meuble, à ses rebords qui glissaient, mon dos tapant douloureusement contre la paroi du mur. Les bruits de nos soupirs se mélangeaient et je me dégoûtais de plus en plus. Le silence régnait dans la pièce et je ne pouvais qu'écouter le ballet qui se produisait entre nos bassins, ce bruit presque répugnant que faisait sa virilité à l'intérieur de moi, ce son que faisait notre peau qui se percutait, de mes gémissements qui ne pouvaient rester au fond de ma gorge avec toutes les insultes que je souhaitais intérieurement lui offrir. Cependant, j'aimais bien trop mon piercing pour le risquer avec une manière aussi ridicule.

Ce coup, je ne l'avais pas vu venir. Rejetant la tête vers l'arrière, je me la claquais presque, grimaçant sous la douleur de l'instant pendant que je pouvais sentir ses bourses contre mon fessier, m'arrachant un frisson, m'obligeant à me contracter autour de sa verge. D'ailleurs, c'est pas comme si elle était de la moyenne, non. Au contraire, ce connard était bien fourni, je le sentais et pas qu'un peu. Et le pire, c'est qu'il agissait comme si de rien n'était. Je ne sais pas si c'était son côté impassible ou sa violence qui me faisait le plus angoisser. Peut-être qu'au final, c'était un tout, sans oublier ce regard qui ne cessait d'être froid, hautain, pendant qu'il me toisait de haut, me rabaissant en un vulgaire claquement de doigts.

Mon corps ne me répondait désormais plus. Je ne pouvais que fixer le flacon, que de trembler de tout mon être avant de grimacer à ce contact froid. Ma virilité se raidissait, réclamant de l'attention alors qu'il versait le liquide sur mon entrejambe, avant d'écarquiller les yeux d'avantage. C'était de moi... ça ? Ce gémissement ? Il avait à peine recommencé à bouger que je ne pu me retenir, tremblant au contact du froid qui se propageait en moi à chaque coup, me forçant à se cambrer. Il parvenait à mieux bouger et à procurer d’innombrables sensations. Cet homme savait ce qu'il faisait et profitait de sa position pour m'écraser d'avantage. Cette soirée, ça serait tout. On en finira là et demain, tout redeviendra comme avant. On s'regardera dans le blanc des yeux avant de boire notre café, allant au boulot et fissa. Sauf que... Qui aurait cru que je baiserais de la sorte avec l'infirmier en chef ? C'était bien ça, non ? Ma mémoire me jouait des tours, surtout en ces moments là, elle qui, au final, ne faisait que s'attarder sur ce membre qui entrait plus facilement en moi. Il allait et venait plus rapidement, me procurant d'autres frissons que je ne voulais pas.

« Va-... Varlaam... »

Ma voix s'étranglait, pendant que je voulais juste m'arrêter, combien de fois l'avais-je appelé, déjà ? Juste pouvoir en finir là et de pouvoir jouir sans avoir à le faire devant lui. J'étais honteux, c'était ignoble. La sensation de vouloir se libérer dans ce genre de relation était terriblement frustrant. Qui se masturberait réellement face à son violeur ? Était-ce normal ou totalement répugnant ? En fait, c'était ça ou finalement, je me libérerais naturellement et ce, à cause du plaisir qu'il me ferait ressentir. Ouais, c'était pas mieux. Le pire dans tout ça, c'était ses agissements. Je ne comprendrais certainement jamais cet homme.

« On... On peut pas s'arrêter là … Hein ? »

Le souffle court, je lui adressais un regard de supplice, avant de rejeter à nouveau la tête vers l'arrière, mes articulations commençant à me lâcher, tout comme la force que je voulais garder jusqu'au bout. J'aurais échoué dans tous les sens du terme. Oh, rigole bien, destin, je t'attends au tournant. Ne fais jamais le malin avec moi, tu pourrais être réellement dans de beaux draps. Enfin. Passons. Avec cette phrase, je n'espérais rien, mais … Au fond, j'avais un léger espoir qu'il ralentisse ou qu'il vienne à arrêter vu que j'avais compris la situation. Bien, mec, j'prendrais plus de bain et je n'utiliserais plus jamais plus de cinq minutes pour me doucher, sois en sûr et certain. Mais là, la chose la plus horrible était le plaisir que je ressentais. La crème ou que sais-je me donnait une facilité étonnante à accueillir cette brute, à m'aider à me sentir mieux. C'était moins cru, moins rude.

Et c'est sans savoir que faire que je décidais de lever les yeux, lui accordant un regard non rassuré, un regard qui montrait ce que je ne voulais pas qu'il découvre, cette peur que je commençais à développer à son égard.


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Jeu 24 Sep - 1:42

Une histoire de baignoire.... De douche.
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Son corps, il était désormais à ma merci, réagissant aux moindres gestes sournois, suaves et malicieux. Je n'étais pas dupe, je devinais parfaitement que ce devait être contre son gré, contre sa volonté. Il faut dire que l'esprit et le physique ne sont pas toujours en accord. Enfin, c'est ce que j'avais cherché. Autant lui avais-je procuré de la douleur, autant lui avais-je procuré du plaisir et ça en avait probablement émoustillé sa peau, sa chair, son être. Mes mordillements se firent un peu plus sensuels, encouragés par ses réactions, son dos qui se cambrait et sa jambe agitée par quelques frissons. J'en longeai son tibia, le dévorant de mes lèvres et de mes dents. Cette fois, ce n'était pas pour en être souffrant, c'était pour le rendre un peu plus fébrile, lui faire perdre un peu plus la raison. Je le réalisai, à force de le pénétrer et d'ainsi l'obliger à crier, à gémir, que c'était tout aussi humiliant, tout aussi perturbant pour cet homme de ressentir cette envie de jouissance durant un acte dit immonde. Personnellement, je ne voyais pas ce en quoi c'était révulsant, ce n'était que l'instinct des bêtes, des animaux, et les humains n'étaient pas aussi civilisés qu'ils voulaient le croire. Il suffisait de se promener dans un champ de guerre pour s'en apercevoir. Les valeurs d'une société, l'humanité? Ce n'était que de l'hypocrisie et je ne me fourvoyais pas dans celle-ci. Pour l'heure, je me pourvoyais plutôt dans ce plaisir éphémère, aimant ressentir sa chair entourer la mienne de cette étreinte si chaude, si vivante.

Et je fus plus que satisfait de la sentir se contracter fortement autour de mon membre. Ce coup avait été profond, je m'étais enfoncé en lui jusqu'à la garde et il faut croire que j'avais percuté son point sensible, et ce dans un angle à faire trembler de plaisir. Je l'observai, ne pouvait m'empêcher d'afficher un vague et fin sourire. Il ourlait doucement mes lèvres, à peine perceptible. S'abandonnait-il? Lentement, sûrement, mais il s'abandonnait, me laissant alors tous les droits sur ce corps bien désirable. Le son de sa tête heurtant le mur résonna un court instant, venant se mêler aux soupirs. Le voir si bien réagir m'enchantait, je touchais mon but et c'était ce que je désirais. Certes, j'étais un homme froid, distant, toutefois, il y avait tout de même des choses qui faisaient mon bonheur et parvenir à accomplir mes objectifs en faisait partie. Il ne fallait pas grand-chose pour me rendre heureux. Je dis heureux, car c'était probablement ce à quoi ce sentiment se rapportait le plus. Du moins, dans les concepts fermés et larges que les humains mettaient de l'avant. Cependant, il n'était peut-être pas exactement ça, peut-être qu'il était plus près de la simple satisfaction, une satisfaction dépourvue de joie.

Le froid du liquide, désormais, venait contraster avec la chaleur de son intimité. C'était un agréable mélange qui m'arrachait de doux frissons, j'en aurais presque eu la chair de poule. Maintenant, il était aisé de se mouvoir en lui, plus qu'avant. Maintenant, je ne lui offrais tout bonnement plus de douleur, les maux relégués aux oubliettes. La meilleure façon de dompter un homme, au fond, c'était bien en usant de ce plaisir charnel auquel il était si faible. Étrangement, ça avait le don de calmer les ardeurs. Du moins, celles qui emmenaient à la rébellion. Ses gémissements changèrent, leur ton devenant un peu plus cristallin, un peu plus honnête et épris des sensations. À mon nom qu'il prononça, qu'il gémit entre deux souffles, je ne répondis que par un "Hm?" interrogateur, mes coups de buttoir beaucoup plus amples, beaucoup plus habiles et beaucoup plus malicieux. La crème faisait un excellent travail et, comme c'était plus enivrant pour lui, ce l'était tout autant pour moi.      

Sèchement, je répondis à sa demande, ma voix gardant son autorité austère et équivoque : "Non. Pas tant que je n'aurais pas joui..." Et j'interrompis un instant ma phrase, le temps de chercher ses yeux, ce regard suppliant auquel jamais je ne succomberais. "Et que tu n'auras pas joui." J'insistai sur le « tu », y mettant le ton. Qu'il le souhaite ou non, il n'aura le choix de se libérer. Car, autrement, j'étais prêt à y passer la nuit. S'il voulait dormir, avoir un peu de sommeil dans le corps pour le lendemain, il devra choisir, il devra abdiquer. Pour ma part, je pouvais tout aussi bien passer une nuit blanche, je serais capable de le supporter. Du moins, je l'aurais été dans mes jeunes années, probablement que mon corps allait me hurler d'être un peu plus tendre et conciliant avec ses vieux muscles et ses vieilles articulations durant le jour. Soit. De toute façon, j'avais la certitude qu'il se délivrerait bien malgré lui. Puis, à nouveau, je le pénétrai jusqu'à la garde, une main allant attraper son menton, mes doigts épousant ses courbes, tandis que je le ramenai près de moi, près de mes lèvres. Mes iris bleutés ne quittaient pas les siens sombres, les siens qui me laissaient entrevoir cette peur. Oh? Il la ressentait enfin.

Froidement, je soufflai : "Cependant, on peut migrer à un lit." À ses mots, mon autre main longea sa colonne vertébrale, montant jusqu'à sa nuque qu'elle caressa étrangement tendrement, se mêlant avec ces quelques cheveux épars qui y étaient égarés. "Je crois que ton dos ne dirait pas non." Il se montrait docile, j'étais alors prêt à lui concéder un matelas moelleux plutôt qu'un comptoir dur. Il ne fallait pas être devin pour remarquer que ses épaules en pâtissaient contre le pan de mur et que le bas de son dos mal courbé en payait aussi les frais. C'était une place trop petite pour sa personne, trop exiguë. Je devais par ailleurs remonter son bassin, le meuble était trop bas pour la hauteur de mes hanches. Autrement dit, c'était un amalgame de petites choses qui rendaient la position bien insupportable, voire douloureuse. Elle lui donnerait d'affreuses courbatures si on poursuivait les heures à venir ici. Enfin, je le laisserai décider s'il voulait migrer ou non, car, pour moi, ça ne changeait rien. Pour moi, je continuerais à le baiser, à le marteler, à graver ma présence en lui, peu importe où.
 

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Sam 26 Sep - 6:11







Je m'y habituais. Contre mon grès, certes, mais je m'y habituais tout de même. Au fond, tout au fond. Je le sentais envahir mon espace personnel, envahir cette chair qui s'écartait à son passage, l'accueillant maintenant presque à bras ouverts. Enfin, c'est ce que j'aurais aimé dire. Pour l'instant, je ne pouvais que le laisser faire, le laisser pénétrer mon corps comme s'il l'avait toujours fait et ce, depuis des années déjà. Depuis combien de temps exactement j'étais en train de me faire pilonner ? Ahah... J'en rirais presque. J'avais envie, sincèrement. Malheureusement, il n'y avait que ces cris que je ne voulais pas entendre, que ces gémissements que je ne parvenais pas à retenir au fond de ma gorge. C'était vraiment humiliant, tout autant que douloureux. Il le savait, je pouvais le voir dans son regard. Quelque chose perlait sur ma peau... Encore de l'eau ? Oh, mêlée à de la sueur. J'avais chaud, un peu trop à mon goût. Je suis sûr qu'au fond, Varlaam était dans le même état que moi. Enfin, en oubliant bien entendu qu'il ne ressentirait très certainement pas un pseudo mal de dos ou une douleur lancinante dans le creux des reins. Non, bien sûr que non. Soupirant d'aise, je commençais même à espérer qu'il aille plus vite. Bordel, jouis. Salis moi si tu le veux, de toute façon, c'est déjà fait depuis longtemps. J'étais tombé bien bas, hein ? Ahah, Yessica, si tu voyais ça ! Un fin sourire ironique se dessinait sur mes lèvres pendant que je tentais de m'agripper à ce que je pouvais et ce, sans avoir à vaciller. Mes jambes vibraient. Je ne les sentirais certainement plus de la soirée ni pour le lendemain.

Rejetant ma tête vers l'arrière, c'est ainsi que je m'abandonnais à ses coups, à ce liquide qui cherchait à unir nos corps avec bien plus d'aisance que cette eau qui, au final, n'avait pas si bien lubrifié que ça. Bordel. C'était bon. Tellement que ça parvenait à me frustrer. Pourquoi ressentir du plaisir alors que la peur était en train de nous ronger ? Regarde-moi donc, toi qui m'observe d'en haut, toi qui aura fini par partager ta vie avec moi. Et là, tu peux me voir à nouveau, faible. C'est ironique, non ? En ayant déjà eu du mal à te protéger, comment aurais-je pu en faire de même pour ma propre personne ? Je refermais les yeux, laissant son corps se fracasser contre le mien au rythme du diapason, de ce mouvement qui ne semblait pas s'arrêter. Mon corps secoué, tout autant que mes muscles qui se contractaient autour de sa virilité. Je parvenais encore à m’écœurer, à penser à toutes les sensations qui prenaient mon corps d'assaut. J'avais perdu et ce, depuis qu'il était entré dans la pièce. Note à moi-même ; Ne plus jamais contrarier un Russe. Surtout lorsque ce dernier possède les cheveux blonds, voir s'il s'appelle Varlaam.

Sa voix détonnait, brisait le rythme. Elle parvenait à renverser la tendance et à de nouveau faire vibrer les derniers sens qu'il me restait. Était-il sérieux ? À quoi est-ce que ça lui servait réellement que je jouisse ? J'en avais pas envie. Tout autant que j'en avais envie. Je voulais me libérer, me toucher pour évacuer tout ce stress, toute cette souffrance que contenait mon érection. Le liquide pré-éjaculatoire était certainement en train de recouvrir la surface de mon gland, ce dernier se faisant rougit par la violence que je me faisais afin de ne pas me libérer. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour préserver sa fierté... Mh ? Un rire nerveux se frayait un passage entre mes lèvres, tandis que quelques mèches de cheveux retombaient vers l'avant de mon visage. Mes yeux s'éclairaient d'une lueur, celle que possède les hommes lorsqu'ils croisent la porte du désir. Mon corps lui était désormais offert et ce, jusqu'à la moelle.

« Je vois.. »

Que je soufflais, évitant de me mordre à nouveau la lèvre, bien que la tentation soit assez forte. Non, je tenais à garder mes piercings. Je passais uniquement mes canines sur ma lèvre inférieure, la pinçant l'espace d'un instant avant de souffler de plus belle. Mes gémissements envahissaient la pièce, rendant l'action de plus en plus gênante. Quelle honte.

Un autre mouvement et il me faisait vaciller, mon corps s'arquant lorsque je sentais ses hanches coller mon fessier. Il était réellement à fond, là ? Nh. Bordel. Calme-toi. S'il te plait, ne te laisse pas envahir, ne te laisse pas dompter. Reste calme, ferme les yeux et reprends-toi. Je n'avais même pas remarqué que je venais presque de hurler mon plaisir, de me cambrer sous ce coup si bien placé. Je me retenais à un fil, à ce fil qui devait me garder lucide et en bon état d'esprit. C'était bien, ça. Ne pas m'oublier, rester ce que je voulais être et ce, jusqu'à ce qu'il en finisse avec moi. Son toucher me ramenait à la réalité, hoquetant de surprise lorsque je sentais sa peau contre la mienne. Pourquoi était-elle si douce tout autant qu'elle pouvait être brûlante ? Pourquoi m’écœurait elle autant qu'elle m'excitait ? Mon corps ne pouvait que suivre le sien, me retrouvant à nouveau près de cette créature qui, je suis sûr, conservait bien des mystères.

À ses mots, je ne pu que déglutir. En avait-il réellement pour longtemps ? Merde. Je fermais les yeux, fuyant la réalité, fuyant cette bête aux yeux de glace. Comment quelqu'un pouvait-il être aussi froid et doux à la fois ? Je frémissais, sa main qui longeait ma colonne vertébrale me donnant envie de soupirer encore et encore. Alors je ne faisais que me contracter, ressentant bien plus profondément son membre qui s'était fait une place à l'intérieur de mon orifice. Il semblait bien y être, d'ailleurs, maintenant que ce dernier l'avait accepté.

« … Je pense que je vais accepter cette proposition. »

Même ma voix. Je ne la reconnaissais pas. Comment pouvait-on réellement se retenir dans une telle situation ? Pathétique. J'acceptais le confort. Je l'écoutais pendant qu'il était en train de jouer avec moi comme bon lui plaisait. Enfin. Après tout, quitte à me faire « baiser », autant le faire dans un endroit plus confortable. C'est donc sans demander mon reste que je levais mes bras vers son cou, réprimant une grimace lorsque je bougeais, certainement à cause de cette érection qui bloquait mes mouvements, à cause de cette présence qui ne me donnait pas envie de remuer. Pourtant, je me redressais, je m'agrippais presque à ses épaules, mes jambes se mettant à trembler. Je n'étais pas très souple, pourtant j'essayais de me débrouiller. Sentir son souffle aussi proche du mien était quelque chose de grisant. Il était chaud, il sentait bon. C'était quoi, cette sensation ? Je cherchais sans trouver la moindre chose qui pourrait me guider sur le bon chemin, alors je restais là à en pâtir. Ses lèvres étaient proches des miennes pour que je puisse rester un tant sois peu lucide. Le désir pouvait-il réellement nous emprisonner de la sorte dans cet espèce de tourbillon infernal ? J'essayais de passer cette « étape » du mieux que je le pouvais sans pour autant trop devoir lui donner raison. Je resterais buté et c'était bel et bien la dernière fois que je croiserais son regard.

À la base, ne devions nous pas plutôt se doucher et aller dormir ? Putain, j'allais être beau pour travailler demain. Oui, magnifique même. Alors je me contentais d'effleurer ses cheveux, les trouvant au passage bien doux par rapport au reste de son corps à moitié brûlé. Qui était ce monstre ? Dans quel but agissait-il ? Ah, tant de questions qui demeureront à jamais sans réponses.

Allez, amène moi dans ce lit, baise moi comme le ferait une bête. Retourne-moi si tu le souhaite, mais jamais tu ne pourras t'accaparer mon obstination et ma raison de vivre.


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Ven 2 Oct - 2:47

Une histoire de baignoire.... De douche.
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Il s’habituait à ma présence que cela lui en déplaise et je le ressentais, je le ressentais plus que bien. Mes mouvements se faisaient plus amples, pouvaient explorer son corps davantage, à ma guise. C’en était émoustillant, plus que je ne l’aurais cru. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas goûté au corps d’un autre, que je n’avais pas laissé libre cours à mes envies charnelles et il faut dire que, pour l’heure, elles se comblaient à merveille dans cet homme. Son intimité avait cessé de me repousser, elle n’avait eu d’autres choix que de s’adapter, s’accommoder, m'accepter. À moins de préférer se déchirer, déverser un flot de sang. Il faut dire que la crème aidait, c’était miraculeux l'effet qu'elle produisait. Désormais, il criait, il gémissait et sa voix résonnait en échos bien plus qu’auparavant. Je le savais, qu’il ne pouvait contenir cette voix et à quel point, au fond, cela pouvait en être libérateur. Quand il hurlait son plaisir, plaisir honteux, humiliant, embarrassant, il se retrouvait moins crispé, mon tendu, et je pouvais me mouvoir en lui un peu plus librement. Quoique malgré tout, je forçais le passage lorsqu’il devenait trop serré. Ce n’était pas un problème, d’écarter cette chair et de m’enfoncer en lui. C’est ce que je faisais depuis un moment déjà, moment que je n’avais pas pris la peine de calculer, mais moment que je me doutais devait lui paraître bien long, un peu comme une éternité. Chaque minute devait être un véritable calvaire et ce calvaire allait se poursuivre. Jusqu’à quand? Bonne question. Peut-être cela prendrait-il une pause avec notre jouissance ce soir et peut-être cela recommencerait-il demain, puis après-demain, et les jours à venir, voire les mois?

Dorénavant, il s’avérait presque difficile de distinguer ses pleurs des gouttes de sueur. Les deux semblaient perler, les deux créaient de longues coulisses le long de ses joues jusqu’à son menton, descendant lentement dans ce cou et dans des mouvements aguichants. J’aperçus ce sourire se dessiner sur ses lèvres, toutefois, je n’en dis mot. À quoi pensait-il? Question futile. Je n’avais pas la réponse, mais l’ironie qui s’y lisait la laissait vaguement entendre. Il s’abandonnait à mes coups, à mes mouvements de bassin répétitifs, à cedit plaisir. Son corps réagissait pour lui, me dévoilait ce qu’il ressentait et j’en profitais pour me guider, pour taper à  ces endroits qui le feraient frémir davantage, voire perdre la tête comme la raison. Qu’il devienne fou pour le temps que l’on passe ensemble, qu’il ne sache plus penser ni même réfléchir, qu’il devienne un autre homme, qu’il devienne un bon chien docile. Je ne dirais pas jouet, comme certains se plairaient à dire, car ce n’était pas ce qu’il était. Je ne le considérais pas comme tel puisque j’avais bel et bien conscience que c’était un humain fait de chair et de sang, de sentiments et d’émotions. Ce n’était pas un vulgaire bout de plastic, de bois ou de métal. Pour couronner le tout, je ne jouais pas, je ne m’amusais pas, je le punissais de ces actes qui, malgré tout, étaient aussi plaisants, enivrants.  

Puis, mes paroles vinrent se mêler à ses gémissements, à ces cris bien délicieux. Elles résonnèrent au même titre que sa voix, peut-être même un peu plus. Mon ton se faisait austère, autoritaire, détonnait avec ces bruits de plaisirs. Ce rire que j’entendis, encore, je ne le relevai point. Il trahissait sa nervosité, le libérait probablement d’une bonne dose de stress. Après tout, ce n’était pas une situation apaisante pour sa personne, loin de celle où l’on se relaxe comme autour d'une tasse de thé. Il m’offrait son corps, maintenant, il commençait à apprendre, semblerait-il, et il ne répondit que par un je vois, alors qu’il se pinça la lèvre inférieure et je pris la peine d’observer ses canines jouer de sa chair. Je vérifiais qu’il ne se blesse pas, qu’il ne se mord pas. Ce qu’il ne fit pas. Il respectait ce que je lui avais dit, c’était un bon début. Seulement, il faudrait qu’il le respecte à jamais et non que pour cette soirée, et non que pour ce temps où nous étions joints en un seul être. À chaque fois que je m’enfonçais jusqu’à la garde, que je le prenais complètement, que je faisais son corps entier mien, il avait cette réaction. Il se cambrait, semblait se perdre dans la sensation. Il hurlait sans, je crois, s'en rendre compte. Était-elle si violente ou si grisante? J’en prenais note, de ces points sensibles que j’userai pour le dompter, pour le dresser comme le bon chien qu’il devait être.

Ses contractions se firent plus exquises à l’instant où je caressais sa peau de mes doigts, où je longeais son échine jusqu’à sa nuque. Je me ferais minutieux, Faust, pour te rendre dingue et briser ta fierté déjà bien fissurée. Il accepta ma proposition, ce qui ne me surprit guère. C’était probablement le meilleur choix dans sa position. Ce n’était pas un homme idiot, loin d’être stupide. La preuve en était que, doucement, il avait commencé à m’obéir. Sans même que j’ai besoin de lui ordonner, il prit l’initiative de passer ses jambes autour de mes hanches, de s’y tenir bien qu'elles étaient tremblantes, et d’agripper mes épaules. Je vins alors déposer un baiser au creux de son cou, l’un de mes bras enlaçant son dos pour le garder contre mon torse, l’autre passant sous ses fesses pour le soutenir comme on le ferait pour un enfant. Je ne le pelotais pas, je ne cherchai pas à en profiter puisque, de toute façon, j’en profitai déjà pleinement. Lui lançant un coup d’œil en coin, mes iris montant pour apercevoir son visage, je soufflai contre sa peau : « Bon garçon. » Continue dans cette voie et ton enfer sera plus doux, moins brûlant et ardent.

Sans un mot, je m’assurai de le tenir fermement avant de quitter le comptoir, il serait dommage de l’échapper et je ne le croyais pas être en mesure de se retenir à moi indéfiniment. Il n’en aurait certainement pas la force. Elle devait d’ailleurs le fuir, lui et tous ses muscles. Je m’approchai de la porte, marchant avec une certaine nonchalance, comme si je ne tenais rien dans mes mains. Il n’était franchement pas très lourd, son poids suivait sa taille et sa corpulence. Ma main délaissa un court instant son dos pour ouvrir la porte, tournant la poignée, avant de la refermer derrière moi, jetant à peine un regard au chaton qui attendait près de la porte. Qu’il miaule, qu’il tremble, qu’il détale, cela ne m’intéressait pas. Ce n’était qu’un banal animal de compagnie, celui de ce qui deviendrait mon chien. J’entrepris de me rendre à la chambre, bougeant en lui au rythme de mes pas. C’était à peine que mon membre descendait pour ensuite remonter en lui, encore et encore. Je ne me rendis pas dans ma chambre, passant devant en l’ignorant, ce fut plutôt dans la sienne que j'allai. Je voulais qu’il se souvienne de cette soirée longuement et, pour ce faire, je le marquerai de ma présence à même son espace personnel. Quand il irait se coucher, à partir d’aujourd’hui, il y penserait fréquemment alors qu’il s’étendrait dans le lit en quête de sommeil.

À nouveau, j’ouvris une porte, la sienne. Je n’avais jamais vérifié s’il la verrouillait ou non, car je n’avais aucune raison de franchir le seuil de sa chambre et de pénétrer dans son espace personnel. Tout du moins, jusqu’en ce jour. À nouveau, je refermai derrière moi, prenant le temps de créer un endroit clos rien que pour nous deux, où il n’y avait pas d’échappatoire outre que dans mes bras. Je ne prêtai pas attention si oui ou non la petite boule de poil nous avait suivis, si j’avais refermé le morceau de bois à son museau ou si elle était entrée dans la pièce à notre suite. Sans gêne, je me rendis jusqu’au lit, c’était le but de mon arrivée dans cette chambre après tout, je n’allais pas tourner autour du pot et farfouiller plus longtemps du regard l’endroit. Tout ce qui m’intéressait, c’était ce matelas sur lequel nous allions poursuivre nos ébats.  
 

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Lun 5 Oct - 0:12







Ses caresses étaient brûlantes. Tout autant que ce souffle qui ne faisait que frôler encore et encore ma peau, le contraire de ces iris glaciales qui se faisaient un malin plaisir à me scruter de font en comble. Que pensais-tu réellement de moi, bête que tu es ? Au final, qui était l'animal ? Moi pour me faire dresser ou lui pour me prendre et agir d'une telle manière ? J'en souriais, ironiquement. Je me foutais bien de ce qu'il pouvait penser de moi, après tout, j'espérais juste qu'il finisse par se lasser. Enfin. Allait-il réellement en avoir à un moment donné ? Mes cris ne semblaient pas lui déplaire. Lui qui arborait cette expression, lui qui ne cessait ses coups de reins, qui profitait de chaque occasion pour mieux rentrer de plus belle, explorant ce corps qui était mien. Allait-il seulement m'appartenir encore longtemps ? Mes larmes, je ne les ressentaient plus. C'était honteux de ma part, de les laisser s'échapper. J'avais honte de ma conduite, honte de ces coulées qui glissaient sur mes joues, rendant mes paupières rougies par le plaisir et par la douleur que j'endurais. Mon dos me faisait souffrir au fur et à mesure de ses coups de buttoir, au fur et à mesure qu'il pénétrait, qu'il encrait sa présence en moi.

Mon souffle se faisait effréné, difficile à gérer. Je ne savais certainement plus distinguer réellement ce qui se passait autour de nous. Je ne pouvais plus distinguer le vrai du faux, s'il était encore en train de me tenir les hanches ou non. Alors j'entrouvrais les yeux, observant ce qu'il était réellement en train de se passer. Mon corps se figeait, réalisant avec stupeur ses hanches qui s'écrasaient toujours avec plus de force contre mon corps. Urh. C'était comme un mauvais rêve, un cauchemar qui ne pouvait pas passer, qui était persistant. Je m'agrippais à ses épaules, me soulevant du mieux que je puisse pour en finir rapidement. Mes râles s'évanouissaient au creux de son oreille, gémissements que je voulais taire à jamais pour ne plus jamais pouvoir les entendre. Je frémissais au contact de ses lèvres qui elles étaient si douces, si délicates, contrairement à ses mots qui semblaient si durs.

« Je... ne suis pas un chien. »

C'est tout ce que je disais, le soufflant avec peine. Je pensais si fort, mais c'était tellement dur de prononcer quoi que ce soit. Ses mains sur mon corps, je les sentais à nouveau. Je tremblais tout en m'accrochant à cette masse musculaire, le sentant bouger alors qu'il ne faisait que quelques pas. Je voulais m'échapper, m'évader de cet endroit, déménager le plus loin possible pour ne plus jamais le revoir. Qu'allais-je seulement faire, me plaindre à la police ? La bonne blague, comme s'ils allaient bouger leur fion pour une sottise pareille. Ils avaient d'autres chats à fouetter et j'étais bien placé pour le savoir. À se demander si la justice faisait de son mieux pour le bien des habitants du pays. Dieu que c'était mal fait. Fermant les yeux, je faisais de mon mieux pour échapper de tout ce stress, de toute cette peur qui ne faisait que nouer mon estomac encore et encore. Au pire, ça ne serait que de la baise. Ça ne serait que du plaisir à partir de maintenant si je faisais de mon mieux pour faire profil bas. C'est ce que je préférais me répéter, ce que je préférais faire pour en garder la raison, cette chose qui faisait que je ne perdrais pas pieds face à lui. Oublier cette histoire de domination et finir par ployer sous ses coups ? Drôle d'idée. C'est ce que j'aurais aimé faire si ma fierté n'était pas aussi importante. C'était difficile de tenir, mes jambes finissant par glisser sur la peau du blond, de cet homme qui me semblait impossible à retenir. Alors comme ça, les monstres existaient réellement ? La bonne affaire, je pourrais dormir moins con ce soir. … Si le sommeil pourra me gagner, éventuellement. Je pense qu'au fond, je n'étais pas prêt pour ce qui allait m'arriver. Je préférais l'ignorer et penser à des choses meilleures ou à ce qui pourrait arriver de pire. Oui, effectivement, c'était pas comme si j'étais sur le point de perdre une seconde fois les membres de ma famille. Ouais. Essayons de positiver au maximum.

J'entendais la porte grincer, ne pouvant m'empêcher d'ouvrir à nouveau les yeux, mon menton presque posé sur son épaule. Sa peau était chaude et je ne pouvais que la serrer entre mes doigts, m'y agrippant comme si ma vie en dépendait. Je le serrerais autant qu'il le faudra, même si c'est pour m'accrocher à quelque chose pour que je puisse garder la raison. Je jetais un regard à mon chat. Ah, salut toi. Je soufflais alors qu'elle miaulait certainement après moi, faisant quelques pas avant de s'arrêter. Enfin, ce n'était pas ça qui allait me perturber. Ce qui se passa me fut bien plus perturbant que le chaton qui semblait réclamer un peu de mon attention. Pas pour aujourd'hui, ma chérie, tu m'attendras demain, voir ce soir si j'avais un peu de répit. Le plus important cela dit, était que Varlaam se dirigeait vers non pas sa chambre, mais la mienne. Enfin, il avait parlé d'un lit et n'avait jamais précisé que ça se passerait dans le sien. Génial, j'allais devoir changer de matelas. Au moins, ce dernier pourra être un tant soit peu plus agréable que le comptoir de la salle de bain. Mon dos ne se plaindra pas plus que ça, tout du moins, je l'espérais.

C'est lorsqu'il me surplomba de sa masse imposante que je réalisais à quel point j'étais petit. Je préférais relâcher sa peau, optant plutôt pour les draps qui se présentaient sous moi. Je les agrippaient, déviant mon regard du sien, tournant la tête sur le côté et fermant les yeux. Mes jambes s'étaient redressées, mon corps ne parvenant plus à faire la moindre résistance. Est-ce que la peur pouvait réellement me rendre ainsi ? Apparemment oui. C'était frustrant de se sentir dans une telle infériorité, de se sentir misérable face à une créature plus féroce. Tel était le règne animal, puissant et sans pitié. Il ne plaisantait pas, certainement pas. J'en avais eu la preuve et pas qu'en paroles. Ses coups et ses gestes étaient présent, ce gars savait ce qu'il faisait. J'aurais préféré qu'il m'ignore, qu'il passe à côté de mes erreurs. J'avais posé les pieds sur un terrain miné. Maintenant, c'était impossible de rebrousser chemin.


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Sam 10 Oct - 2:13

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« Préfères-tu être considéré comme un chien, un être tout du moins vivant, ou comme un vulgaire objet sans sentiment? » Que je m'enquis, soufflant ces mots contre son oreille, tandis que je me redressai, me préparant à me rendre jusqu'à sa chambre. Cette question m'avait en quelque sorte échappé, tout de même étonné qu'il trouve encore la force de protester, d'émettre son point de vue. Son opinion, il aurait dû s'en rendre compte, m'intéressait peu, voire pas du tout. Elle n'avait sa place et, pour l'heure, il devait se contenter de baisser la tête, les yeux, de ne rien dire et de simplement obéir. Ce n'était pas demander la lune et encore moins l'impossible. Il suffisait de garder ses lèvres scellées et de hocher la tête à mes ordres, chose qui, au fond, n'était pas très compliquée et loin d'être sorcier. Les chiens le comprenaient. Ils le comprenaient souvent plus rapidement que les humains. Enfin, désormais, il se faisait plus docile, s'agrippant à mon corps et ne refusant pas mon baiser, me laissant conquérir sa bouche pour un court instant.

La route à son lit se fit sans encombre, il ne chercha pas à me fuir, ce qui, de toute façon, aurait été bien futile. Je le transportai jusqu'au matelas, l'allongeant sur les draps avant de le surplomber de toute ma carrure. Je n'avais pris la peine d'allumer la lumière, laissant les rayons lunaires éclairer faiblement la pièce, nous conférer cette atmosphère intime. Pas une seule seconde mon membre n'avait quitté son intimité, y restant bien au chaud et s'enfonçant un peu plus en lui lorsque nous nous installions dans ledit lit. Machinalement, je remontai ses jambes, mes mains longeant ses cuisses jusqu'à près de ses fesses pour en relever le bassin. Je voulais une bonne prise qui puisse le faire frémir. Aussitôt étendu, ses bras me relâchèrent et ses doigts vinrent se crisper autour des tissus, déviant le regard sur le côté tout en fermant les paupières. Il s'enfermait dans un monde de ténèbres, un monde sombre pourtant bien plus réconfortant que la dure réalité. Le fixant froidement, j'attrapai son visage, la peau rude de ma paume se frottant à la sienne plus douce. Je le tournai sèchement vers le mien, mon autre main restant sur l'une de ses hanches et le maintenant contre mon corps. « Regarde-moi Faust. » Que j'ordonnai de ce ton austère, de ce ton autoritaire. « Ouvre les yeux. » Que je rajoutai, resserrant ma poigne.

Toutefois, je n'entendis pas qu'il obéisse, quoique s'il refusait d'écouter, les conséquences suivraient et je les lui avais déjà énoncées plus tôt. Il savait en quoi s'en tenir. Tout en le maintenant, en l'empêchant de tourner la tête si cela lui venait à l'esprit, je vins l'embrasser à nouveau. Ce ne fut pas pour un doux et chaste baiser. C'en était l'opposé. Il était plus violent, plus sauvage, plus bestial. C'en était presque celui d'un homme affamé. Ma langue se fraya un chemin bon gré mal gré entre ses lèvres, allant à la rencontre de sa consœur et l'engageant dans un ballet endiablé et indécent. Je ne le lasserais pas respirer temps et aussi longtemps que je ne serais pas satisfait. Je m'amusai avec son piercing, le titillant de temps à autre, me plaisant à le faire rouler sur lui-même tout comme à passer le bout de ma langue entre la bille métallique et sa chair. Contrairement à lui, je gardai les yeux grands ouverts, contemplant au passage les ombrages danser sur son visage. Le contraste entre l'ombre aux teintes foncées et sa peau plus pâle était frappant, saisissant. Les branches se ballotaient sous le vent derrière les fenêtres, le bruissement de la brise se faisant alors vaguement entendre, accompagnant les miaulements du chat.

Tant que je ne bougeais pas, c'était silencieux, c'était calme. C'était, comme on pourrait dire, le calme avant la tempête, car je ne tardai pas à me mouvoir à nouveau en lui. Il avait eu bien assez de répit, je n'allais pas le ménager plus longtemps. Les vas et viens se firent aux premiers abords lents et profonds, langoureux, puis ils changèrent, s'accommandant à une cadence de plus en plus rapide, de plus en plus effrénée. J'allais et je venais en lui avec une facilité déconcertante, la base du lit craquant doucement sous mes gestes un peu trop brusques. Encore, je tapai à ces endroits qui le faisaient gémir, qui semblaient pouvoir lui faire perdre la tête, la raison, la conscience. Encore, j'ignorai son membre, refusant de lui donner une quelconque attention. Je ne le caresserais pas, je ne le cajolerais pas. Je ne lui jetai pas même un coup d'œil. Non, plutôt, je concentrais mon regard dans le sien, sur ces expressions qu'il me laissait entrevoir que cela lui en déplaise. Les sons de nos bassins claquant l'un contre l'autre, se rencontrant avec une certaine violence, remplirent la pièce aussitôt, enterrant tous les autres bruits qui devenaient illusoires.

Poussant des soupirs chauds et humides près de ses lèvres, je laissais entrevoir mon propre plaisir. Ce serait se fourvoyer que de dire que je n'en ressentais pas, ce serait un simple mensonge des plus grossiers. Ma virilité était choyée et je restais fondamentalement un homme. C'en était plaisant, grisant même. Les râles rauques s'y mêlaient de temps à autre, les moments où je m'enfonçais jusqu'à la garde. Ma main se baladait sur ses cuisses, ses hanches, ne sachant exactement où se poser. Elle parcourait avec une certaine avidité cette peau ruisselante de sueur, tandis que mes lèvres s'appuyaient contre les siennes, l'embrassaient, à chaque mouvement qui me rapprochait de lui, avant qu'elles ne s'éloignent sous ce bassin qui se retirait pour revenir en force. Ce n'était pas de l'amour, ce n'était pas tendre et doucereux, c'était de la baise pure et simple. Elle était seulement beaucoup moins violente qu'au départ et beaucoup plus languissante. Je voulais prendre possession de son corps, ainsi, c'est ce que je faisais. Je faisais ce corps mien, je le prenais encore et encore, gravant profondément le fait qu'il fut à ma merci pour cette nuit.
 

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Lun 12 Oct - 19:58







Au moins, le matelas était déjà plus confortable que le carrelage de la salle de bain. C'est ce que j'essayais de me répéter, vainement. Ouais, car essayer de penser pendant qu'une chose aussi grosse soit-elle se trouve à l'intérieur de votre Royal Fessier, c'est difficile, croyez-moi. Bien sûr, tout ne nous est pas offert sur un plateau d'argent, hein ? Laissez-moi au moins rêver. J'aurais aussi préféré ne pas être surplombé par cette masse de chair qui ne faisait que me regarder de cet air froid et désapprobateur. Ah, c'était donc ça, la vision des dinosaures lorsqu'ils ont croisé la première météorite ? Bien. J'arrête. C'était pas le moment. Vraiment pas, surtout lorsque je le voyais me fixer de cette manière. De quel animal pouvais-je le qualifier, déjà ? Peut-être un gros chat. Un lion serait trop fainéant, alors j'opterais plutôt pour un tigre. Ses mains étaient aussi grandes que les pattes de cette bête et son regard était semblable au sien. Est-ce que j'étais réellement comme il le disait, comme un chien ? Je le refusais. Je n'aimais juste pas la façon dont il se faisait un malin plaisir de me fixer, de me traiter comme il le souhaitait. Non, j'étais plus qu'un animal de compagnie. Je n'étais pas né pour porter un collier et encore moins pour lui cirer les bottes. Qu'il aille se faire foutre.

C'est ce que j'aurais aimé lui dire à ce moment là, mais ma voix préférait se taire, mourant à l'intérieur de ma gorge serrée. J'avais détourné le regard, évitant le sien tout en fermant mes paupières. C'était mieux, même si les sensations me semblaient décuplées. Puis je le sentais ramper jusqu'à moi, le sentant s'allonger sur mon corps qui n'était pas décidé de bouger. Sa main me ramenait à la réalité, la pulpe de ses doigts agrippant ma mâchoire pour le tourner face à lui. À son ordre, j'ouvrais machinalement les yeux, me maudissant d'obéir à cet homme. Mon cœur battait la chamade, alors que je ne pouvais que trembler face à cette masse imposante. Je faisais pitié. J'imaginais la tête des gars que j'avais arrêté tout au long de ma carrière, me disant que s'ils venaient à me voir ainsi, ça serait bien drôle. Pour eux, forcément. Toutes ces personnes me haïssaient certainement. Alors voilà, la vengeance était faite. Tout du moins, je pense. Je ne pu à peine garder les yeux ouverts que je le sentais se pencher sur mes lèvres. Non, non ! Je voulais juste m'enfuir, quitte à dormir dehors. Sauf que c'était impossible. Mes membres refusaient de bouger, tétanisés par la peur. Que faisait ce flic que tout le monde craignait ? J'avais changé, je n'étais plus fait pour ce genre de choses. Je n'aurais d'ailleurs jamais cru être violé à cet âge là, même tout court. N'avait-il pas d'autres envies, comme aller coucher avec une belle demoiselle plus fraîche qu'un vieux crouton comme moi ? D'ailleurs, il était plus âgé, non ? J'espérais. Se faire prendre par un plus jeune, c'est vexant, surtout avec ce gabarit. Je plissais les yeux en sentant sa langue se frayer un passage entre mes lèvres, tentant de me détendre enfin. Il fallait avouer, pour le coup... Qu'il était doué.

Ce n'était pas aussi rude que le premier baiser. Celui-là était langoureux, j'en voyais la différence. Pourtant, je ressentais cette houle dans mon ventre, cette chose qui me tourmentait et qui me remontait de temps à autre. Ce dégoût se manifestait de temps à autre et encore plus lorsqu'il violait mon intimité personnelle. Je veux dire, celle des baisers, celle des câlins. Celle que les amoureux font lorsqu'ils sont ensemble. Je ne voulais pas qu'il m'embrasse comme ça. Je préférais encore qu'il me morde, qu'il ignore ces choses « douces ». Je ne voulais pas les apprécier, c'en était écœurant. Et pourtant, j'en profitais. Je tentais de me calmer avant qu'il ne recommence. Je voulais me détendre un maximum et arrêter de me contracter autour de cette masse de chair qui ne semblait pas vouloir quitter mon intimité. Il m'avait capturé vivant et avait bien décidé de me garder enchaîné. Ah, que pouvais-je donc faire ? J'avais l'envie de rire. Je voulais me relâcher, mais je ne savais pas quoi faire. Mon esprit se retrouvait entravé par ses règles, basculant entre l'idée de le repousser mentalement ou d'accepter cette infériorité, cette passe qui pourrait me procurer du plaisir.

Mes lèvres se mirent à bouger maladroitement contre les siennes, mes yeux rougissant autant que mes joues, alors qu'ils devenaient de plus en plus humides. Je clignais une fois, deux fois, alors que les fines larmes salées s'écoulaient le long de mes joues. Elles étaient douloureuses et ne semblaient pas partir facilement. Après tout, je ne m'étais jamais laissé pleurer. Pas depuis ce jour là. Je réagissais immédiatement, mon corps se courbant instinctivement à l'instant même où il décida de bouger à nouveau. Ce nouveau rythme avait beau être lent, il en était grisant, attirant. C'était.. C'était bon. Peut-être parce que mon membre me faisait mal ? Peut-être parce qu'il tressaillait d'impatience et qu'il recevait un tant soit peu d'attention ? Son bas ventre frôlait le mien dans cette position gênante, mes jambes allant crocheter ses hanches avec timidité. Je facilitais la pénétration par but personnel, histoire de ne pas trop mourir lorsqu'il déciderait d'aller plus vite.

J'avais bien fait, en fait. Car il ne tarda pas à accélérer le rythme au grès de ses envies. Je le sentais s'impatienter et ça ne put que se manifester. Je me contractais de temps à autre autour de son érection, la sentant me combler encore et encore. Était-ce la luxure, que je rencontrais en cette situation totalement dérisoire ? Je devais rester calme. Je devais garder ma raison, celle qui m'ordonnait de ne pas faire de faux pas. Je devais le contrer, ne pas lui laisser avoir tout ce qu'il voulait. C'était au final, assez difficile, à partir du moment où mes lèvres laissaient quelques sons plus ou moins gênant s'en échapper. Je quittais ses lèvres quelques instants, reprenant mon souffle dans une bouffée d'air que je venais attraper avec force, alors que de mes mains tremblantes, je venais m'agripper à ses épaules. Sa peau... était douce. Malgré cette apparence de brute, je me disais que c'était un humain, comme moi. Et il était désirable. Tel le Diable qui se faisait tentateur, aguicheur, brutal, sachant où peser pour faire mal et pour faire plaisir.

Je me faisais poétique, maintenant ? C'était pathétique. Aussi pathétique que l'instant où je glissais ma main vers ses hanches. Aussi pathétique que lorsque je baissais les yeux au même moment où je commençais à me caresser. J'avais honte, d'ainsi effleurer mon anatomie, échappant un soupir d'aise, un râle de plaisir. Je sentais mon corps se courber, mes muscles se contactant à l'instant même où j'avais flanché. Je ne pouvais plus reculer, c'était fait. Alors je baissais le menton, évitant ses lèvres pendant que je massais l'extrémité de mon membre meurtri. Il avait bien dit vouloir que je jouisse entre nos corps avant de me laisser en paix... Non ?


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Vsevolod Varlaam

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Jeu 15 Oct - 17:53

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Il ne disait rien, il ne me répondait pas, se contentant de dévier le regard, de fuir le mien jusqu’à ce que je le ramène face à moi. C’était plus réconfortant d’éviter mes iris glacials, de se cacher sous le linceul de ses paupières, d’éviter la dure réalité, alors soit, je le lui rappellerai, je le ramènerais au jour le jour, au moment présent et il ne pourrait se sauver. Il en était hors de question. Je ne lui laisserais aucune échappatoire un tant soit peu rassurante. Entre mes bras, cela n’existait pas et cela n’existera pas. Je ne l’étreignais pas par amour, je l’étreignais pour affirmer une certaine dominance, pour le remettre à sa place et m’assurer qu’il n’en déroge plus. Je voulais lui apprendre ce qu’il en coûtait de me désobéir encore et encore. Il ne le ferait plus. Il comprenait, il saisissait la situation. La preuve en étant qu’il ouvrit ses paupières et que j’en profitai à nouveau pour m’accaparer de ses prunelles, pour y plonger les miennes. Regarde-moi, fixe-moi et ne m’oublie jamais. Mon image te hantera jusque dans ton sommeil, viendra perturber tes nuits. C’était simple, mais c’était efficace. Il n’y a rien de plus efficace que d’induire la peur pour obtenir ce que l’on désire.

Me penchant près de ses lèvres, je vins y susurrer avant de l’embrasser à pleine bouche : « J’attends toujours ta réponse. Ce soir, je ne suis pas l’homme le plus patient, tu devrais me répondre. » À ces mots, je volai un baiser, mouvant mon bassin au passage pour le pénétrer en profondeur. Agile, puissant, expérimenté. Je savais le bouger, c’en était indéniable. Il n’était pas la première personne que je baisais, ce n’était pas le premier à passer sous moi et ce ne serait probablement pas le dernier non plus. Je lui disais de me répondre et, pourtant, je ne lui en laissai pas la chance, occupant ses lèvres des miennes, sa langue de la mienne. Je l’empêchai de parler, de prononcer ne serait-ce qu’une seule parole. Soit. Cependant, quand je lui laisserais un moment pour respirer, j’attendais de lui qu’il m’annonce sa réponse. Là, au moins avait-il le temps de penser à ses propos. Tout du moins, s’il arrivait à mettre en ordre ses pensées, ce dont je me doutais fortement. Veux-tu être considéré comme un chien ou comme un objet? Lequel, dis-moi, te conviendrait? Je lui donnais des choix, que deux. Il pouvait, s’il le voulait, en prendre un troisième, me contredire, seulement, je n’accepterais pas cette autre réponse et je lui ferais savoir. Comment? De plusieurs façons. Il ne fallait pas tenter de jouer au petit malin. Les options étaient dictées, choisis maintenant.

Répondant à mon baiser, et ce probablement à contrecœur, le garde se contractait un peu plus autour de ma virilité et j’en soupirais contre ses lèvres. Pas une seule fois je ne fermai mes yeux, je les portais toujours sur lui, je ne pouvais m’empêcher de le regarder. Ce n’était pas nécessairement parce que le tableau était exquis, magnifique à contempler, bien que dois-je admettre que le rouge aux coins de ses yeux était en effet bien charmant, mais surtout car je voulais qu’il sache. Je voulais qu’il sache que je le fixais, que toute mon attention était portée sur sa personne et non sur autre chose. Mes pensées voguaient vers lui, vers la suite des évènements, vers ce que je prévoyais faire de lui, de son corps, de son esprit. Est-ce que je réfléchissais qu’en termes de cette soirée ou réfléchissais-je à demain? Réfléchissais-je à notre relation future? Il ne fallait pas se fourvoyer. Elle ne serait jamais plus comme auparavant. Dorénavant, elle serait différente, dorénavant, il connaissait ce côté de ma personnalité et il devrait apprendre à subir les foudres de mon caractère. Je pense, au fond, que même s’il était docile à l’avenir, ne me cherchant pas des noises, j’aurais envie de mettre à l’épreuve l’obéissance que je lui inculquais. Jusqu’où pourrait-il, par la suite, supporter mes ordres avant de se rebeller?   

Les larmes continuaient de rouler, les larmes d’un homme fier qui, certainement, ne pleurait pas souvent. Mais comment ne pas pleurer sous les coups de buttoir, sous une fierté que l’on détruisait, que l’on réduisait en miettes? L’orgueil suivait même et il était dès lors plus aisé de se laisser aller aux pleurs. Ses jambes, par ailleurs, se crochetaient autour de mes hanches, facilitant l’entrée et la sortie. Il devait chercher à mettre fin à nos ébats le plus tôt possible. C’était une réaction tout à fait logique, une réaction même bien pondérée. C’était la meilleure à prendre, encore. Cet homme n’était pas idiot, il fallait lui concéder ce fait. Désormais, je bougeais avec allégresse, allant au fond de lui à chaque coup. Je gravais ma présence en lui encore et encore. Ce ne serait jamais assez. Ses gémissements devinrent plus mélodieux, plus agréables et me firent frissonner d’un certain désir. Ha, cela faisait bien longtemps que je ne l’avais pas ressenti. C’en était si enivrant. J’aurais pu m’en laisser bercer pendant des heures et des heures.

Quand enfin il abandonna, quand enfin sa main descendit et vint caresser ce membre trépignant d’impatience, pulsant son plaisir, un fin sourire vint se glisser sur mes lèvres. Je ne souriais pas souvent, je ne souriais que lorsque j’obtenais ce que je désirais. Tout du moins, en partie. D’une voix où la froideur et un ton mielleux se mélangeaient, je susurrai à nouveau ces mots : « Bon garçon. » C’était une manière, en un sens, de lui dire qu’il était dans la bonne voie, que je ne serais donc pas violent, que je ne lui ferais pas subir un peu plus l’enfer. Toutefois, cela ne voulait pas non plus insinuer que je serais plus doux, que je ne le détruirais pas davantage. Mes lèvres délaissèrent complètement les siennes, longeant sa mâchoire jusqu’à son cou que je mordillai, coinçant la chair entre mes dents avant de tirer légèrement. Mes deux mains vinrent sur ses hanches, tandis que je changeai encore nos positions. Maintenant son bassin contre le mien, je fis en sorte de me retrouver sur le matelas, assis, alors que je le redressai d’une main qui tenait son dos. Ainsi, il se retrouvait sur moi, assis à son tour sur mon membre. Mes gestes avaient été rapides, précis, je savais comment renverser la situation. M’attaquant à sa pomme d’Adams de mes dents, j’ordonnai sèchement : « Bouge Faust. » Mes yeux se relevaient pour lui jeter un coup d’œil, lui intimant de m’obéir alors que mes doigts venaient jouer avec les billes argentées au bas de son dos. Obéis-moi, veux-tu? 

 

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Sam 17 Oct - 4:11







Je me détendais un minimum. Enfin. C'était pas trop tôt. J'espérais qu'on en finisse vite, surtout en sentant la pression se relâcher. Il suffisait que j'en oublie sa présence, lui et ses idées malsaines, lui et sa dictature. C'en était presque impossible, presque. Cette ordure faisait tout pour me rappeler sa présence, le fait qu'il me guidait et qu'il me guiderait jusqu'à la fin. Le fait qu'il me hanterait jusqu'à ce que je jouisse, qu'il continuerait de me faire souffrir tout en me faisant du bien. Mh. Je l'écoutais en déglutissant, me mordillant la lippe à plusieurs reprises. Je ne la mordais pas totalement, hein, juste le temps que mes idées se remettent en place. Merde, un objet ou un animal ? C'était quoi, ce choix de merde ? Tsk. Je voulais le fuir à cet instant, oublier cette question ou tout simplement me réveiller de ce cauchemar. Ses lèvres étaient autant tentatrices que diaboliques, brûlantes. Son corps était comme de l'acide ou ressemblait à du velours. C'en était frustrant, déstabilisant. J'avais l'impression de marcher sur du feu avec des pantoufles, devant faire attention où je posais les pieds sans toutefois me brûler. Alors j'évitais ses pupilles, détournant mon regard en soufflant.

« Je préfère encore un chien. »

Je me rabaissais, voilà ce qu'il voulait. Et le pire c'est que je le lui offrait, cette satisfaction de me dominer de la sorte. Je lui donnais, presque gratuitement. Je pouvais en plus de ça, entendre le bruit de mon lit. Il craquait faiblement, de quoi alerter mes oreilles. Il n'y allait pas de main morte, hein ? Moi non plus, d'ailleurs. Mon poignet s'était mit à bouger de lui même, de cette dextérité habituelle. Elle suivait ses coups, allant venant au rythme de son corps. Je frémissais en voyant ce sourire qui illuminait en bien ou en mal, son visage, de rougeurs venant très certainement se plaquer contre le mien. Ses paroles avaient été troublantes, alors qu'il ne faisait que me traiter en tant qu'un vulgaire animal. Je voulais lui cracher à la gueule, le mordre, l'enterrer six pieds sous terre. Dieu que ça serait jouissif de prendre ma revanche ne serait-ce qu'une journée. J'en mourrais d'envie ou plutôt, j'en rêvais. Oh Dieu que ça serait bon, mais ça n'arrivera très certainement jamais. J'en riais presque, mais je me retenais. Peut-être qu'il penserait que je me foutrais de lui ? Non, je ne testerais pas. De plus, en cet instant, j'étais loin d'en être capable.

Il quittait enfin mes lèvres, celles qui s'occupaient de soupirer et de gémir honteusement, de cette manière que je détestais. Je voulais les enfouir dans le sol, les dissimuler pour qu'on ne puisse plus jamais les entendre. Je souhaitais être muet, de ne plus pouvoir parler afin de ne pas m'attirer des foudres, de ne plus gémir de peur de l'alerter et de l'exciter plus qu'il ne l'était. Car pour le coup, je le sentais, trop bien même. Son membre était dur et ne semblait pas se fatiguer. Comment pouvait-il garder un rythme aussi bien soutenu ? Je soupirais, rejetant ma tête vers l'arrière alors qu'il dévorait ma peau qui lui semblait si familière, comme si j'avais toujours été à ses côtés. La façon dont il utilisait mon corps était fluide, comme s'il savait ce qu'il faisait et ce qu'il ferait certainement plus tard.

Sauf que je ne m'attendais réellement pas à la suite. Nos positions s'inversaient sans même que j'en ai le temps de m'en apercevoir. Je déglutissais, sentant cette érection au plus profond de moi. C'était déroutant. Était-il réellement obligé de me faire faire ça ? Je devenais hésitant de nouveau, alors que je ne devais pas. Je me courbais, sa main dans le creux de mon dos me dérangeant. Je ne voulais pas qu'il me touche, pourtant, mon corps semblait l'appeler. Il le désirait, cet homme qui semblait l'exciter. Bordel, réagis, fais quelque chose, anatomie de merde ! Je pestais intérieurement, dans le peu de neurones qu'il me restait en ces instants. Je me faisais dévorer par cet homme qui se faisait désirable, cet homme qui me terrorisait autant qu'il me rendait dépendant de cette douce drogue. Celle-ci me rongeait les sens, m'ordonnait de profiter de la situation. Pourtant, non. Ma fierté restait néanmoins présente après tout ce qui venait de se passer. Elle ne se brisera pas maintenant, je ferais en sorte de la garder. Au moins encore un peu. Au moins quelques instants de plus. Je me mordais les lèvres pendant qu'il venait mordiller ma chair, lui offrant presque inconsciemment mon cou à ses soins.

Puis je me figeais, me contractant autour de son érection alors que j'entendais ses paroles. Ah. Effectivement que vu dans cette position, il fallait s'en douter. Je voulais rire, même si c'était nerveusement. Je voulais m'agripper à lui, lui supplier d'en arrêter là. Sauf qu'il ne voudrait pas, ça serait trop beau pour être vrai.

« … Je suppose... Que j'ai pas le choix. Hein ? »

Je me mordais la lèvre sans qu'il ne puisse le voir, me serrant contre lui à contre cœur, m'agrippant à sa peau de mes ongles. M'appuyant sur ses épaules, je me figeais. Le simple contact de ses doigts contre mon piercing me fit réagir. Putain. Je relâchais mes lèvres, respirant à nouveau. Heureusement pour moi, je ne saignais pas. Je ne m'étais pas blessé lorsque je m'étais mordu à cet endroit là. Je me surélevais difficilement, grimaçant à l'instant même où mes parois intimes se contractaient contre cette colonne de chair qui se trouvait en moi. Je la ressentais encore plus qu'avant et ce, dans une autre position. Même celle-là, je ne l'avais jamais essayée. Sainte mère de Dieu, épargnez-moi, bordel. Je tremblais, montrant clairement que je manquais d’entraînement. J'avais arrêté les abdos depuis déjà quelques temps et ça se ressentait clairement. Putain. Mes muscles se resserraient alors que je redescendais presque péniblement sur sa chair, soufflant sous l'effort demandé. Je voulais éviter son regard, alors je fermais le mien. Je le gardais clos tout en remontant une seconde fois, ne parvenant cependant pas à conserver ma voix. Elle me trahissait tout autant que mon membre que je devais à nouveau délaisser, ce membre qui, une fois raide comme il l'était, se frottait contre le bas ventre de Varlaam.

« Ah... Nh. »

Il m'en arrachait des frissons, tant que je savais que je ne tarderais normalement pas. Ah, ce passage... Je l'avais oublié, hein ? J'oubliais beaucoup de choses, tiens donc. Alors je venais mordiller la peau de son cou en m'y cachant du mieux que je le pouvais. Je taisais ainsi mes soupirs, ces bruits qui se faisaient délicats au fur et à mesure du temps qui passait. Je me faisais lent dans mes mouvements, ayant du mal à bouger de par l'effort que ça demandait. Alors s'il te plait, enfoiré, comprends que je ne puisse pas aller si vite, comprends à quel point ta punition est délicate et un peu trop sévère. C'était juste pour une douche. Une putain de douche. Et si je voulais regarder mon film pendant que toi tu voulais le tiens, qu'est-ce que tu allais faire, me forcer à te faire une fellation ? Mh. Je râlais. Bordel, j'étais même plus ici chez moi. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter un truc pareil ?


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Ven 23 Oct - 7:31

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Il avait fait son choix, un choix encore bien judicieux. Un chien, voilà ce qu'il était désormais. Ce n'était pas un vulgaire objet décorant simplement la pièce, qui n'était qu'usé ni plus ni moins. Cependant, il n'était pas non plus humain. Il n'avait pas les droits qu'eux avaient, bien que celui des animaux, des chiens, soit bien revendiqué à notre époque. Je me souviens, dans ma jeunesse, à quel point ces fantaisies étaient différentes d'aujourd'hui, à quel point l'idée qu'un chien mourant dans un film était être futile. Maintenant, on en pleurait et on ne disait mot lorsque c'était nos compères, y restant de marbre. J'y trouvais une certaine ironie mélangée à une hypocrisie grandiose. En réalité, il devrait être heureux d'être considéré comme tel. Au moins, quelqu'un pleurerait sur sa mort si on la lui racontait. C'était déjà ça, quelque chose de gagnée, quelque chose que les humains avaient perdu. Après tout, le décès d'un homme ou d'une femme, c'est chose si courante, si quotidienne, qu'on n'y prête plus attention et dont on se contente de hausser les épaules. C'est un fait accepté, irrémédiable. Tout le monde meurt un jour, tant que ce n'est pas nous ou nos proches, nous n'en avons cure. Je ne faisais certainement pas exception à la règle, bien que je n'avais aucun proche dont le trépas m'importait, ils ont tous déjà été emportés par la faucheuse.

Le bruit de sa main qui le masturbait venait se mêler aux claquements de nos bassins et aux craquements du lit. Le rouge vint se plaquer à ses joues et je ne pus m'empêcher d'en sourire un peu plus. C'en était en quelque sorte adorable et j'imagine que si j'avais pu ressentir une quelconque émotion de douceur, j'aurais pu dire que j'en étais attendrie. Sauf que ce n'était pas le cas, je ne l'étais pas et je ne me gênai ainsi pas pour inverser les positions, l'emmener sur ma personne, l'asseoir sur mon bassin. Probablement, il ne s'attendait pas à ça et il ne s’attendait certainement pas à mon ordre qui fusa de mes lèvres. Il était autoritaire, comme toujours. Dénué de compassion, seulement austère. Et mes doigts l'avertirent discrètement de m'obéir, ce qu'au final il fit. Il avait bel et bien compris que le choix, cette fois, ne lui était pas fort offert. « Bien vue. » Que je lui murmurai froidement. Il était intelligent, il savait se servir de sa matière grise et opter pour les meilleures options possibles. Face à moi, c'était certainement un avantage. Il éviterait d'attiser un peu plus ma colère, mes punitions restant alors bien calmes, douces.

Lentement, il commença à bouger, levant le bassin de ses jambes tremblantes. Visiblement, il n'était pas habitué, visiblement, je me disais que c'en était même sa première fois. Je devinais bien que chevaucher des hommes n'était pas dans ses passe-temps favoris et je le laissai alors prendre son rythme, en profitant pour apaiser mes articulations mécontentes. Je n'étais plus tout jeune, il faut l'admettre, et avec la journée que j'avais dans le corps, autant d'exercices et d'efforts physiques avaient été malvenus. Malgré tout, je n'avais pas pour intention de m'arrêter en si bon chemin, ne prenant qu'un maigre repos, tandis que Faust bougeait, se contractant autour de ma colonne de chair à chaque mouvement. C'en était exquis. Il déviait son regard, fuyait pour une unième fois le mien pour le temps où ils pouvaient se croiser. À nouveau, je lui ordonnai : « Regarde-moi, Faust. » Et, à ses mots, ma main glissa sur sa hanche, le forçant à s'abaisser plus rapidement, à me prendre en lui en entier, à m'avaler, à me faire soupirer de plaisir. Car c'était bon, je n'allais pas m'en cacher. C'était grisant même.

Mes doigts restèrent sur sa hanche, descendant quelque peu vers le haut de son fessier pour s'y agripper. Ils accompagnaient ses mouvements, alors que mon autre main s'approcha de sa virilité, venant aux premiers abords la caresser du bout de mon majeur, retraçant l'urètre et étalant le liquide pré-éjaculatoire. Ses mains étaient désormais accrochées à mes épaules, elles ne pouvaient s'occuper de son membre toujours bien droit, toujours quémandant de l'attention. Puisqu'il s'était touché, qu'il s'était cajolé, je pouvais poursuivre. Il avait été le premier à faire le pas, je l'emboîtais à mon tour. Je me fis taquin, pressant le gland, y jouant d'une pression légère à forte avant d'entreprendre des vas et viens lents, langoureux, sournois. Lui lançant un regard en coin, je fus étonné de l'apercevoir se cacher au creux de mon épaule qu'il mordilla, ma peau dansant entre ses dents. Je me doutais qu'il cherchait à se faire taire, ses gémissements étaient plus profonds, plus envoûtants. Un peu à regret, ma main délaissa alors sa hanche, longeant ses flancs et venant empoigner ses courts cheveux pour ramener sa tête vers le haut, l'empêcher de me mordre. C'était un geste sec, mais qui me donnait une vue imprenable sur sa pomme d'Adam que je ne tardai pas à venir tourmenter de mes propres dents.

Mes morsures ne s'attardèrent pas bien longtemps sur son cou, préférant descendre, mon dos se fléchissant au passage. Même assis sur mon bassin, la différence de taille se faisait encore ressentir. Ce garde était petit, réellement. On devait souvent lui avoir fait des remarques sur sa grandeur, quoi qu'il en avait tout de même dans le pantalon. Ça, au contraire du reste de son corps, n'était pas tout à fait petit et ça devait avoir fait le bonheur de certains. Enfin, mes lèvres descendirent frôlant sa peau jusqu'à l'un de ses grains de chair. J'entrepris de le taquiner, le mordillant doucement, le coinçant entre mes incisives avant de tirer délicatement dessus. Je ne cherchais pas à être brutal, à le blesser en cet instant précis, me contentant plutôt de le malmener avec douceur, ma langue tournant autour et le titillant au passage. Elle venait mettre son grain de sel et je me retenais, pour l'heure, de bouger mon basin, souhaitant que la cadence s'accélère. Allons bon, il n'y était pas habitué, soyons patients, même si la patience me faisait défaut en cette nuit.
 

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Ven 13 Nov - 2:08







Hn. Hn. … J'essayais, mais ça devenait réellement dur. Je me penchais vers l'avant, gonflant le dos tout en m'appuyant de toutes mes forces sur ses épaules, fermant fortement les yeux. Il avait beau dire n'importe quoi, je n'étais tout bonnement pas capable de lui accorder ne serait-ce qu'un seul regard. Mon souffle haletait, alors que je montais et descendais péniblement sur sa chair. La sueur commençait à perler, à recouvrir ma peau bouillante. J'avais mal tant je ressentais du plaisir. Mes sourcils froncés, je redressait la tête, la rejetant vers l'arrière lorsque son érection venait se presser contre ce point sensible, cet endroit que je voulais visiblement arracher pour cesser de ressentir ce désir fulgurant. Je râlais pendant que je gémissais, d'inconfort, de plaisir. Je m'accrochais à la réalité en resserrant ma prise sur lui, me foutant pas mal de lui laisser des traces. Pour ce qu'il avait osé faire, il me devait bien ça. Seigneur, qu'on le fasse taire. Je n'en pouvais plus, de l'entendre parler de la sorte ! Je serrais les dents, avant de pester. Arrête de me donner des ordres, de me dicter ma façon de faire... J'allais cependant exécuter les ordres, ne voulant pas aggraver la situation. Enfin, je n'eu pas réellement le temps qu'il avait posé sa main sur ma hanche, poussant au moment même où je m'étais levé et que je m'apprêtais à redescendre, échappant un gémissement plaintif. Tsk. C'en était embarrassant... Réellement embarrassant. Alors je rouvrais les yeux, ceux-ci volés d'une chose appelée passion, haine, colère. Je lui lançais un regard noir, ce dernier jurant de lui rendre la pareille un jour, de lui promettre que je finirais par avoir ma vengeance. Putain. Je ne le quittais pas du regard, avant de reprendre mes vas et viens. Qui était-il réellement pour se permettre autant de choses ?

J'en frémissais, de ses caresses. Bien sûr, comment garder son sérieux dans une situation pareille ? Je soupirais, alors que je ressentais à nouveau ce plaisir brûlant. Je me mouvais, mes mouvements se faisant de plus en plus amples, m'habituant malheureusement à l'érection de mon bourreau. Je retroussais la lèvre, un peu écœuré de me dire que sa « bite » se trouvait dans mon « cul » à cet instant. J'aurais sincèrement préféré que l'on continue sur cette lancé, mais non.

« Nh ! »

Un fin gémissement que j'étouffais de mes lèvres se manifestait au moment même où il avait décidé de glisser ses doigts sur ma verge dressée. C'était... Chaud. Agréable. J'échappais une larme, alors que je venais me glisser dans le creux de son cou, fermant à nouveau les yeux qui étaient douloureux à cause de l'eau salée que je voulais y enfermer, les laisser derrière les paupières et ne plus jamais les laisser s'échapper. Je reniflais, comme un gros gamin. Sois un homme, merde ! Réagis, bouge ton cul ! Même si malheureusement, c'était le cas. Je le bougeais, maladroitement, me répétant que plus vite j'irais, plus vite il en aurait fini. Jamais il n'éjaculait, ce gars ? Putain. Pourtant, ce n'était pas pour dire, mais il semblait... Bien en forme. Pas comme si je ne lui faisais aucun effet, je veux dire. Et rien que pour cette pensée, je me maudissais. Je voulais oublier tout ça, aller dormir et écouter les ronronnements de mon chat jusqu'à l'aube où j'irais travailler avec mes collègue, en buvant un bon vieux café noir comme à mon horrible habitude. Alors je le mordillais, m'agrippant à lui pour cacher ces horribles bruits qui s'échappaient de ma gorge. Sauf que ça ne semblait pas lui plaire, hein ? Même ça, je ne le pouvais pas ? Sa poigne était douloureuse, lorsqu'il tirait ma tête vers l'arrière. Quoi encore ?

J'écarquillais les yeux, laissant l'eau s'échapper pour de bon. J'étais pathétique. J'avais peur, peur de cet homme, peur de moi, de ce que je pourrais devenir, de ce qu'il allait advenir de cette relation angoissante. Je déglutissais, avant de sentir ma pomme d'Adam se stopper contre ses canines. J'en frémissais, le plaisir augmentant. C'était bon. J'en avais presque envie de plus. Mais comment pouvais-je penser à un truc pareil ? Ahah... La bonne blague.

Mes mouvements se faisant restreints, n'osant pas trop bouger de peur qu'il me blesse, me contractant autour de sa chair que je pouvais sentir palpiter au rythme de mes vas et viens. Lâche, lâche. C'est ce que je me répétais, jusqu'à ce qu'il ne se lasse. Un soupir me prenait de court, pour ensuite sursauter. Arrête de … D'y prendre plaisir, connard ! Arrête de m'y faire prendre plaisir ! Arrête ça... Ou je ne serais pas capable d'y résister encore bien longtemps. Qui avait-il de bien à prendre plaisir dans un viol ? Ah ! Oui, la manière qu'il utilisait pour toucher les endroits qu'il fallait, effleurant mes parties sensibles pour que j'y prenne un putain de plaisir. Pour que je bande, pour que je gémisse. Connard. Enflure, enfoiré. Sale con, foutu Russe de mes deux ! Je m'arquais, passant une de mes mains dans sa chevelure bien différente de la mienne. Étrangement, ma première pensée était ; Ils sont doux. Je me retenais, me disant que si il avait pas un putain de caractère de merde, de militaire à la con, de type imbu de sa propre personne et aux idées fixes, il aurait pu être quelqu'un de bien, de doué au lit. Sauf que c'était pas le cas. C'est ce que je me répétais pour ne pas céder, pour ne pas sombrer dans les bras de cet homme et de me battre jusqu'au bout.

« Varlaam... S'il-te-plait... »

Je me mettais à le supplier, maintenant ? La belle aubaine ! Ça lui ferait une belle jambe, tiens ! Comme si il allait s'arrêter en si bon chemin ?! Non, bien sûr, c'était bien plus intéressant de me faire haleter, soupirer, gémir alors qu'il jouait avec mes grains de chair, hein ?!

Je serrais les dents, ma peau se raidissant à cet endroit alors qu'il le malmenait, mes mouvements s'accélérant difficilement. Je devenais désordonné dans mes vas et viens, mes pensées se brouillant alors qu'il me tenait entre ses bras. Je m'agrippais, je voulais fuir tout autant que de le serrer, d'espérer qu'il devienne un peu moins « insupportable ». Mes cheveux ? Ils étaient en sueurs. Je ne voyais presque plus rien, ne parvenant pas à distinguer réellement la position dans laquelle nous étions. Je m'y resserrais, voulant un quelconque réconfort. Alors je bougeais, m'oubliant un instant, juste un peu. C'était semblable au soir, quand je fermais les yeux pendant un instant, me disant de ne pas m'endormir, juste somnoler légèrement pour ne pas me laisser entraver par les songes. C'était exactement ça, sauf que lorsqu'on y pensait, je n'arrivais jamais à résister. Je ne parvenais pas à me libérer de la fatigue, de la tentation de sombrer.

C'était un peu le même cas, sauf que ses bras étaient plus dangereux, tout comme son regard, sa bouche, ce corps qui semblait vouloir me faire sien. Profite de ce moment de faiblesse, Varlaam, mais sache qu'il ne se reproduira pas de si tôt. Tout du moins, je l'espérais.


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Mar 17 Nov - 23:59

Une histoire de baignoire.... De douche.
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Mon regard se fit à nouveau plus sévère, lui qui refusait pour l’heure de plonger ses prunelles dans les miennes. Ils les déviaient, et ce même suit à cet ordre que je prononçai froidement. Quelques secondes, voire quelques minutes. Ce fut le sursis que je me permis de lui donner à son insu. Si, d’ici là, son regard ne croisait pas le mien, la conséquence de cette petite désobéissance ne tarderait pas à se faire ressentir. Et je doutais fortement que cela lui plaise, au contraire. De même, je me fis plus tendre et moins austère, ne lui interdisant pas cette forte poigne sur mes épaules. Il bougeait son bassin, c’en était la raison. S’il était resté immobile, ça aurait été une autre histoire. Sauf que ce n’était pas le cas. Son intimité montait et descendait sur ma colonne de chair, m’arrachant de longs frissons de désirs et d’envies. Quelques râles s’écrasaient contre ses lèvres, soufflaient doucement contre son visage. C’est qu’il était étroit et que c’en était tout bonnement délicieux. Seulement, il n’était pas assez rapide, comme je le lui fis remarquer et j’appuyai dès lors sur sa hanche, m’enfonçant jusqu’à la garde et me délectant de ce gémissant. Ressens-moi, jusqu’au tréfonds de toi-même, n’oublies jamais cette sensation, Faust.

Puis, ce fut ce regard, ce regard que je connaissais si bien. Il n’était pas le premier à me le lancer et il ne serait certainement pas le dernier. Je l’avais aperçu souvent, peut-être un peu trop, et sa signification était clair comme de l’eau de roche. Ses yeux étaient enfin ancrés dans les miens, ils n’y étaient ancrés que pour m’offrir cette haine et cette colère, elles qui se mélangeaient avec cette passion impossible à mettre en cage et si humiliante. Je sentis un vague sourire s’esquissé sur mon visage, encore. Ce n’était pas la première fois de la soirée, ce qui en soit commençait à m’étonner. Après tout, je n’étais pas censé m’y amuser, ce n’était qu’une leçon que je donnais à un chien désobéissant. Et, pourtant, voilà que je souriais. « Tu peux me lancer ce regard si tu le désires...» Que je commençai, reprenant une respiration avant de poursuivre. Même moi je subissais les effets de l’effort physique, je n’étais pas une machine au contraire de ce que l’on pourrait penser. J’étais bien fait de chair et de sang. « Seulement, il ne servira à rien, car les désirs qu’ils portent ne se réaliseront jamais. » Cette idée de vengeance qui semblait germer au fond de ces prunelles sombres, autant la détruire immédiatement, avant qu’elle ne se forme réellement.

Adorable, c’est ce que je ne pus m’empêcher de penser lorsqu’il vint nicher son visage au creux de mon cou, y reniflant et y pleurant tout en cherchant à se faire vainement silencieux. Un enfant, voilà ce à quoi il ressemblait. Qu’un pauvre enfant. Cependant, ce n’était pas parce qu’il agissait en gamin que je le laisserais me mordiller à son bon vouloir et c’est en empoignant sa chevelure noirâtre que je tirai sa tête vers l’arrière, venant mordre à pleine dents sa pomme d’Adam. Monsieur avait voulu me mordiller, hm? Dans ce cas, je le mordrai. Pas trop violemment, ni trop brusquement, mais bien assez pour y laisser la marque de ma dentition, mes dents s’enfonçant dans sa peau sans la moindre hésitation. Aucune pitié, jamais. Puis, j’en léchai les marques rougeâtres, je me fis plus tendre et couvrir sa gorge de baisers, de ce que l’on pourrait même appeler de bisous enfantins. Distraitement, j’avais lancé un regard à ces joues, à ces larmes qui coulaient à flots. Il craquait, plus le temps passait, plus les fissures se faisaient profondes. C’en était parfait.

Par la suite, je changeai de cible, appréciant son sursaut qui le fit étreindre un peu plus ma virilité. Grisant. Mes dents s’attaquèrent désormais à son grain de chair, le roulant tout en le pinçant, ma langue se mêlant à son tour à la danse. Une main appuyant toujours sur sa hanche, l’autre continuant de le masturber. Ses doigts, je l’admets, me firent froncer les sourcils d’une  certaine surprise, tandis qu’ils se mêlaient à mes mèches blondes. Ce n’était pas désagréable, alors je ne fis aucun commentaire, me contentant de jouer de ces points sensibles, de ces points qui l’obligeaient à arquer son dos et qui me ravissaient. Continues de bien réagir, Faust. Tu aimeras, tu détesteras, tu en seras tout autant attiré que révulsé. Crois-moi, au final, tu en deviendras dépendant et cette petite lueur de rébellion, de vengeance, elle s’éteindra. Ce n’est qu’une autre promesse parmi celles que je t’ai déjà faites, bien que la majorité soit silencieusement.

Son grain de chair réagissait bien, se durcissait sous mes attentions dont je ne lésinais pas. Je me ferais attentif à ce qui le faisait réagir, à ce qui lui ferait perdre la tête – peut-être l’avait-il ou commençait-il déjà à la perdre. À ses mots, à ses supplications, je vins mordre quelque peu son mamelon, l’écrasant sans toutefois le blesser, seulement assez pour lui offrir cette douce douleur, de celle qui tourmente avec délice. « Tu n’as qu’à jouir, Faust. » Que je murmurai, une voix toujours froide à l’appui, mais beaucoup moins glaciale qu’au départ. Mes mouvements sur son membre s’accélèrent comme se firent plus taquins, pinçant le gland et resserrant mon étreinte. Il n’avait qu’à jouir et enfin son calvaire prendrait fin. Du moins, le calvaire d’être baisé par un homme qu’il haïssait. Il faut aussi admettre que j’avais moi-même le désir de me libérer, toutefois, je savais me contenir et me retenir aussi longtemps que je le souhaitais. J’attendais qu’il se délivre une dernière fois avant de faire de même de mon côté. Encore un peu de patience et, bientôt, son intimité serait finalement délaissé de par mon membre, mais combler de par mon sperme.

Pour l’aider un peu, je décidai de mouvoir à mon tour mon bassin, suivant son rythme et lorsqu’il descendit de ces gestes désordonnés, je remontai le mien, venant taper dans ce que j’espère être sa prostate, tandis que je venais appuyer sur sa hanche, à nouveau. Bientôt, tu ne seras plus en mesure de maintenir la cadence, n’est-ce pas?
 

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Holguin J. Faust

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Jeu 3 Déc - 2:56








« On a tous des rêves qu'on veut... Réaliser. »

Ce que je murmurais, étouffant mes paroles de par quelques gémissements plus gênants les uns que les autres. Je venais de me faire la promesse qu'un jour, cet homme en prendra pour son grade. Certes, je n'étais pas plus fort que lui, mais je pouvais largement le faire tourner en bourrique. Je ferais en sorte de lui faire payer, qu'il pâtisse de ce qu'il venait de me faire.

« Je te laisse deviner le mien... en ce moment. »

Je déglutissais, les marques de ses dents palpitant sous la chaleur, sous la douleur qui venait de me prendre de court. C'était incroyable, à quel point mon corps était aux aguets. Je ne pouvais nier le plaisir, tout comme la souffrance. Je ne pouvais réagir, bouger à ma guise. J'étais entravé, me retrouvant dans ses liens avant même que je ne m'en rende compte et ce, depuis le tout début. Ma poigne se resserrait sur ses mèches dorées en même temps que je reprenais une respiration un tant soit peu normale. L'envie de le frapper était tentante. Mon regard se changeait, je sentais en moi la colère, la rage bouillir. Je fulminais, voulant lui rappeler qu'il n'était pas le Roi. Je voulais tirer cette tête vers l'arrière et lui éclater mon poing en plein visage. C'en était tentant, oh que c'en serait jouissif ! Plus encore que de me libérer sur sa sale gueule. Je l'aurais fait, si seulement je n'allais pas m'en prendre plein la gueule -le cul- par la suite.

Je me mordais la lippe, l'intérieur pour qu'il ne le remarque pas. Je me courbais, me redressant au sommet de sa virilité. Je tremblais, certainement à cause de ces dents qui jouaient de ma chair, qui la pinçaient à leur bon vouloir. C'était sans compter mon membre, celui qui pulsait entre ses doigts. Mon autre main rejoignait la sienne, voulant la lui retirer. Je préférais encore me toucher qu'il ne pose encore ses sales pattes sur mon corps. Quitte à faire tout le boulot moi-même. Je refusais catégoriquement qu'il vienne à profiter de mes attributs, de mes réactions. N'en avait-il pas déjà assez ?

J'aurais aimé faire ça. J'aurais aimé pouvoir mettre à profit mes pensées les plus profondes, mais ma main restait figée, agrippant la sienne en tremblant. La bouche entrouverte, je baissais la tête, fronçant les sourcils tout en voulant ignorer la stricte vérité. Je voulais simplement me rassurer en me disant que le calvaire serait peut-être fini d'une minute à l'autre. Alors je restais là, redescendant sur son sexe, m'arrachant un autre soupir. Je bougeais, alors que mes doigts tremblaient sur les siens, ceux qui ôtaient mes gémissements, ceux que je voulais garder au fin fond de ma gorge. Mes cordes vocales me faisaient mal, elles se faisaient fatiguées. Un large frisson me rabrouait l'échine, alors que je redressais ma croupe, simple réflexe. Je sentais un filet de salive couler le long de ma bouche, le ravalant plus ou moins difficilement en sentant sa poigne au niveau de la base. C'était délicieux, addictif. Est-ce qu'on m'avait déjà branlé ainsi, avant ? Sainte mère de Dieu, tuez moi. Je préférais encore mourir que de subir encore et encore cette mascarade.

« Facile à dire... »

Que je voulais lui cracher au visage. Mais mes efforts furent en quelque sorte récompensés. Ravalant la suite de mes pensées, je m'affalais sur lui, me courbant faiblement en serrant les dents. Le sentir bouger était frustrant. C'était puissant et impossible à parer, je ne parvenais pas à lire dans ses coups, à savoir quand il irait plus fort. Lorsque je redescendais, il appuyait, me procurant d’innombrables sensations. Je relâchais ce que je tenais jusqu'alors pour me maintenir au niveau de ses épaules, le rouge atteignant mes joues. Je me retenais de le mordre, de le faire saigner. La bête qui sommeillait en moi avait du mal de se contenir, jusqu'à ce que je ne gémisse à nouveau. Sans même m'en rendre compte, je m'étais relâché entre ses doigts, mes jambes se mettant à trembler, me retenant aux draps de lit comme je le pouvais. Mes pauvres cuisses en souffraient et j'étais sûr que demain, ça serait pire. Allez, j'ai jouit. Fous moi la paix, veux-tu ? Je soufflais, mes gestes se faisant désordonnés. J'avais oublié quelque chose, tiens.

Un faux sourire se glissait sur le bord de mes lèvres, alors que je sentais le dégoût. J'étais écœuré, mais soulagé d'une différente manière. Mon érection m'avait fait mal, m'avait déconcentré jusqu'au bout. Mais voilà, au moins, il pouvait avoir ce qu'il voulait.

Reprenant mon souffle, je rouvrais les yeux, fixant le mur en face de moi. Je m'étais resserré comme pur automatisme, alors que j'espérais une chose ; Qu'il en ait fini avec ses conneries.


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Sam 2 Jan - 0:32

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Il était impressionnant que cet homme ait toujours le courage de parler, de prononcer quelconque parole qui, ne sait-on jamais, pourrait éveiller ma colère. Les mots fusaient, accompagnant ses gémissements et sa respiration haletante. J'appréciais le ton que sa voix prenait désormais. Il était bien différent de celui qu'il m'avait offert lorsque j'étais entré dans la pièce. Plus cassé, plus ébréché. La haine et la honte le faisaient vibrer, une pointe d'impertinence cherchant toujours à s'y frayer un chemin. Seulement, elle se retrouvait tue malgré elle. C'était un vrai plaisir aux oreilles. « Les rêves sont éphémères et ont toujours une fin, ils sont dès lors remplacés par la réalité ou les cauchemars. » Mes paroles étaient posées, à peine marquées par mon souffle court. Peu importe le rêve, il s'achevait et laissait place à une réalité dont on aurait préféré se dérober. Ils ne sont qu'illusions et celui qu'il imaginait, celui qui hantait pour l'heure ses pensées, n'était qu'un autre mirage. « Je ne crois pas que la situation se prête aux devinettes. » Que je soufflai contre sa gorge, mes dents près de sa peau et le goût de sa sueur, salé comme amer, hantait ma langue. « Ce qu'il est ne m'intéresse pas, mais sache qu'il ne restera à jamais qu'un simple rêve. » Mon ton gardait sa prestance et sa conviction, car j'avais la certitude qu'il ne se réaliserait en effet jamais. Je ferai en sorte que ce soit le cas et, à mon avis, ce ne sera pas sorcier.

Sa prise sur mes cheveux se resserra au moment même où mes dents maltraitèrent tendrement sa peau. N'étant pas violente - et loin d'être douloureuse -, je lui concédai cet acte et ne lui en tapai pas les doigts. Plutôt, je me concentrai sur son grain de chair, le malmenant sans la moindre gêne. Ma langue se fit habile et mes dents malicieuses. Quant à ma poigne sur son membre, elle devint plus forte, enserrant sa verge dans une étreinte à la fois froide et chaleureuse. Les vas et viens se firent davantage rapides, ignorant cette main fébrile posée contre la mienne. Cherchait-elle à m'éloigner? Si c'était le cas, ce serait bien en vain. L'entreprise était vouée à l'échec, il était bien trop faible et bien trop épris de ce plaisir malsain. Sa fatigue se ressentait par ailleurs, ses gémissements devenant de plus en plus rauques, épuisés. Il faut dire que je ne lui avais pas accordé un seul moment de répit depuis que nous avions franchi le seuil de la porte. Pourquoi m'arrêter en si bon chemin et, surtout, dans cette chambre parfaite pour nos ébats? Seulement, toute bonne chose avait une fin et celle-ci ne tarderait pas à venir. Je le sentais. On ne pouvait jouer éternellement avec le corps d'un homme.

Lorsqu'il s'affala contre mon corps, ma main délaissa sa hanche et je vins machinalement le soutenir. Voilà, c'était l'heure. Bientôt, je sentis le liquide chaud sur ma main, celui-ci jaillissant et ensevelissant mes doigts. Ils devinrent gluants, collants, et bien que la sensation ne m'avait jamais enchanté, je ne la détestais pas. En ce moment, je l'adorais même. « Facile à dire... et facile à exécuter, il semblerait. » Que je soufflai, mon pouce venant appuyer sur le sommet de son gland rougi et probablement plus que sensible suite à l'éjaculation. Lorsqu'il avait joui, j'avais retenu un râle mélangé à un gémissement sous son intimité qui s'était resserrée. Oh c'était si bon. Toutefois, les jambes tremblantes, il avait cessé de mouvoir son bassin, ce qui, vraisemblablement, n'était pas réellement surprenant. Il devait avoir de la difficulté à simplement tenir la position. Soit. Dans ce cas, je saurai me montrer clément, lui qui a su m'obéir et mouvoir ses hanches suffisamment longtemps. Cependant, à mon tour, je souhaitai jouir et c'était avec cette idée en tête que je le renversai brusquement, le couchant tout contre le matelas et venant emprisonner ses lèvres des miennes. Un baiser fougueux et bestial, je lui intimai par là le silence de ce geste. Mes yeux vinrent ajouter leur grain de sel, lui sommant de rester sage et, surtout, tranquille.

Les coups de bassin reprirent, profonds et puissants. Cette fois-ci, ma peau claqua rapidement contre la sienne dans un rythme effréné. La cadence était vive, plus qu'elle ne l'avait jamais été depuis le début de nos ébats. Ma respiration en subissait bien évidemment les conséquences et elle devenait saccadée, le souffle me manquant même à plusieurs reprises. Toutefois, ce ne fut que d'une courte durée et le tout prit fin lorsque je me libérai finalement. Lorsque je m'enfonçai jusqu'à la garde en lui, ce mouvement marqua ma jouissance et un râle de pur plaisir mourra contre sa bouche. Mon membre, délecté par les sensations, tressautait contre les parois chaudes et humides de son intimité, tandis que mon sperme venait le remplir au plus profond de lui. Le surplombant, mes bras de chaque côté de sa tête, je ne bougeai pas, profitant tout bonnement du moment. Ce moment où on se libérait n'avait d'égal. C'était si bon, si grisant, qu'on pouvait en perdre la raison. Lentement, l'adrénaline retombait et l'excitation se fanait. Ma respiration devenait moins irrégulière et reprenait un rythme normal au même titre que les battements de mon cœur. C'était l'instant où l'homme était probablement le plus vulnérable.

Me reposant sur une main, l'autre vint attraper son menton, mes doigts l'enlaçant solidement, tandis que je relevai légèrement sa tête. Mes prunelles bleutées vinrent chercher les siennes et je tonnai froidement : « Accroche-toi à mes épaules, on va à la salle de bain te laver. » J'étais certes loin d'être un enfant de chœur, toutefois, je n'étais pas un personnage complètement indécent. J'étais en cause pour l'avoir souillé et mettre l'effort de le nettoyer était chose somme toute logique, voire légitime. De même, je connaissais bien les complications que cela pouvait apporter si je laissais mon sperme reposer en lui. Mon but n'était pas de le rendre malade et, au fond, je restais un infirmier. Ainsi, sans attendre sa réponse, je commençai déjà à me redresser, une main se glissant dans son dos pour qu'il n'ait d'autre choix que de m'imiter. Oui, je restai en lui, et ce même si je n'étais plus en érection. Je me retirai une fois rendu à la salle de bain et pas avant.
 

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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Lun 11 Jan - 20:59







Ses mots étaient blessants. Ils ne faisaient que me ramener à la réalité, encore et encore. Tais-toi, bon sang ! Comment son souffle pouvait-il me rendre fou, même après ce qu'il venait de se passer ? Mes muscles tressautaient, alors que je faisais de mon mieux pour me maintenir. Ma peau se faisait sensible, un peu trop pour moi. Il n'avait toujours pas jouit, hein ?

« C'est toi... Qui dit ça. Nh. »

Mes poumons cherchaient de l'air au fur et à mesure que je reprenais ma respiration, plissant les yeux à ce simple toucher. Il continuait de jouer, hein ? Fermant complètement les yeux, je gémissais d'inconfort, contre son pouce qui se frottait contre le gland rougit de mon sexe. Je sentais mon corps  me piquer, me mettre mal à l'aise et me rendre plus endoloris qu'autre chose. Laissez-moi m'enterrer six pieds sous terre, s'il vous plaît.

Et tu sais quoi ? Le pire dans tout ça, c'est qu'il était toujours dur. Tu le sentais parfaitement bien épouser les formes de ton intimité et tu savais qu'il allait exécuter le final. Est-ce qu'au fond, tu le désirais ? Même moi je n'en sais rien.

J'aimerais aussi que tu te taises, que tu arrête de me faire réaliser les choses que je sais déjà, mh ? Reste là, dans un coin de ma tête. Arrête de me ramener à la raison et laisse moi dans le monde des songes. J'aurais préféré fermer les yeux et m'endormir, mais c'était mission impossible. À la place, je me faisais renverser, m'agrippant par pur instinct, à ses épaules qui me semblaient immenses. Merde. Ça reprenait. Je serrais les dents, rejetant la tête vers l'arrière jusqu'à ce qu'il vienne capturer ma bouche de la sienne.

Ton corps frémissais, s'arquant contre le torse de cet homme qui semblait vouloir connaître la plus profonde partie de ton intimité. C'en était bon et frustrant, n'est-ce-pas ? Ressens le encore et encore, cette chose tapant contre cette prostate. Même après avoir éjaculé, tu y prenais plaisir, tu haletais comme un chien et contre ces lèvres. Tu l'embrassais même avec fougue, bien que maladroitement. Tu y prenais tout de même goût, ne serait-ce qu'un peu, non ? Ça reste du sexe, Faust... Et il se trouve que cet homme sait s'y faire.

Y prendre goût ? Mais tu divagues, mon pauvre. Je pense que ma raison n'était plus très droite après ce retournement de situation. Je n'y voyais plus clair, même en plissant les yeux. Ma tête me faisait mal, autant que mon fessier qui se faisait frapper par son bassin, claquant dans ce bruit ignoble et rebutant. Ma langue avait comprit le sens de la sienne, y faisant des frottement synchronisés. Il venait peut-être de me mettre un collier, mais un chien errant n'apprécie jamais de se faire tenir en laisse bien longtemps. Et même si ses coups avaient été dévastateurs, je sursautais, le bas de mon dos se courbant dès le denier coup de buttoir.

Alors, tu en dis quoi ?

Que veux-tu que j'en dise ?! C'est humiliant ! Ma fierté en prends un coup, là ! Je la sentais se réchauffer, d'ailleurs. Je la sentais se noyer dans cette chaleur que je ne connaissais pas. Même Phebus m'avait demandé s'il pouvait venir. Pas lui. Il avait tapé encore et encore dans cette chose qui me faisait crier avant d'y prendre place. Est-ce que j'avais seulement remarqué les larmes qui avaient perlé au coin de mes yeux ? Pas pendant l'acte ou tout du moins, pas réellement. La réalité retombait brusquement, comme une assiette en porcelaine qui se briserait au sol. Je détournais le regard, hoquetant sous la panique, le stress et l'angoisse.

Qu'allait-il se passer maintenant, c'est ça ?

Je pleurais comme une pauvre merde, voilà ce qui se passait. Ravalant ma salive, déglutissant péniblement, je ne pouvais que me contracter, de sentir ce liquide qui cherchait à sortir en même temps que ce … Il n'était pas sortit, hein ? Je voulais qu'il me laisse. Il avait eu ce qu'il voulait, non ?

Et le pire, c'est que tu le regardais au moment même où il attrapait ton menton. Tu lui lançais un regard de chiot apeuré, même si tu voulais le défier. Tu tremblais et tu n'arrivais plus à distinguer le vrai du faux.

Alors je m’exécutais. Au moins pour la soirée, au moins après ce que je venais d'endurer. Sauf que... C'est une blague, ça aussi ? Ma voix tremblait, je n'étais pas assuré. Pourtant, je m'étais agrippé à lui, me retrouvant obligé. Mes jambes ne me soutenaient plus, j'avais l'air misérable.

« Je peux le faire tout seul, je n'ai pas besoin de ton aide pour nettoyer tes saloperies. »

Ma voix était peut-être sèche, mais tremblotante. Les sanglots s'y mêlaient alors que je la voulais sérieuse. Merde, j'étais écrasé.

Ça tu peux le dire, t'étais lamentable à t'agripper désespérément ainsi à son corps. T'as peur de tomber ou quoi ? Tes jambes ne s'y accrochent pas plus, tu te laisse juste guider et ton visage me fait de la peine à voir.

J'aimerais bien t'y voir, toi. Je suis sûr que tu as une bonne place, à te retrouver spectateur de toutes ces atrocités.

« On peut pas juste... En arrêter là ? J'ai compris, tu sais. »

Ma voix se faisait étranglée, de plus en plus. Je n'arrivais plus à prononcer le moindre mot, mes mains tremblantes sur les épaules de ce monstre. Puis je refermais les yeux, me hurlant de me réveiller de cet enfer. Est-ce que j'avais seulement parlé à voix haute ou n'était-ce qu'un faible murmure, presque inaudible ?


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MessageSujet: Re: Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18   Ven 15 Jan - 20:04

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Sa peau restait chaude, bouillante, à peine refroidie par sa jouissance et la mienne ne valait pas mieux. Elle semblait brûler comme si les flammes me ravageaient toujours. Certes, il avait réveillé le feu de ma colère, mais il avait aussi réveillé le feu de mon désir. Les deux mélangés devenaient une puissante toxine, un venin qui, une fois insinué en soi, te dévorait. Le sperme roulait sur mes doigts, les longeait vicieusement, et je me permis de glisser un peu plus mon pouce vers son urètre, bloquant le fluide, tandis que j’étendais de mon autre doigt le liquide chaud sur tout son gland. Le vilain garçon nous avait bien salis, les draps et moi. D’un susurre inquiétant, je rétorquai durement : « C’est exactement parce que c’est moi que je le dis. Je porte aisément le poids de mes mots. » Toutes les paroles que je prononçais étaient toujours bien pesées et, étrangement, sincères. Je ne mentais pas et je ne disais que la vérité. Tout du moins, la vérité que moi je voyais et qui seyait mon point de vue. Il avait joui, comme demandé. Il ne me restait qu’à jouir et, comme dit, sa punition prendrait enfin fin. S’il n’en rajoutait pas.

Le renversant, je le martelai de coups rapides. Je volai ses lèvres au moment même où il rejeta la tête vers l’arrière, souriant vaguement à cette prise, probablement instinctive, sur mes épaules. C’est ça, accroche-toi. Accroche-toi à moi et deviens dépendant, Faust. Sa langue était devenue docile, sa bouche l’était tout autant. Elles suivaient toutes deux le pas de danse que je leur donnais telles les bonnes cavalières qu’elles étaient. Bon chien. Il sursautait, réagissait si bien à mes attentions. Son dos se courbait, une de mes mains glissant sur ses hanches et tenant son fessier un peu plus contre mon bassin. Mes doigts agrippèrent solidement cet amas de chair et je jouis en lui. Machinalement, je bougeais légèrement contre lui, mon membre tressautant dans cet antre si chaleureux. C’était si exquis. Un moment réellement des plus grisants, un moment que, certainement, ni lui ni moi n’oublierons de si tôt.

Il détourna le regard, un peu comme si la réalité venait de le rattraper de plein fouet. Les larmes perlaient à nouveau au coin de ses yeux. Quel enfant. Machinalement, je me penchai, m’enfonçant un peu plus en lui – oui, c’était possible – et je vins lécher l’eau, récoltant la perle sur le bout de ma langue. C’était salé, un peu moins amer que sa sueur, mais elle le gouttait. C’était son goût qui, ultimement, mourrait dans ma bouche. Les gémissements avaient laissé place aux hoquets, son corps se secouant sous le mien. J’aurais aimé lui montrer ce regard pitoyable qu’il me lança lorsque j’emprisonnai son menton. J’avais la certitude que son orgueil en prendrait pour son grade, car je savais bien que ce n’était pas le regard qu’il voulait m’accorder. Ce n’était pas cette expression qu’il voulait que j’aperçoive, cette peur prenante, mais bien une défiance d’homme sûr et arrogant. Seulement, pouvait-il encore l’être entre mes mains? Si oui, c’est que j’avais mal fait mon travail et je devrais tout reprendre du début. Recommencer encore et encore jusqu’à ce qu’il ne subsiste de lui plus qu’obéissance et docilité. C’est ce que je voulais, c’est ce que j’obtiendrai et je le répéterais autant de fois que nécessaire.  

Ma voix avait tonné et je le prenais dans mes bras, lui-même s’agrippant à mon corps par pur réflexe. Ou simplement parce qu’il n’avait d’autres choix. Malgré ses mots, il était tout tremblant, il était soudain bien frêle, bien pathétique. Mon bras autour de sa taille se fit plus brusque, plus sec, tandis que je m’aidais de mes jambes et de mon autre bras afin de quitter le lit. Nous retournions à la salle de bain, nous retournions où tout avait commencé. « Faust, je crois que tu ne devrais pas refuser ma gentillesse, n’est-ce pas? » Mon ton était froid, austère et autoritaire. Il était de ceux qui n’acceptaient aucune protestation. « Et change ton langage. Je ne veux pas entendre saloperie de ta bouche. Sois poli, est-ce clair? » Les dernières paroles étaient dites de façon plus sombre. En réalité, le redresser serait certainement plus ardu que je le croyais. Car, même tremblant, même lamentable, il continuait à jouer sur la corde de mes nerfs. Elle était très sensible et elle pouvait se briser à tout moment. Il devrait pourtant connaître sa fragilité désormais. « Non. Tu n’as pas compris. » Que j’affirmai à la suite de sa phrase presque inaudible. Il n’avait rien compris, il n’avait saisi que la surface.

Bon gré mal gré, je me levai et m’approchai de la porte. Je l’avais refermée d’un coup de pied agile, maintenant, je l’ouvrais d’une main, l’autre soutenant le gardien. Même s’il s’était mis en mode koala, je me doutais qu’il pouvait glisser à tout moment et se blesser au passage. Je l’avais bien épuisé. Tournant la poignée, nous tombèrent nez à nez avec son chat. Il détala et je l’ignorai. Je pris la direction de la salle de bain, loin de me faire pudique. Je marchai dans les couloirs et le salon sans me gêner jusqu’à la destination finale. J’ouvris la porte. Je la refermai. Un pas, deux pas, trois pas, nous voilà près du bain dont je bouchai le tuyau d’évacuation. Je m’étais accroupi, le tenant toujours contre moi un peu comme une mère avec un enfant. J’étais resté en lui tout le long. Ce n’était pas encore l’heure de me retirer, bien que ce soit pour bientôt. Relevant la tête, je vins ouvrir le robinet avant d’en vérifier la température, l’ajustant pour en obtenir une chaude sans qu’elle ne soit bouillant ni trop près du tiède. Le juste milieu. L’eau tomba, emplissant lentement la baignoire. Je m’enfermai alors dans un mutisme, laissant le bruit des rafales de gouttes résonner dans toute la pièce. Et dire que tout avait commencé à cause de ce bain et que cette punition, ce soir, terminerait avec le bain. N’était-ce pas un peu ironique?

 

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Une histoire de baignoire... De douche. { Varlaam ♥ } Terminé ; Yaoi -18

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